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Couverture de Confessions d’une Pharmacienne, par Galaxie rouge
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Confessions d’une Pharmacienne — Chapitre 1 · Ce trouble inconnu

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Galaxie rouge
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Ce qui retient l'attention, c'est la manière dont l'auteur fait exister un désir immense à travers presque rien : une paume, un souffle, une cheville tenue à deux mains. La voix intérieure de Sophie — cette petite phrase « comme une collégienne surprise en train de griffonner le prénom d'un garçon » — dit tout sans rien expliquer. Et le duo Sophie/Marie Joe ajoute une tendresse inattendue qui donne envie de les suivre bien au-delà de ce premier chapitre.

Confessions d’une Pharmacienne

Chapitre 1 · Ce trouble inconnu

Note de l'auteur

Résumé – Confessions d'une Pharmacienne
Une femme blessée. Un homme revenu de l'ombre. Un désir prêt à tout embraser.
Sophie, 40 ans, est pharmacienne dans une petite ville où tout le monde connaît, ou croit connaître, l'histoire des autres. La sienne, elle la cache sous des chemisiers trop sages et des sourires trop discrets. Depuis sa séparation avec Michel, un pervers narcissique qui a lentement détruit sa confiance, elle survit, mais ne vit plus.

Jusqu'au jour où Jimmy, militaire des forces spéciales, pousse la porte de sa pharmacie. Il a dix ans de moins, une intensité brute, un regard qui ne ment pas. Et, dès les premiers échanges, quelque chose bascule. Un trouble naît. D'abord dans les silences, les gestes retenus, les regards un peu trop longs puis dans un frisson, un souffle, une main qui ose.

Mais se reconstruire n'est jamais linéaire. Car Michel rôde encore. Car Jimmy, lui aussi, porte ses ombres. Et parce que redécouvrir le plaisir quand on a été brisée, c'est se jeter dans l'inconnu, nue, vulnérable... mais vivante.

C'est l'histoire d'une femme qui réapprend à s'aimer. D'un homme qui voit au-delà des blessures. D'une alchimie charnelle, fragile, incendiaire. Une renaissance. Et peut-être... une seconde chance.
Le ciel de fin d'après-midi jette une lumière douce et dorée sur la petite ville. Le soleil effleure les façades, les vieux pavés usés par les ans, les murs de pierre qui encadrent l'arrière de la pharmacie Dumoulin. C'est une ruelle discrète, que seuls les habitués empruntent.
Sophie sort par la porte de service, avec une commande urgente à déposer avant la fermeture. Elle semble pressée, tendue, comme toujours à cette heure-là. Sa blouse blanche, trop large, bat contre ses cuisses fines, mal ajustées, comme choisies pour cacher plutôt que pour flatter.
Elle est ouverte sur un débardeur beige sans forme, aux bretelles légèrement détendues. Son jean slim, un peu usé aux genoux, moule sa silhouette sans la mettre en valeur, et ses baskets blanches sont propres, mais fatiguées.
Son chignon est fait à la va-vite, quelques mèches blondes s'en échappent et viennent lui caresser la nuque. Elle marche vite, mais sans assurance, le regard posé au sol comme pour éviter d'attirer l'attention. Sa gestuelle est contenue, retenue, presque prudente. Comme si chaque geste devait être justifié.
Elle descend les marches, esquisse un pas sur les pavés et trébuche.
Son pied glisse. Son corps vacille, les bras cherchent l'équilibre. Trop tard. Le sol se rapproche d'un coup sec, brutal.
— Merde, souffle-t-elle, la voix fauchée.
Son genou râpe les pavés, une brûlure brutale qui monte jusqu'à la cuisse. Sa hanche heurte la pierre, l'impact est sourd, sec, et la douleur jaillit de sa cheville comme un éclair nerveux. Ça pulse, déjà. Une chaleur aiguë, insidieuse, qui irradie tout son bas-ventre. Elle ferme les yeux, une seconde, une seule, pour contenir le vertige.
Elle ne crie pas. Son souffle s'étrangle dans sa gorge, suspendu au bord d'un gémissement qu'elle refuse de laisser sortir. Les dents serrées, le visage tordu par la douleur, elle reste figée un instant, les doigts crispés autour des deux sacs de médications.
Elle essaie de se redresser. Une main au sol, l'autre toujours agrippée aux sacs, elle pousse et c'est là que la douleur la transperce pour de bon. Vraie, immédiate. Elle étouffe un cri, halète, le front perlé de sueur. Une lueur danse dans sa vision, comme si les pavés s'éloignaient d'un coup, emportant son équilibre avec eux.
Elle chancelle, le cœur affolé, la peau froide de choc sous la chaleur de fin de journée. Chaque nerf de sa cheville semble crier, et pourtant elle reste là, droite autant qu'elle le peut, comme si tomber encore était pire que la douleur elle-même.
Un grand type s'approche, silhouette large, stable, taillée pour résister à l'impact. Il ne parle pas tout de suite. Il observe. Il s'agenouille sans bruit, gestes précis, présence solide.
Il est déjà accroupi à ses côtés avant même qu'elle ait levé les yeux.
— Vous êtes blessée ?
Sa voix est grave, chaude. Pas intrusive. Juste là, présente. Un timbre qui rassure autant qu'il trouble.
Sophie cligne des yeux. Elle voit d'abord ses baskets sombres, puis le bas d'un pantalon de sport noir, un tee-shirt moulant une poitrine large. Enfin, son visage. Un regard franc, direct, un peu trop clair pour qu'elle le soutienne sans vaciller.
Un inconnu. Beaucoup trop près.
— Je… Non. Ce n'est rien. Je suis tombée, c'est tout.
Elle tente un sourire. Il s'efface aussitôt quand elle essaie de se relever. La douleur la plie à nouveau. Elle grimace. Ses mains cherchent un appui sur le sol, sur ses sacs, n'importe quoi. Mais il ne bouge pas. Il reste accroupi, tranquille.
Il glisse sa main sous son avant-bras, la soutient sans effort. Elle est déjà debout, un peu bancale, mais debout.
Puis il pose simplement sa main contre sa hanche, là où la blouse s'est entrouverte. Sa paume touche la peau nue sous le débardeur légèrement relevé. C'est chaud. C'est fort. Et ça traverse Sophie comme un souffle brûlant.
Elle a soudain trop chaud. Sa peau frémit, tout son ventre se contracte. Ce n'est qu'un geste d'appui, mais pour elle, c'est comme une brûlure lente. Une onde sous la peau, jusqu'au creux des reins. Elle sent ses tempes battre, sa gorge se serrer.
Sa peau en garde la mémoire, même une fois relevée. Comme si une empreinte invisible s'était déposée sous la blouse.
— Vous êtes... rapide. Merci, dit-elle, un peu troublée.
— Disons que je passais au bon moment, répond-il, un sourire discret aux lèvres.
— Je vais bien, souffle-t-elle. Merci.
— Vous boitez.
— Ce n'est rien. Je vais marcher un peu, ça va passer.
Elle évite son regard. Elle n'ose pas lui dire qu'il lui a laissé un feu sous la peau. Que sa main sur sa hanche a réveillé quelque chose. Elle ne veut pas comprendre ce que c'est.
Il la regarde sans insister. Il fait un pas de côté, se place près d'elle.
— Permettez que je vous accompagne.
Elle hoche la tête, presque malgré elle. Il ne la touche plus. Il marche à son rythme. Son pas à elle est plus hésitant. Elle serre la mâchoire, droite malgré la douleur.
Pourquoi mon ventre se contracte juste parce qu'il m'a touchée ?
Jimmy, lui, l'observe du coin de l'œil. Sa silhouette est fine, féminine, mais repliée sur elle-même. Elle marche comme quelqu'un qui a appris à ne pas déranger.
Elle a les yeux baissés, mais je jurerais qu'elle a un feu enfoui là-dedans. Qui l'a éteint comme ça ?
— Vous êtes sûre que ça va ? demande-t-il doucement.
— Oui… enfin… ça ira mieux une fois assise. Merci encore.
— Vous devriez éviter de vous faire mal. Il y a des façons plus douces de croiser des inconnus, vous savez… Si vous vouliez mon numéro, il suffisait de demander, pas besoin de risquer une entorse.
Elle relève à peine les yeux, un sourire timide sur les lèvres. Mais Jimmy comprend tout de suite qu'elle ne relève pas la phrase. Elle ne sourit pas vraiment. Elle semble gênée, presque accablée par la plaisanterie. Alors, dans un souffle, il désamorce :
— Enfin… il paraît qu'il n'arrive jamais rien à ceux qui ne font rien. Vous, au moins, vous vivez dangereusement.
Un trait d'humour un peu bateau, volontairement léger. Juste pour qu'elle respire un peu. Et pourtant, Sophie ne respire pas. Elle est trop troublée.
Elle sent ce bras puissant qui la soutient avec une facilité déconcertante. Une chaleur rassurante émane de lui, dense et stable, comme une ancre dans le tumulte. Elle vacille à peine qu'il ajuste déjà son appui, naturel, précis, comme s'il l'avait toujours connue.
Puis il murmure, presque à voix basse, avec un sourire tranquille :
— Laissez-moi vous raccompagner. Je ne suis pas pressé, et vous semblez... fragile, pour l'instant.
Elle hoche la tête, incapable de répondre autrement. À chaque pas, son sein droit, mal maintenu dans son soutien-gorge de coton, vient s'écraser légèrement contre son torse. Elle sent, cette tension minuscule, mais insistante. Et ça la bouleverse. Comme si, dans cet entrechoc discret, elle redevenait chair, présence, femme. Et non plus simple fonction ou silhouette invisible dans une blouse trop large.
Elle voudrait lui répondre, dire quelque chose de léger, elle aussi. Mais Michel lui a toujours reproché de parler aux hommes. De répondre. De sourire. Alors, ce qui sort, ce n'est pas une répartie. Juste une phrase de repli, maladroite :
— Ah… nous sommes arrivés… vous allez pouvoir me lâcher. Et vous libérer.
Ils atteignent la porte arrière de la pharmacie. Jimmy la tient ouverte. Sophie hésite à entrer, mais sa cheville lui dicte de ne pas jouer la fierté. Elle fait un pas, chancelle. Il la rattrape sans effort.
— Venez, dit-il doucement. Je vous accompagne jusqu'à une chaise.
Elle tente de protester, mais sa voix est trop basse pour être crédible. Jimmy l'aide à marcher dans le couloir, la soutenant sans jamais l'envahir. Elle sent la force contenue dans son bras, sa stabilité. Il pousse la porte vitrée du bureau de Sophie et l'aide à s'asseoir lentement sur le fauteuil de direction.
Marie Joe, un carton dans les bras, entre d'un pas décidé et s'arrête net en voyant sa patronne appuyée sur le bras d'un inconnu. Elle demeure immobile un instant, plus perplexe qu'inquiète. Elle connaît Sophie depuis des années, sait à quel point elle fuit le contact, les regards masculins, les gestes trop proches. La voir ainsi soutenue presque blottie contre cet homme qu'elle ne connaît pas, donne à la scène une touche irréelle, presque surréaliste.
— Qu'est-ce qui se passe ici ? Madame Sophie… vous êtes blessée ?
Sa voix résonne avec un accent espagnol chaleureux, mais tranchant. Elle pose le carton, s'approche, les yeux fixés sur Jimmy comme un chien de garde prêt à mordre.
Sophie lève les mains.
— Non, non, Marie Joe. Je suis tombée. Il m'a aidée, c'est tout. C'est moi… Je suis tombée dehors.
Marie Joe plisse les yeux, puis les roule avec exaspération.
— Alors c'est un chevalier discret. Et vous voilà toute rouge, Madame Sophie…
Pourquoi est-ce que je me sens prise en faute ? Comme une collégienne surprise en train de griffonner le prénom d'un garçon dans la marge d'un cahier ? Il ne s'est rien passé. Il n'a fait que poser la main sur moi. Et pourtant ma peau garde encore la trace de la sienne. Comme une chaleur résiduelle, une mémoire étrange, nichée dans ma hanche, dans ma cheville, dans ma gorge sèche. Je sens le picotement dans mes doigts, la tension fine sous mes omoplates, ce frisson intérieur, imperceptible, mais brûlant. Quelque chose en moi a été vu. Touché. Réveillé.
Jimmy esquisse un sourire, presque amusé. Puis il s'attarde un instant. Il l'observe sans bouger. Cette femme il ne saurait dire quoi exactement, mais il sent quelque chose.
Puis, sans demander la permission, il s'agenouille devant elle, attrape délicatement son pied blessé entre ses mains. Ses doigts sont larges, solides, mais précis. Il le manipule avec douceur, teste l'articulation.
— Ce n'est pas cassé, dit-il calmement. Plutôt une entorse légère. Je dirais : repos, glaçage, surélévation. Vous auriez quelque chose de froid à mettre dessus ?
Marie Joe répond immédiatement :
— Oui, une poche au congélateur. Je vais la chercher.
Pendant ce temps, Sophie le regarde, muette, bouleversée. Le contact de ses mains sur sa cheville lui retourne le ventre. Elle rougit, bafouille :
— Je… Je n'ai pas l'habitude… que… qu'on s'occupe de moi comme ça…
Jimmy relève les yeux vers elle, un sourire très doux au coin des lèvres.
— Vous devriez. Ça vous irait bien.
Sophie baisse les yeux, incapable de répondre. Sa gorge est nouée, comme serrée par une main invisible. Elle sent la chaleur affluer dans ses joues, cette montée fulgurante qui trahit son trouble. Et plus bas, au creux de son ventre, une chaleur différente. Plus épaisse. Moins explicable. Une tension diffuse, presque honteuse, mais terriblement vivante.
Elle est assise en bord de fauteuil, les fesses à peine posées, les épaules repliées vers l'avant comme si elle voulait rétrécir, disparaître entre les accoudoirs. Ses bras sont croisés sur sa poitrine dans une tentative dérisoire de se protéger, de se contenir. Son jean discret, sa blouse trop grande, son débardeur sans charme : autant d'armures invisibles pour ne pas attirer les regards. Et pourtant…
Jimmy voit tout. La courbe fragile de son cou, la transparence de sa peau sous la lumière crue du néon, la finesse nerveuse de ses poignets. Il perçoit chaque détail comme s'il le découvrait au ralenti. Son souffle, court, presque haletant. Sa mâchoire crispée, tendue. Le tremblement à peine perceptible de ses doigts posés sur ses cuisses.
Elle se cache, oui. Mais mal. Et ce qu'elle tente de dissimuler brille à ses yeux comme une étoile vacillante. Il n'y a pas de provocation, juste un éclat enfoui, comme un feu sous la cendre. Et c'est ce feu, invisible aux autres, qu'il sent pulser sous cette pudeur douloureuse.
— Je vais vous laisser.
Elle ferme les yeux. Inspire profondément. Elle veut lui dire merci. Juste ça. Mais les mots ne viennent pas. Avec Michel, elle a passé quinze ans à s'excuser pour tout : pour exister, pour parler trop fort, pour déranger. Alors, sans y penser, elle retombe dans le réflexe ancien.
— Je… je suis désolée… Le sachet… c'était pour Madame Marin… Elle attend sûrement…
Elle bafouille, la voix tremblante. Puis continue, en regardant les pieds de Jimmy :
— Et je suis tombée… Je suis toujours maladroite… Et à cause de moi, je vous ai fait perdre votre temps…
Marie Joe, revenue avec la poche froide, s'immobilise en plein mouvement, figée comme une statue. Son visage se ferme d'un coup sec, les mâchoires serrées, les narines frémissantes. Elle plante son regard dans celui de Sophie, un regard lourd, protecteur et douloureux, celui d'une mère qui voit sa fille s'effondrer en silence, et qui devine la blessure plus profonde que la chute. Elle serre les lèvres si fort qu'un pli blanc apparaît au coin de sa bouche.
Jimmy, debout à côté, capte la tension dans l'air. Il perçoit ce regard, acéré comme un scalpel, posé sur lui, mais ce n'est pas de peur qu'il s'agit. C'est une forme d'appel muet, une supplique silencieuse : Fais mieux qu'eux. Ne la casse pas, elle est déjà en morceaux.
Ses yeux reviennent à Sophie. Il voit, au creux de ses épaules rentrées, dans sa nuque basse, cette douleur sourde qui ne vient pas seulement de la cheville tordue. Il sent ce tremblement discret dans sa respiration, cette honte qui lui colle à la peau. Et quelque chose en lui se contracte, un serment qui ne dit pas son nom : il ne la laissera pas s'excuser pour exister.
Alors, il s'approche d'un pas.
— Non, dit-il posément. C'est entièrement ma faute. Je n'étais pas là à temps pour que la plus belle des pharmaciennes ne se fasse pas mal. J'ai mal calculé. J'aurais dû intercepter la chute.
Sophie relève les yeux, bouche entrouverte. Elle ne comprend pas. Il ne lui dit pas que c'est sa faute ? Il ne hausse pas les épaules, ne soupire pas, ne s'agace pas. Il prend la faute pour lui comme si c'était naturel.
Elle reste sans voix.
Jimmy lui adresse un dernier sourire, lève une main en guise d'au revoir, et sort sans un mot de plus, les laissant toutes les deux dans le silence dense du bureau.
Je suis tombée. Il m'a aidée. Et pourtant je me sens comme si j'avais été vue. Vraiment vue. Et c'est ça qui me fait peur.
Dans la ruelle, Jimmy marche en silence, les bras croisés. Il repense à Sophie. À ses yeux d'un vert profond, insondable, bordé de cils pâles qui tremblaient un peu quand elle le regardait. À leur éclat timide, comme une lumière retenue derrière une porte entrouverte.
Il revoit le contact de son corps contre le sien quand il l'a soutenue. La manière dont elle s'était appuyée sur lui, légère comme une plume, mais tendue comme une corde sur le point de rompre. Il se souvient de la chaleur soudaine qui avait émané de sa peau, de cette onde minuscule, mais fulgurante qui avait parcouru ses muscles, ce frisson involontaire, presque tremblant, qui avait soulevé la surface de son épiderme.
Il avait senti son cœur accélérer, non pas par désir, mais par une sorte de respect instinctif pour ce corps qui ne demandait rien et révélait tout. Et puis, il y avait eu sa voix : un souffle d'excuse, étouffé, à peine formulé. Cette voix qui semblait s'excuser d'exister, de respirer trop fort, d'avoir eu besoin de quelqu'un, même l'espace d'un instant. Ce murmure l'avait plus marqué que tous les cris de détresse qu'il avait pu entendre dans sa vie.
Il n'oubliera pas non plus le regard noir de la femme espagnole, celle qui veillait sur elle comme une louve. Cette femme avait compris, elle aussi. Et ce que Jimmy a vu dans ses yeux, c'était un mélange de douleur et d'appels silencieux à faire mieux.
Tout cela le trouble plus qu'il ne le pensait. Il ne connaît rien de cette femme, et pourtant, quelque chose a bougé en lui.
Elle se cache derrière des gestes mesurés, des vêtements ternes, mais son corps dit autre chose. Pas dans la provocation. Dans l'abandon. Comme une porte entrouverte sur un mystère qu'on n'ose pas déranger.
Je la reverrai. Je le sais.
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Photo de profil de Fred3077
Fred3077
11 mars 2026 à 10:38
Toujours bcp d'émotion dans vos récits..
Top
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Mumu 47
Mumu 47
26 août 2025 à 13:05
Ca commence bien....

Étant moi même pharmacienne,
Je me le lance....

J'ai vu qu'il y avait beaucoup de chapitres donc denla bonne lecture.
Muriel
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Pierre771
Pierre771
14 août 2025 à 14:40
J'ai beaucoup aimé. Super bien écrit.
Je vais lire la suite
Soyez respectueux
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Photo de profil de saladedefruits
saladedefruits
5 juillet 2025 à 21:12
Très beau texte. Bravo !
Soyez respectueux
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Photo de profil de pierre94500
pierre94500
4 juillet 2025 à 12:06
Excellente écriture, un bijou, une douceur
Merci de ce moment
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Galaxie rouge
Galaxie rouge
3 juillet 2025 à 22:19
Magnifique récit
M’a fait trembler comme jamais
Superbement écrit
Vivement la suite
Vraiment très belle histoire qui commence très bien entre deux être blessé par la vie

Bonjour Aime28,
Merci pour votre commentaire, j’espère que la suite de l’histoire vous plaira.
Bonne lecture.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de aime28
aime28
3 juillet 2025 à 18:29
Magnifique récit
M’a fait trembler comme jamais
Superbement ecrit
Vivement la suite
Vraiment très belle histoire qui commence très bien entre deux être blessé par la vie
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Légion
Légion
3 juillet 2025 à 15:36
À peine avez vous terminé la publication de votre précédent récit qu’un nouveau arrive.
Et une nouvelle fois, il s’agit d’un récit qui a un énorme potentiel.
Je vais la suivre avec intérêt.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Fred63
Fred63
3 juillet 2025 à 15:33
Très belle histoire, superbement écrite. Cette belle pharmacienne n'a pas été épargnée par la vie, elle a été brisée et son calvaire a duré quinze ans. Plus que l'intérêt purement sexuel, ce qui m'intéresse beaucoup est de voir comme elle pourra et saura se reconstruire. Merci pour ce bien beau partage.
Soyez respectueux
Répondre

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