Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La livraison — Chapitre 7
Auteur
La livraison
Chapitre 7
Pffff...hummmm...j'essaie de m'étirer mais mes articulations me font mal, comme si j'avais couru un marathon, sauf que pendant un marathon, on n'a pas mal à la chatte comme si une braise brûlante y était rentrée !!
La lumière du jour me fait mal aux yeux, je mets un moment pour y voir correctement dans la chambre, je tourne la tête : 10 heures 15, je retombe sur l'oreiller, j'ai dormi plus d'une heure, pas suffisant, la journée va être longue.
Les yeux fermés, bras étendus derrière ma tête pour chercher à remettre mes vertèbres en place, je repense à ce qui vient de se dérouler ici même deux heures avant : je viens de me faire défoncer littéralement la moule par un inconnu sur mon propre lit conjugal, je viens de me faire déchirer en deux par derrière par une espèce de taureau qui ne s'est pas embarrassé de préliminaires, qui voulait juste me posséder.
— Et alors Marlène ? Je t'ai pas vu te débattre, ni entendue me plaindre ? Au contraire, t'avais plutôt l'impression d'aimer de faire ramoner comme une grosse truie infidèle hum ?
Oui, c'est vrai, je ne peux pas le nier, j'ai aimé, j'ai même putain de kiffer à mort oui !!!! Cette bite hummmm sentir sa peau sur mes parois internes et puis ses éjaculations...(se faisant je porte machinalement mes deux mains à plat sur mon ventre, sachant que tout est là maintenant). Ce type n'a fait que faire remonter à la surface la personne qui dormait en moi, celle qui était déjà là quand je n'étais pas mariée encore ou même avant avec mes ex ou même à la fac : la nympho du cul comme m'avait surnommée un gars une fois un soir.
Je relève la tête et je constate les dégâts : "ah ouais !! quand même !!" dis-je à haute voix. Il y a deux grosses taches sur les draps, la deuxième a dû couler quand je dormais, je me suis remise à plat, cuisses écartées et cela a dû faciliter la sortie de la "soupe".
Le paquet de sperme qu'il a dû m'introduire le salaud !!! Je regarde de plus près, je ne me souviens plus d'avoir craché autant de cyprine de mon côté ? Je touche du doigt, c'est encore frais, tellement c'est épais que le drap n'absorbe plus. Je penche la tête vers ma petite chatte : même constat, on dirait qu'un cheval est venu la visiter, mes poils sont souillés de sperme séché.
Bon, active-toi Marlène, faut pas chômer et effacer toutes les traces du méfait. Je me lève, retire les draps, les taies d'oreiller, je descends, hop tout dans la machine, lavage rapide, sèche-linge après, et tout remettre sur le lit avant le retour de Pierre — ni vu ni connu.
Je remonte, j'ouvre en grand la fenêtre. Ça pue la sueur de mec et la baise mélangée, le froid d'automne vient me gifler le visage et tout le corps. Je percute à ce moment-là que je suis toujours à poil, oups me dis-je en souriant — heureusement, à cette heure, personne dans la rue. Je laisse la fenêtre ouverte mais tire les rideaux.
Inutile de remettre mon pyjama, il serait aussi marqué par l'odeur de bite qui me colle à la peau, allez pas de temps à perdre. Je commence par passer un coup de balai dans la chambre et dans le couloir y menant, le salaud n'avait pas encore retiré ses pompes à ce moment-là. Je ramasse le tout avec une petite pelle et hop, j'entrouvre le rideau — tout dehors.
Maintenant l'escalier. LA VACHE !! Des petits morceaux de terre sur presque toutes les marches, faut y aller, marche par marche, méticuleusement — idem, tout dehors.
J'entends la machine qui bip. Je laisse le balai et la pelle à la cuisine et file à la buanderie, je sors le tout, regarde le drap, ouffff, aucune trace, je plonge mon nez dedans, aucune odeur sauf celle de la lessive, génial ! Allez, je plonge le tout dans le sèche-linge.
Je retourne à la cuisine et recommence à balayer la cuisine et le couloir qui mène à l'entrée. Tout est ramassé, je me relève tenant la pelle d'une main et le petit balai de l'autre et là... HORREUR.
À la porte-fenêtre du salon, se tient debout, totalement immobile — on dirait une statue —, Sylvain, le plombier du village, avec sa caisse à outils en bandoulière. Il est bouche bée, figé, et me fixe. Moi je suis tétanisée, nue comme un ver. Ma chatte, mes poils, mes seins — je vois bien que tout, absolument tout, s'enregistre dans sa mémoire à l'instant précis et pour toujours.
Ce temps d'arrêt me semble une éternité — une bonne dizaine de secondes, ce qui est déjà extrêmement long pour ce genre de situation. Un éclair traverse mon cerveau. Je lâche la pelle et le balai. Je cours vers l'escalier. Je monte en catastrophe (faut voir la scène : votre Marlène à poil qui cavale dans un escalier...), je m'enferme dans ma chambre, le cœur qui veut sortir de ma cage thoracique tellement il bat fort.
J'avais complètement oublié qu'il devait passer pour l'entretien de la chaudière. Pierre me l'avait dit mais c'était sorti de la tête. Et s'il était passé deux heures avant. Oh mon Dieu.
La sueur coule sur mon front et dégouline dans mon dos.
— Ohhh Marlène t'arrêtes tes conneries de gamine là ? Il t'a vue à poil et alors ? Tu te souviens de la femme du boulanger, seins à l'air dans sa cuisine ? De la femme de Roger qui avait surgi de sa salle de bains en petite tenue ? Elles n'ont pas été crucifiées sur la place du village. Et puis... tu sais que le Sylvain en a toujours pincé pour toi depuis votre emménagement, hum ? Pas sûr qu'il raconte grand-chose ce soir.
Son regard tout à l'heure — ces yeux qui brillaient. Ouais. Ce qui rend la situation encore plus tendue, d'une certaine façon.
— Marlène ?
— Marlène ?
— Marlène ?
Je l'entends m'appeler depuis la terrasse. J'peux pas rester là, faut bien l'affronter. Je saisis mon gros peignoir de bain et je descends. J'ouvre la porte, la tête basse, je le laisse entrer et referme derrière lui. Je relève doucement la tête — honteuse. Il me fixe, visiblement gêné lui aussi, mais ses yeux le trahissent, ils brillent encore de ce qu'ils viennent de voir.
— Je... j'ai sonné au portail mais ça ne répondait pas, je suis donc venu frapper à la porte mais rien non plus, je pensais qu'il n'y avait personne ?
Effectivement la sonnette du portail ne fonctionne plus et il a dû frapper à la porte quand j'étais en haut en train de balayer et de jeter les saletés dehors. Tout pour plaire dis donc. Mais ça veut dire aussi qu'il m'a vue de dos pour balayer la cuisine. Oh merde, il a tout eu le con aujourd'hui — le recto et le verso.
— Oui, la sonnette est en panne et j'étais en haut en train de faire le lit, j'avais oublié que tu devais passer... je... je
Et là je craque, j'enfouis mes mains dans mon visage et me mets à pleurer sans pouvoir m'arrêter. Je sens sa main qui saisit mon poignet et m'entend me dire d'arrêter. Je m'écarte tout en continuant de pleurer. Je pleure d'avoir été prise en flagrant délit toute nue par un mec du village, et aussi d'avoir été une salope deux heures avant.
J'arrive à me calmer et pose mes mains sur la table où nous sommes assis tous les deux. Je renifle longuement.
— Excuse-moi, j'ai tellement honte de moi.
— T'inquiète, j'suis pas à l'aise moi aussi, je m'attendais pas à ça, je sais pas trop quoi faire là tu sais ?
— Surtout tu dis rien hein ! À personne — promets-le-moi hein ! Pas de connerie.
— Arrête Marlène, tu peux me faire confiance (tu parles, me dis-je), c'est un accident, ça reste entre nous deux pas de problème. Tu veux que je repasse plus tard ou pas ?
— T'inquiète, j'suis pas à l'aise moi aussi, je m'attendais pas à ça, je sais pas trop quoi faire là tu sais ?
— Surtout tu dis rien hein ! À personne — promets-le-moi hein ! Pas de connerie.
— Arrête Marlène, tu peux me faire confiance (tu parles, me dis-je), c'est un accident, ça reste entre nous deux pas de problème. Tu veux que je repasse plus tard ou pas ?
Tout en reniflant, je dis que non, vaut mieux faire l'entretien maintenant. Je lui demande si je peux prendre une douche en attendant. Il me répond que non, ce n'est pas possible car il va couper l'arrivée d'eau.
Ok, lui dis-je, j'attendrai. Je me lève péniblement, les émotions m'ont comme vidée de mon énergie, et je lui propose un café qu'il accepte. Il commence tout de suite son boulot pendant que le café coule.
Je bois ma tasse en regardant dehors par une fenêtre, à l'entendre travailler. Je pense à cette matinée de dingue. Je suis en peignoir, mon vagin me brûle encore, ma chatte toute poisseuse de lui — et Sylvain le plombier est en train de toucher ma chaudière dans la buanderie d'à côté.
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