Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La livraison — Chapitre 5
Auteur
La livraison
Chapitre 5
L'attente semble interminable, mais pourquoi ai-je dit ça ? Pourquoi lui avoir dit de passer ? Au fond de moi, inutile de jouer les hypocrites ! Je sais très bien pourquoi je lui ai dit de passer.
Toutes ces questions/réponses fusent dans ma tête pendant que je me recoiffe devant le miroir de la porte d'entrée. J'ai beau tourner mes cheveux dans tous les sens, rien ne tient ; forcément, il y a 1h30 j'étais encore au lit ! Là, c'est du 100% naturel, ma fille ! Et j'éclate de rire devant mon reflet : moi au réveil, pas lavée, pas maquillée, la bonne fille de campagne. Encore un éclat de rire.
Mon pyjama me sort de ma torpeur. Merde, me dis-je, j'suis encore avec ce pyjama sur le dos, pas le temps de me changer ! J'ai entendu un véhicule remonter la rue devant chez nous : est-ce lui ? Mon cœur palpite à cent à l'heure, j'ai chaud, je sens la sueur dans mon dos. Non, visiblement ce n'est pas lui, je n'ai pas entendu le véhicule freiner. Ouf, me dis-je, un moment de répit.
— T'inquiète pas Marlène, il va venir ton aspirateur à chatte, sois patiente.
— Non mais ça va pas, oui !!! Je ne lui ai pas dit de revenir pour refaire un remake de la semaine dernière !
— Mais oui, mais oui, c'est ça ma grande, on y croit.
— Non mais ça va pas, oui !!! Je ne lui ai pas dit de revenir pour refaire un remake de la semaine dernière !
— Mais oui, mais oui, c'est ça ma grande, on y croit.
Ce duo intérieur est stoppé net par un coup de sonnette à l'interphone. Je sursaute, j'appuie sur le bouton.
— Oui ?
— C'est moi, madame.
— Ok, je vous ouvre.
— C'est moi, madame.
— Ok, je vous ouvre.
Je suis étonnée, je n'ai rien entendu, ou alors ? Ou alors c'est lui qui est passé mais qui s'est garé plus loin pour ne pas éveiller les soupçons ? Intelligent, le livreur, il a de l'expérience.
Ça frappe à la porte. J'ouvre tout en me tenant sur le côté de la porte, comme pour lui intimer de rentrer tout de suite.
— Entrez svp.
— Merci, madame.
— Merci, madame.
Il passe devant moi et, malgré l'heure, il dégage déjà une odeur de sueur masculine liée à son travail physique. J'adore. J'espère juste qu'il ne va pas s'en apercevoir, car je me surprends à sourire en coin lorsqu'il se dirige de dos vers la cuisine.
— Un café ?
— Oui, je veux bien, madame.
— Oui, je veux bien, madame.
Je souris.
— Euh, évitez le « madame » à chaque fois, ça me vieillit, je prends une claque à chaque fois.
— Bien, madame.
— Bien, madame.
On rigole tous les deux.
Le café passe dans un silence de mort et très pesant.
— Vous étiez dans le coin en livraison ?
— Oui, à quelques kilomètres de là. Je me suis rappelé que vous habitiez pas loin.
— Oui, à quelques kilomètres de là. Je me suis rappelé que vous habitiez pas loin.
Nous buvons le café dans une atmosphère lourde, quelques banalités sans aucune importance, mais on sent la tension entre nous deux. Personne n'ose vraiment « lancer » le sujet de la semaine dernière. Et d'un coup :
— Vous m'avez un peu inquiétée la semaine dernière, vous savez ?
Là-dessus, je me dis que ça y est, il aborde le sujet. De réflexe, je baisse la tête et je sens que je deviens rouge comme une pivoine.
— Non, non, ça allait, j'étais juste... très fatiguée.
Tout en le disant, je relève les yeux vers lui. Je fais piètre impression. J'ai le sentiment qu'il a pris un net ascendant psychologique sur moi à ce moment-là, et ce n'est pas désagréable, ce regard qui me transperce.
Il sourit.
— Je comprends, j'y suis peut-être allé un peu trop fort.
Illico, je prononce un grand :
— NON !
Comme pour dire : oh non, surtout pas, ne changez rien, c'était divin. Quelle conne, Marlène, tu t'es dévoilée.
Il pose sa tasse sur le plan de travail et, sans un mot, toujours avec ce regard de glace, il se dirige vers moi, qui suis appuyée au même endroit que la semaine dernière. Il est à quelques centimètres de mon visage. Je sens son odeur de mâle, je sens une chaleur incroyable en moi, mon dos est en sueur, ma respiration se fait plus rapide, ça se voit aux gonflements de mes narines. C'est à ce moment précis que je comprends que je ne vais pas résister. Pas parce qu'il est plus fort que moi. Parce que je ne veux pas résister. Cette pensée-là, je la laisse passer sans la chasser.
Sans prévenir, d'un coup, il me saisit chaque hanche avec ses mains comme pour m'emprisonner. Je sursaute, mais le petit cri qui surgit de ma bouche n'est pas un cri de terreur, c'est un feulement de femelle en rut.
— Mais ! Mais que faites-vous... arrêtez... svp.
— J'ai envie de vous faire plaisir comme la semaine dernière.
— J'ai envie de vous faire plaisir comme la semaine dernière.
Sans attendre ma réponse, il commence à descendre le long de mon corps. Je saisis ses épaules pour l'arrêter.
— NON ! lancé-je, je ne vais pas dormir tous les lundis quand même.
Il se relève et pose ses deux grosses paluches pas très propres sur chacune de mes épaules, il y exerce une pression pour me faire baisser devant lui.
— D'accord, c'est à votre tour, alors, de me faire du bien ?
Je me baisse tout doucement, je le regarde, je supplie.
— Non... svp... je peux pas, je suis mariée, vous le savez ?
Mais, comme une possédée, je descends pour me retrouver accroupie devant la fermeture éclair de son pantalon de travail.
— Je sais que vous voulez la voir, vous en avez envie, allez ! Ça ira, ne vous inquiétez pas.
Je me tiens en équilibre en posant à plat mes deux mains de chaque côté de ses cuisses. Il lâche mes épaules pour dézipper son pantalon et le faire tomber à ses chevilles. Il n'y a plus qu'un boxer entre mon visage et sa...
Je relève la tête pour le fixer d'un regard implorant. A-t-il pris ce regard pour un signe d'autorisation ou pour un dernier appel en grâce ? Je l'ignore, car, malgré sa barbe qui cache sa bouche, de là où je suis, j'entends :
— Allez !
J'attrape des deux mains le bord de son boxer et je le fais coulisser doucement. Son braquemart retient le boxer un moment, et, comme un ressort, il sort de son écrin de coton et rebondit quelques fois avant de se stabiliser. Je sursaute et j'en rigole.
— Allez, y va pas te manger.
Je baisse le boxer jusqu'aux chevilles et j'attrape timidement sa bite en pleine érection. Contact direct avec sa peau. Ça y est, Marlène, première queue d'un inconnu touchée depuis ton mariage. Bravo. Pour maintenant, vas-y, c'est trop tard. Je commence à la branler doucement, entre ma main, en tournant le poignet tout en l'astiquant. Je la trouve à peine plus grande que celle de Pierre, ni plus large ni moins : une belle touffe de poils poivre et sel, par contre, ça, j'adore.
Juste un temps d'arrêt, et c'est parti. J'ouvre en grand la bouche et j'engouffre la bite de cet inconnu, et je commence à le sucer comme je sais faire.
Immédiatement, mes narines et ma bouche sont envahies par une forte odeur de musc bien masculin. Encore un qui ne se douche pas le matin, me dis-je. Tant pis, je continue. Et je m'emploie de plus belle à lui tailler une pipe. L'effet ne se fait pas attendre trop longtemps : il gémit longuement, lâche des sons sourds, la tête légèrement penchée en arrière. J'entends, dans un souffle, comme malgré lui :
— Putain...
Ça, j'aime.
C'est vrai qu'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été une très bonne suceuse. En tout cas, tous les mecs voulaient essayer ou revenir une fois en avoir goûté. Un copain m'avait même dit :
— Ça se sent que tu suces pour mon plaisir, mais aussi pour le tien. T'aimes ça, en fait ?
Il avait raison. J'adore sucer des bites, j'ai toujours aimé ça.
Ça dure quelques minutes. J'ai parfois un œil qui s'ouvre en direction d'une fenêtre à côté de la porte d'entrée. Je me dis : putain, si quelqu'un entre maintenant, dans l'axe de la porte, il ou elle verra le cul d'un mec, pantalon et boxer baissés, mes mains agrippées à ses fesses, et des bruits qui ne feront pas douter une seconde de ce que je suis en train de faire. Moi, Marlène la petite voisine, maman bien rangée, femme fidèle d'un mari qui bosse, en train de sucer une bite de livreur dans sa cuisine, là même où la famille prenait son petit-déjeuner deux heures avant.
— Et alors ? T'es une sacrée bonasse, tout le monde le dit, Pierre te le répète parfois, ça le rend fier. T'aimes la bite, t'as TOUJOURS aimé ça. Alors laisse tomber ton rôle de bourgeoise bien rangée et lâche-toi, Marlène.
Je sens ses deux mains se poser sur ma tête et fouiller mes cheveux, pas pour me donner la cadence, ça, je sais faire, mais plutôt comme un signe de possession. Encore une bourgeoise à son tableau, me dis-je. Attends un peu. J'entame alors une gorge profonde, en m'immobilisant à chaque fois pour bien lui faire comprendre que j'ai absolument tout son chibre dans ma gorge. Sa bite ne fait pas plus d'un ou deux centimètres de plus que celle de Pierre. J'y arrive, ça passe.
Là, surpris, il laisse échapper un seul son, long, arraché, obscène, puis plus rien pendant deux secondes. Ses mains lâchent ma tête. Ses bras tombent. Enfin, à voix basse, presque pour lui, il dit :
— Putain.
C'est tout. Et c'est largement suffisant.
Ses mots redoublent encore mon envie de bien faire, ma tête tourne dans tous les sens, ainsi que ma main autour de son chibre, comme si je vissais et dévissais en même temps.
Des slurp slurp à la limite de l'indécence pour une jeune femme mariée résonnent dans la cuisine.
Il bascule la tête en arrière en râlant comme un damné. J'ai trop sucé de bites pour ne pas savoir qu'il est sur le point de tout cracher. Ça, non, me dis-je. Je sors donc sa bite de ma bouche et j'arrête de le branler. Je continue simplement à maintenir sa queue bien droite à côté de ma joue gauche, et je le fixe des yeux en tentant de ravaler ma salive qui coule sur mon pyjama. J'ai bien bavé.
— Alors ? lui lancé-je.
Sa tête retombe en avant. Il me transperce du regard. Il respire bruyamment.
— Putain, t'es la reine des pipeuses. On te l'a déjà dit ?
Je souris.
— On m'a jamais mangé le manche comme ça. Où t'as appris à sucer comme ça ?
Je hausse les épaules.
— J'sais pas, j'aime ça, c'est tout. T'as aimé ?
— Si j'aime ? J'ai failli jouir dans ta bouche.
— Je sais, je m'en suis doutée, mais j'avais pas envie.
— Pas envie ? Pourquoi, t'aimes pas ça ?
— Si, bien sûr que si, j'aime ça. Mais pas maintenant. J'ai envie d'autre chose, là.
— Tu veux quoi ?
— Si j'aime ? J'ai failli jouir dans ta bouche.
— Je sais, je m'en suis doutée, mais j'avais pas envie.
— Pas envie ? Pourquoi, t'aimes pas ça ?
— Si, bien sûr que si, j'aime ça. Mais pas maintenant. J'ai envie d'autre chose, là.
— Tu veux quoi ?
Je me relève péniblement, il m'aide, je lâche sa bite. Mon pyjama est maculé de traces de bave. Je regarde par la fenêtre quelques instants : personne. Mais non, trop risqué ici. Je lui prends le bras et lui dis :
— Suis-moi.
Ce n'est plus Marlène la voisine, Marlène la maman, Marlène l'épouse qui enjambe la première marche de l'escalier, là, non. C'est Marlène la salope, la cochonne, la démoniaque, la nympho : celle qui a existé une dizaine d'années en arrière, mais qui était en sommeil depuis sa relation avec Pierre. Bon, sauf une petite incartade, avant. Une vraie, d'ailleurs. Mais ça, c'est une autre histoire.
Il vient de réveiller la bourgeoise.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Maintenant je crois que le livreur vas passer souvent voire Marlène .
Une histoire très bien écrite et trés érotique et bandante .
C'est bien connu,: les hommes sont des cochons, et les femmes adorent les cochons !