Inspiré du réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gemini — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Gemini
Chapitre 1
Vendredi 1er juillet 2016 - Après s’être douché, rasé et habillé, James se rend à l’inauguration d’un nouveau restaurant appelé « Le Gemini ». Conscient qu’il ne risque pas d’y croiser l’homme de sa vie, le thérapeute, qui vient de fêter ses trente et un ans, espère, malgré tout, profiter de l’occasion pour se détendre et, pourquoi pas, rencontrer quelqu’un avec qui passer la nuit. À son arrivée, il s’installe à une table et admire la décoration, à la fois vintage et moderne. Il remarque aussi quelques serveurs plutôt appétissants. Brad, l’un d’eux, s’approche pour prendre sa commande :
— Bienvenue au Gemini. Souhaitez-vous boire quelque… JAMES ?
— BRAD ! Qu’est-ce que tu fais ici ? Quand es-tu rentré à Epona ?
— C’est dingue ! Je pensais à toi l’autre jour. Je voulais même t’envoyer un message…
— Tu… Tu as l’air en forme !
— Merci, mec ! Malheureusement, je n’ai pas le temps de bavarder. Dès que je prends une pause, je te fais signe !
— Sans problème ! Tu peux me servir un mojito sans alcool, s’il te plaît ?
— Tout de suite, Monsieur ! Allez, à plus tard !
— BRAD ! Qu’est-ce que tu fais ici ? Quand es-tu rentré à Epona ?
— C’est dingue ! Je pensais à toi l’autre jour. Je voulais même t’envoyer un message…
— Tu… Tu as l’air en forme !
— Merci, mec ! Malheureusement, je n’ai pas le temps de bavarder. Dès que je prends une pause, je te fais signe !
— Sans problème ! Tu peux me servir un mojito sans alcool, s’il te plaît ?
— Tout de suite, Monsieur ! Allez, à plus tard !
Troublé par cette incroyable coïncidence, James examine discrètement son camarade de la tête aux pieds puis, nostalgique, plonge dans ses souvenirs. Adolescent complexé par ses rondeurs, il avait accepté de donner des cours particuliers de mathématiques à Brad, qui avait redoublé son année de terminale après avoir raté son baccalauréat. Rapidement, les deux étudiants, qui partageaient de nombreux points communs, sont devenus amis. Tandis que James aidait Brad à combler ses lacunes scolaires, celui-ci le poussait à assumer son physique, en lui proposant d’intégrer l’équipe de rugby dont il était le capitaine. Une relation quasi fraternelle est ainsi née entre eux !
Au cours du bal de fin d’année, James, major de sa promotion, s’est senti enfin prêt à révéler ses sentiments à Brad. Hélas, il a appris que ce dernier venait d’être admis au centre de formation de Peacetown, situé sur une autre île de l’archipel de Callyo. Refusant d’être un frein aux ambitions de son camarade, qui aspirait à devenir un célèbre rugbyman, il a fait le choix de le laisser s’en aller. Peu à peu séparés par la distance, James et Brad se sont naturellement éloignés l’un de l’autre et ont perdu tout contact !
Apercevant Brad en train de fumer une cigarette sur la terrasse du restaurant, James trouve le courage de le rejoindre pour continuer leur conversation :
— Pas trop compliqué, ce premier service ?
— Non non, la clientèle est plutôt cool ! Et puis, j’ai l’habitude de ce genre d’événements !
— Ah ? Tu es dans le service depuis longtemps ?
— J’ai commencé en 2006. Il fallait bien que je bosse, étant donné que…
— Oui ?
— Rien d’important ! Et toi alors, quoi de neuf ?
— Euh… Après le lycée, je me suis inscrit à la fac de médecine. Mais ça ne m’a pas plu. Je me suis tourné vers la psychologie. Et aujourd’hui, je suis thérapeute !
— Wouah ! Bravo ! Tu écris donc dans un carnet en écoutant tes patients raconter leurs problèmes, allongés sur un canapé rouge ?
— Hummm, les clichés ont la dent dure ! En tout cas, ton humour m’a grave manqué !
— Toi aussi, tu m’as…
— BRAD ! On t’attend au bar !
— Navré, mon devoir m’appelle ! On se capte quand tu passeras à l’addition ?
— Ah… Ce n’est pas gratuit, ce soir ?
— Y a moyen de s’arranger ! Si tu te montres gentil avec le personnel, on peut faire une réduction !
— Tout le personnel ?
— Commence avec moi ! Et on verra pour les autres ! Tchuss mon loulou !
— Non non, la clientèle est plutôt cool ! Et puis, j’ai l’habitude de ce genre d’événements !
— Ah ? Tu es dans le service depuis longtemps ?
— J’ai commencé en 2006. Il fallait bien que je bosse, étant donné que…
— Oui ?
— Rien d’important ! Et toi alors, quoi de neuf ?
— Euh… Après le lycée, je me suis inscrit à la fac de médecine. Mais ça ne m’a pas plu. Je me suis tourné vers la psychologie. Et aujourd’hui, je suis thérapeute !
— Wouah ! Bravo ! Tu écris donc dans un carnet en écoutant tes patients raconter leurs problèmes, allongés sur un canapé rouge ?
— Hummm, les clichés ont la dent dure ! En tout cas, ton humour m’a grave manqué !
— Toi aussi, tu m’as…
— BRAD ! On t’attend au bar !
— Navré, mon devoir m’appelle ! On se capte quand tu passeras à l’addition ?
— Ah… Ce n’est pas gratuit, ce soir ?
— Y a moyen de s’arranger ! Si tu te montres gentil avec le personnel, on peut faire une réduction !
— Tout le personnel ?
— Commence avec moi ! Et on verra pour les autres ! Tchuss mon loulou !
Étonné par la proposition suggestive de Brad, James se met à rougir. Discrètement, il tire sur le bas de sa chemisette à fleurs pour cacher l’érection qui s’est formée sous son short. Incapable de savoir s’il s’agissait ou non d’une plaisanterie, il retourne à sa place et tente, tant bien que mal, de contrôler son excitation. Néanmoins, il ne peut s’empêcher de contempler son ami en plein travail.
À la fin du dîner, James se rend au comptoir pour régler sa commande. Brad le taquine gentiment :
— Ça fait trente-cinq euros. Je ne t’ai pas compté le cocktail, il est offert par la maison !
— C’est sympa. Je vais payer par carte banc…
— À propos de tout à l’heure… Mon offre tient toujours !
— C’est sympa. Je vais payer par carte banc…
— À propos de tout à l’heure… Mon offre tient toujours !
Tout à coup, Brad affiche un large sourire et montre l’intérieur du bar. Choqué, James ne parvient pas à répondre. Quelques instants plus tard, le jeune homme se retrouve à genoux, sous le bar, la chemisette à moitié déboutonnée, pendant que Brad, la braguette de son short baissée, lui tend son pénis en érection. Il se penche et le provoque :
— Au boulot, mon loulou ! Pompe-moi ! J’ai besoin de relâcher la pression !
— À vos ordres, Monsieur Brad !
— À vos ordres, Monsieur Brad !
Réalisant alors l’un de ses plus vieux fantasmes, James gobe goulûment l’épaisse verge poilue d’une vingtaine de centimètres de son camarade, qui, pendant ce temps, continue à converser naturellement avec les clients au bar :
— Le… Le repas vous a plu… Nous sommes ravis de vous avoir… La saucisse ? Oui, elle est locale ! Il paraît qu’elle est délicieuse et bien assaisonnée !
— Mmmpppfff
— Vas-y, suce-moi bien profond ! Ah, quoi ? Non, rien ! Je vérifiais si nous avions bien enregistré votre commande !
— Mmmpppfff
— Vas-y, suce-moi bien profond ! Ah, quoi ? Non, rien ! Je vérifiais si nous avions bien enregistré votre commande !
Le short et le boxer noir aux chevilles, Brad tente de conserver son sérieux devant les clients, qui ne semblent se douter de rien. Ses propres sous-entendus lui compliquent pourtant la tâche. En sueur, il dénoue sa cravate et déboutonne le haut de sa tenue. Après avoir encaissé l’addition d’un autre couple, le serveur se mord les lèvres et éjacule dans la bouche de James, qui avale alors le plus silencieusement possible son sperme. Soulagé, Brad essuie sa bite baveuse avec un mouchoir, se rhabille et se penche vers son partenaire pour le questionner :
— Alors, heureux ? Ça fait longtemps que tu attendais ça ! En tout cas, tu as été parfait !
— Merci…
— OH ! On ne parle pas la bouche pleine ! Eh toi ! Tu me remplaces au bar ?
— Merci…
— OH ! On ne parle pas la bouche pleine ! Eh toi ! Tu me remplaces au bar ?
Un deuxième serveur, plus âgé et plus fin que Brad, découvre James encore à genoux derrière le comptoir et reste bouche bée :
— Mais… Mais c’est quoi ce gars ?
— C’est le petit cadeau du patron pour l’ouverture du restaurant ! Vas-y, fais-toi plaisir ! Il est là pour te satisfaire !
— Quoi ? Sérieux ! Sûrement pas ! Je ne suis pas pédé… Enfin… Ma meuf m’a largué il y a un mois. Et j’ai les couilles pleines ! Ok mais c’est juste pour une fois !
— C’est le petit cadeau du patron pour l’ouverture du restaurant ! Vas-y, fais-toi plaisir ! Il est là pour te satisfaire !
— Quoi ? Sérieux ! Sûrement pas ! Je ne suis pas pédé… Enfin… Ma meuf m’a largué il y a un mois. Et j’ai les couilles pleines ! Ok mais c’est juste pour une fois !
Sur le point d’être utilisé par le collègue de Brad, James se réveille et comprend qu’il a simplement imaginé la scène. Il se trouve toujours devant le comptoir, face à Brad, qui attend tranquillement le règlement de son addition. Complètement perturbé, il paie sa note puis quitte l’établissement, sans avoir pris le temps de dire au revoir à Brad. De retour chez lui, le thérapeute s’allonge sur son lit. Pensif, il fixe le plafond de sa chambre et songe à son camarade. Emporté par le désir, il plonge une main dans son caleçon à carreaux vert et blanc afin de se masturber. Et, au moment de jouir, il finit par hurler « Brad » !
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