Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gemini — Chapitre 5
Auteur
Gemini
Chapitre 5
Après avoir passé la nuit à écouter les ronflements de Brad pour s'assurer qu'il ne lui arrive rien, James est réveillé par des bruits de verre. Il se redresse et aperçoit Brad en train de remplir un sac-poubelle. Étonné, il l’interpelle :
— Mec, tout va bien ?
— Oui oui, reste allongé. Je devais faire un truc urgent...
— Vu ton état, tu devrais te ménager. Tu veux un coup de main ?
— Non, je gère !
— Oui oui, reste allongé. Je devais faire un truc urgent...
— Vu ton état, tu devrais te ménager. Tu veux un coup de main ?
— Non, je gère !
Le duo se retrouve ensuite dans le salon pour boire un café. Encore vaseux, Brad tente de se souvenir de la soirée :
— Putain ! Impossible de me rappeler comment je suis rentré ! Il m’aura suffi d’une bière pour me mettre à terre !
— Euh... n'y pense plus ! Le principal, c'est que tu sois chez toi !
— En tout cas, merci de m'avoir raccompagné ! Et désolé si je t'ai empêché d'assister au spectacle des pompiers ! Je n'aurais jamais dû accepter la proposition des autres. J'ai enchaîné beaucoup d'heures au restaurant et...
— Aucun problème, Brad !
— Bon, j'ai quand même eu l'énergie nécessaire pour me déshabiller et trouver ma chambre ! Et toi, bien dormi ?
— Plus ou moins ! Ton canapé est confortable mais il n’est pas très grand !
— Tu aurais pu venir dans mon lit ! Il y a assez de place pour deux !
— Au fait, qui est Jessica ?
— Euh... n'y pense plus ! Le principal, c'est que tu sois chez toi !
— En tout cas, merci de m'avoir raccompagné ! Et désolé si je t'ai empêché d'assister au spectacle des pompiers ! Je n'aurais jamais dû accepter la proposition des autres. J'ai enchaîné beaucoup d'heures au restaurant et...
— Aucun problème, Brad !
— Bon, j'ai quand même eu l'énergie nécessaire pour me déshabiller et trouver ma chambre ! Et toi, bien dormi ?
— Plus ou moins ! Ton canapé est confortable mais il n’est pas très grand !
— Tu aurais pu venir dans mon lit ! Il y a assez de place pour deux !
— Au fait, qui est Jessica ?
Sous le choc, Brad renverse accidentellement sa tasse sur la table. Tout en épongeant le café, il fait semblant de ne pas avoir compris la question de James :
— Hein ? C’est quoi cette histoire ?
— Cette nuit, tu as prononcé ce prénom à plusieurs reprises ! Et à en juger par l'intonation de ta voix, c'était un rêve plutôt torride !
— C'est... C'est personne ! Bon, on mange une pizza ensemble ce midi ? C'est moi qui offre !
— Cette nuit, tu as prononcé ce prénom à plusieurs reprises ! Et à en juger par l'intonation de ta voix, c'était un rêve plutôt torride !
— C'est... C'est personne ! Bon, on mange une pizza ensemble ce midi ? C'est moi qui offre !
Tandis que Brad continue de lutter contre sa migraine et ses nausées, James part se doucher. Son camarade entrouvre la porte pour le prévenir :
— Mets tes fringues dans la machine. Elles seront lavées et séchées d'ici deux heures.
— Et en attendant ? Je reste à poil ? Désolé mais moi je ne suis pas du genre exhib !
— Euh... Prends un peignoir dans l'armoire ! J'en ai gardé de mon précédent taf. Et ils taillent large !
— Et en attendant ? Je reste à poil ? Désolé mais moi je ne suis pas du genre exhib !
— Euh... Prends un peignoir dans l'armoire ! J'en ai gardé de mon précédent taf. Et ils taillent large !
Une fois lavé, James s'accroupit et commence à fouiller dans les placards. Il tombe par hasard sur un pot en céramique portant l’inscription « Bonne fête Papa » dont l'écriture ressemble à celle d'un enfant. Troublé, il s’habille et rejoint Brad, qui termine de commander les plats. Le psychologue pose l'objet sur la table en demandant des explications :
— Tu n'aurais pas quelque chose à m'avouer ?
— Euh… Si... Je... James, je te dois la vérité. J'ai un fils !
— QUOI ???
— Il y a neuf ans, mon ex et moi avons eu un enfant. Il s'appelle Jesse !
— JESSE ? COMME DANS TON RÊVE ? OH PUTAIN ! Et… Et il vit à Epona ?
— Non, nous nous sommes mis d'accord pour que sa mère en ait la garde, après la séparation !
— C’est pour cette raison que tu es revenu vivre ici ?
— Pas totalement ! J’avais besoin de changer d’air ! Mais la distance est compliquée à gérer !
— Je… Je suis sincèrement désolé ! Si tu as besoin d'en parler, sache que je suis là !
— Merci m'sieur le psy ! Ah, le livreur est en bas ! Je reviens !
— Euh… Si... Je... James, je te dois la vérité. J'ai un fils !
— QUOI ???
— Il y a neuf ans, mon ex et moi avons eu un enfant. Il s'appelle Jesse !
— JESSE ? COMME DANS TON RÊVE ? OH PUTAIN ! Et… Et il vit à Epona ?
— Non, nous nous sommes mis d'accord pour que sa mère en ait la garde, après la séparation !
— C’est pour cette raison que tu es revenu vivre ici ?
— Pas totalement ! J’avais besoin de changer d’air ! Mais la distance est compliquée à gérer !
— Je… Je suis sincèrement désolé ! Si tu as besoin d'en parler, sache que je suis là !
— Merci m'sieur le psy ! Ah, le livreur est en bas ! Je reviens !
En l'absence de Brad, James essaie d'accuser le coup. Il regrette que son ami ne lui ait pas révélé plus tôt qu'il était père. Il se demande alors si Brad n'a pas autant bu au bal pour oublier à quel point Jesse lui manque.
De retour dans l’appartement, Brad, le sourire aux lèvres, s'amuse à le provoquer gentiment :
— Voilà le repas ! Dommage que tu n'y sois pas allé à ma place ! Le livreur t'aurait plu ! Look de bûcheron en short court avec de bons cuissots. Putain, toi, tu te serais tout de suite jeté dessus pour le pomper ! Il ressemblait à...
— Toi ?
— Un peu, ouais ! En moins charismatique, bien sûr !
— Tu es complètement débile ! Allez daddy, viens t’asseoir à côté de moi ! Tu as pris des boissons ?
— Oui ! Du Coca ! Il paraît que c’est un bon remède contre le mal de tête !
— Ah ça… C’est ce qui arrive quand on ne gère pas l’alcool !
— Toi ?
— Un peu, ouais ! En moins charismatique, bien sûr !
— Tu es complètement débile ! Allez daddy, viens t’asseoir à côté de moi ! Tu as pris des boissons ?
— Oui ! Du Coca ! Il paraît que c’est un bon remède contre le mal de tête !
— Ah ça… C’est ce qui arrive quand on ne gère pas l’alcool !
Installé près de James, Brad distribue les cartons et les canettes. Soudain, il fixe son ami et, d'une voix légèrement tremblante, lui confie :
— Mon loulou, tu n'es pas en colère ?
— À propos de Jesse ? Non, on a tous un passé ! Tu as de la chance d'être papa ! Un jour, je fonderai peut-être une famille ! Tu as des photos de ton gamin ?
— Là, c'est le 20 juin 2007. Le plus beau jour de ma vie ! Aucune réflexion sur mes cernes et ma sale gueule ! On sortait à peine de la salle d'accouchement. C'était une expérience incroyable ! Et là, c'est pour son anniversaire, le mois dernier. Nous avions organisé une fête pour mon départ.
— Qu'il est mignon ! Il a tes yeux et ta bouille...
— Espérons qu'il n'ait pas hérité de mes travers ! Physiquement, il est aussi grand et élancé que sa mère. Pas sûr qu'il soit fait pour le rugby !
— Oh non, ne pleure pas !
— À propos de Jesse ? Non, on a tous un passé ! Tu as de la chance d'être papa ! Un jour, je fonderai peut-être une famille ! Tu as des photos de ton gamin ?
— Là, c'est le 20 juin 2007. Le plus beau jour de ma vie ! Aucune réflexion sur mes cernes et ma sale gueule ! On sortait à peine de la salle d'accouchement. C'était une expérience incroyable ! Et là, c'est pour son anniversaire, le mois dernier. Nous avions organisé une fête pour mon départ.
— Qu'il est mignon ! Il a tes yeux et ta bouille...
— Espérons qu'il n'ait pas hérité de mes travers ! Physiquement, il est aussi grand et élancé que sa mère. Pas sûr qu'il soit fait pour le rugby !
— Oh non, ne pleure pas !
Reposant sa pizza, James s'approche de Brad et le serre contre lui pour le consoler. Au moment où les deux amis semblent sur le point de s'embrasser, le thérapeute plaisante :
— Waouh, tu pues de la gueule ! Va te brosser les dents parce que tu sens le poney !
— Je vous emmerde, Monsieur Madrox ! Et sache que je ne suis pas un poney mais un pur étalon !
— Ah ça ! Je m’en suis bien rendu compte quand tu t’es effondré dans ton lit !
— Hummm tu as maté la marchandise, mon salaud ?
— Évidemment ! Mais bon, il va falloir que je me résigne ! Je n’ai pas pour habitude de me taper des pères de famille !
— Connard ! Au lieu de dire des bêtises, choisis un film !
— Tes désirs sont des ordres, papounet !
— Je vous emmerde, Monsieur Madrox ! Et sache que je ne suis pas un poney mais un pur étalon !
— Ah ça ! Je m’en suis bien rendu compte quand tu t’es effondré dans ton lit !
— Hummm tu as maté la marchandise, mon salaud ?
— Évidemment ! Mais bon, il va falloir que je me résigne ! Je n’ai pas pour habitude de me taper des pères de famille !
— Connard ! Au lieu de dire des bêtises, choisis un film !
— Tes désirs sont des ordres, papounet !
Alors que Brad, légèrement vexé, va se rincer la bouche, James saisit la télécommande de la télévision, sans remarquer les flasques de vodka dissimulées derrière le meuble.
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