Inspiré du réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gemini — Chapitre 3
Auteur
Gemini
Chapitre 3
Comprenant que Brad est au courant de son homosexualité, James, déconcerté, se met à bégayer :
— Je… Je… Comment l’as-tu appris ?
— Dès notre toute première rencontre. Ton sourire et ta poignée de main t'ont trahi.
— Ma poignée de main ?
— Oui, celle d'un gars faussement sûr de lui, qui voulait cacher sa vraie nature sous le masque d'un hétéro.
— Tu aurais dû faire des études de psycho, toi aussi !
— Et puis je me suis rapidement aperçu que tu me matais. En même temps, c'était normal !
— Prétentieux !
— Pas la peine de rougir, mon petit pédé préféré !
— Dès notre toute première rencontre. Ton sourire et ta poignée de main t'ont trahi.
— Ma poignée de main ?
— Oui, celle d'un gars faussement sûr de lui, qui voulait cacher sa vraie nature sous le masque d'un hétéro.
— Tu aurais dû faire des études de psycho, toi aussi !
— Et puis je me suis rapidement aperçu que tu me matais. En même temps, c'était normal !
— Prétentieux !
— Pas la peine de rougir, mon petit pédé préféré !
Rassuré de constater que son orientation sexuelle ne pose aucun problème à Brad, James cherche à en savoir davantage :
— Et ça ne te dérange pas ?
— De quoi ? Que tu sois gay ? Euh non… Pourquoi ?
— Pour rien ! J'ai déjà rencontré des mecs comme toi qui étaient effrayés par…
— Des mecs comme moi ? Tu veux parler des alphas ?
— Toi, un alpha ? Si ça peut flatter ton ego… Oh oui, tu es mon alpha préféré !
— Abruti !
— De quoi ? Que tu sois gay ? Euh non… Pourquoi ?
— Pour rien ! J'ai déjà rencontré des mecs comme toi qui étaient effrayés par…
— Des mecs comme moi ? Tu veux parler des alphas ?
— Toi, un alpha ? Si ça peut flatter ton ego… Oh oui, tu es mon alpha préféré !
— Abruti !
Profitant de ce moment de complicité retrouvée, Brad allume une cigarette. Il observe James quelques instants en silence, puis prend soudain un air sérieux :
— Puis-je te demander quelque chose d’assez indiscret ?
— Euh oui...
— Tu es plutôt du genre à enculer ou à te faire enculer ? J’ai du mal à te cerner ! Je suis quasi sûr que...
— Connard ! Bon, et toi ? Les amours ?
— Compliqué ! Très compliqué ! Trop compliqué ! Merde, il est 17 heures. J'ai zappé que je bosse ce soir ! Faut que je repasse me changer !
— Tu... Tu pourrais y aller comme ça ! Tu ferais des ravages !
— Mais c'est qu'il est marrant ! Fais gaffe à toi, je pourrais organiser une soirée spéciale queer et te mettre au menu ! On fera la queue pour croquer un bout !
— BRAD !
— Je te raccompagne ? Ma voiture est garée sur le parking.
— Je... Je vais me promener un peu !
— No soucy ! Cette fois, c'est moi qui m'éclipse en premier. Bisous, mon loulou.
— À très vite...
— Euh oui...
— Tu es plutôt du genre à enculer ou à te faire enculer ? J’ai du mal à te cerner ! Je suis quasi sûr que...
— Connard ! Bon, et toi ? Les amours ?
— Compliqué ! Très compliqué ! Trop compliqué ! Merde, il est 17 heures. J'ai zappé que je bosse ce soir ! Faut que je repasse me changer !
— Tu... Tu pourrais y aller comme ça ! Tu ferais des ravages !
— Mais c'est qu'il est marrant ! Fais gaffe à toi, je pourrais organiser une soirée spéciale queer et te mettre au menu ! On fera la queue pour croquer un bout !
— BRAD !
— Je te raccompagne ? Ma voiture est garée sur le parking.
— Je... Je vais me promener un peu !
— No soucy ! Cette fois, c'est moi qui m'éclipse en premier. Bisous, mon loulou.
— À très vite...
Avant de rentrer chez lui, James fait un détour par le cimetière d’Epona. Après avoir acheté un bouquet de tulipes, il traverse une allée et se recueille devant la tombe de son père, Bryan. Tout en déposant les fleurs sur la stèle, il lui raconte ses mésaventures et s'adresse à lui comme s'il était toujours vivant :
— Salut Bryan… Papa. Désolé de ne pas être venu plus tôt. J'étais très occupé. Je vois que le frangin entretient bien ta nouvelle demeure. C'est vraiment cool de sa part... De mon côté, tout roule ! Le travail se passe très bien. Le cabinet a de plus en plus de patients. J'espère bientôt être nommé associé. Tu me manques ! Au fait, tu veux une anecdote ? Tu te souviens de mon pote Bradley Lefèvre ? Celui dont je m'occupais à l'époque du lycée ? Eh bien, il est de retour sur l'île. On a repris contact. Je suis vraiment heureux qu'il soit là. Mais je ne peux pas oublier toutes ces années d'absence. Pardonner, ça prend parfois du temps !
Parallèlement, dans les vestiaires du Gemini, Brad, qui enfile son pantalon, reçoit un appel. Reconnaissant la sonnerie, il s’écarte de ses collègues puis décroche, en chuchotant :
— Allô… J'ai pas pu t'appeler avant… Oui, oui, je suis bien arrivé… Oui, oui, tout va bien... Ça a beaucoup changé ici ! Ne t'inquiète pas, je reviens bientôt ! Tu sais que c'était important, avec tout ce qui nous est arrivé. Je te rappelle demain, sans faute ! Je pense fort à toi ! Je t'embrasse fort ! Je t’aime, mon trésor !
Brad accueille quatre hommes, qu'il installe à une table. Réalisant qu'il s'agit de deux couples, il sourit en se souvenant des propos qu'il a tenus à James et lui écrit un SMS :
— Hello mon loulou. Remis de tes émotions ? Petite pensée pour toi. On a un groupe de gars très affamés ! Ils te réclament ! Bonne nuit. Bizzz. Je t'adore !
À peine son message envoyé, Brad réalise ce qu'il vient d'écrire. Inquiet que James se fasse des idées, il peste contre lui-même :
— PUTAIN ! Je t'adore ? Il va peut-être croire que... Ça me saoule !
Agacé, Brad préfère couper son téléphone et le ranger dans sa poche. Pendant ce temps, les quatre clients ne se privent pas de le dévorer des yeux :
— Miam, il est sexy, le beau brun ! Je lui boufferais bien le cul !
— Bof, trop viril pour moi ! Et sûrement un pur hétéro !
— Moi, je dirais que c'est un daddy ! Avec une femme et des gosses !
— Et alors ? Ça ne t'a jamais empêché, toi, le détourneur de maris !
— Stop avec ce surnom ! Je ne l'ai fait qu'une fois...
— Deux...
— Trois...
— Tu as compté mon beau-frère ? Bichette, il n'ose même plus m'adresser la parole quand on est en famille !
— Ce n'est pas ma faute ! Il voulait vérifier que je suçais mieux que ta sœur !
— Bof, trop viril pour moi ! Et sûrement un pur hétéro !
— Moi, je dirais que c'est un daddy ! Avec une femme et des gosses !
— Et alors ? Ça ne t'a jamais empêché, toi, le détourneur de maris !
— Stop avec ce surnom ! Je ne l'ai fait qu'une fois...
— Deux...
— Trois...
— Tu as compté mon beau-frère ? Bichette, il n'ose même plus m'adresser la parole quand on est en famille !
— Ce n'est pas ma faute ! Il voulait vérifier que je suçais mieux que ta sœur !
Les quatre trentenaires, continuant de fantasmer sur Brad, éclatent bruyamment de rire. Le serveur revient quelques instants plus tard pour prendre leur commande :
— Eh bien, messieurs, vous avez l'air de bonne humeur ! Vous avez choisi votre plat ? Ce soir, nous proposons même des formules !
— Ça dépend si vous êtes inclus dedans...
— Excusez mon ami, il est un peu bourré ! Moi, je prendrai une bonne cuisse de poulet avec son jus !
— Votre saucisse... Euh, la saucisse royale, elle est plutôt longue ou plutôt épaisse ?
— Les deux !
— Hummmm.... Vous savez parler aux clients, vous !
— Je fais de mon mieux, monsieur !
— Monsieur... ça m'excite !
— D'habitude, il préfère qu'on l'appelle Maître !
— Et votre saucisse... enfin la saucisse... on peut se la partager ?
— Euh... Je vais demander au chef s'il peut préparer un plateau de charcuterie... Vous voulez une sauce particulière ?
— Sauce blanche maison ! Chaude et bien crémeuse !
— Je... Je...
— Ça dépend si vous êtes inclus dedans...
— Excusez mon ami, il est un peu bourré ! Moi, je prendrai une bonne cuisse de poulet avec son jus !
— Votre saucisse... Euh, la saucisse royale, elle est plutôt longue ou plutôt épaisse ?
— Les deux !
— Hummmm.... Vous savez parler aux clients, vous !
— Je fais de mon mieux, monsieur !
— Monsieur... ça m'excite !
— D'habitude, il préfère qu'on l'appelle Maître !
— Et votre saucisse... enfin la saucisse... on peut se la partager ?
— Euh... Je vais demander au chef s'il peut préparer un plateau de charcuterie... Vous voulez une sauce particulière ?
— Sauce blanche maison ! Chaude et bien crémeuse !
— Je... Je...
Et tandis que Brad, gêné par les sous-entendus des clients, continue de se faire lourdement draguer, James, assis dans son canapé, tablette sur les genoux, consulte des photos datant de ses années de lycée. Supprimant celles sur lesquelles se trouve son père, il tombe sur un cliché de Brad. Il s'attarde sur cette photo, prise à l'époque où ils étaient encore inséparables. Les souvenirs de leur amitié et de leur éloignement refont surface. Malgré le bonheur de leurs retrouvailles, James réalise à quel point son ancien camarade lui a manqué. Mélancolique, il songe à son meilleur ami et fond en larmes !
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Commentaires ()
Premier…. La sauce va t’elle jaillir