Fantasme
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un (pas si petit) truc en plus — Chapitre 1 · Une surprise au réveil
Auteur
Un (pas si petit) truc en plus
Chapitre 1 · Une surprise au réveil
« Envoyer »
Le doigt de Delphine resta suspendu au-dessus de l’écran. Le mot, minuscule, inoffensif en apparence, pesait pourtant plus lourd que tous les silences accumulés depuis des mois. Un cliquetis discret, à peine audible dans le salon plongé dans la pénombre, et le message s’envola vers Thomas. Vers son collègue. Vers l’homme dont le simple souvenir de la nuque courbée au-dessus d’un dossier la faisait fondre.
Vingt-deux heures. La télévision déversait un flux continu d’images sans relief, un brouhaha confortable destiné à meubler l’attente. Delphine n’y prêtait aucune attention. Son téléphone reposait sur l’accoudoir du canapé, face contre le tissu, comme si le simple fait de ne pas le regarder pouvait accélérer la réponse. Elle se leva, refit le tour du salon, ajusta un coussin, se rassit. Le silence, entre deux écrans publicitaires, devenait assourdissant.
Vingt-trois heures. Rien.
Elle aurait dû éteindre cette télévision. Un homme y racontait, avec une conviction désarmante, qu’il avait vu des extraterrestres, « je vous assure, je l’ai vu… comme je vous vois ». Delphine fixa l’écran, incrédule. La bêtise humaine avait ceci de rassurant qu’elle était infiniment plus vaste que sa propre angoisse. Elle attrapa la télécommande, coupa le son, puis l’image. Le noir l’enveloppa.
Minuit. Toujours rien.
Elle finit par se lever, les jambes lourdes, l’esprit saturé de questions sans réponse. Et s’il avait ri ? S’il avait montré le message à un autre collègue ? Elle se glissa entre les draps. Le sommeil ne vint pas immédiatement, insaisissable, peuplé d’images de Thomas.
Le lendemain matin, le désir fut là avant même la conscience.
Delphine émergea lentement, le corps chaud, la peau moite sous la couette. Une chaleur familière pulsait entre ses cuisses, plus insistante que d’habitude, presque douloureuse. Sa main glissa d’elle-même le long de son ventre, effleurant au passage ses tétons dressés, tendus vers le plafond. Les doigts descendirent, impatients, sous l’élastique de la culotte.
Delphine émergea lentement, le corps chaud, la peau moite sous la couette. Une chaleur familière pulsait entre ses cuisses, plus insistante que d’habitude, presque douloureuse. Sa main glissa d’elle-même le long de son ventre, effleurant au passage ses tétons dressés, tendus vers le plafond. Les doigts descendirent, impatients, sous l’élastique de la culotte.
Elle s’immobilisa.
Sous ses doigts, il n’y avait pas l’étroitesse chaude et familière de son sexe, mais une masse dure, tendue, qui réagit à son contact en se dressant davantage. Un souffle lui manqua. Elle retira sa main comme si elle s’était brûlée.
Non. Non, non, non.
D’un geste brusque, elle souleva la couette et baissa les yeux.
Un sexe d’homme. Érigé, tendu, le gland luisant. Une verge qui semblait la fixer, le méat urinaire pareil à une pupille perverse braquée sur son visage. Delphine sentit son estomac se retourner, puis une vague de chaleur totalement contradictoire déferler dans sa poitrine. L’effroi et l’excitation se livraient bataille dans son crâne, chacun refusant de céder du terrain à l’autre.
Elle voulait le toucher. Elle en mourait d’envie. Et cette envie la terrifiait plus encore que l’organe lui-même.
D’un geste brusque, elle souleva la couette et baissa les yeux.
Un sexe d’homme. Érigé, tendu, le gland luisant. Une verge qui semblait la fixer, le méat urinaire pareil à une pupille perverse braquée sur son visage. Delphine sentit son estomac se retourner, puis une vague de chaleur totalement contradictoire déferler dans sa poitrine. L’effroi et l’excitation se livraient bataille dans son crâne, chacun refusant de céder du terrain à l’autre.
Elle voulait le toucher. Elle en mourait d’envie. Et cette envie la terrifiait plus encore que l’organe lui-même.
Qu’est-ce qui m’arrive ?
Elle se leva d’un bond et courut jusqu’au miroir en pied de la chambre. Son reflet lui renvoya son visage, ses cheveux emmêlés, ses épaules, ses hanches, ses cuisses. Tout était à sa place. Tout, sauf cette chose immonde qui trônait sous son pubis, érigée comme un mât. Son triangle de poils bruns pointait vers le bas, comme une flèche désignant l’intrus. Elle se regarda longtemps. D’un œil nouveau. Un œil presque étranger, celui d’un homme qui détaille une femme avec une faim qu’il ne cherche même plus à cacher.
Elle se leva d’un bond et courut jusqu’au miroir en pied de la chambre. Son reflet lui renvoya son visage, ses cheveux emmêlés, ses épaules, ses hanches, ses cuisses. Tout était à sa place. Tout, sauf cette chose immonde qui trônait sous son pubis, érigée comme un mât. Son triangle de poils bruns pointait vers le bas, comme une flèche désignant l’intrus. Elle se regarda longtemps. D’un œil nouveau. Un œil presque étranger, celui d’un homme qui détaille une femme avec une faim qu’il ne cherche même plus à cacher.
Son téléphone tremblait dans sa main avant même qu’elle ne décide de le prendre. Elle ouvrit son navigateur, tapa des mots qu’elle n’aurait jamais imaginé écrire, et lança la première vidéo qui apparut. Le son grésilla. Sur l’écran, deux corps s’agitaient dans une lumière crue, sans grâce, sans pudeur.
Delphine détourna les yeux. Puis les ramena.
Sa main droite se referma sur la verge. La peau était douce, tendue, brûlante. Elle commença un mouvement de va-et-vient, lent d’abord, hésitant. Puis le geste devint plus assuré, presque instinctif - cette cadence que les hommes connaissent sans jamais l’avoir apprise. Le poignet tournait, la paume glissait sur le gland humide, et chaque va-et-vient arrachait à Delphine un gémissement qu’elle ne reconnaissait pas.
Delphine détourna les yeux. Puis les ramena.
Sa main droite se referma sur la verge. La peau était douce, tendue, brûlante. Elle commença un mouvement de va-et-vient, lent d’abord, hésitant. Puis le geste devint plus assuré, presque instinctif - cette cadence que les hommes connaissent sans jamais l’avoir apprise. Le poignet tournait, la paume glissait sur le gland humide, et chaque va-et-vient arrachait à Delphine un gémissement qu’elle ne reconnaissait pas.
Je suis en train de me branler. Moi. Comme un homme.
L’idée aurait dû la révolter. Au contraire, elle accéléra.
La chaleur montait, dense, compacte, centralisée dans cette chair nouvelle qui pulsait sous ses doigts. Son souffle se brisa. Ses cuisses tremblèrent. Un son rauque monta de sa gorge, à mi-chemin entre le cri et le sanglot. La jouissance explosa en elle, brutale, étrangère, et pourtant terriblement familière dans son intensité. Le sperme jaillit, chaud, épais, giclant sur son ventre, traçant des rigoles jusqu’à la vallée formée entre ses seins.
Elle resta immobile, haletante, le cœur cognant contre ses côtes. La verge palpitait encore entre ses doigts.
Qu’est-ce que je viens de faire ?
Elle se leva, courut vers la douche, fit couler l’eau brûlante et se savonna le corps avec frénésie. Le gel moussait sur sa peau, glissait sur ses seins, son ventre, descendait plus bas et...
L’idée aurait dû la révolter. Au contraire, elle accéléra.
La chaleur montait, dense, compacte, centralisée dans cette chair nouvelle qui pulsait sous ses doigts. Son souffle se brisa. Ses cuisses tremblèrent. Un son rauque monta de sa gorge, à mi-chemin entre le cri et le sanglot. La jouissance explosa en elle, brutale, étrangère, et pourtant terriblement familière dans son intensité. Le sperme jaillit, chaud, épais, giclant sur son ventre, traçant des rigoles jusqu’à la vallée formée entre ses seins.
Elle resta immobile, haletante, le cœur cognant contre ses côtes. La verge palpitait encore entre ses doigts.
Qu’est-ce que je viens de faire ?
Elle se leva, courut vers la douche, fit couler l’eau brûlante et se savonna le corps avec frénésie. Le gel moussait sur sa peau, glissait sur ses seins, son ventre, descendait plus bas et...
Rien.
Ses doigts ne rencontrèrent que le creux familier et tiède de son sexe féminin. Elle se figea, la main suspendue dans le vide. L’eau ruisselait sur son visage, brouillant sa vue. Elle baissa les yeux, incrédule, cherchant ce qui n’était plus là.
Pourtant je l’ai vu. Je l’ai touché. Je l’ai…
Un frisson lui parcourut l’échine, sans rapport avec la température de l’eau. Les mots de l’homme à la télévision lui revinrent en mémoire, absurdes, déplacés.
— Je les ai vus comme je vous vois.
Delphine ferma le robinet. La vapeur s’épaississait autour d’elle. Elle fixa son reflet flou dans le miroir embué.
Un frisson lui parcourut l’échine, sans rapport avec la température de l’eau. Les mots de l’homme à la télévision lui revinrent en mémoire, absurdes, déplacés.
— Je les ai vus comme je vous vois.
Delphine ferma le robinet. La vapeur s’épaississait autour d’elle. Elle fixa son reflet flou dans le miroir embué.
Suis-je devenue folle ?
Une notification retentit dans la chambre. Un son bref, cristallin, qui la fit sursauter. Elle sortit de la douche en laissant des traces mouillées derrière elle, le cœur battant à tout rompre.
L’écran du téléphone s’était allumé. Un message.
Thomas.
Une notification retentit dans la chambre. Un son bref, cristallin, qui la fit sursauter. Elle sortit de la douche en laissant des traces mouillées derrière elle, le cœur battant à tout rompre.
L’écran du téléphone s’était allumé. Un message.
Thomas.
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