Réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lune rousse — Chapitre 1 · Fiat lux !
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteures
Lune rousse
Chapitre 1 · Fiat lux !
Imagination
Cette histoire est née d'une idée biscornue. J'avoue volontiers que parfois je laisse libre cours à mon imagination sans trop me poser de questions. Une imagination plutôt débridée qui peut parfois me surprendre ou même m’effrayer. Débridée étant un adjectif intéressant, pourquoi ne pas voir mon esprit comme un cheval enfermé dans un pré. Un carré de verdure cerné de clôtures et une pouliche alezane restée un brin sauvageonne qui s’ennuie dans ce pré. Jusqu'au jour où, elle se décide à franchir la clôture. C'est une image relativement fidèle qui pourrait trouver sa place dans mon petit monde imaginaire.
Météo et politique
Je n’ai jamais connu une telle canicule. Vous allez me dire que vingt-six années de vie ne sont pas vraiment une éternité. D’accord, vous n’avez pas tort. Pourtant, ma compagne à vingt ans de plus que moi à quelques jours près et elle non plus n’a jamais affronté de telles températures. Nous vivons sous une chaleur infernale et sans aucun souffle d’air. Tout est sec, sauf nos corps en sueur du lever au coucher.
Nous ne sommes plus en Bretagne mais en plein désert des tartares. Ne cherchez pas l’endroit sur une carte, c’est le titre d’un roman de Dino Buzzati. L’action se passe en Iran et ce n’est pas vraiment le moment d’y aller. On peut donc trouver mieux très facilement que l’Iran comme lieu de villégiature. Des pays en guerre et les prix ne sont plus abordables pour les touristes. Tout le ridicule d’un monde tournant à l’envers pourrait être amusant si la situation n’était pas si dramatique.
Je me suis plantée
Nous étions parties pour une promenade en bord de mer. Nous étions proches de la plage, quand ma chérie avait garé sa voiture toute neuve sur le bas-côté d'une petite route non goudronnée. Ou ne valait t’il pas mieux parler de chemin de terre asséché par la canicule ? Un chemin qui menait à une mer devenue notre seul et unique moyen de ne pas crever de chaleur. Pourquoi ma chérie avait-elle acheté un véhicule rouge, malgré son aversion pour cette couleur et envers tout ce que représentait les USA ? C’était une question que la femme de ma vie avait laissée sans réponse. J’avais certainement dû dire une connerie mais je restais avec ma curiosité inassouvie.
— Tu n’as pas envie d’une sympathique petite sieste crapuleuse ?
Aylin était restée silencieuse un moment et avait eu ce sourire qui me rend toute chose. Une chose soudainement incapable de résister à ce qui pourrait lui arriver. Une chose sans âme quoi. Objets inanimés avez-vous… Enfin, vous avez la réf, non ?
— Tu sais très bien que si tu en as envie…
— J’en ai envie.
— Je ne peux décidément rien te refuser.
— Alors… Fiat lux.
— Que la lumière soit ? Tu m’expliques ?
Le regard vert d’eau s’était amusé et dénotait une certaine curiosité.
— Pourquoi as-tu acheté cette bagnole rouge alors que tu n’aimes pas le rouge et un SUV de surcroît. Et ça, alors que tu détestes ces daubes puant la frime.
— Awena… Je ne déteste pas…
— Ouais… Tu adores la couleur du sang et le génocide indien. C’est cool, ça va bien ensemble.
— Génocide indien ? Que viennent faire les indiens dans l'histoire…
— La Jeep Cherokee ! Ouais ma vieille. C'est la bagnole qui a popularisé ces saloperies de SUV.
— Awena tu…
— Tu me dis toujours tout. Tu ne me caches jamais quoi que ce soit. Mais tu ne veux pas me dire…
— D'accord ! D'accord… Je me suis plantée…
— Plantée ?
— De voiture.
— Quoi ?
— Et du coup, il n'y avait plus que la couleur rouge pour la notre… Je voulais la petite fiat en version océan green…
— J'y crois pas…
— Mais je sais que celle-ci n'est pas un SUV. J'ai compris après.
Je décidais aussitôt de me lancer dans un harcèlement tellement lourdingue que ma Lagertha personnelle finirait par tout me balancer.
— Tu ne l'aimes pas ?
— Tu n’as pas envie d’une sympathique petite sieste crapuleuse ?
Aylin était restée silencieuse un moment et avait eu ce sourire qui me rend toute chose. Une chose soudainement incapable de résister à ce qui pourrait lui arriver. Une chose sans âme quoi. Objets inanimés avez-vous… Enfin, vous avez la réf, non ?
— Tu sais très bien que si tu en as envie…
— J’en ai envie.
— Je ne peux décidément rien te refuser.
— Alors… Fiat lux.
— Que la lumière soit ? Tu m’expliques ?
Le regard vert d’eau s’était amusé et dénotait une certaine curiosité.
— Pourquoi as-tu acheté cette bagnole rouge alors que tu n’aimes pas le rouge et un SUV de surcroît. Et ça, alors que tu détestes ces daubes puant la frime.
— Awena… Je ne déteste pas…
— Ouais… Tu adores la couleur du sang et le génocide indien. C’est cool, ça va bien ensemble.
— Génocide indien ? Que viennent faire les indiens dans l'histoire…
— La Jeep Cherokee ! Ouais ma vieille. C'est la bagnole qui a popularisé ces saloperies de SUV.
— Awena tu…
— Tu me dis toujours tout. Tu ne me caches jamais quoi que ce soit. Mais tu ne veux pas me dire…
— D'accord ! D'accord… Je me suis plantée…
— Plantée ?
— De voiture.
— Quoi ?
— Et du coup, il n'y avait plus que la couleur rouge pour la notre… Je voulais la petite fiat en version océan green…
— J'y crois pas…
— Mais je sais que celle-ci n'est pas un SUV. J'ai compris après.
Je décidais aussitôt de me lancer dans un harcèlement tellement lourdingue que ma Lagertha personnelle finirait par tout me balancer.
— Tu ne l'aimes pas ?
J'adore la faire rire.
Comment passer d'une Fiat 500 océan green à une Fiat Tipo Cross rouge ?
C'est très simple. D'abord on confond la Fiat 500 avec la Fiat 600. Et on se repose sur les conseils avisés d'un vendeur qui ne comprend plus rien à ce que vous lui racontez.
C'est très simple. D'abord on confond la Fiat 500 avec la Fiat 600. Et on se repose sur les conseils avisés d'un vendeur qui ne comprend plus rien à ce que vous lui racontez.
Aylin, restée sans réponse m'apostropha d'une voix plus puissante.
— Hé ! La rouquine ! Elle ne te plaît pas cette voiture ?
— Si Lagertha mia … Elle est chouette. On dit chouetta en italien ?
Le rire grave de ma compagne dure une éternité et finit par me faire rire à mon tour. Puis, elle pousse un grand soupir et me jette un regard brillant de larmes.
— Je suis obligée de la garder six mois. Ensuite je change.
— Mais…
— Tu préfères la petite 500…
— C'est vrai.
— Mais le vendeur n'a pas été cool du tout. Alors je prendrais une autre marque. Tu t'y connais mieux que moi.
— C'est pas difficile.
— Ta Giulietta n'existe plus. Tu me diras ce que tu penses de la nouvelle Giulia.
— Alfa ? Non. Non non... T'es folle. C’est trop cher.
— Ah bon ?
— Oui. La Fiat 500 c'est mieux. Elle est cool.
— Elle est un peu petite pour moi.
— Elle n'est pas très chère. Si on peut dire ça…
— C'est vrai que les voitures… De toute façon, tout est cher.
— On pourrait prendre une occase…
— Non. Mais nous allons oublier la quadrifoglio luna rossa… Elle coûte la peau des fesses.
— Bin c'est une lune alors…
— Tu es épuisante.
— Hé ! La rouquine ! Elle ne te plaît pas cette voiture ?
— Si Lagertha mia … Elle est chouette. On dit chouetta en italien ?
Le rire grave de ma compagne dure une éternité et finit par me faire rire à mon tour. Puis, elle pousse un grand soupir et me jette un regard brillant de larmes.
— Je suis obligée de la garder six mois. Ensuite je change.
— Mais…
— Tu préfères la petite 500…
— C'est vrai.
— Mais le vendeur n'a pas été cool du tout. Alors je prendrais une autre marque. Tu t'y connais mieux que moi.
— C'est pas difficile.
— Ta Giulietta n'existe plus. Tu me diras ce que tu penses de la nouvelle Giulia.
— Alfa ? Non. Non non... T'es folle. C’est trop cher.
— Ah bon ?
— Oui. La Fiat 500 c'est mieux. Elle est cool.
— Elle est un peu petite pour moi.
— Elle n'est pas très chère. Si on peut dire ça…
— C'est vrai que les voitures… De toute façon, tout est cher.
— On pourrait prendre une occase…
— Non. Mais nous allons oublier la quadrifoglio luna rossa… Elle coûte la peau des fesses.
— Bin c'est une lune alors…
— Tu es épuisante.
Incroyable ! Cette nana était incroyable et elle m'étonnerait toujours. Elle n’attachait aucune importance aux voitures mais elle s'était renseignée. Elle se souvenait parfaitement que j'adorais ma vieille Giulietta. Bien sûr, je lui avais parlé de cette bagnole et elle avait lu mon “Taranis”[1]…
— Tu choisiras la gamme que tu voudras.
— C'est trop cher, Aylin !
— Tu seras bientôt diplômée…
— Plômé !
— … Alors tu pourras me rembourser D'ici-là…
— Cila !
— ... Nous n'en parlerons plus.
— Tu choisiras la gamme que tu voudras.
— C'est trop cher, Aylin !
— Tu seras bientôt diplômée…
— Plômé !
— … Alors tu pourras me rembourser D'ici-là…
— Cila !
— ... Nous n'en parlerons plus.
Une idée biscornue
Une petite demi-heure plus tard, nous étions installées sur une dune tranquille des environs de Landunvez. Aylin totalement nue et allongée à même le sable herbeux lisait un vieux roman que je n’avais pas aimé. Le nom de la rose d’Umberto Eco. Par contre, le film de Jean-Jacques Annaud m’avait beaucoup plu. Je m’amusais à répondre à quelques personnes sur le forum d’un site de lectures sexy. Un site qui ne nous plaisait pas vraiment mais que nous fréquentions pour son forum. Là encore, ce n’était pas vraiment la panacée mais quelques habitués étaient sympathiques.
— Allez ! Je crée un topic et je fais un sondage sur ce que feraient les membres du site en te voyant à poil sur la dune. Genre, ils regardent ou pas. Ils s’approchent ou non. Ils viennent nous tripoter ou…
— Awena… Il y a des fois où je me demande ce que je vais faire de toi
— Moi je sais ce que je ferai de toi, après que j’ai lancé mon topic.
— En attendant tu pourrais me montrer ta luna rossa…
— Awena… Il y a des fois où je me demande ce que je vais faire de toi
— Moi je sais ce que je ferai de toi, après que j’ai lancé mon topic.
— En attendant tu pourrais me montrer ta luna rossa…
C’était ainsi que tout avait commencé.
Une petite épopée érotique de quelques jours et de quelques nuits. Une période de ma vie que je n’étais pas prête d’oublier.
[1] Taranis. Bin… Taranis mon histoire ici. M’enfin 🙄
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Commentaires ()
Je ne sais pas où tu vas amener les lecteurs et s'ils vont apprécier la balade, mais moi, je vais suivre ton aventure. Je sais que je ne serais pas déçue. Toujours cette façon d'écrire un peu à la volée. Si c'est dû à "ta particularité", je vois ça comme un style d'écriture et rien d'autre. Et pour moi, ça fonctionne parfaitement.
Je suis contente que l'histoire te plaise. Ça fait plaisir 😉
Ici, ça part un peu dans tous les sens, un peu à la manière d'un journal intime dans lequel tu noterai tout ce qui te passe par la tête en sautant du coq à l'âne. C'est frais (ce qui est paradoxal pour un texte qui parle de canicule), léger et très réussi.
Merci beaucoup 😉
Une trotinette que tu auras 😉
Et en plus je suis le premier à commenter ! 😜
Merci ô Grand Toi-même 🙏
Vivement la suite ^^