Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Elles s'appelaient toutes Marguerite — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Elles s'appelaient toutes Marguerite
Chapitre 5
Chapitre 5, et après…
Que faire après ce qui venait de se passer, comment continuer à vivre ? Un moment aussi merveilleux ne devrait-il pas venir seulement avant de mourir ? Ne serait-ce que pour éviter le mortel ennui des jours vides qui suivent. Le lendemain donc, pour me remémorer ce shooting inoubliable, je décidai donc de visionner, classer, trier, signer et publier mes photos sur ma page urbex facebook.
Dans mon disque dur, une nouvelle catégorie était venue se rajouter aux autres, « invisibles ».
Je travaille la plupart du temps en monochrome, c’est mon style de photo. Après deux bonnes heures de tri à signer une par une chaque photo (540 pour ce shooting), je décidai de prendre le train afin de me rendre dans un magasin de photos assez connu en Belgique. Je pris donc je train après avoir mangé un petit bout. Malheureusement, je n’étais pas à l’heure des trains rapides qui traversent notre pays à une vitesse très convenable. Et non, je devrais me contenter de ces petits omnibus qui s’arrêtent dans toutes les gares à une vitesse qui frise l’indécence. Je m’installai donc sur une horrible banquette verte kaki munie d’une belle tablette orange fluo. Je mis mes écouteurs et, par les baffles, se diffusèrent inévitablement… Damien Saez. « Ami prends ma lanterne car j’ai perdu ma flamme, mon amour est partie, elle a jeté mon âme à bouffer au néant… » Je me laissais aller dans une triste rêverie quand soudain, à l’arrêt d’une gare que ma mémoire n’a pas gardé, monte une fille qui va changer beaucoup de choses dans ma vie, en bien ou en mal, je n’aurais pas encore su le dire.
Elle n’était pas vraiment belle, mais elle était faite pour moi. « Elle avait les yeux noirs dans lesquels on voit du bleu, qu’on prend pour l’océan, dans lesquels on voit dieu, qui font toucher du bout des doigts les horizons mais toujours à la fin on est seul au milieu… ». Elle avait un style bien à elle, et, au-delà de la fille, c’est ce qui me fit dire automatiquement dire que cette fille serait dans un de mes shootings. Elle s’était assise une banquette devant moi, côté opposé au mien et face à moi. Je ne pouvais m’empêcher de la regarder, la dévorer du regard je dirais même. Elle regardait l’infini, un je ne sais quoi de triste dans le regard. Soudain, par une indiscrétion de ma part, son regard croisa le mien. Automatiquement, je détournais la tête vers le paysage. Quelques minutes plus tard, je me sentis à mon tour observé. Je tournai la tête et vit qu’elle me regardait également. Que faire dans ces moments de quelques secondes qui semblent durer une éternité ? J’osais esquisser un sourire qu’elle me rendit. Dans ce petit wagon d’omnibus belge, une promiscuité silencieuse était en train de naître.
Un dialogue silencieux se créait. Soudain, emporté par je ne sais quoi, je me levai et alla m’installer à côté d’elle. Signe positif, en arrivant, elle bougea ses pieds de la banquette d’en face en guise d’acceptation. Je m’assis donc face à elle en lui disant bonjour, notre premier mot depuis de longues et angoissantes minutes. Elle me dit « salut » avec toujours ce sourire triste. Je me présentais alors, lui racontant que j’étais photographe amateur, que je vivais seul, enfin tous des détails banals mais qui sont la base d’une conversation. Elle se présenta à son tour, elle s’appelait Julie, avait 22 ans et était lesbienne. Je me permis de lui faire remarquer son air triste. Elle m’expliqua que sa copine, avec qui elle était en couple depuis 4 ans, venait soudain de se découvrir hétéro et était partie avec un mec, la laissant seule et au bord du suicide me dit-elle. Je risquais alors de lui dire qu’une fille comme elle, qu’elle cherche un homme ou un femme, ne devrait pas avoir de problèmes. Elle me regarda en rigolant et me dit « avec ça c’est sûr que j’attire tout autour de moi » en désignant sa poitrine. Je l’avais en effet remarqué comme toutes personnes normalement constituée.
Là ou la plupart des filles était munie d’une poitrine appréciable, bombant leur T-shirts de manière... classique, Julie avait elle, une poitrine dépassant l’entendement. Je lui dis en rigolant qu’en effet, je n’avais pas pu m’empêcher de remarquer ce qui, pour elle, devait être une tare. A ces mots, son regard changea, elle me dit « premier mec qui comprend ça, dis donc, bravo ! » Il s’était mis à pleuvoir dehors, mais ni l’un ni l’autre ne s’en était rendu compte, absorbés par la conversation sans doute.
Que faire après ce qui venait de se passer, comment continuer à vivre ? Un moment aussi merveilleux ne devrait-il pas venir seulement avant de mourir ? Ne serait-ce que pour éviter le mortel ennui des jours vides qui suivent. Le lendemain donc, pour me remémorer ce shooting inoubliable, je décidai donc de visionner, classer, trier, signer et publier mes photos sur ma page urbex facebook.
Dans mon disque dur, une nouvelle catégorie était venue se rajouter aux autres, « invisibles ».
Je travaille la plupart du temps en monochrome, c’est mon style de photo. Après deux bonnes heures de tri à signer une par une chaque photo (540 pour ce shooting), je décidai de prendre le train afin de me rendre dans un magasin de photos assez connu en Belgique. Je pris donc je train après avoir mangé un petit bout. Malheureusement, je n’étais pas à l’heure des trains rapides qui traversent notre pays à une vitesse très convenable. Et non, je devrais me contenter de ces petits omnibus qui s’arrêtent dans toutes les gares à une vitesse qui frise l’indécence. Je m’installai donc sur une horrible banquette verte kaki munie d’une belle tablette orange fluo. Je mis mes écouteurs et, par les baffles, se diffusèrent inévitablement… Damien Saez. « Ami prends ma lanterne car j’ai perdu ma flamme, mon amour est partie, elle a jeté mon âme à bouffer au néant… » Je me laissais aller dans une triste rêverie quand soudain, à l’arrêt d’une gare que ma mémoire n’a pas gardé, monte une fille qui va changer beaucoup de choses dans ma vie, en bien ou en mal, je n’aurais pas encore su le dire.
Elle n’était pas vraiment belle, mais elle était faite pour moi. « Elle avait les yeux noirs dans lesquels on voit du bleu, qu’on prend pour l’océan, dans lesquels on voit dieu, qui font toucher du bout des doigts les horizons mais toujours à la fin on est seul au milieu… ». Elle avait un style bien à elle, et, au-delà de la fille, c’est ce qui me fit dire automatiquement dire que cette fille serait dans un de mes shootings. Elle s’était assise une banquette devant moi, côté opposé au mien et face à moi. Je ne pouvais m’empêcher de la regarder, la dévorer du regard je dirais même. Elle regardait l’infini, un je ne sais quoi de triste dans le regard. Soudain, par une indiscrétion de ma part, son regard croisa le mien. Automatiquement, je détournais la tête vers le paysage. Quelques minutes plus tard, je me sentis à mon tour observé. Je tournai la tête et vit qu’elle me regardait également. Que faire dans ces moments de quelques secondes qui semblent durer une éternité ? J’osais esquisser un sourire qu’elle me rendit. Dans ce petit wagon d’omnibus belge, une promiscuité silencieuse était en train de naître.
Un dialogue silencieux se créait. Soudain, emporté par je ne sais quoi, je me levai et alla m’installer à côté d’elle. Signe positif, en arrivant, elle bougea ses pieds de la banquette d’en face en guise d’acceptation. Je m’assis donc face à elle en lui disant bonjour, notre premier mot depuis de longues et angoissantes minutes. Elle me dit « salut » avec toujours ce sourire triste. Je me présentais alors, lui racontant que j’étais photographe amateur, que je vivais seul, enfin tous des détails banals mais qui sont la base d’une conversation. Elle se présenta à son tour, elle s’appelait Julie, avait 22 ans et était lesbienne. Je me permis de lui faire remarquer son air triste. Elle m’expliqua que sa copine, avec qui elle était en couple depuis 4 ans, venait soudain de se découvrir hétéro et était partie avec un mec, la laissant seule et au bord du suicide me dit-elle. Je risquais alors de lui dire qu’une fille comme elle, qu’elle cherche un homme ou un femme, ne devrait pas avoir de problèmes. Elle me regarda en rigolant et me dit « avec ça c’est sûr que j’attire tout autour de moi » en désignant sa poitrine. Je l’avais en effet remarqué comme toutes personnes normalement constituée.
Là ou la plupart des filles était munie d’une poitrine appréciable, bombant leur T-shirts de manière... classique, Julie avait elle, une poitrine dépassant l’entendement. Je lui dis en rigolant qu’en effet, je n’avais pas pu m’empêcher de remarquer ce qui, pour elle, devait être une tare. A ces mots, son regard changea, elle me dit « premier mec qui comprend ça, dis donc, bravo ! » Il s’était mis à pleuvoir dehors, mais ni l’un ni l’autre ne s’en était rendu compte, absorbés par la conversation sans doute.
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