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✦ Charline88 Mon enfer XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Mon enfer — Chapitre 4

27 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteurs

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Mon enfer

Chapitre 4

Le temps des cocufiages qui s’annonce. Volontaires ou non, mais terriblement présents. 4/8
Le temps des cocufiages qui s’annonce. Volontaires ou non, mais terriblement présents.
Mon corps garde les stigmates de cette nuit mouvementée. Julien a bien tenté de reprendre contact avec moi, mais je ne le souhaite pas. Au bureau, les choses sont explosives entre ma patronne et ma collègue. Je soupçonne Francine d’avoir deviné qu’entre Mélanie et son mari… Personne ne me parle de rien, mais la tension est palpable. Ce mercredi, Gino est venu au bureau et j’ai bien vu que ce n’était que pour essayer d’atténuer cette espèce de guerre qui débute. Sa femme a surement des doutes et Mélanie est tendue, crispée, comme si le ciel allait lui tomber dessus. Elle est arrivée presque en courant dans notre bureau quand elle a entendu la voix du mari de ma collègue, signe qu’elle a peur. Les deux époux se sont isolés quelques minutes et Gino n’est pas revenu, mais Francine était toute rouge en reprenant à son poste. Des traces sous ses paupières laissaient penser qu’elle avait pleuré.
J’ai senti le regard anxieux de Mélanie sur elle, sans trop chercher à savoir. Mieux vaut que je reste en dehors du coup, même si je suis certaine que ces deux-là se partagent la queue du même bonhomme. Je me suis plongée dans mes dessins, ceux d’une maison bourgeoise à revisiter. Midi, coup de théâtre ! C’est la première fois que Francine ne rentre pas pour le déjeuner. Elle a tenu à nous accompagner au restaurant. Elle n’est pas vraiment en forme. L’apéritif est offert par notre boss et je la sens dans ses petits souliers et faux-cul au possible quand notre amie parle de ses soupçons sur une éventuelle maitresse qu’aurait son Gino. Pour un peu j’admirerais l’aplomb avec lequel elle fait semblant d’être fâchée contre lui.
Je revois en toile de fond le baiser volé quand je débarrassais la table chez le couple. Et j’ai comme un sourire… doublé d’une envie de mettre une gifle à Mélanie ! Allons calme-toi ma petite Claude. Tu as un bon job, garde-le précieusement… le plus possible.
— Enfin pourquoi penses-tu qu’il te trompe ?
— J’ai trouvé des traces de rouge à lèvres sur le col de sa chemise et puis des cheveux…
— Des cheveux ?
— Oui des cheveux… longs comme ça et un peu de la même couleur que les tiens, Mélanie…
Je la vois et je suis certaine que Francine va s’apercevoir du trouble de notre amie ! Elle vient de piquer un fard ! Mais elle a du cran je l’avoue.
— Mais ça ne veut rien dire. Il a surement des amies qui l’embrassent sur les joues et ça peut arriver qu’une d’entre elles laisse une trace sans faire exprès sur sa chemise. Et les cheveux, ça pourrait être aussi les miens, je l’embrasse aussi quand on se voit… alors tu vois, tu peux te tromper…
— Oh ! Mélanie ! Merci de me rassurer, mais depuis que nous avons les enfants, je ne suis peut-être plus aussi attentive à ses besoins, ses envies de mâle. Et toi Claude tu en penses quoi ?
— Ben… à vrai dire… je ne sais pas… pourquoi ton Gino irait-il chercher ailleurs ce qu’il trouve à la maison ?
Finalement, je m’en tire par une pirouette ! Le regard de notre patronne se pose sur moi, comme si elle me découvrait, comme si soudain j’existais pour elle autrement que par le fait d’être son employée.
— Tu vois bien, Francine… Claude dit et pense bien comme moi. Il n’a aucune raison de te tromper avec qui que ce soit !
— Les hommes ont-ils besoin d’avoir des raisons pour aller voir ailleurs ?
— Allez ! Mange pendant que c’est chaud, au lieu de psychoter de la sorte.
Nous nous plongeons toutes les trois dans nos assiettes et seul le bruit des couverts troue le mur de nos silences. Le café arrive et avec lui l’addition. Dans la rue nous reprenons le chemin du bureau.
— Bon ! Les filles, je dois voir un client pour une facture non réglée ! J’en ai pour deux bonnes heures, vous ferai bien sans moi pendant ce temps ! À tout à l’heure vous deux !
Nous la regardons partir vers sa petite voiture et alors que nous gravissons les quatre marches qui mènent à notre travail, je sens peser le regard de Francine sur les feux du véhicule qui disparaît au coin de la rue.
— Je ne sais pas comment elle fait. Toujours toute seule ! Je ne l’ai jamais vue avec un homme… et pas avec une femme non plus… enfin elle est bien secrète notre patronne. Mais toi Claude aussi parfois ! Je te trouve bien solitaire et secrète ! Je ne te connais pas encore beaucoup, mais j’apprécie de bosser avec toi ! Je reconnais que je m’emporte un peu vite, mais je ne sais pas pourquoi, je suis certaine que Gino me cache des choses.
— Tu devrais peut-être en parler avec lui ! Je crois que c’est la meilleure solution.
— Je sais… je sais, mais j’ai si peur… et nous avons deux enfants maintenant alors… que faire ?
Il n’y a rien à répondre à cela. Je voudrais la rassurer, mais je n’ai pas le cœur à faire une vacherie à Mélanie non plus, alors entre deux sourires, je décide de me taire. Notre journée se termine avant le retour de notre patronne. Francine ne traine pas au bureau. Et je me retrouve seule sur un trottoir à ne pas savoir quoi faire de ma grande carcasse. Je passe boire un pot dans un troquet, puis je rentre gentiment chez moi. Je me délasse un peu en écoutant de la musique. J’adore un peu de classique, allongée sur mon canapé. Quand le morceau prend fin, je me dis qu’il est l’heure de la douche.
En deux temps et trois mouvements, ma jupe et mon corsage sont expédiés sur les carreaux du sol de ma salle de bain. Mon soutif rejoint ma culotte avec le reste et me voici me coulant sous un jet plus que tiède. Le gel douche au lilas embaume le réduit sous lequel je me suis réfugiée. Je passe un temps fou dans la douche, j’aime bien me ressourcer et je trouve que c’est un endroit idéal. Pouvoir me frictionner longuement m’a si longtemps été impossible qu’il me semble normal d’en profiter largement depuis que je possède cet appartement. Je perds même la notion de l’heure alors que mes mains frictionnent mon corps, sans omettre un seul centimètre carré de ma peau. Elles vont, viennent et repassent à plusieurs reprises sur des monts, des vallons et fatalement mon esprit s’échauffe.
À triturer aussi bien mes seins qu’à effleurer mon ventre je ressens les premiers picotements d’une envie latente. Je laisse un peu mes doigts s’égarer dans des creux intimes, sur des surfaces érogènes au possible. Ma respiration devient haletante et le sang bat à mes tempes. Je sais que si j’insiste un peu encore, je vais me faire jouir seule, là sous la pomme qui m’arrose de la tête aux pieds. Les yeux fermés, je débute un voyage solitaire où mes mains naviguent sur le bateau de mes fantasmes. Je ne suis plus rien d’autre qu’un pantin en quête de plaisir, et les bougresses savent si bien où aller pour me tirer quelques soupirs. Je vais presque y parvenir quand une alarme se met à sonner au fond de mon crâne.
Je ne sais pas ce qui se passe, l’eau m’empêche de percevoir quoi que ce soit, mais je suis arrêtée net dans la montée de mon orgasme. D’un geste rageur et machinal, je coupe le jet qui coule. Et dans le silence soudain qui se fait, je saisis que c’est la sonnette de la porte d’entrée qui m’irrite à ce point. Qui peut bien venir à une pareille heure me déranger ? J’enfile à la hâte un peignoir et frotte mes cheveux avec une serviette, tout en me dirigeant vers l’entrée. Un coup d’œil au judas et la silhouette qui s’affiche dans le couloir, de l’autre côté, ne me laissent présager de rien de bon. Je donne un tour de clé, et ouvre l’huis. La femme qui se tient là est en pleurs. Ces yeux sont deux fontaines qui lui maculent le visage.
— Francine ? Mais qu’est-ce qui t’arrive ? Que fais-tu ici à une heure pareille ? Entre ne reste pas dans le corridor. Allez vient !
Elle renifle un grand coup, se remet à pleurer et entre chez moi.
— Je les ai surpris ! Ils s’étaient endormis. Dans notre lit… tu te rends compte ? Sous mon propre toit, dans ma maison.
— Attends ma belle ! Calme-toi et raconte-moi tout cela ! Tu veux…
— Oui ! Oui ! Je… les salauds… tu imagines ça ? Chez moi, chez nous… avec les enfants dans la maison…
— Tu veux boire quelque chose pour te remettre ? Après tu me diras…
— Je te dis que je les ai trouvés, endormis, à poils dans notre plumard ! Et dire que je la croyais... mon amie… dire que c’est moi qui l’invitais à venir plus souvent chez nous ! Je suis partie pour ne pas lui arracher les yeux ! Oh ! Claude… oui, donne-moi un alcool fort, le plus fort que tu as !
— Je n’ai rien de plus costaud que du cognac. Ça ira ?
— Oui donne ! Je suis écœurée.
Elle s’assoit sur le canapé et prend son visage entre ses mains. Elle sanglote à nouveau doucement et je vois sa poitrine qui avance et recule au rythme de ses pleurs. Je me dis qu’il faut être bête pour baiser et s’endormir ensuite. Pas étonnant que Mélanie ne soit pas rentrée à son bureau avant que nous le quittions. Le verre à peine servi qu’il est englouti par la femme qui rumine sur mon sofa.
— Elle n’avait même pas pris la peine de remettre sa culotte ! Tu vois le tableau, je suis arrivée et je les ai découverts dans la chambre à coucher. Elle a fait un bond en me voyant. Elle ne savait plus quoi faire ni quoi dire.
— Tu… tu n’as pas fait de conneries au moins ?
— Je lui ai balancé ses nippes dans la tronche, je l’ai traitée de pute, de pouffiasse, de tous les noms d’oiseaux… le pire c’est que c’était moi qui me sentais encore coupable.
— Et Gino ? Il n’a rien…
— Non il a fermé sa gueule ce salaud… quand je pense que c’est moi qui ramène le fric à la baraque, que je m’occupe des gamins… ça va changer à partir de maintenant ! Ils vont payer ces deux pourris.
— Et Mélanie elle n’a pas moufté non plus ?
— Mélanie ? Mais elle ne sait rien elle et je ne veux surtout pas la mêler à cela…
— oooOOooo —
Merde ! Je crois que j’ai fait un impair. Alors avec qui a-t-elle trouvé son Gino si ce n’est pas notre boss ? Encore une chance que dans son énervement, elle se soit méprise sur ma question. Sinon j’allais mettre notre patronne dans un joli bourbier. J’ai du mal de suivre là d’un seul coup. Un drôle de zig ce Gino ! Il se farcit tout ce qui bouge si je comprends bien… et Mélanie dans tout cela est-elle aussi juste un nom sur une liste ? En tous cas Francine a sifflé le verre de Cognac cul sec et elle s’empare de la bouteille sur la table. Sans rien demander, elle s’est resservi une large rasade qu’elle s’enfile à nouveau d’un trait.
— Le salaud ! Je n’en veux même pas à la pétasse avec qui il a baisé… non c’est lui le responsable. Je suis partie et il va se débrouiller avec les gamins ! Pour les faire, il était bien là, alors il va aussi devoir assumer leur entretien. Je ne veux plus qu’il me touche ce… non ! Plus jamais. Demain je demande le divorce.
Elle se remet un autre verre et la bouteille voltige dangereusement entre ses mains. Je la sens énervée au possible, mais on le serait à moins. Je n’ose même plus poser de questions, je me borne à récupérer mon flacon d’alcool avant qu’elle ne casse quelque chose. Du reste les coups sifflés commencent à faire effet. Sa voix est pâteuse, cependant elle reste parfaitement cohérente dans on idée fixe.
— Je vais me saouler… je vais picoler… pour oublier ce con qui ne m’a jamais aimé… il ne voulait que mon cul et comme il a été assez crétin pour me mettre en cloque, il n’a pas pu se barrer… connard de rital… merde ! Et nos gosses ? Qu’est-ce qu’ils vont devenir ? Finalement il ne voulait que mon fric ! Ça fait des mois qu’il me serine pour que je vende la maison, elle est trop grande qu’il dit, tu parles, oui ! Ça lui permet de ne rien foutre et de s’envoyer en l’air quand moi je trime. Avec notre voisine, celle qui ne vient que deux fois par mois, non, mais ce n’est pas possible !
Les larmes un moment calmées sont de retour et je suis plantée au milieu de mon salon, comme un grand tournesol, à ne pas savoir quoi faire, quoi dire. C’est difficile de se situer dans cette tourmente, d’autant que Francine n’est pas si proche de moi que cela. Bon je décide que je vais la garder pour la nuit ! Avec ce qu’elle a avalé, prendre le volant serait criminel.
— Tu vas coucher ici cette nuit. Il fera jour demain et tu y verras sans doute plus clair. La nuit te portera peut-être conseil ! Réfléchis un peu ! Ne serait-ce que pour Alix et Milan !
— Non ! Je veux faire la fête toute la nuit. Je veux aller aussi trouver un mec, juste pour le faire cocu ce sale connard…
— Allons ! Calme-toi tu veux ! Tu ne peux pas conduire dans cet état. Et ce serait moi la responsable s’il t’arrivait quoique ce soit… alors pour ce genre de truc, j’ai déjà trop donné. Tu restes là ! Je te fais un café et tu te couches…
— T’es une vraie amie toi ! J’ai de la chance de vous avoir… toi et Mélanie… quand je vais lui raconter ça à Mélanie… je suis sûre qu’elle va être surprise.
Alors là, j’imagine que oui elle ne doit pas s’attendre à cela ! Dans ma tête je vois bien la tronche de la bavure… elle risque bien d’être dans le même état que ma pauvre Francine. À moins qu’elle n’ait aucun sentiment pour ce type… mais les regards et le baiser que j’ai surpris étaient assez explicites. Sûr qu’elle va grincer des dents aussi. Ouf ma collègue n’a pas trop rechigné pour passer la nuit à la maison. Elle somnole sur mon canapé. Je farfouille dans mon dressing, déniche une couverture et des draps et alors qu’elle vient de se lever pour aller aux toilettes, je lui prépare un lit de fortune. Un peu plus loin, les bruits que je perçois ne laissent planer aucun doute sur ce que fait Francine aux w.c.
Elle est toute pâle lorsqu’elle revient. Son teint couleur cire m’apporte la preuve que l’excès d’alcool est remonté d’une manière plutôt abrupte dans la cuvette du petit coin. Mais elle semble être mieux.
— Je… peux abuser… de ta bonté ? Je me sens sale, moche, je peux prendre une douche ?
— Évidemment ! Viens je vais te donner ce dont tu as besoin pour cela.
— Tu as fait un lit pour moi… mets-moi un mec dedans, c’est avec la boisson, tout ce dont j’ai besoin ce soir…
— Arrête de dire des âneries ! Viens par ici ! Ça va te faire du bien !
— Tu prends une douche avec moi ? Oh ! Oui une douche entre filles… hein tu veux bien…
Je ne réponds rien à ces élucubrations alcoolisées. Elle cherche les agrafes qui retiennent sa jupe, se bat avec celles-ci. Un instant je la regarde faire et me dis qu’elle va finir par tout arracher. Alors bonne comme tout, je tends les doigts, j’entrouvre le bouton-pression et descends la fermeture éclair. Sa jupe glisse le long de ses cuisses, s’étale au sol autour de ses chevilles. Puis je lui dégrafe son corsage. Elle est là, sur le carrelage, en slip et en soutien-gorge. Finalement d’un simple coup d’œil, je remarque qu’à part un tout petit peu de ventre, c’est une très belle femme. Et je songe que son idiot de mari n’est vraiment qu’un imbécile de la tromper de cette façon. Mais ce ne sont toujours pas mes histoires et allez savoir ce qui se passe derrière les murs de silence des gens…
Elle chancelle un peu, se rattrape à moi, se retenant au passage au peignoir que je porte pour seuls vêtements. Le nœud sommaire que j’ai serré sur le devant s’ouvre et mon corps apparaît à Francine, plus nu que le sien.
— Wouah ! T’es trop belle, Claude, et t’es une vraie brune…
Sous les effets pervers de la boisson, elle tend son index en direction de mon buisson sombre et complètement désinhibée, elle le pose littéralement sur ma touffe.
— Eh ! C’est bien taillé ça… regard… moi… c’est une vraie forêt vierge…
Et elle joint le geste à la parole. D’un seul coup, sans autre forme de procès, elle baisse sa culotte. Elle a des poils jusqu’à l’élastique de son slip et d’une longueur… épouvantable.
— Je… j’aimerais que tu me les tailles comme les tiens, ça le ferait peut-être revenir ce saligaud ! Oh dit ! Je prends ma douche et tu t’occupes de moi ? Ça fait si longtemps que personne ne s’occupe plus de mon corps…
— C’est bon, c’est bon prends ta douche ensuite on avisera…
— Merci ! Merci… tu es une amie, une vraie. Tiens… tu pourrais aussi me détacher mon soustingue ? J’ai les bras trop courts ce soir…
Elle rit, elle pleure, le tout se mélange. Bonne poire, j’ouvre la fixation du soutif et ses deux obus jaillissent sur sa poitrine, libérés de leur prison de dentelle ! Ils sont d’une telle beauté que j’en serais presque jalouse. Et ma collègue, sans aucune pudeur qui les malaxe, les étire, les flatte de la main. Elle est toujours sous l’influence des Cognacs ingurgités, c’est certain. Elle ne marche pas très droit pour faire les quatre pas qui la mènent sous le jet d’eau que j’ai quitté pour lui ouvrir ma porte. Mais c’est bizarre comme j’ai un creux au ventre, rien que d’avoir vu les gestes équivoques de Francine. Elle a réchauffé mon envie. Moi aussi, j’aimerais avoir… un mec dans mes draps tout à l’heure !
— oooOOooo —
Je suis sortie dès qu’elle est entrée sous l’eau. Je reste cependant attentive à tous les bruits qui me parviennent de ma salle de bain. Je ne voudrais pas la ramasser à la petite cuillère, elle est déjà suffisamment abimée par son mari. C’est vrai qu’il mériterait des beignes celui-là. Puis le chant de l’eau se tait et après un temps très long, je vois réapparaitre une autre Francine. Ses cheveux entourés d’une sorte de turban fait d’une serviette nouée sur l’arrière, enveloppée dans un drap de plage en éponge, qui lui couvre le corps de la tête aux pieds, elle semble plus… fraiche. Elle reste abattue tout de même, marchant la tête basse.
— Je dois te paraître bien godiche… mais je l’ai dans la peau ce type. Et cette saloperie a du mal de passer. Je ne sais vraiment pas ce que je vais faire demain…
— Dormons et demain sera un autre jour… Prends ton temps, pour réfléchir…
— Tu… ne veux pas ? J’aimerais vraiment que…
— Oui si tu as besoin de quoi que ce soit, alors demande…
— Tu pourrais… me faire belle, belle comme toi ?
— Comme moi, comment ça comme moi ?
— Oui… bien que bourrée, j’ai bien aperçu ta touffe… je ne saurai jamais me faire cela… tu ne voudrais pas…
— Ce n’est pas que je ne veuille pas… mais c’est bougrement… gênant !
— Je comprends… mais tu es mon amie et qui ira le raconter ? Hein ?
— Bon allez, c’est bien parce que tu es dans la mouise… couche-toi sur le canapé, allonge – toi, je vais chercher ce qu’il faut.
— Tu es super… j’ai de la chance d’être ton amie.
Je hausse les épaules et je me dirige vers l’armoire de toilette de la salle d’eau. Ciseaux, gel à raser et rasoirs jetables, plus une serviette et un gant de toilette préalablement imprégné d’eau tiède dans une petite bassine, me voilà parée pour… merde ce n’est pas possible que j’ai dit oui… et pourtant ! À mon retour, Francine a calé sa tête conte un coussin et le bas de son corps est dénudé jusqu’aux hanches. La forêt vierge est bien apparente, et les deux jolies jambes éloignées l’une de l’autre en facilitent l’accès. Je regarde ce spectacle fascinant pendant quelques secondes, hésitant encore à… et puis, après tout c’est elle qui est demandeuse, alors…
Armée des ciseaux, je défriche dans les grandes lignes ce nid de poils. D’abord, ça tombe comme à Gravelotte et puis plus je descends, plus je découvre sa fente. Ensuite ma main passe le gant humecté d’eau sur ce triangle déjà moins conséquent. La phase suivante s’avère plus délicate. Du bout des doigts, j’étale doucement en prenant soin de ne pas écarter les deux lèvres, deux ou trois noisettes de gel de rasage. Je frictionne en tournant sur toute la surface velue. Et la lame de mon rasoir commence à se frayer un chemin dans cette jungle luxuriante. D’abord, je trace une ligne à quelques centimètres de la naissance des lèvres. Le passage du rasoir laisse la peau lisse et sans trace blanche. Je rince fréquemment mon coupe-coupe dans la cuvette d’eau et lentement je glisse sur le côté de ce sexe visité.
Après dix minutes d’efforts, les contours bien nets de la moule de Francine sont bien visibles et la toison a repris un air de femme entretenue. Je passe à nouveau ma paume bien à plat sur ce parterre joyeux. Quelques retouches ici ou là et je repars plus bas, vers le début de la raie des fesses. Mon amie se laisse faire, mais elle gémit doucement et ses soupirs sont de plus en plus longs. Ce qui immanquablement réveille en moi des images érotiques et des envies qui sont trop réelles. J’élimine sans ménagement le long de ses cuisses les crins disgracieux, la rendant aussi douce que la peau d’un bébé. Sa tête sur le coussin oscille de gauche à droite et l’air qui passe entre ses dents sort en sifflant un peu.
Elle sent que je suis plus bas que le sexe et son seul mouvement c’est de lever les jambes. J’ai immédiatement une vue sur ce sillon qui lui remonte vers le bas du dos. Le gel de rasage se retrouve encore une fois étalé entre les deux fesses, et un de mes doigts enduit la vallée qui sépare les deux hémisphères. Elle se tortille franchement en ondulant du bassin, comme si elle appréciait cette friction, elle ne ferait pas mieux si je la caressais pour de bon. Une fois la crème uniformément répartie, j’écarte d’une main les fesses et mon glaive se met en devoir de parachever son travail. Il glisse, presque silencieusement sur les pores, incisant franchement tous les poils qu’il rencontre. Ils flottent désormais dans l’eau de mon récipient. C’est bien glabre que se retrouve le derrière de Francine et ma main qui passe sur son cul pour sentir si malencontreusement je n’aurais pas oublié un follicule, ma main ne rencontre aucune aspérité irritante.
— Ne bouge surtout pas, je reviens.
— Non ! Pas de danger, c’est trop bien, c’est trop bon…
Nouveau haussement d’épaules avant que je ne regagne le lavabo pour vider ma bassine et reprendre de l’eau tiède propre. Je reviens et le gant sur la main, je frotte sans violence cette motte que je viens de remettre au gout du jour. Je fais plusieurs passages, de manière à éliminer toutes traces blanchâtres laissées par le gel. Je termine par un séchage à l’aide d’une serviette douce. Francine n’a pas bougé, mais c’est maintenant sa main qui vient explorer l’endroit que je viens de rendre accueillant. Elle passe une première fois, puis une seconde, écarte sans ménagement les grandes lèvres, y laisse trainer son index bien humecté. Puis le jeu se prolonge sous mes yeux. Elle n’a pas rouvert les paupières et elle fait comme si je n’existais pas, se masturbant sans vergogne en ma présence.
Un instant désarçonnée par tant de légèreté, je suis scotchée par un spectacle qui loin de me dégouter aurait plutôt tendance à m’émoustiller. Elle ne cache même pas ses cris de bonheur, et je suis certaine qu’elle se fait du bien. Elle se tend sous la pression que ses phalanges exercent sur son clitoris. Je remarque même et c’est surtout parce que les poils sont rasés que celui-ci est sorti de son capuchon de chair et qu’il se lève à l’instar d’un micro pénis. Francine ne semble plus se soucier de moi, elle n’est plus dans mon monde, mais bien entrée dans un autre univers ! Elle libère sans aucun doute toutes ses tensions de la soirée par ce jeu de main époustouflant. Son ventre se creuse sous les caresses suavement distillées, par son index ou son majeur, quand ce n’est pas de temps en temps par les deux confondu.
Je sens monter en moi une chaleur qui m’entoure de partout et je suis à peu près sûre que mon visage rougit. Francine, elle persiste à se caresser et elle me donne envie… d’en faire autant. Je ne résiste que par pudeur, je sais c’est con d’avoir des principes, mais on ne revient pas sur une éducation plus que rigoureuse. Je ne peux cependant pas détacher mes yeux de ces mouvements que font les paluches de la belle. Elle ouvre tant sa foufoune que le rose de son intérieur est visible comme un nez au milieu d’un visage. Je me surprends à mouiller devant cette scène plus que torride et je sens littéralement couler, entre mes cuisses, cette cyprine que mon ventre distille malgré moi. La violence des spasmes qui secouent la belle sur le lit de fortune n’a d’égale que celle qui soudain me saisit de partout.
Elle et moi, nous jouissons à un mètre l’une de l’autre, sans que nous nous frôlions seulement d’un millimètre. C’est somptueux, magistral et je ne peux que me plier en deux en serrant l’une contre l’autre mes jambes. Je répète ce mouvement pour encore accentuer les sensations qui m’enivrent autant que les Cognacs ne l’ont fait pour Francine. Et nos soupirs, nos gémissements eux se mélangent dans mon salon, à tel point que nous ne savons plus qui de nous deux prend le plus son pied. Je ne suis plus qu’un immense tressaillement et elle se roule sur les draps frais et propres, maintenant sa main serrée entre ses deux jambes, elles aussi refermées. Quand elle ouvre les yeux, elle a comme un sourire et ne me quitte pas du regard.
— Toi aussi ? Tu as aussi joui aussi fort que moi ? J’ai entendu tes cris. Bon sang, comme ça fait du bien… Il y a si longtemps que personne ne m’avait embarqué aussi loin dans l’oubli. C’est ce qu’il me fallait… je suis vidée.
— Je n’ai pas pu me retenir non plus… mais je ne suis pas habituée à me montrer d’une manière aussi intime. Je ne sais pas ce qui m’a pris.
— Je crois… je pense que c’est contagieux, l’envie… merci en tous cas d’avoir fait de ma touffe un endroit agréable à regarder et doux au toucher… Merci, mille fois merci Claude !
— Tu veux un bon café avant de dormir ?
— Oh ! Oui si tu veux ! On peut encore veiller quelques minutes… demain arrivera toujours bien assez vite avec mes ennuis qui referont surface ! Je peux ouvrir un peu la fenêtre ?
— Oui ! Bien sûr, c’est vrai que le salon a des relents de…
— Une bonne odeur de cul c’est vrai…
Francine s’est relevée avec une souplesse qui me stupéfie. En deux bonds elle tourne l’espagnolette et l’air frais du soir entre pour chasser les effluves de nos bêtises. Elle se retourne vers moi et ses lèvres viennent effleurer ma joue. La bistouille qui claque sur ma peau résonne dans le salon. Ses bras m’entourent et elle m’attire contre elle dans un geste affectueux. Un second bisou m’atteint au coin des lèvres. Je détourne le visage sentant la trop proche présence de cette bouche gourmande. Mais mon amie ne l’entend pas de cette oreille. Elle réitère son mouvement et finalement parvient à ses fins. Sa bouche se pose comme une fleur sucrée sur la mienne. Sans que je puisse ou ne veuille faire un geste, sa langue s’introduit dans mon palais. Le baiser qui nous unit n’a rien de fraternel, il est tout ce qu’il y a de plus langoureux…
C’est idiot ! Mais je n’esquisse aucun mouvement pour sortir de ces bras de femme qui m’étreignent avec force et vigueur. Je ne fais que me laisser guider par des sentiments tellement contradictoires. Je ne veux pas me rabaisser au rang de Mélanie qui baise sans doute avec Gino, contribuant par là à pousser Francine dans mes bras. Ensuite je me dis que c’est elle qui provoque, il faut bien se donner raison d’être… déraisonnable. Et je me coule dans cette ambiguïté bienfaisante qui consiste à la laisser manœuvrer, pour me donner l’impression que c’est elle qui dirige les débats. Et je ferme les yeux, répondant à ses baisers qu’elle décline de plus en plus chaudement.
— oooOOooo —
À suivre…
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Docsevere
30 janvier 2016 à 22:59
Histoire toujours passionnante. L'épisode est bien amené. Je ne lis qu'un chapitre par jour, le temps de l'apprécier, le savourer;)
Soyez respectueux
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chatnoir81
26 janvier 2016 à 23:36
j'aime cette histoire, les épisodes se lisent d'un coup, j'espère que cela finira bien pour notre héroïne, je suis un peu leur bleue sur les bords... Merci
Soyez respectueux
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pierheim
26 janvier 2016 à 21:40
Franchement, cette histoire, avec ses rebondissements, est captivante et pourrait se lire d'un trait, le style et la finesse de l'écriture y contribuent beaucoup.

PM
Soyez respectueux
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Photo de profil de marcay86
marcay86
26 janvier 2016 à 12:35
bonjour
c'est ma 1ere reaction sur ce site
quel texte
votre histoire m'a vraiment interressé, j'attend la suite avec impatience
votre style, vos détails, vos descriptions
J'ADORE
merci madame
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
26 janvier 2016 à 10:01
En tous cas... merci !

Il est bien agréable parfois d'avoir un retour sur ce que l'on écrit ! Et vos avis me vont droit au cœur...

Bise

Charline
Soyez respectueux
Répondre
Lioubov
26 janvier 2016 à 09:48
Inutile de répéter à chaque parution d'un nouvel épisode combien j'apprécie !
Soyez respectueux
Répondre

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