Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Angel'seven. I. Angela. — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Angel'seven. I. Angela.
Chapitre 2
Elle se leva plus tard que d’habitude, profitant d’un sommeil récupérateur. Elle prit le petit déjeuner dans son salon qui était ensoleillé. Le beau présage d’une magnifique journée, se dit-elle.
« - Non mais tu as vu ces articles ?! » dit son mari, avec un air furieux, en lui apportant les journaux.
« Ils parlent d’une prestation « lamentable », « laborieuse » lors de ton discours d’hier. Et il y aussi Yürgen qui fait cette déclaration à la presse… »
« Ils parlent d’une prestation « lamentable », « laborieuse » lors de ton discours d’hier. Et il y aussi Yürgen qui fait cette déclaration à la presse… »
Elle fut abasourdie d’entendre les mots durs et offensants de ce type qui, hier, l’avait chaudement félicitée. Quels salauds ! Quels hypocrites ! Ils sont jaloux, ils veulent ma place, ils adhèrent à mes idées et maintenant ils veulent se les approprier ; ils vont dire que ce sont eux qui en sont à l’origine. Elle n’écoutait même plus son mari qui lui faisait la lecture.
« …il semble donc que Mme Angela X. ait été loin de remporter l’adhésion de ses amis du parti, ce tournant libéral ne semble pas de leur goût. »
Ça alors ! Ils retournent leur veste ! C’est incompréhensible.
Toute la journée, elle resta chez elle, abattue, presque prostrée. Son époux ne l’avait jamais vue ainsi. Il renonça à essayer de la réconforter et de la remotiver : se faisant rabrouer il abandonna et la laissa se murer dans son silence.
Sans se l’avouer, elle espérait un signe. La prédiction de l’homme en noir s’était réalisée. Et il avait dit « A demain ». Elle veilla longtemps dans la soirée, mais finit par aller se coucher. Elle prit un somnifère et s’endormit assommée.
Le lendemain matin, d’humeur maussade elle décida de ne pas rester dans sa maison. Elle déjeuna de bonne heure et partit faire un tour à pied jusqu’au centre-ville. Deux ou trois voisins la saluèrent poliment.
Elle s’arrêta à un kiosque et commença à feuilleter les journaux du jour, ainsi qu’un hebdomadaire politique.
Ses yeux s’arrêtèrent sur un titre : elle eut presque envie de pleurer. Un sondage fraîchement sorti donnait son parti en baisse de plus de 15 points en intention de vote ! Si les élections avaient lieu maintenant (elles devaient se tenir deux ans plus tard) ils n’avaient aucune chance de gouverner !
Comment, alors qu’il avait, il y a encore trois mois, le vent en poupe, pouvait-il prendre une pareille claque, comment un tel désamour pouvait être survenu d’un seul coup ?
Elle soupira. Ceci lui paraissait irréel, mais elle se résolvait à croire qu’il n’y avait qu’une seule explication possible.
Elle s’arrêta à un kiosque et commença à feuilleter les journaux du jour, ainsi qu’un hebdomadaire politique.
Ses yeux s’arrêtèrent sur un titre : elle eut presque envie de pleurer. Un sondage fraîchement sorti donnait son parti en baisse de plus de 15 points en intention de vote ! Si les élections avaient lieu maintenant (elles devaient se tenir deux ans plus tard) ils n’avaient aucune chance de gouverner !
Comment, alors qu’il avait, il y a encore trois mois, le vent en poupe, pouvait-il prendre une pareille claque, comment un tel désamour pouvait être survenu d’un seul coup ?
Elle soupira. Ceci lui paraissait irréel, mais elle se résolvait à croire qu’il n’y avait qu’une seule explication possible.
« - Alors, vous me croyez maintenant ? »
Elle ne fut même pas surprise. Il était apparu là, à côté du kiosque, et la regardait avec son sourire énigmatique.
« - Pourquoi ?! » dit-elle, en se rua sur lui. Ses nerfs lâchaient, de tant d’émotions subies et contenues pendant deux jours, et de toute la rage qui lui montait soudain au visage, elle le rouait de coups de ses petits poings comme on tambourine à une porte pour qu’elle s’ouvre.
Lui riait, semblant ne rien sentir, surtout que ses poings tendus n’atteignaient que ses épaules, tant il était grand par rapport à elle.
« - Et pourquoi vous n’étiez pas là hier soir…?! » continuait-elle, pleurant de rage.
« - Je ne tiens pas toujours mes promesses, vous savez… comme les hommes politiques d’ailleurs. Mais moi je n’ai aucun compte à rendre à personne. Il n’y a pas d’élections pour moi, et je ne suis pas élu.
— Pourquoi avez-vous fait ça ?! Parce que c’est vous, n’est-ce pas ?!
— Enfin, vous me croyez maintenant. C’est de votre faute si j’ai dû aller jusque-là. Vous ne vouliez pas croire en mon pouvoir. Il fallait que je frappe fort.
Vous comprenez maintenant que je peux défaire ce que j’ai fait, je peux agir sur un destin, dans un sens favorable, comme dans l’autre sens. »
Elle ne fut même pas surprise. Il était apparu là, à côté du kiosque, et la regardait avec son sourire énigmatique.
« - Pourquoi ?! » dit-elle, en se rua sur lui. Ses nerfs lâchaient, de tant d’émotions subies et contenues pendant deux jours, et de toute la rage qui lui montait soudain au visage, elle le rouait de coups de ses petits poings comme on tambourine à une porte pour qu’elle s’ouvre.
Lui riait, semblant ne rien sentir, surtout que ses poings tendus n’atteignaient que ses épaules, tant il était grand par rapport à elle.
« - Et pourquoi vous n’étiez pas là hier soir…?! » continuait-elle, pleurant de rage.
« - Je ne tiens pas toujours mes promesses, vous savez… comme les hommes politiques d’ailleurs. Mais moi je n’ai aucun compte à rendre à personne. Il n’y a pas d’élections pour moi, et je ne suis pas élu.
— Pourquoi avez-vous fait ça ?! Parce que c’est vous, n’est-ce pas ?!
— Enfin, vous me croyez maintenant. C’est de votre faute si j’ai dû aller jusque-là. Vous ne vouliez pas croire en mon pouvoir. Il fallait que je frappe fort.
Vous comprenez maintenant que je peux défaire ce que j’ai fait, je peux agir sur un destin, dans un sens favorable, comme dans l’autre sens. »
Elle ne répondit pas, et abattue, gardait la tête baissée.
« - Allez » dit-il en la prenant par les épaules, « allons faire un tour. Je veux vous montrer certaines choses »
Ils marchèrent ainsi dans la ville, encore peu animée au petit matin, dans ces quartiers résidentiels.
« - Que voulez-vous ? » dit-elle enfin.
« - Vous faire comprendre certaines évidences. La vie, dans ce bas monde, n’est pas aussi simple que vous la concevez. Elle ne se résume pas à une poignée de chiffres, des budgets, des indicateurs économiques…
— Mais avec de la volonté on peut arriver à faire de grandes choses. Nous avons réussi à sortir le pays d’une ornière, malgré ce que nous avons dû surmonter… ce qu’aucun pays occidental n’a eu à surmonter…
— Sans doute, je vous le concède. Mais il ne faut pas négliger le poids du destin, ainsi que des volontés qui vous dépassent, et que vous ne contrôlez pas.
Vous êtes croyante, n’est-ce pas ?
— Oui… je veux dire, oui bien-sûr.
— Alors venez, entrez…
— Mais c’est une église catholique. Je suis protestante !
— Oui, je le sais bien… C’est important justement pour mes explications. »
« - Vous faire comprendre certaines évidences. La vie, dans ce bas monde, n’est pas aussi simple que vous la concevez. Elle ne se résume pas à une poignée de chiffres, des budgets, des indicateurs économiques…
— Mais avec de la volonté on peut arriver à faire de grandes choses. Nous avons réussi à sortir le pays d’une ornière, malgré ce que nous avons dû surmonter… ce qu’aucun pays occidental n’a eu à surmonter…
— Sans doute, je vous le concède. Mais il ne faut pas négliger le poids du destin, ainsi que des volontés qui vous dépassent, et que vous ne contrôlez pas.
Vous êtes croyante, n’est-ce pas ?
— Oui… je veux dire, oui bien-sûr.
— Alors venez, entrez…
— Mais c’est une église catholique. Je suis protestante !
— Oui, je le sais bien… C’est important justement pour mes explications. »
Il la poussa dans l’église qui était déserte à cette heure-ci. La main sur son épaule il l’entraîna dans l’allée latérale, et lui montra les gravures représentant le chemin de croix.
« - Regardez comme le Christ a souffert, combien la route qui l’a amenée à la révélation fut tortueuse, pénible et semée d’embûches. Lui aussi a voulu convaincre, lui aussi s’est donné sans compter à des ingrats, lui aussi a douté, et ce jusqu’au moment ultime.
Et pourtant regardez l’un après l’autre ces tableaux : il est tombé trois fois, et trois fois il s’est relevé. Est-ce que vous pensez que se relever, à chaque fois, a été facile, avec sa croix sur le dos ? Imaginez quelle force morale il a dû trouver en lui pour reprendre son chemin et aller jusqu’au mont des Oliviers. »
Et pourtant regardez l’un après l’autre ces tableaux : il est tombé trois fois, et trois fois il s’est relevé. Est-ce que vous pensez que se relever, à chaque fois, a été facile, avec sa croix sur le dos ? Imaginez quelle force morale il a dû trouver en lui pour reprendre son chemin et aller jusqu’au mont des Oliviers. »
Angela regardait de ses yeux doux et clairs les quatorze tableaux. Elle les voyait d’un regard différent de celui qu’elle avait eu sur eux jusqu’à présent, et semblait comme apaisée, comme si toutes les violentes émotions qui l’avaient désagréablement secouée ces dernières quarante-huit heures lui semblaient soudain lointaines et dérisoires devant la passion du Christ qu’elle redécouvrait ce matin-là.
« - Vous avez raison » dit-elle soudain d’une voix douce et calme qui la sortit de son silence, « je me plains, et c’est presque indigne par rapport à ce qu’a souffert notre sauveur.
— En effet, vous le dites. Vous l’avez compris. Et pourtant vous n’êtes pas la fille de Dieu, ni le fils de l’homme. Qu’est votre destin en comparaison du Sien ?
— J’essaie pourtant, à mon échelle, de contribuer à faire le bien de l’homme… en tout cas de mes concitoyens, et des citoyens européen. Je sais que j’ai raison…
— Je sais que j’ai raison… » railla-t-il en l’imitant. « Qui êtes-vous donc pour savoir ce que tout le monde ignore ?! Lénine aussi prétendait savoir ce qui était bon pour les masses et au nom de quoi il instaura sa dictature du prolétariat. On sait ce qu’il advint ensuite…
— Mais je ne suis pas un dictateur… ! Nous suivons des règles démocratiques…
— Qu’importent les règles ! Et qu’importe votre façon d’agir. Ce qui me préoccupe moi, votre ange gardien, c’est ce qui vous anime, c’est le sentiment qui vous habite, votre présomption, votre suffisance, votre prétention à savoir… !
— Mais…
— Vous avez besoin d’une leçon, une leçon d’humilité, pour que vous ravaliez votre fierté. Vous savez quoi ? Si vous étiez catholique vous auriez pu entrer dans ce confessionnal et confesser ce pêché ; ça vous aurait fait du bien. Sur quoi le prêtre vous aurez donné son pardon, son absolution, et vous seriez partie allégée d’un fardeau…
— C’est contraire à mes convictions ! » s’insurgea-t-elle. « C’est parfaitement hypocrite ! Alors quoi, on confesse sa faute, puis on repart guilleret recommencer ? Seul Dieu nous jugera lors du jugement dernier et décidera ou non de nous pardonner !
— Ça n’est pas une raison pour se soustraire à sa faute, à sa culpabilité, au regard de celui qui vous juge.
Venez avec moi, je vais vous donner une chance de vous racheter. »
— En effet, vous le dites. Vous l’avez compris. Et pourtant vous n’êtes pas la fille de Dieu, ni le fils de l’homme. Qu’est votre destin en comparaison du Sien ?
— J’essaie pourtant, à mon échelle, de contribuer à faire le bien de l’homme… en tout cas de mes concitoyens, et des citoyens européen. Je sais que j’ai raison…
— Je sais que j’ai raison… » railla-t-il en l’imitant. « Qui êtes-vous donc pour savoir ce que tout le monde ignore ?! Lénine aussi prétendait savoir ce qui était bon pour les masses et au nom de quoi il instaura sa dictature du prolétariat. On sait ce qu’il advint ensuite…
— Mais je ne suis pas un dictateur… ! Nous suivons des règles démocratiques…
— Qu’importent les règles ! Et qu’importe votre façon d’agir. Ce qui me préoccupe moi, votre ange gardien, c’est ce qui vous anime, c’est le sentiment qui vous habite, votre présomption, votre suffisance, votre prétention à savoir… !
— Mais…
— Vous avez besoin d’une leçon, une leçon d’humilité, pour que vous ravaliez votre fierté. Vous savez quoi ? Si vous étiez catholique vous auriez pu entrer dans ce confessionnal et confesser ce pêché ; ça vous aurait fait du bien. Sur quoi le prêtre vous aurez donné son pardon, son absolution, et vous seriez partie allégée d’un fardeau…
— C’est contraire à mes convictions ! » s’insurgea-t-elle. « C’est parfaitement hypocrite ! Alors quoi, on confesse sa faute, puis on repart guilleret recommencer ? Seul Dieu nous jugera lors du jugement dernier et décidera ou non de nous pardonner !
— Ça n’est pas une raison pour se soustraire à sa faute, à sa culpabilité, au regard de celui qui vous juge.
Venez avec moi, je vais vous donner une chance de vous racheter. »
Là-dessus, posant sa main sur son épaule, il la poussa lentement mais fermement vers une porte de bois sombre qui se dessinait sur le mur clair du fond de l’église.
La porte s’ouvrit. Derrière se trouvait un escalier qu’ils descendirent. L’endroit était froid et sinistre, les murs étaient d’une pierre noire, qu’on aurait dit volcanique, charbonneuse.
La porte s’ouvrit. Derrière se trouvait un escalier qu’ils descendirent. L’endroit était froid et sinistre, les murs étaient d’une pierre noire, qu’on aurait dit volcanique, charbonneuse.
Ils se retrouvèrent dans ce qui semblait être un ensemble de caves avec des clés de voûte, des piliers massifs, le sol était de terre battue, mais plat et dur. Une lumière blême laissait tout juste entrevoir les murs, les piliers, mais ne permettait pas de d’appréhender les angles de la pièce.
Soudain il lui tendit un vêtement de tissu épais et marron, de facture grossière. Il lui intima :
« - Enlevez tous vos vêtements et mettez cette robe de bure ! »
Le ton avait changé, la voix grave et profonde, autoritaire, n’autorisait aucune objection.
Soumise, glacée, comme mue par un envoûtement religieux et un besoin impérieux d’obéir, elle retira tous ses vêtements, l’esprit comme vidé, comme une automate.
Elle ne ressentait aucune pudeur, comme si c’était à son créateur qu'elle obéissait, un être devin et non fait de la chair d’un homme, un être qui ne pouvait avoir aucun regard pour son corps de femme.
Une fois revêtue de sa robe de bure il l’entraîna vers le mur opposé. Deux courtes chaînes pendaient. Il lui leva les bras l’un après l’autre et referma un anneau d’acier sur chacun de ses poignets.
Elle était désormais face contre le mur, tout contre - sentant la paroi contre sa poitrine, bras tendus au maximum, ses pieds nus à plat sur le sol froid.
Le ton avait changé, la voix grave et profonde, autoritaire, n’autorisait aucune objection.
Soumise, glacée, comme mue par un envoûtement religieux et un besoin impérieux d’obéir, elle retira tous ses vêtements, l’esprit comme vidé, comme une automate.
Elle ne ressentait aucune pudeur, comme si c’était à son créateur qu'elle obéissait, un être devin et non fait de la chair d’un homme, un être qui ne pouvait avoir aucun regard pour son corps de femme.
Une fois revêtue de sa robe de bure il l’entraîna vers le mur opposé. Deux courtes chaînes pendaient. Il lui leva les bras l’un après l’autre et referma un anneau d’acier sur chacun de ses poignets.
Elle était désormais face contre le mur, tout contre - sentant la paroi contre sa poitrine, bras tendus au maximum, ses pieds nus à plat sur le sol froid.
Elle ne posa aucune question. Quand elle le sentit derrière lui, et que sa robe de mur remontait jusqu’à ses reins, elle l’entendit dire :
« - Vous allez faire pénitence. »
« - Vous allez faire pénitence. »
Elle ne protesta pas plus quand, les fesses à l’air sous ses yeux, elle sentit qu’il lui dénouait la ceinture de corde et la renouait par-dessus le vêtement sur sa taille pour qu’il ne retombe pas.
Sa voix de plus en plus caverneuse et sévère prononça :
« - Vous allez avoir la chance d’expier en partie vos péchés ! »
Sa voix de plus en plus caverneuse et sévère prononça :
« - Vous allez avoir la chance d’expier en partie vos péchés ! »
Elle sentit deux grandes mains glacées se poser de chaque côté de ses fesses massives, comme pour prendre la mesure de son fessier. Elle les sentit également descendre sur l’arrière de ses cuisses rebondies, les palper d’un air satisfait.
Elle le sentit respirer derrière elle, un souffle curieusement froid et fétide. Puis tout en ressentant toujours sa présence, elle comprit qu’il était à deux pas derrière lui.
Un claquement violent et sec emplit la salle lugubre, accompagné d’une effroyable brûlure sur son postérieur. Elle hurla.
Un second s’abattit, accompagné d’une douleur encore plus intense. Nouveau hurlement.
A un rythme régulier comme un métronome la large strappe de cuir s’abattit sur sa chair, en lignes parallèles, parties du bas des reins, puis descendant, zébrant sa peau, atteignant la courbe inférieure des fesses, puis attaquant les cuisses à la peau douce, et descendit jusqu’au bas des mollets.
Un second s’abattit, accompagné d’une douleur encore plus intense. Nouveau hurlement.
A un rythme régulier comme un métronome la large strappe de cuir s’abattit sur sa chair, en lignes parallèles, parties du bas des reins, puis descendant, zébrant sa peau, atteignant la courbe inférieure des fesses, puis attaquant les cuisses à la peau douce, et descendit jusqu’au bas des mollets.
Angela criait et sanglotait, tout en sentait à travers ses pleurs une délivrance, une émotion faite de bonheur, de soulagement, une sensation intense de purification, de plaisir, et elle revoyait dans sa tête l’image des anges en extase. A chaque secousse réflexe de son corps, projeté en avant sous la morsure du cuir, elle sentait le frottement douloureux du tissu rêche et grossier sur la peau fine de ses seins et de son ventre.
Longtemps après que les coups eurent fini de pleuvoir sur sa chair, elle resta secouée de spasmes, de pleurs convulsifs, comme si toute la tension emmagasinée depuis des mois se relâchait en une conclusion heureuse, comme si elle était arrivée au bout de quelque chose.
Elle trouva naturel que ses poignets furent libérés, et comme apaisée, elle ôta la robe de bure et remit ses vêtements. La lumière qui était devenue plus intense la guida vers l’escalier, la sortie.
Elle se rendit à peine compte qu’elle marchait déjà dans la rue. La cuisson de ses jambes, de ses cuisses et de ses fesses s’irradiait en elle, bienheureuse brûlure, à chacun de ses pas.
Elle se rendit à peine compte qu’elle marchait déjà dans la rue. La cuisson de ses jambes, de ses cuisses et de ses fesses s’irradiait en elle, bienheureuse brûlure, à chacun de ses pas.
Elle s’arrêta dans un bistrot, et but un café pour retrouver ses esprits. La peau en feu de ses reins, de ses fesses, de l’arrière de ses cuisses et de ses jambes lui faisait prendre conscience de la réalité de ce qu’elle venait de vivre.
Avant de partir, elle se rendit aux toilettes. Rapidement, furtivement, mue par la curiosité, devant les lavabos elle baissa prestement son pantalon et son slip jusqu’à ses chevilles et se contorsionna pour apercevoir ses stigmates.
Elle ne fut pas déçue : malgré le peu qu’elle pouvait voir dans la glace, des larges zébrures rouge sombre et même un peu bleues par endroits la marquaient intégralement du haut des fesses aux bas des mollets.
Elle frissonna.
Elle ne fut pas déçue : malgré le peu qu’elle pouvait voir dans la glace, des larges zébrures rouge sombre et même un peu bleues par endroits la marquaient intégralement du haut des fesses aux bas des mollets.
Elle frissonna.
Elle se hâta de rentrer chez elle, pressa le pas.
Une fois à la maison elle fut prise d’une grande lassitude, d’une fatigue qui lui tombait rapidement dessus. Elle prétexta une énorme migraine et alla se coucher. Elle s’endormit presque aussitôt et dormit jusqu’au lendemain matin, presque vingt-quatre heures d’affilée !
Une fois à la maison elle fut prise d’une grande lassitude, d’une fatigue qui lui tombait rapidement dessus. Elle prétexta une énorme migraine et alla se coucher. Elle s’endormit presque aussitôt et dormit jusqu’au lendemain matin, presque vingt-quatre heures d’affilée !
(A suivre...)
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