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✦ Phoroeckx Xanths XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Xanths — Chapitre 6

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Phoroeckx
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Xanths

Chapitre 6

Septima
Pourquoi est-ce que Romane veut tout le temps lire ce que j'écris ? De quel droit elle pourrait en disposer ? Elle dit vouloir vérifier l'orthographe ou l'ordonnance des temps (ou quelque chose comme ça…). Mais peu m'importe, je veux juste que l'on me fiche la paix.
Deux mois se sont écoulés après cette fameuse nuit. Je crois que même sans le sort de souvenir je pourrais être capable de tout détailler. Nous avons d'abord passé près de deux semaines à creuser la roche de la montagne. Elle était située à l'est de l'endroit où l'on s'était reposé, à plusieurs jours de marche. L'endroit était stratégique, et j'avoue regretter cette époque, où tout était plus simple : la montagne surplombait largement toutes les autres aux alentours : à son sommet, il était possible de regarder dans toutes les directions. Au nord, on y trouvait un ruisseau en contrebas, qui formait un petit lac ; au sud, la forêt s'étendait à perte de vue. Nous l'avons creusé à main nue, avec les sorts de puissance, et ça nous a pris moins longtemps que lorsque j'ai creusé ma propre cachette.
Le faune a géré toute la structure de l'endroit : il nous a guidés pour préparer une grande salle centrale, et deux plus petites, où nous pourrions dormir. Il a surtout fait attention à ce que la structure ne s'effondre pas et a préparé les entrées et sorties. Le résultat n'a pas été trop raté : on pouvait sortir par le haut de la falaise, par la forêt ou par une petite grotte à côté du lac, à moitié cachée par un chêne. L'ogre bleu nous a aidées.
Je dois avouer… Ces deux mois ont été les plus sympathiques que j'ai passés sur Xanths. Non. En fait ces deux mois ont été les plus sympathiques de toute ma vie, et de très loin. Une fois la cachette terminée, Nous avons creusé une quatrième salle, où nous avons commencé à entasser toutes les plantes et tous les sorts que l'on a trouvés. Tous les matins nous partions en expédition, souvent avec l'ogre bleu, parfois qu'avec Romane, et nous ramassions tout ce qu'on pouvait trouver sur notre chemin : les premiers jours, nous avons ramené des dizaines de petites plantes différentes pour connaître leurs effets. Le faune nous a renseignées : la plupart d'entre elles ne nécessitaient même pas notre ventre pour se reproduire, mais c'était le cas de quelques-unes d'entre elle, et on a commencé à les élever.
L'après-midi, nous avions pour habitude de partir chasser. Evidemment l'ogre bleu nous interdisait de tuer les lapins, étant donné qu'ils ne peuvent pas se reproduire sans un corps féminin : nous nous sommes donc rabattus sur les oiseaux et d'autres espèces indépendantes, notamment des ragondins. Je ne sais pas en quoi ça a gêné Romane, nos sexes étant souvent la cible de ces pervers. Pour la première fois depuis longtemps, nous mangions à notre faim, alternant viande et racine de Pouces. Souvent, lorsque l'ogre bleu partait à la chasse, nous en profitions pour nous baigner : Romane m'apprenait à nager, moi je lui apprenais à coudre où à fabriquer du cuir, même si l'on a rapidement pu se passer de cela avec la Marre. Après je lui ai appris à se battre. Un jour on avait construit un trou tout en haut de la falaise, assez grand pour qu'un sort de mirage nous protège. Quand on en disposait d'un de trop, on l'utilisait pour cacher le trou, et on passait la nuit à se raconter nos souvenirs de l'Ancien Monde, près du feu. C'était bien.
Mais évidemment il a fallu commencer à chercher d'autres femmes. Romane a eu un plan pour ça. Si elle m'avait écouté, on aurait pu rester tel quel pendant très longtemps, vivant notre vie sans s'occuper de quoi que ce soit. Vivant une belle vie. Mais encore une fois, il a fallu qu'elle gâche tout.
***
***
Romane (x)
Un mois et demi plus tard, nous possédions les bases de survie à Xanths qui nous servent encore aujourd'hui. Trois plantes sont absolument nécessaires. D'abord, la Pouce. C'est la plante que j'avais utilisé lorsque Zvolk était parti chasser : sa graine devient racine, et elle est comestible. Au bout d'un mois, Septima et moi parvenions à la garder en gestation pendant toute une journée : après une demi-heure, elle cesse de grossir, et reprend sa croissance au bout d'un certain nombre d'heures. Evidemment, si on ne l'expulse pas, on meurt, mais cela nous permettait de transporter la graine sur de longues distances ; et d'avoir à manger.
Ensuite, la Liane : lorsque qu'un sexe de femme passe à proximité, elle s'enroule autour d'une cuisse et place son extrémité dans la fleur de la captive. La graine doit immédiatement être plantée quelques secondes après l'insémination : elle va mettre très peu de temps à pousser, et il est possible de la couper ; elle devient alors presque indestructible, mais toujours très souple. C'est pourquoi elle est très pratique : elle permet de construire des armes et d'assembler des armures, ou de fabriquer des pièges. De plus, il est possible de gérer la période de gestation, entre quelques secondes et une minute, pour rendre la liane plus ou moins épaisse. Le problème de ces plantes-ci, c'est qu'elles sont généralement groupées, c'est pourquoi il est assez difficile d'en réchapper si l'on tombe dedans.
La plus pratique, si l'on omet la Pouce, c'est la Marre. Il s'agit d'une flaque liquide qu'il est possible de trouver entre deux racines d'un arbre par exemple, ou entre deux rochers, assez rare. Ce n'est pas vraiment une plante, mais si une femme la touche, elle peut difficilement s'en échapper, et reste collée. Si l'on s'assoit dessus, la flaque pénètre le sexe féminin, parfois l'anus. C'est en fait la seule espèce qui ne nous soit pas mortelle si l'on s'en échappe : elle grossit et finit par couler simplement une fois la période de gestation achevée. Dans la terre, elle s'élargie jusqu'à une certaine taille, maximale. Elle est pratique car l'on peut la découper à volonté, elle finira toujours par retrouver sa taille au bout d'un certain temps : si on la coupe en deux, elle se reforme à partir des deux bouts, formants deux êtres. En la faisant chauffer, on obtient un cuir très résistant, qui nous a rapidement fournie des armures.
Vient maintenant la partie la moins amusante : tous ces végétaux émettent un signal capté par la garde si elles parviennent à engrosser une femme, ce qui les attire ; c'est de cette manière que la garde m'avait localisé lorsque Zvolk était parti chasser. Cependant, il est possible d'annuler cette compétence en urinant sur la plante : elle jaunit, et perd sa capacité. Toutefois, elle peut la retrouver si une femme se donne du plaisir au-dessus, l'arrosant par sa mouille : erreur que j'ai commise, et qui m'a valu l'arrivée de la garde. C'était globalement tout ce que l'on savait à ce moment-là. Ça, et comment utiliser les sorts.
Je ne sais pas si quelqu'un lira ceci un jour. Il ne vaudrait mieux pas, mais si un jour vous êtes capturé par Nathanaël, et que vous êtes parvenu, d'une manière ou d'une autre, à lire ce message : n'oubliez pas que ce savoir est une arme. Dans Xanths, il n'y a aucune honte à se servir des plantes et de l'environnement pour survivre, quelle que soit la manière dont on les utilise, ou dont on doit les utiliser. J'ai vu Xanthos, j'ai vu ce qu'on fait aux femmes qui s'y trouvent. C'est sûrement la meilleure chose qui puisse leur arriver. Et la pire en même temps. Non, je dois garder l'esprit clair : c'est la pire chose qui puisse vous arriver sur Xanths. La pire. Et aujourd'hui, j'ai encore assisté au pire. Au début, je trouvais cela horrible… Je veux dire, de prendre plaisir avec des plantes : la manière de les utiliser. Mais au final, non seulement elles sont diablement utiles, nous offrant nourritures et moyen de survie, mais en plus elles permettent de décompresser. Pour quelques minutes, elles permettent de prendre beaucoup de plaisir, et donc d'éviter le pire en succombant aux avances de quelque chose de plus dangereux.
Rappelez-vous : sur Xanths, un peu de plaisir coupable vaut bien mieux que beaucoup de plaisir dangereux, car il se pourrait que celui-ci ne soit pas le dernier.
***
Mince, avec cette histoire j'ai complètement oublié à quel endroit je m'étais arrêté. Ah oui ! Cette période relativement tranquille nous avait permis de nous familiariser avec l'environnement de Xanths : nous avions pris l'habitude d'utiliser des sorts, et de manier les plantes qui nous entouraient. Bien sûr, les trois plantes citées ci-dessus ne sont pas les seules que nous utilisions, mais ce sont les plus indispensables.
Dans un second temps, nous nous sommes entraînées : Septima avait l'habitude d'assister à des combats de gladiateurs, mais malgré tout le bien qu'elle pouvait penser de ces aptitudes au combat, elle n'était pas beaucoup plus douée que moi. Par contre, elle était bien plus hargneuse, et c'est souvent ce qui lui faisait remporter la victoire. L'objectif était d'être en mesure de se défendre en rencontrant un humanoïde plus imposant : on chassait pendant plusieurs jours, pour construire des réserves, puis on se battait après avoir utilisé des sorts de protection pour éviter de se blesser. Nous n'étions pas très fortes, et les progrès réalisés n'étaient certainement pas à la mesure de nos attentes.
Je n'ai jamais perdu espoir de rentrer dans l'Ancien Monde, mais j'avoue l'avoir souvent laissé de côté face à la vie quotidienne que nous étions parvenu à installer. Un jour j'ai réalisé que ce train de vie ne nous mènerait à rien, mis à part augmenter nos compétences. C'est pourquoi j'ai élaboré un plan.
Nous étions parvenus à construire une table en bois au milieu de la pièce centrale. En creusant de petits trous dans la roche et en utilisant un sort de lumière, il était possible d'y voir comme en plein jour lorsque le soleil était levé, et comme lors d'une nuit de pleine lune lorsqu'il était couché. L'avantage de ce sort, c'est qu'il est en mesure de durer plus d'une semaine sans se détruire, ce qui nous laissait assez de temps, généralement, pour en trouver un autre du même type. Bref, un jour que nous mangions autour de cette table, sûrement réduite à néant aujourd'hui, j'ai mis fin à cette parenthèse de notre aventure.
— Heichkâ, dis-moi : comment est organisé la garde ?
- …
— Tu ne réponds pas ?
La situation m'étonna d'autant plus que ce faune nous cassait tous les jours les pieds à parler pendant des heures.
— Je n'en ai pas envie, vous êtes toujours en train de m'envoyer paître, je ne voie pas quelles pourraient être les raisons qui me guideraient à vous répondre lorsque vous avez besoin de moi. Oh ! Et puis ce n'est pas la peine de rire, je suis déjà bien gentil de vous gratifier de ma présence sans avoir déjà mille fois prévenu la garde. A cette heure-ci vous devriez déjà vous trouver à Xanthos.
Un silence plana quelques secondes autour de la table. Zvolk et moi nous échangeâmes un regard, légèrement amusé. Septima, comme à son habitude, réagit au quart de tour : elle attrapa le faune par une oreille et le souleva presque de son banc. J'ai essayé de calmer le jeu :
— Septima, s'il te plait. Repose-le.
— D'accord, d'accord, d'accord… Je vais parler, je vais parler. Aie ! Quelle sauvage ! Oui, oui c'est bon ! Bon, la garde, oui. Vous les avez déjà rencontré il me semble : elle est peuplée d'ogre placé directement au service de… placé directement au service de Nathanaël. Une patrouille est généralement composée de deux individus, la plupart du temps un expérimenté et…
— Non, ce que je te demande c'est de me détailler la manière dont ils interviennent. Je veux dire, Xanths est gigantesques, comment font-ils pour savoir où et quand intervenir, comment ils peuvent nous repérer ?
Le faune prit un moment pour réfléchir, et ramasser les informations.
— Je voie. En fait, les gardes sont prévenus à l'avance de l'endroit où une femme va être téléportée sur le continent. Mais l'information est, la plupart du temps, très vague : comme tu l'as dit, le continent est très grand, et il est impossible pour… pour Nathanaël d'être précis quant à l'endroit où la jeune femme va atterrir. Une fois sur place, ils exécutent des rondes dans le secteur pendant une petite semaine, et si personne n'est parvenu à capturer la jeune femme, ils retournent à Xanthos. Evidemment, le voyage prend un certain temps, et le planning est géré de telle sorte que chaque région connaisse un apport constant de jeunes femmes.
Ce n'était toujours pas le type d'information que je cherchais, mais au moins j'en apprenais plus.
— Très bien, mais alors pourquoi ne pas laisser les gardes sur place : ils seraient plus efficaces en connaissant parfaitement les lieux.
— Mais ma chère, c'est pour éviter que les jeunes femmes ne soient trouvées avant de s'être accouplées. Lorsque c'est le cas elles sont localisées directement, et les gardes utilisent un liquide spécial, présent uniquement à Xanthos, qui permet à la jeune femme d'accoucher. Ils plantent la graine, ou confient l'enfant à ses parents, et repartent.
C'est ce que je cherchais.
— Voilà où je voulais en venir : mettons que demain je tombe sur un gobelin, et qu'il m'engrosse. Comment la patrouille fait pour me localiser ?
— Eh bien l'individu émet un signal, chaque espèce dispose du sien, il te paralyse pour éviter que ta grossesse ne te soit fatale, et la garde te récupère.
— Oui, j'avais compris. Mais par quel moyen la garde localise le signal du gobelin ?
— Je voie. La garde dispose de ce que mon père appelait un miroir. C'est un instrument de poche, qui indique la direction depuis laquelle provient le signal. Bien sûr, il a une portée limité, seul la super-garde en possède avec de plus grandes capacités. L'instrument indique également quel type de signal est émis, végétal, animal ou autre.
Evidemment, Septima nous interrompit :
— La super-garde ?
— Oui, ma chère, celle-ci est peuplée d'orcs, et non d'ogres. Ils sont encore plus imposants et… Euh, en réalité je sais très peu de chose sur eux.
Zvolk eu un mouvement de tête, et après un léger silence, il ajouta :
— Je te préviens, quoique t'aies prévu, on peut pas intervenir. Si Nathanaël apprend qu'on est de votre côté, il viendra nous chercher.
— Ne t'inquiète pas, avec Septima on va s'en sortir. Donc comment je fais, si veux attirer la garde ? Pas la super-garde, la garde suffira.
— Pourquoi est-ce que tu veux faire ça ? demanda Septima.
C'était pile le moment d'expliquer mon plan ; j'en trépignais d'impatience :
— Je veux leur piquer leur dispositif. Comme ça, si une autre femme est téléportée dans les environs, on aura une chance de lui venir en aide avant que la garde ne lui tombe dessus. A quatre nous sommes forts, mais pas assez pour nous opposer au continent tout entier. Si l'on veut retrouver Nathanaël, et lui faire payer, on va avoir besoin de beaucoup plus de monde.
Septima et moi nous regardâmes dans les yeux : j'ai su directement que l'idée lui plaisait. Elle a souri de toutes ses dents : elle en voulait sûrement autant que moi.
— On va les faire payer, fit-elle.
— Exactement. Heichkâ, comment est-ce qu'on attire la garde ?
— Et bien il me semble qu'il vous suffit de jouer le jeu, et de faire semblant de vous être fait avoir. Par une plante par exemple, cela me semble être l'option la moins dangereuse. Elle va émettre le signal et la garde devrait rappliquer, au bout d'un certain temps.
Septima partit chercher son sac de sort. Nous étions en fin de matinée : il nous serait donc possible de mettre notre plan à exécution dès le début de l'après-midi.
— Mais je ne veux pas attirer la super-garde, juste la garde standard. Tu ne m'as pas dit que leur radar était moins efficace ? Comment savoir lesquels seront attirés ?
— Euh… C'est-à-dire que je n'ai jamais assisté à une intervention de la super-garde. J'imagine que par un moyen ou par un autre, elle doit prévenir une patrouille située non loin, et lui indique par où chercher.
Le plan était très simple : il nous suffisait de trouver un endroit stratégique, de repérer un végétal capable d'émettre un signal, et de laisser l'une d'entre nous se donner du plaisir dessus. La patrouille rappliquerait, et baisserait sa garde lorsqu'elle tomberait sur la première fille ; la deuxième en profiterai pour les assommer, et prendre leur dispositif, et on disparaîtrait pendant quelques jours, le temps que la patrouille s'en aille. Septima et moi nous étions préparées : on avait enfilé nos armures en cuir, recouvrant notre tronc, nos épaules, et nos genoux ; Nous avions préparé nos armes : deux sacs remplis de sorts et deux couteaux chacune. Ensuite, on s'était enfoncé loin dans la forêt. Etant très dense, il était possible de se déplacer d'arbre en arbre sans toucher le sol, permettant d'échapper aux prédateurs potentiels qui circuleraient par terre. 
Nous avions marché près de douze heures : la lune permettait d'éclairer un peu notre route, malgré l'ombre des cimes. En escaladant un grand chêne, on pouvait observer la falaise, presque à l'horizon : la distance était suffisante. Il était temps de mettre le plan à exécution. Nous utilisâmes un sort de réveil, pour nous remettre en forme, et nous nous séparâmes quelques minutes pour explorer notre nouvel environnement.
— T'as repéré une créature, quelque chose ? demandai-je.
— Juste derrière un autre chêne, un peu plus au sud, j'ai trouvé une Marre. Au moins tu ne risqueras pas de te faire éventrer dans le feu de l'action. C'est à deux pas d'une clairière.
— Attends, pourquoi ce devrait-être à moi de faire l'appât ? Tu ne me fais pas confiance ?
— Parce que j'ai plus d'expérience que toi, que je sais mieux me battre, et que venant de la part de quelqu'un qui fait confiance à l'ogre bleu et au faune qui a failli me faire tuer, je n'ai pas de leçon à recevoir.
Ce n'était pas le moment de s'énerver. J'ai fait un effort considérable pour ne pas me mettre en rogne. A l'avenir, il faudrait que je trouve un moyen de jouer la carte du hasard. Là, il était trop tard pour se poser la question.
— D'accord. Juste… Quand ils vont arriver… Laisse les faire. Je veux savoir quelle attitude ils adoptent, leurs manières d'agir. Qui sait, on pourra peut-être en apprendre plus sur eux. Donc tu les laisse faire jusqu'à ce qu'ils décident de me ramener à Xanthos, d'accord ? Là tu interviendras. Si pour une raison ou pour une autre, ils me prennent, attends qu'ils soient en moi pour intervenir : ça aura le mérite de les surprendre.
— Comme tu veux, compte sur moi.
Je suis descendue au niveau du sol ; Septima s'était rendue un peu plus loin, de manière à me surveiller tout en était cachée. La Marre est une espèce de flaque visqueuse, on dirait du pétrole ; dans la nuit, son aspect semblait encore plus menaçant. Ce qui est paradoxal alors qu'il s'agit sûrement d'une des entités les moins dangereuses du continent. J'ai placé mon doigt dessus : c'était gluant, et surtout très collant : je parvins avec difficulté à le retirer. Je déglutis, plaçai ma sacoche derrière l'une des racines, à portée de main, et soulevai mes peaux. Je sentis l'air frais de la nuit passer sur ma foufoune : je l'avais laissée repousser, malgré les protestations de Septima ; l'idée d'emmerder Nathanaël me réjouissait profondément, surtout concernant mon intimité. J'espérais juste que la garde trouverai un moyen de me retirer de la Marre sans l'arracher au passage. Je me cambrai, et m'assis dans un râle de plaisir : les Marres sont peu profondes, d'environ une vingtaine de centimètres ; mais leur aspect pâteux forme un siège des plus confortables. J'étais collée, enfoncée d'une petite dizaine de centimètre.
Une excroissance commença par se former en dessous de ma fleur, et j'eus à peine le temps de m'accrocher aux racines du chêne qu'elle s'enfonça dans mon intimité, m'arrachant un long soupir de plaisir. L'excroissance commença à me besogner, lentement : le plaisir montait à toute allure. Une seconde excroissance se forma sous mon petit trou, avant de l'élargir. Mes yeux roulèrent dans leurs orbites : je faisais le nécessaire pour éviter de crier trop fort, et donc d'attirer d'autres espèces, mais le plaisir était toujours aussi impressionnant. Même après l'ogre, la harpie, et les gobelins, même en sachant que j'avais déjà connue bien mieux en termes d'expérience sexuelles, je sentais doucement mais très sûrement l'orgasme approcher.
J'enlevai mes peaux, de peur qu'elles ne tombent sur la Marre ; de toute façon la garde aurait trouvé cela anormal. J'étais nue, complètement exposée au milieu de la forêt et montée par la nature. J'avais les jambes serrées, ce qui avait tendance à rapprocher les parois de mon vagin, me procurant un plaisir encore supérieur. La pointe de mes seins était dure comme du fer, captant chaque petit courant d'air frais. Mon petit trou aussi prenait pour son grade : j'avais l'impression d'être pleinement remplie par la chose ; la première fois que nous étions tombée sur une Marre, c'était Septima qui s'était assise dessus. Ensuite, Heichkâ nous avait expliqué qu'il n'était pas nécessaire de se faire engrosser pour l'utiliser, mais juste de la couper en deux : je n'avais donc jamais tenté l'expérience, et immédiatement j'ai regretté les quelques heures que j'aurais pu passer à prendre mon pied sur cette chose.
Finalement, l'excroissance se mit à grossir : une sphère grosse comme le point se mit à l'escalader, et se déversa dans mon vagin. La semence était brûlante, bien ancrée dans mon intimité, et déclencha mon orgasme. Des vagues de plaisir se succédèrent, agitant mon corps de secousses de plaisir. Elle fit de même avec mon anus, m'arrachant un cri, de douleur cette fois, au passage de la semence. Remplie par tous les orifices, j'étais sereine. J'aurais presque pu rester ici, bien satisfaite. Toutes les vingt minutes, environ, la Marre reprenait son office : elle retirait ses excroissance, laissant la semence noire couler de ma fente et de mon petit trou, et recommençait, encore et encore. Cela m'arrachait au moins un orgasme à chaque fois. Avec le sort de souvenir, je me rendis compte que trois heures s'étaient déroulées avant que ne débarque la patrouille : ces trois heures avaient complètement abrutie mon cerveau par le principe de plaisir. Si j'avais agi seule, je serais à Xanthos aujourd'hui, et la suite le mit en lumière.
La garde finit tout de même par arriver. Deux ogres, de la même taille que ceux que j'avais rencontrés plus tôt, montrèrent le bout de leur nez et de leurs dents. Ils étaient aussi musclé que les précédents, habillés seulement d'un pagne et de petites épaulettes en cuir, exhibant une musculature monstrueuse, mais également une pelleté de poils partout sur leur corps. L'un avait l'appareil à la main : il le rangea lorsqu'il m'aperçut. Je repensai au coït que j'avais déjà partagé avec l'un des leurs : le plaisir avait été invraisemblable…
— Regarde cette salope Daïl, bien assise sur sa flaque. Ça donne envie.
— Ouais, regarde comme elle sourit la cochonne. Elle prend son pied comme jamais. Je la baiserai bien. T'aime ça, ma coquine ?
Il m'attrapa le sein, faisant tourner mon téton entre ses gros doigts. Ça me fit soupirer de plaisir, rigolant comme une idiote à leurs insultes. Evidemment, la Marre reprit son activité à ce moment précis, m'enfonçant une longue protubérance dans la foufoune. Le deuxième ogre s'approcha, et je me cambrai pour mieux lui présenter mon second sein, qu'il attrapa sans aucune hésitation pour mon plus grand plaisir.
— T'es une bonne petite vagabonde toi ! Bien cochonne, bien salope. Tu t'es laissée aller avoue-le.
— Ah… Oui. J'en pouvais plus, de tout ce plaisir…
— Ah, la coquine.
J'eus le plaisir de voir deux belles bosses se former en dessous de leur pagne : alors même que la Marre continuait de me besogner corps et bien, entrant dans mon anus dans un cri de surprise, je passai mes deux mains sur leur deux belles bites. Je ne fus pas déçue : les deux étaient des mêmes dimensions que celui qui m'avait prise deux mois auparavant ; bandées, elle devait atteindre les vingt-cinq centimètres, pour un peu moins d'un demi-décimètre de large. En bref : deux énormes calibres. J'avais perdu toute notion de rationalité, et n'obéissait plus qu'au principe de plaisir, pour leur plus grand bonheur.
— Dmark. Tu crois qu'on peut, dis. Putain j'ai trop envie de me la faire.
— Arrête tes conneries, on va se faire tuer.
L'ogre eut un petit sourire malicieux, et sortit une petite fiole de son pagne. Pendant ce temps, je secouai leur membre du mieux que je pouvais, étant ramonée par la Marre derrière.
— Regarde ce que j'ai ramené.
— Non ! Tu l'as piqué dans les réserves. C'est bien ce que je pense ?
— Ouais. Avec ça, on peut tous les deux se lâcher dans sa chatte de salope, et après on lui file.
— Attends, t'es sûr que ça marche ? Je veux pas la ramener à Xanthos avec un gamin dans le bide, je tiens pas à crever. Avec Nathanaël, faut pas faire le con.
— Bah, au pire elle lâche un gosse, on fait un détour et le laisse à Dwi et Drönunka. Ils pourront s'en occuper le temps qu'on revienne.
Ils commençaient à être bien durs. La Marre éjacula au fond de mon ventre, me faisant atteindre l'orgasme, devant leurs yeux cette fois ci. Etre exposée à leur regard finit de réduire ma volonté à néant. J'eus à peine le temps de prononcer une phrase avant :
— Qu'est-ce que c'est… les garçons ? Ouh ! Ah…
— Ah ! Salope ! C'est bon on va pouvoir s'occuper de toi. Ça ma belle, c'est un liquide de natalité, on en trouve qu'à Xanthos. Tu verras, c'est fantastique. A petite dose, ça te permet d'accoucher, mais si on t'en donne un peu trop, ça tue l'enfant dans ton ventre.
— Ouais ma cochonne. Ça veut dire qu'on va pouvoir te déchirer sans se faire buter une fois arrivé à Xanthos.
Je me mis à rire, osant à peine imaginer ce qui m'attendait. J'avais envie de découvrir Xanthos, et de gouter au plaisir promis. L'un des ogres passa un instrument sur la plante, et je me décrochai. L'autre m'attrapa par-dessous les bras, et m'éloigna : nous partîmes à l'autre bout de la clairière, où il me fit écarter les cuisses juste au-dessus d'un trou, qu'il creusa à même le sol. L'autre me lécha la poitrine, passant sur mes deux seins avec sa langue râpeuse. La semence de la Marre s'échappa de mon vagin, et se déversa dans le trou creusé par l'ogre. Il me releva, et me fit assoir au milieu de la clairière.
— Oh putain, Daïl, on va s'éclater !
— Ah ça ouais. T'as déjà vu des bites aussi grosses là d'où tu viens ? Y a pas ça chez vous, c'est pour ça que vous aimez Xanths, hein ?
Ils défirent leur pagne, exhibant deux magnifiques sexes en érection. Je mouillais comme une folle, prête à les recevoir tous les deux. Les poils de leur corps avaient tendance à me repousser, mais leur queue valait le détour. En rigolant comme une idiote, j'ai attrapé leur membre, commençant des allers-retours en léchouillant et suçotant leur beau gland. Ils passaient leur doigts griffus dans mes cheveux, parfois raclaient leurs ongles le long de mes seins, et je mouillais encore plus, trempée à l'idée d'être possédée encore par ces monstres. L'un des deux s'écarta : cela me fit me concentrer sur la queue de l'autre. Je l'attrapai à deux mains, commençant la branlette / pipe la plus éclatante jamais réalisée de ma part : en faisant des allers-retours avec ma bouche, essayant passer ma langue un peu partout, je le branlais en tournant les poignets. L'ogre hurla de bonheur.
— Quelle salope ! Elle a l'habitude, ça se voit. Et puis elle en veut. Oh putain non ! Commence pas sans moi !
— J'en peux plus. Je veux son cul.
La nouvelle m'étonna, mais je me cambrai le plus possible, exhibant mon petit trou à sa vue, déjà bien élargi par la Marre. Il attrapa mes deux fesses de ses énormes pattes et les écarta, dilatant mon anus dans un râle de plaisir. Il posa son gland sur ma rondelle, me provoquant un frisson, avant de forcer l'entrée, me déchirant en deux : je fus obligée de m'agripper au sexe de l'autre pour ne pas hurler de douleur, manquant de le mordre au passage. Une fois le gland passé, il commença à forer mon anus à l'aide de petits va-et-vient, faisant balloter ma poitrine, dans l'optique d'habituer mon fondement à la taille de son membre. L'effet fut immédiat : je me mis presque à baver de plaisir, la bouche grande ouverte, m'effondrant sur le sol en tendant le cul pour me faire ravager. Le deuxième ogre se mit à protester. Leur vulgarité à mon encontre décuplait mon plaisir : 
— Oh non ! T'es pas sympa, t'arrête pas.
— Attends, Ah ! Je l'encule un bon coup et je te laisse lui prendre la chatte après. Regarde comme cette salope aime ça. Et retiens toi, faudrait pas que tu viennes trop vite. Putain, elle est serrée du cul, ma bite a eu du mal à passer.
Il commença à me besogner plus violement, et j'eus un orgasme anal : il m'électrisa, des frissons me parcoururent tout le corps, partant de mon anus. C'est fou la quantité d'orgasme que la magie de Xanths permet d'enchaîner. A ce moment-là, le plaisir était déjà immense, dépassant largement le coït avec l'ogre précédent ; mais il grimpa bien plus haut. L'ogre attrapa mes hanches, m'éclatant le cul à grand coups de burins (certes, j'ai déjà été plus subtile, mais aucune autre description n'aurait été correcte : tout simplement, j'en prenais pour mon grade), m'envoyant au septième ciel. Satisfait, il se stoppa quelques instants après m'avoir enculée jusqu'à la garde, me permettant de prendre conscience de l'énorme colonne de chair élargissant mon petit trou, qui n'avait plus rien de petit. Les poils de ses couilles se mirent à chatouiller ma fleur, bien trop délaissée par ces colosses.
L'ogre derrière moi me souleva, et replia mes jambes en m'écartant les cuisses : je tenais bien en équilibre sur sa bite, soulevée comme un poids-plume. Mes cheveux tombèrent sur mes épaules. L'autre me regardait dans les yeux, des yeux pleins de désirs et de luxure. Je souris béatement, l'invitant à prendre ma foufoune en glissant deux doigts entre mes cuisses pour m'écarter les lèvres, folle à l'idée de me faire prendre par deux de ses monstres.
— Dmark, vas-y explose lui la chatte à cette salope. Regarde, elle attend que ça.
— Elle a pas la chatte rasée. Je préfère quand elles ont le poil rasé.
Et c'est lui qui osait dire ça…
— On s'en tape, baise là on la rasera après.
— Non… S'il vous plait… Pas ma toison… Ah !
— Ta gueule ma belle, tu sais on t'aime bien. On voudrait pas que tu crève dans d'atroces souffrances. Si tu veux on te la laisse maintenant, mais après on rase tout, c'est pour ton bien. Regarde, y autre chose que tu vas prendre pour ton bien.
J'écartai mes grandes lèvres de mes deux mains, regardant dans un état second le second ogre à me prendre par la vulve, dans un long soupir de plaisir. Il s'enfonça directement jusqu'à la garde, mon étui étant déjà bien mouillée par tout ce qui s'était passé avant. Les deux me lâchèrent, et je m'effondrai : je me sentais complètement possédée par ces deux énormes sexes, qui me portait plusieurs centimètres au-dessus du sol ; mes deux jambes pendaient de part et d'autres des deux queues profondément ancrées en moi. Le plaisir était inouï : déjà que j'avais eu l'impression de me faire écarteler par derrière, le devant me permis de fendre les cieux d'un cri de bonheur.
— Ah ! J'en peux plus… Vous êtes trop gros…
L'ogre de devant attrapa mes pointes avec ses doigts gigantesques, les faisant rouler. L'autre m'attrapa par les hanches et me souleva, très lentement : j'hurlai. Bientôt, seuls leur deux glands me pénétraient, et il me lâcha : je m'effondrai violement, explosant mon col au passage, dans un hurlement de plaisir. Il répéta l'opération trois fois, et j'eus encore un orgasme : incontrôlable, mon corps commença à avoir de violents spasmes : des vagues de plaisirs et de frissons partaient à la fois de ma fleur et de mon cul, montant jusqu'à la racine de mes cheveux et le long de mes jambes, s'enchaînant à l'infini ; l'orgasme me parut durer des heures. L'ogre derrière moi se retira, accrochant mes mains derrière la nuque de l'autre. J'étais complètement dans les vapes, mes seins se frottaient sur son torse poilu : au bout de quelques secondes, il me déchargea tout son foutre brûlant dans la vulve. Il me déposa sur le sol. Le second m'écarta les cuisses de manière indécente, exposant ma foufoune dégoulinante de sperme, et entra en moi jusqu'à la garde, en m'écrasant. Ses couilles vinrent frapper mon anus complètement dilaté des suites de son passage, et il gicla au fond de mon ventre, avant de se retirer.
Complètement exposée au clair de lune, les cuisses grandes écartées, j'avais de temps en temps de petits spasmes : mon vagin se contractait tout seul, expulsant quelques gouttes de sperme à chaque fois, le sourire aux lèvres. Septima semblait m'avoir oublié, pour mon plus grand bonheur. Ou mon plus grand malheur plutôt.
— Putain, c'était bon.
— Ouais, t'as eu une idée de génie en piquant cette fiole. On la rase ou on lui file tout de suite ?
— Bah file lui tout de suite, si on attend trop ça va être le bordel.
L'un des deux ogres partit en direction des pagnes. De toute façon j'étais bien trop éclatée pour pouvoir même simplement protester, d'autant qu'ils allaient dans mon sens. J'avais fait une terrible erreur en les laissant me prendre, mais depuis la Marre et ces orgasmes à répétition, mon corps était devenu complètement incontrôlable, et mon esprit bien trop embrumé pour réfléchir.
— Tu l'as foutu où ?
— Mais t'es con ou quoi ? Y a que deux poches où on peut foutre un truc de cette taille. T'as dû te planter de pagne espèce de demeuré.
— Non, mais elle est pas dans le second pagne non plus.
— Quoi ?
Des frissons me déchirèrent l'échine. Des frissons d'effrois cette fois-ci.
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coqbrig
31 juillet 2017 à 00:03
super... !
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OlivX
30 juillet 2017 à 22:09
A force de jouer avec le feu il risque de lui arriver des bricoles !
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