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✦ Sakura-Chan Mademoiselle Frédérique XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Mademoiselle Frédérique — Chapitre 11 · Sur la plage abandonnée

11 minutes
119
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Sakura-Chan
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Mademoiselle Frédérique

Chapitre 11 · Sur la plage abandonnée

Je me réveillai seul, les draps en vrac sous mon corps nu. Dix heures passées. Le soleil filtrait à travers les stores, zébrant la chambre de lumière chaude. Le parquet sous mes pieds nus était chaud, réchauffé par la lumière du matin.
Le lit sentait encore le sperme, cette odeur forte, tenace, mêlée à la sueur séchée et au parfum de la veille. Mes cuisses étaient collantes. Mon cul, encore sensible, gardait la mémoire de lui. J'avais dormi là, au creux de ce mélange, sans pudeur, sans regret.
Je restai étendue quelques minutes, le corps engourdi, traversée de souvenirs encore brûlants. Puis je me levai, attrapai le déshabillé et l'enfilai lentement. Le tissu effleura mes fesses encore irritées. Chaque pas me rappelait la nuit.
Dans la cuisine, le silence. Mais sur la table, un mot, posé près d'une tasse vide.
Frédérique,
Je n'ai pas voulu te réveiller. Je savais que tu partirais ce matin. Je garde tout. Le goût, l'odeur, le trouble.
Bon retour à Paris. Kevin.
Je restai là, debout dans la lumière, le mot entre les doigts. Une larme coula le long de ma joue.
Je préparai un café avec la machine à dosette. Pendant que la tasse se remplissait lentement, je pris le sac de viennoiseries un peu vieilles, posé à côté.
Je pris ce dernier et la tasse, puis gagnai le balcon baigné de soleil. Je m'assis, mangeant sans vraiment y penser, regardant distraitement les news sur mon iPhone.
Une notification apparut sur mon téléphone, un message de Noémie : Tu es où ? On t'attend, il faut te préparer pour ton voyage.
Je répondis simplement : J'arrive.
Je commandai un Uber, puis filai vers la salle de bain.
Dans la salle de bain, la lumière était douce. Je levai les yeux vers le miroir. Mon cœur se serra. La barbe avait repoussé pendant la nuit, comme une trahison discrète.
Pas le temps de prendre une douche. Je lavai mon visage à l'eau fraîche, longuement. Puis je pris mon rasoir et me rasai de très près, avec soin, sans me presser. Je voulais une peau lisse, sans accroc, sans trace.
Ensuite, je brossai mes cheveux longs. Je les tirai en une queue de cheval haute, nette, disciplinée, que je fixai avec un élastique noir.
Je sortis ma trousse de maquillage. Un maquillage naturel, mais précis. Je tapotai un correcteur orangé sur la mâchoire pour dissimuler les ombres de la barbe. Puis, du fond de teint léger, que j'étirai jusqu'au cou. Un peu de poudre, une touche de blush sur mes pommettes pour effacer la fatigue, les ombres, les morsures de la nuit. Un soupçon de crayon brun au ras des cils. Le mascara ouvrit mon regard. Sur mes lèvres, juste un baume rosé.
Je relevai la tête. Et pour la première fois ce matin-là, je me souris.
Je retournai dans la chambre. Je n'avais pas eu le temps de laver mes sous-vêtements. J'enlevai le déshabillé et enfilai le soutien-gorge ivoire, encore marqué par la transpiration masculine. Puis je pris la culotte en coton blanche, celle de la veille, souillée de sperme à l'intérieur, et la mis malgré tout. Elle s'humidifiait à nouveau sous la chaleur, une trace intime qui refusait de s'effacer.
Je récupérai ensuite la culotte noire cachée dans les draps, ainsi que le soutien-gorge assorti, la paire de bas en soie et le porte-jarretelles qui se trouvaient sur la chaise. Je les pliai délicatement et les rangeai dans leur sac avec le déshabillé, que je nouai avec le ruban de satin.
Je ramassai aussi mon tanga sale, abandonné près du lit, et le string que Chrystelle m'avait prêté, tout aussi souillé. Je les glissai dans un autre sac.
Je pris ensuite ma robe à fleurs et l'enfilai. Puis je retournai dans la salle de bain. Un dernier regard dans le miroir, une petite retouche de maquillage. Je rangeai soigneusement mes produits dans la trousse, puis ramassai mon t-shirt orange et ma minijupe noire, encore posés au sol, pour les ranger dans mon sac.
Une alerte : mon Uber arrivait.
Je me précipitai dans le salon et m'assis pour enfiler mes sandales. Avant de me lever, sur un papier, j'écrivis :
Kevin, Merci pour cette nuit, pour ta douceur et ta présence. Je garde en moi chaque instant, chaque odeur, chaque frisson. Prends soin de toi.
Avec toute ma tendresse, Frédérique
Je l'embrassai doucement, laissant une trace nette de rouge à lèvres sur le papier plié, puis le déposai sur la table basse. Je sortis en claquant la porte.
Je descendis et montai dans le Uber. À la radio, La Madrague de Brigitte Bardot passait, comme un clin d'œil cruel à la fin de l'été.
Le chauffeur me jetait par moments des coups d'œil furtifs dans le rétroviseur. Je baissai un peu la tête, mal à l'aise. Je craignais de sentir trop fort, comme si tout mon corps trahissait la nuit passée. Ma culotte, encore souillée, s'humidifiait peu à peu sous la chaleur, réactivant l'odeur âcre du sperme. Je fixais la mer qui défilait derrière les vitres, les yeux perdus dans les reflets d'argent.
Le Uber me déposa à l'entrée du camping. Le chemin jusqu'aux tentes était cahoteux, le sol accidenté. Mes sandales à plateforme m'écrasaient les pieds et rendaient chaque pas pénible.
Quand je vis Noémie et Chrystelle, elles poussèrent un cri de joie. On se précipita les unes vers les autres, on s'embrassa, on riait déjà.
Elles me demandèrent en chœur, avec des regards complices :
— Alors, ta nuit ?
Je souris, baissai un peu les yeux, puis murmurai, presque pour moi :
— Inoubliable.
Le mot resta suspendu entre nous. Noémie éclata de rire, Chrystelle me donna une tape sur les fesses. On se remit à marcher, rapidement, vers les tentes.
Arrivées là-bas, Noémie me tendit un flacon de dissolvant spécial pour la colle des faux seins, ainsi qu'un flacon d'après-shampoing.
— Tu vas avoir besoin de ça, dit-elle. Il faut redevenir Frédéric maintenant.
Je pris les deux flacons. Une douche s'imposait. Pour tout effacer. Le maquillage, les odeurs, les traces.
Je refermai le rideau de la douche derrière moi. L'eau chaude jaillit, dru, généreuse, ruisselant aussitôt le long de mes épaules, entre mes seins encore collés par la colle tiède.
Je restai là, immobile, le visage levé, les yeux fermés. L'eau glissait partout, m'enveloppant comme une promesse de retour, de dépouillement.
Je posai mes mains sur ma poitrine. Doucement, j'arrachai les prothèses, une à une, dans un geste lent, presque cérémoniel. Ma peau, nue soudain, parut étrangère. Je la caressai du bout des doigts, comme pour dire au revoir à ce corps qui n'était plus tout à fait le mien. Une sensation de vide, d'absence, me traversa — un creux inattendu, une nostalgie déjà.
Le dissolvant piquait légèrement, mais je m'appliquai, minutieuse. Puis je me saisis de l'après-shampoing. Mes cheveux longs s'étaient emmêlés. Je les peignai lentement, les doigts tremblants. Chaque geste devenait un adieu — à Frédérique, à ce que j'étais il y a encore quelques heures.
L'eau charriait le maquillage, les résidus de colle, les parfums, la sueur. Tout s'en allait. Il ne restait plus que moi. Nu, redevenu Frédéric.
Je sortis de la douche, grelottant un peu. La serviette enroulée autour de ma taille, j'essuyai lentement mon corps, redécouvrant une peau nue, lisse, mais désarmée. Je n'avais plus de seins. Le creux laissé sur mon torse accentuait ce sentiment d'absence.
Je fouillai dans mon sac et pris un boxer noir. Le coton épais me parut étrangement rugueux contre ma peau encore humide. Je l'enfilai.
C'était la première fois depuis quinze jours que je portais un vêtement d'homme. Mon sexe, ramolli par la pilule prise ce matin, paraissait rétréci, presque absent. Il ne remplissait pas la poche du sous-vêtement. Je baissai les yeux, incrédule. C'était ridicule.
Puis je passai mon bermuda et un t-shirt. Le tissu râpeux me surprit. Trop épais, trop rugueux, comme s'il ne savait pas comment toucher ma peau douce. Rien à voir avec la légèreté d'un débardeur moulant, la douceur d'une mini-jupe ou la caresse d'un soutien-gorge bien ajusté.
Et là, je le compris : mes seins me manquaient. Leur poids, la tension des bretelles, cette façon de remplir mon corps, de le faire exister autrement. Même faux, ils étaient devenus une part de moi.
Je baissai les yeux vers le soutien-gorge jauni, posé au bord du lavabo. Il avait l'air vide. Comme moi.
Je sortis des douches et regagnai ma tente.
Je tirai ma valise vers moi, l'ouvris d'un coup sec, et commençai à plier mes affaires.
Le string que Chrystelle, vu l'état, elle me l'avait finalement donné, encore marqué. La culotte du Monoprix, tachée. Le tanga ivoire. Le soutien-gorge assorti. Et la parure noire — dentelle fine, culotte, porte-jarretelles, bas roulés.
Tout ce qui avait collé à mon cul, à mes seins, à mes envies.
La sensation était presque sensuelle. Chaque pièce évoquait une scène, une nuit, une caresse. Je me sentis submergé. Mon sexe, engourdi, s'éveilla faiblement. Du précum coula, mouillant le fond de mon boxer.
J'attrapai rapidement une serviette hygiénique dans ma trousse et allai m'enfermer aux toilettes.
Je baissai mon short, retirai mon boxer. Le tissu était déjà un peu humide, marqué. Ce creux entre mes cuisses me fit bizarre. Comme une absence.
Je décollai le film protecteur et collai la serviette dans la poche avant. Là où il n'y avait plus rien à maintenir. Juste un pli de peau, un peu de moiteur, à absorber.
Je sortis des toilettes, traversai le campement et commençai à démonter ma tente.
Noémie me rejoignit sans un mot. On plia ensemble, en silence. Chrystelle arriva derrière, en râlant pour la forme.
— T'aurais pu nous attendre.
— C'est fait, répondis-je.
On fourra le tout dans le sac de transport.
— Voilà, t'as plus de maison, dit Chrystelle avec un demi-sourire.
— On va boire un verre au Poussin Bleu ? proposa Noémie. T'as le temps avant ton train.
J'acquiesçai.
La terrasse était pleine. Il était quatorze heures, la mer brillait juste en face.
Des familles finissaient de déjeuner, des couples sirotaient des cocktails. Les serveurs couraient dans tous les sens.
On trouva une table à l'ombre, un peu en retrait.
Noémie leva la main pour héler une serveuse.
— Trois rosés, dit-elle. Pas glacés, hein. Il fait trop chaud.
Chrystelle soupira, s'affala sur la chaise en plastique.
Je posai mes coudes sur la table. Je sentais le soleil taper sur mes épaules à travers le t-shirt. J'aurais préféré un débardeur.
Et soudain, je le sentis. Mon sexe, jusqu'ici engourdi, se réveillait. Lentement, lourdement.
La pilule prise ce matin ne faisait plus effet. Je le sentais grossir, gonfler dans mon boxer.
La serviette hygiénique, plaquée contre moi, n'avait plus la place. Elle se froissait, se déplaçait, devenait gênante.
Je me raidis. Je regardai la nappe, les verres, la mer au loin — n'importe quoi plutôt que moi-même. La honte montait, et avec elle, sourdement, quelque chose d'autre. Un désir que je ne savais plus à qui adresser, coincé là entre les cuisses, dans une terrasse pleine de monde, le ventre noué d'une envie que je ne pouvais ni nommer ni satisfaire.
Je me levai d'un mot :
— Je vais aux toilettes.
Je traversai la salle, passai devant le comptoir, entrai dans les toilettes des hommes. Je refermai la porte, verrouillai.
Je baissai mon short, mon boxer. Mon sexe pointait, mal à l'aise, écrasé. Je retirai la serviette. Elle était chaude, humide, presque collée. Je la tins un instant dans ma main. Lourde. Intime. Pas moyen de la jeter. Rien. Je la fourrai dans ma poche.
Quand je relevai mon sous-vêtement, le tissu me frôla avec une familiarité brutale. J'avais honte. Et envie, en même temps.
Puis je ressortis. Le soleil m'aveugla.
Je retrouvai ma chaise, mon verre. Noémie parlait à Chrystelle, mais leurs yeux glissèrent vers moi.
Je bus une dernière gorgée, le regard perdu vers la mer.
Puis je me tournai vers elles, un sourire un peu flou au coin des lèvres.
— Merci pour tout… vraiment.
Noémie me prit dans ses bras sans rien dire. Chrystelle me fit un clin d'œil.
Aucune parole de trop. Juste la chaleur de leur présence.
Je les quittai, la valise à roulettes derrière moi.
Je remontai la rue Charles Gounod, le pas léger, presque souple.
Mes hanches balançaient malgré moi. Quinze jours à marcher autrement, ça ne s'efface pas si vite.
En passant devant une poubelle, je glissai la serviette hygiénique hors de ma poche et la jetai d'un geste rapide, sans un regard.
Mon dernier geste de fille.
Le soleil cognait.
Je continuai sans me retourner. Direction la gare.
Fin.
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coco10
7 novembre 2026 à 15:55
Dommage que sa soit fini dejas

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