Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Maggie, Maman et Moi — Chapitre 2 · Parler dévoile le désir
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Maggie, Maman et Moi
Chapitre 2 · Parler dévoile le désir
Le temps de cette confession, Madame Maggie m'a regardé sans mot dire, le visage semblant hésiter entre tristesse et étonnement. Offuscation peut-être ? Mais qu'importe. Je me suis senti soulagé d'exprimer à haute voix, à la femme qui l'avait inspiré, ce fantasme qui avait tant marqué plusieurs années de désirs inassouvis. Oserais-je vous l'avouer ? Allez, autant le dire, même si vous trouverez cela ridicule. Il m'arrive encore, adulte, de me masturber en revivant ces situations imaginées. Pour savourer à nouveau un moment qui jamais ne s'est réalisé. Je suis un genre d'obsessionnel.
Madame Maggie va-t-elle s'exprimer à son tour ? Elle se sert un verre de liqueur, emplit le mien de nouveau. Elle me regarde, sourit enfin, et d'une voix douce, s'explique.
Madame Maggie va-t-elle s'exprimer à son tour ? Elle se sert un verre de liqueur, emplit le mien de nouveau. Elle me regarde, sourit enfin, et d'une voix douce, s'explique.
— Hervé, il y a vingt ans, je n'aurais surement pas accueilli ton désir ou ton envie de moi avec bienveillance. À l'époque, j'en aurais sans doute été gênée. Je t'aurais surement renvoyé d'un ton sec, " estime-toi heureux que je n'en parle pas à ta mère ". Une question de morale. J'aurais souligné que je te connaissais depuis tant de temps, comment donc pouvais-tu me dire ces choses ! Ou bien j'aurais pensé que tu me prenais pour une catin, une dépravée.
— Oui, ajoute-t-elle après un temps de silence… Je t'aurais sans doute rembarré sèchement. J'aurais réagi en mère de famille. Ce n'est pas que j'étais gênée par les choses du sexe, je suis comme tout le monde. Ah, si tu savais... ajoute-t-elle avec un sourire un rien désabusé.
— Mais voilà, j'ai connu ensuite, ou non, c'était à peu près la même époque, ce bouleversement dans ma vie, comme je te l'ai dit. J'ai bien dû reconnaitre mon désir. Mon désir de ta maman, oui. Je rêvais d'elle souvent. Des rêves érotiques. J'en ai parlé bien après, quand elle n'était plus là, à une psychologue. Nous y revenions. Elle m'a invitée à pouvoir dire les choses, à cette époque.
— Je peux vous demander de me les dire.
— Oh... J'avais envie d'être sa bonniche... Sa petite servante. J'imaginais qu'elle exigeait des choses de moi. Des choses très coquines... Des choses un peu sales, même. Que j'accepte de lui être obéissante. Elle me parlait avec un tel mélange de douceur et d'autorité, que j'aimais ces idées, alors oui, je me caressais en pensant à elle avec moi. Voilà, je te le dis. Si je peux le dire sans trop de honte à présent c'est que la psychologue a su m'encourager à m'exprimer, à parler de ma libido. Avant de la consulter, je ne connaissais même pas l'existence du mot ! En parler m'a fait accepter des désirs qui me semblaient inavouables... J'ai appris à mieux me connaitre. Pas seulement comme une mère ou une simple bonne à tout faire. Comme une femme.
— Oui, ajoute-t-elle après un temps de silence… Je t'aurais sans doute rembarré sèchement. J'aurais réagi en mère de famille. Ce n'est pas que j'étais gênée par les choses du sexe, je suis comme tout le monde. Ah, si tu savais... ajoute-t-elle avec un sourire un rien désabusé.
— Mais voilà, j'ai connu ensuite, ou non, c'était à peu près la même époque, ce bouleversement dans ma vie, comme je te l'ai dit. J'ai bien dû reconnaitre mon désir. Mon désir de ta maman, oui. Je rêvais d'elle souvent. Des rêves érotiques. J'en ai parlé bien après, quand elle n'était plus là, à une psychologue. Nous y revenions. Elle m'a invitée à pouvoir dire les choses, à cette époque.
— Je peux vous demander de me les dire.
— Oh... J'avais envie d'être sa bonniche... Sa petite servante. J'imaginais qu'elle exigeait des choses de moi. Des choses très coquines... Des choses un peu sales, même. Que j'accepte de lui être obéissante. Elle me parlait avec un tel mélange de douceur et d'autorité, que j'aimais ces idées, alors oui, je me caressais en pensant à elle avec moi. Voilà, je te le dis. Si je peux le dire sans trop de honte à présent c'est que la psychologue a su m'encourager à m'exprimer, à parler de ma libido. Avant de la consulter, je ne connaissais même pas l'existence du mot ! En parler m'a fait accepter des désirs qui me semblaient inavouables... J'ai appris à mieux me connaitre. Pas seulement comme une mère ou une simple bonne à tout faire. Comme une femme.
Elle a continué. Il semblait qu'en parler lui faisait à présent du bien…
— Au risque de te décevoir, aucun de ces désirs ne te concernaient, Hervé. Ne m'en veux pas. Mais la franchise avec laquelle tu m'as parlé des tiens, me fait penser que oui, je t'aurais repoussé...
Un silence.
— Et aujourd'hui je me dis que j'aurais probablement eu tort... Oui, tort, parce que ton histoire est mignonne. Jolie, attendrissante… Parce que j'aurais pu entendre que je pouvais susciter ce désir ! Je ne me suis jamais trouvée jolie, je sais bien que je n'ai pas beaucoup d'avantages.
— On passe souvent à côté de sa vie, Madame... C'est ainsi... Et c'est bien dommage. Merci de ne pas m'en vouloir, d'avoir ainsi osé répondre à votre confidence par la mienne. Merci de votre confiance. Je suis ému.
— On passe souvent à côté de sa vie, Madame... C'est ainsi... Et c'est bien dommage. Merci de ne pas m'en vouloir, d'avoir ainsi osé répondre à votre confidence par la mienne. Merci de votre confiance. Je suis ému.
Je me suis levé. Elle aussi. L'heure était donc venue de se quitter, après ces échanges que je n'aurais pas imaginés. Elle m'a regardé. J'ai voulu l'embrasser sur les joues comme je le faisais jadis. Mais elle m'a pris dans ses bras et j'ai senti comme un début de pleur sur mon épaule. Je l'ai regardée, une ou deux larmes coulaient.
— On passe souvent à côté de sa vie", a-t-elle répété... Cette phrase que tu viens de dire... Elle est tellement vraie.
Je l'ai contemplée d'un air désemparé. Mais j'ai ressenti qu'il y avait mieux à faire. Alors j'ai approché ma bouche de la sienne. Madame Maggie, cette femme qui avait l'âge d'être ma mère, cette femme qui venait d'avouer son amour pour la mienne, cette femme qui avait hanté mes rêves de puceau transi. J'ai osé embrasser Madame Maggie sur la bouche et elle n'a pas protesté. Elle m'a rendu le baiser, et dans un soupir :
— Ce ne serait pas raisonnable d'aller plus loin, mon Cher Hervé. Je suis une vieille dame, à présent...
Alors j'ai répliqué et sans hésitation.
— Vous êtes toujours celle que j'aurais voulu connaitre comme première Maitresse. Je l'ai serrée contre moi, je tremblais et mon sexe manifestait sa peur qu'elle repousse mon avance.
Mais madame Maggie ne m'a pas rejeté. Elle a juste soupiré qu'il y avait bientôt dix ans qu'elle n'avait plus fait l'amour avec un homme...
— Peut-être quinze… a-t-elle rectifié dans un sourire qui soudain l'espace d'une seconde, semblait un peu faux, mais l'impression ne dura pas.
— Je crois que je ne sais plus trop comme on fait ! Il vaudrait mieux oublier tout cela...
— Il y a quinze ans, je rêvais que vous m'appreniez. Pourquoi ne pas inverser les rôles… ?
— Je crois que je ne sais plus trop comme on fait ! Il vaudrait mieux oublier tout cela...
— Il y a quinze ans, je rêvais que vous m'appreniez. Pourquoi ne pas inverser les rôles… ?
Hésitante encore, mais presque vaincue...
— Mais que dirait ton épouse ?
— Elle n'en saura rien. J'ai trop envie de vous Madame. Si vous n'êtes pas la plus jolie, comme vous dîtes, vous avez tellement hanté mes nuits !
— Elle n'en saura rien. J'ai trop envie de vous Madame. Si vous n'êtes pas la plus jolie, comme vous dîtes, vous avez tellement hanté mes nuits !
Alors j'ai pris le visage de madame Maggie entre mes deux mains. J'ai senti la douceur de ses joues sur mes paumes. Son regard à la fois inquiet, où j'espérais deviner une impatience de connaître la suite. Il n'y avait pas quatre-vingt-dix minutes que nous étions face à face, et vingt années de sexualités enfouies semblaient prêtes à surgir. J'ai pris son visage entre mes mains et elle n'a pas protesté. Alors je l'ai invitée à se laisser faire, j'ai embrassé cette femme mature et solitaire ; à pleine bouche. Dans son léger gémissement j'ai entendu un savoureux mélange de honte et d'envie.
Nos corps se sont plaqués l'un contre l'autre. Je bandais avec force pour cette dame qui était mon aînée de plus de 25 ans...
(A suivre)
Nos corps se sont plaqués l'un contre l'autre. Je bandais avec force pour cette dame qui était mon aînée de plus de 25 ans...
(A suivre)
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Commentaires ()
On nait , on vit , on meurt ....mais dans ce laps de temps ...on a le plaisir de lire de belles histoires !
Merci