Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Antimatière contre prosexe — Chapitre 4 · Révélations troublantes
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Antimatière contre prosexe
Chapitre 4 · Révélations troublantes
Épisode 4 - Révélations troublantes
Résumé des épisodes précédents : Julie, jeune étudiante qui vit seule avec sa maman dans un petit village, connaît son premier chagrin d'amour. Rapportant un trousseau de clés à Fabienne, une femme extravertie qui tient un magasin de sport dans le même village, Julie se confie à elle. La patronne du magasin lui propose alors un petit job d'étudiante, en lien avec le vélo que pratique régulièrement Julie. Lors d'une séance d'essayages de tenues cyclistes, Julie ne peut pas résister au charme et aux caresses de Fabienne, elle devient son amante. La jeune étudiante découvre son corps et le plaisir dans les bras et le lit de sa maîtresse, une révélation.
A la mi-mars, j'ai commencé mon petit boulot du samedi dans le magasin de Fabienne. Il m'a fallu me familiariser avec la caisse, les codes à saisir et l'argent à encaisser, mais sans véritable difficulté. Ici pas d'équations ni de molécules, pas de puissances, les chiffres demeuraient raisonnables ! Mars a été plutôt calme, j'avais vendu huit tenues complètes à des jeunes femmes sans problèmes de trésorerie au vu des tarifs pratiqués. Presque toutes m'ont remercié de mon professionnalisme et de la précision de mes conseils, lors des essayages je n'osais pourtant pas me montrer aussi « tactile » que ma désormais patronne l'avait été avec moi, puisque je me doutais bien que ce n'était pas vraiment la norme. Par contre, une fois le magasin fermé, j'ai eu plusieurs fois, pour me déstresser, une folle envie de faire l'amour avec Fabienne, envie à laquelle elle s'est prêtée avec enthousiasme. Nous avons fait l'amour sur la table de la cuisine, dans une cabine d'essayage, à même le sol, vivant à chaque fois de merveilleux instants de plaisir partagé. La semaine nous ne parvenions pas à nous voir, je bossais pas mal en vue de mes examens universitaires et Éric, son mari, était souvent à la maison, pas de camp sportif en vue avant le mois de mai.
En avril, redoux météorologique oblige, il y a eu affluence au magasin. De toute évidence, mes premières clientes avaient passé le mot à leurs amies car j'ai vu déferler quantité de cyclistes femme, y compris des membres de ma propre équipe. Je me suis montrée patiente, ouverte, je m'habillais toujours avec soin et suivais les conseils de Fabienne en ce domaine, nous formions vraiment un duo complémentaire. Je servais aussi bien sûr des hommes, dont bien quelques-uns ne se sont pas privés de lorgner sur mes rondeurs bien mises en valeur, ce qui déclenchait chez ma patronne des clins d'œil complices.
- Eh dis-donc, le grand brun de ce matin qui voulait un maillot de bain, je le lui aurais bien fait essayer, moi ! Tu me l'as piqué, gourmande ! Attention, je reste ta patronne ma chérie !
Cela se terminait toujours dans un grand éclat de rire, Fabienne me prenant alors à plein-bras pour m'embrasser sauvagement et me dire qu'elle m'adorait.
Un samedi après-midi assez intense, il y avait sans arrêt du monde au magasin, est arrivée une femme d'une trentaine d'années, vêtue avec beaucoup de classe, ce qui devait être facile au vu de sa silhouette parfaite. Petites fesses moulées dans une minijupe, petite poitrine haute sanglée dans un caraco plutôt minimaliste, cheveux courts en mode « garçonne » et maquillage subtil, pas mal… Très sportive selon ses dires, elle souhaitait s'équiper pour le vélo. Rapidement, j'ai perçu chez elle une certaine attirance pour moi, elle minaudait un peu, reluquant sans gêne mes seins volumineux, me demandant par exemple de toucher le cuissard pour s'assurer qu'il était vraiment à sa taille. Là où j'ai dû me montrer très professionnelle, c'est quand elle est ressortie de la cabine d'essayage avec un maillot sous lequel manifestement elle ne portait rien d'autres, ses pointes de seins bien visibles sous la fine étoffe, ses lèvres humides et les yeux brillants de désir.
Un samedi après-midi assez intense, il y avait sans arrêt du monde au magasin, est arrivée une femme d'une trentaine d'années, vêtue avec beaucoup de classe, ce qui devait être facile au vu de sa silhouette parfaite. Petites fesses moulées dans une minijupe, petite poitrine haute sanglée dans un caraco plutôt minimaliste, cheveux courts en mode « garçonne » et maquillage subtil, pas mal… Très sportive selon ses dires, elle souhaitait s'équiper pour le vélo. Rapidement, j'ai perçu chez elle une certaine attirance pour moi, elle minaudait un peu, reluquant sans gêne mes seins volumineux, me demandant par exemple de toucher le cuissard pour s'assurer qu'il était vraiment à sa taille. Là où j'ai dû me montrer très professionnelle, c'est quand elle est ressortie de la cabine d'essayage avec un maillot sous lequel manifestement elle ne portait rien d'autres, ses pointes de seins bien visibles sous la fine étoffe, ses lèvres humides et les yeux brillants de désir.
- On dirait qu'il a été fait pour vous ! Je ne pense pas avoir quelque chose qui vous convienne mieux. Vous le prenez ?
- Ah je ne sais pas encore, vous arrivez à mieux le placer sur la poitrine ? Je ne voudrais pas qu'il m'empêche de respirer.
- Ah je ne sais pas encore, vous arrivez à mieux le placer sur la poitrine ? Je ne voudrais pas qu'il m'empêche de respirer.
Sans que je m'en rende compte, Fabienne s'était rapprochée, et je vis à son visage qu'elle était de mauvaise humeur. Au moment où j'allais répondre au souhait cette cliente un peu limite, c'est la patronne qui a réagi. Sèchement. Pinçant simultanément les deux seins de la dame, Fabienne a mis fin à ce moment délicat.
- Il est parfait, il faut juste penser à mettre un soutien-gorge pour éviter que lors des sprints les Et puis, en principe, au magasin on ne vient pas top-less, question d'hygiène. Julie, tu accordes 10% de rabais à Madame si elle prend l'article. Au revoir Madame.
La cliente a pris l'article et m'a remerciée, me laissant comme un cadeau son numéro de portable pour la prévenir d'éventuelles promotions sur nos ventes. J'ai souri, contente de la voir partir.
Le reste de l'après-midi a été épuisant mais fructueux, nous n'avions presque plus de stock des tenues cyclistes féminines, j'en avais vendu les quatre-vingts pour cent grâce sans doute aux rabais de lancement et à la large campagne de promotion ! Le magasin fermé, Fabienne et moi nous sommes retrouvées dans la petite cuisine, vidées mais contentes.
Le reste de l'après-midi a été épuisant mais fructueux, nous n'avions presque plus de stock des tenues cyclistes féminines, j'en avais vendu les quatre-vingts pour cent grâce sans doute aux rabais de lancement et à la large campagne de promotion ! Le magasin fermé, Fabienne et moi nous sommes retrouvées dans la petite cuisine, vidées mais contentes.
- Tu as été impériale Julie, je te l'avais dit : tu vendrais du sable à un chamelier du désert ! Bravo Madame la physicienne, tu es douée pour tout, toi, là c'est moi qui suis admirative. Petit bémol : je n'accepte pas que tu te fasses draguer sous mes yeux par des petites salopes qui t'allument pendant les heures de boulot. Dehors tu fais comme tu veux, mais ici c'est moi qui dicte les règles.
Cette remarque m'a clouée sur place. J'avais déjà oublié cette cliente un peu insistante, tout comme certains mâles plutôt libidineux. Apparemment, ma Fabienne était de nature jalouse lorsque la concurrence provenait d'une autre femme. J'ai préféré essayer de la jouer sensuelle plutôt qu'outragée.
Jouant les délurées, sortant de ma réserve et faisant fi de toute pudeur je me suis levée, j'ai déboutonné mon chemisier que j'ai laissé tomber par terre d'un geste délicat, avant de faire de même avec mon soutien-gorge.
Jouant les délurées, sortant de ma réserve et faisant fi de toute pudeur je me suis levée, j'ai déboutonné mon chemisier que j'ai laissé tomber par terre d'un geste délicat, avant de faire de même avec mon soutien-gorge.
- Oh ma chérie, dis-moi que tu préfères les miens, mes deux grosses outres, plutôt que les deux œufs au plat de cette petite gouine bourgeoise ! Tu n'aurais pas eu envie de lui pisser sur les nibards, à elle ? C'est juste moi qui te fais mouiller tes dessous, Madame ma patronne ? En tout cas elle avait un tout petit cul, qui ne me donnait pas envie de le peloter ni de le lécher. Par contre, le tien…rien que d'y penser me fait toujours tacher ma culotte. Tu ne me crois pas ? Regarde !
Sous le regard mi-amusé mi-agacé de Fabienne, j'ai retroussé ma jupe et enlevé ma culotte et la lui ai collée sous le nez. Elle a eu un petit mouvement de recul, mais comme elle était adossée au mur j'en ai profité pour lui frotter doucement mon sous-vêtement sur le visage.
- Tu sens comme je suis en chaleur ? Tu sens cette odeur de femelle en manque de cul ? Tu ne vas pas me faire une scène pour cette petite bourgeoise sans cul ni fesses, quand même ? Quand tu m'as engagée, tu m'as dit que tu voulais une vraie femme, « avec un cul et des nichons » et pas une planche à pain. Tu n'assumes plus ? Je suis trop grosse pour toi ?
Risquant le tout pour le tout, je me suis approchée tout contre Fabienne toujours assise sur sa chaise, je me suis retournée, j'ai remonté ma jupe longue sur mes hanches et me suis penchée en avant le plus possible, jambes écartées, lui collant sous le nez mes fesses et mon sexe déjà brillant de mon jus d'amour.
- Venge-toi maintenant, mon cul et ma chatte sont à toi, rien qu'à toi, je veux sentir ta langue en moi, tes doigts dans mon gros cul, je veux te barbouiller de mouille ! Vas-y, lèche-moi, vilaine jalouse, punis-moi pour avoir osé me laisser draguer dans ton magasin !
Comme je l'avais espéré, ma patronne n'a pas pu résister et s'est ruée sur mes appas.
- Tu deviens de plus en plus salope, mais j'adore ça ! Oui je suis jalouse car je ne veux pas te partager, de t'imaginer avec une autre femme me rend folle, même si je sais bien que cela doit arriver. Mais pour le moment tu es à moi, petite allumeuse ! Tiens, voilà pour m'avoir trompée virtuellement !
Fabienne m'a gratifiée d'une claque bien sonore sur les fesses, avant d'y poser ses lèvres humides pour apaiser l'impact de ses doigts, puis de me prodiguer ses caresses les plus irrésistibles. Pour soulager ma position acrobatique j'ai appuyé mes mains contre la table et cambré mes reins, m'offrant sans retenue à mon amante. Très rapidement j'ai atteint un orgasme libérateur, me laissant pantelante, les fesses à l'air entre lesquelles une bouche avide recueillait la moindre goutte de mon plaisir.
Je me suis retournée et cette fois c'est moi, qui de ma langue, ai nettoyé sur le visage souillé de mon amante les traces de ma folle jouissance avant de l'embrasser amoureusement. Oui, amoureusement, car c'était une évidence : j'étais amoureuse, amoureuse d'une femme du double de mon âge, mariée, et qui plus est ma patronne. Plus compliqué, on ne peut pas tellement faire mais je ne lui en ai rien dit, si ce n'est des banalités.
Je me suis retournée et cette fois c'est moi, qui de ma langue, ai nettoyé sur le visage souillé de mon amante les traces de ma folle jouissance avant de l'embrasser amoureusement. Oui, amoureusement, car c'était une évidence : j'étais amoureuse, amoureuse d'une femme du double de mon âge, mariée, et qui plus est ma patronne. Plus compliqué, on ne peut pas tellement faire mais je ne lui en ai rien dit, si ce n'est des banalités.
- Fabienne, tu es unique. Tu me plais, patronne, travailler avec toi c'est le rêve !
- Oh Julie…jamais je n'aurais pensé tomber ainsi sous ton charme, mes semaines sont magnifiques depuis que nous sommes…disons…amantes ?
- Puisque tu le reconnais, alors moi aussi Fabienne je vis sur un nuage, je flotte entre désir et plaisir, je me sens femme, épanouie, tu m'as fait découvrir l'amour pour une femme, le plaisir sans tabous ni limites, le sexe partagé.
- Attention jeune innocente, tu sais bien que notre situation est invivable ma gracieuse, je suis mariée, j'ai quarante-huit ans, je suis ta patronne et toi tu vas partir étudier ailleurs. D'accord on s'accorde à merveille sexuellement, faire l'amour avec toi est un enchantement, travailler avec toi est d'une déconcertante facilité, tu t'adaptes à tout en un temps record, mais être amoureuse…ça voudrait dire vivre ensemble alors, je divorce et toi tu dis à ta maman que l'on se pacse toutes les deux ? Tu réalises ?
- Oui oui, je sais tout ça…Mais moi je n'ai pas encore d'expérience de l'amour, à part avec Sylvain qui a préféré aller sodomiser sa pimbêche, et avec toi. Mes points de comparaison sont plutôt légers…Mais si penser jour et nuit à une personne, la laisser jouer de mon corps sans aucune pudeur ni retenue, la désirer sans cesse et oser avec elle des choses que je croyais interdites, lui faire systématiquement confiance, la trouver belle, l'admirer, si tout ça en même temps ce n'est pas de l'amour, ça s'appelle comment ?
- Tu me mets trop sur un piédestal, Julie, je ne suis qu'une simple boutiquière, bisexuelle, qui a flashé sur toi et qui n'a pas su se retenir, je t'ai dévergondée, je te fais douter de ton orientation sexuelle, je perturbe tes sentiments, franchement je ne te mérite pas. Tu es jeune, séduisante, redoutablement intelligente, ta vie est devant toi. Tant mieux si nous partageons des moments forts, des orgasmes et des instants de tendresse, mais la vie a bien mieux à t'offrir que quelques léchouilles entre mes cuisses et la vente de vêtements de sport. Tu es brillante Julie, alors reste-le, auprès de moi ton éclat va se ternir, tu ne peux pas faire ça. Désire-moi autant que tu le veux et je répondrai à ton désir, mais par pitié ne me parle pas d'amour. Je…je…n'ai pas envie de souffrir encore une fois, Julie.
- Oh Julie…jamais je n'aurais pensé tomber ainsi sous ton charme, mes semaines sont magnifiques depuis que nous sommes…disons…amantes ?
- Puisque tu le reconnais, alors moi aussi Fabienne je vis sur un nuage, je flotte entre désir et plaisir, je me sens femme, épanouie, tu m'as fait découvrir l'amour pour une femme, le plaisir sans tabous ni limites, le sexe partagé.
- Attention jeune innocente, tu sais bien que notre situation est invivable ma gracieuse, je suis mariée, j'ai quarante-huit ans, je suis ta patronne et toi tu vas partir étudier ailleurs. D'accord on s'accorde à merveille sexuellement, faire l'amour avec toi est un enchantement, travailler avec toi est d'une déconcertante facilité, tu t'adaptes à tout en un temps record, mais être amoureuse…ça voudrait dire vivre ensemble alors, je divorce et toi tu dis à ta maman que l'on se pacse toutes les deux ? Tu réalises ?
- Oui oui, je sais tout ça…Mais moi je n'ai pas encore d'expérience de l'amour, à part avec Sylvain qui a préféré aller sodomiser sa pimbêche, et avec toi. Mes points de comparaison sont plutôt légers…Mais si penser jour et nuit à une personne, la laisser jouer de mon corps sans aucune pudeur ni retenue, la désirer sans cesse et oser avec elle des choses que je croyais interdites, lui faire systématiquement confiance, la trouver belle, l'admirer, si tout ça en même temps ce n'est pas de l'amour, ça s'appelle comment ?
- Tu me mets trop sur un piédestal, Julie, je ne suis qu'une simple boutiquière, bisexuelle, qui a flashé sur toi et qui n'a pas su se retenir, je t'ai dévergondée, je te fais douter de ton orientation sexuelle, je perturbe tes sentiments, franchement je ne te mérite pas. Tu es jeune, séduisante, redoutablement intelligente, ta vie est devant toi. Tant mieux si nous partageons des moments forts, des orgasmes et des instants de tendresse, mais la vie a bien mieux à t'offrir que quelques léchouilles entre mes cuisses et la vente de vêtements de sport. Tu es brillante Julie, alors reste-le, auprès de moi ton éclat va se ternir, tu ne peux pas faire ça. Désire-moi autant que tu le veux et je répondrai à ton désir, mais par pitié ne me parle pas d'amour. Je…je…n'ai pas envie de souffrir encore une fois, Julie.
Notre discussion terminée je suis rentrée à la maison, un peu déprimée. Est-ce que Fabienne n'était qu'une couguar avide de sexe et de chair fraîche ? N'étais-je pour elle qu'une aventure de plus sur son palmarès sexuel plutôt fourni ? Avait-elle peur de s'attacher à moi qu'elle était prête à me « répudier » ? Pourquoi m'avait-elle dit d'un ton très émouvant qu'elle ne voulait pas souffrir encore une fois ?
Dans le courant de la semaine, j'ai reçu un courrier émanant du saint des saints de la physique fondamentale, à Genève. Les mains tremblantes, je n'osais pas l'ouvrir, j'ai attendu le retour de ma maman pour le faire.
Dans le courant de la semaine, j'ai reçu un courrier émanant du saint des saints de la physique fondamentale, à Genève. Les mains tremblantes, je n'osais pas l'ouvrir, j'ai attendu le retour de ma maman pour le faire.
- Maman, j'ai peur de ce qu'il y a dans cette lettre, si ma candidature est rejetée j'aurais bossé comme une folle pour rien…je ne suis pas sûre de supporter l'échec…
- Et si elle est acceptée, moi je perds ma fille et me retrouve seule. Tu vois, chacune de nous a des raisons de s'inquiéter. Alors, je l'ouvre ?
- Et si elle est acceptée, moi je perds ma fille et me retrouve seule. Tu vois, chacune de nous a des raisons de s'inquiéter. Alors, je l'ouvre ?
Madame, suite à votre demande soutenue par la chaire de physique de l'université de ****, nous avons le plaisir de vous annoncer que votre travail de master et vos résultats en physique des particules ont retenu toute notre attention. Nous sommes en recherche permanente de jeunes physiciens-ennes talentueux-euses pour étoffer nos départements de recherche fondamentale, et c'est avec plaisir que nous vous y accueillerons dès la rentrée universitaire prochaine, soit en septembre, afin de vous permettre d'intégrer notre programme pour doctorants. Vous resterez immatriculée dans votre université d'origine, et c'est elle qui statuera sur le diplôme. Nous vous laissons le soin de contacter nos services administratifs pour tout ce qui concerne la finance d'inscription, l'hébergement etc.
- Maman.. ! C'est le graal ! Je vais intégrer le meilleur endroit au monde pour faire progresser la science, tu te rends compte ? La Mecque de la physique fondamentale, mieux il n'y a pas !
- Je te félicite ma fille, je te savais brillante mais là, je suis bouche bée…Mais c'est ce tunnel en rond ? ? Ce machin souterrain qu'on voit des fois à la télé ? Tu ne vas passer toutes tes journées dans ce boyau quand-même ?
- Maman…mais non, je ne suis pas engagée comme tunnelière ! Je t'expliquerai, mais c'est magnifique ! Demain soir je t'invite au restaurant pour fêter ça ! Bon, par contre, il va falloir que j'annonce cela à Fabienne, je me sens un peu gênée vu tout ce qu'elle a mis en place pour moi. Elle est vraiment adorable tu sais, elle me laisse beaucoup de liberté au magasin, j'ai même les clés, et nous travaillons de manière presque complice malgré la différence d'âge. C'est une femme incroyable, sans filtre, très large d'esprit, je l'apprécie beaucoup et je crois que c'est réciproque. Tu la connais un peu ?
- Je te félicite ma fille, je te savais brillante mais là, je suis bouche bée…Mais c'est ce tunnel en rond ? ? Ce machin souterrain qu'on voit des fois à la télé ? Tu ne vas passer toutes tes journées dans ce boyau quand-même ?
- Maman…mais non, je ne suis pas engagée comme tunnelière ! Je t'expliquerai, mais c'est magnifique ! Demain soir je t'invite au restaurant pour fêter ça ! Bon, par contre, il va falloir que j'annonce cela à Fabienne, je me sens un peu gênée vu tout ce qu'elle a mis en place pour moi. Elle est vraiment adorable tu sais, elle me laisse beaucoup de liberté au magasin, j'ai même les clés, et nous travaillons de manière presque complice malgré la différence d'âge. C'est une femme incroyable, sans filtre, très large d'esprit, je l'apprécie beaucoup et je crois que c'est réciproque. Tu la connais un peu ?
Ma maman n'a pas répondu tout de suite, mais m'a longuement regardée, l'air soucieuse, comme si elle hésitait à me répondre.
- Ma fille, tu as vingt-cinq ans, et tu fais ta vie comme tu l'entends. Fabienne oui, je la connais, mais c'est une femme un peu trop exubérante à mon goût, assez grande gueule, toujours habillée pour aguicher les hommes…et même les femmes ! Tu sais, on lui prête en effet pas mal d'histoires de fesses, avec des hommes comme avec des femmes, et son mari est semble-t-il d'accord alors je ne sais pas si elle et lui sont une fréquentation idéale pour toi. Elle te paie bien, oui, c'est sûr, mais j'espère que cette générosité n'est pas un piège pour t'attirer dans ses filets. Tu me sembles bien proche d'elle, tu t'habilles élégamment, même plutôt « sexy » quand tu vas la voir, tu rentres très tard, et le lendemain tu es toute gaie, une maman voit ce genre de choses. Mais je te le répète, tu es assez grande pour savoir ce que tu fais, et je n'ai pas à m'exprimer sur ta vie privée.
Mon cœur a failli s'arrêter dans ma poitrine. Ma mère se doutait donc de ma relation avec Fabienne ? Mais comment ? Devais-je la lui avouer ? La pauvre, si le même jour où elle apprend que je quitte la maison je lui confirme que j'entretiens une relation homosexuelle avec ma patronne mature, son petit monde va s'effondrer. Mais pourquoi lui mentir, puisque manifestement elle savait ? J'ai respiré profondément, et me suis lancée, sans tabou, ma maman ayant toujours été ma confidente aussi respectée que préférée.
- Maman, tu le sais, je n'ai pas tellement le physique d'une séductrice, et ma première expérience amoureuse avec un garçon s'est faite tardivement par rapport aux autres jeunes filles de mon âge. Tu sais aussi combien j'ai souffert de ma rupture avec Sylvain, mon premier amour, mon premier échec sentimental puisqu'il m'a trahie de bien vilaine manière. C'est toi qui m'as vue déprimer, pleurer, mais tu as su me parler, me réconforter, je ne sais pas quelle bêtise j'aurais fait sans toi, sans ta présence rassurante, sans ton amour maternel malgré mes vingt-cinq ans, je ne t'en remercierai jamais assez. Comme tu as l'air de t'en douter, j'apprécie beaucoup Fabienne et…et…oui, j'entretiens une relation avec elle, cela s'est fait naturellement…voilà…je ne m'y attendais pas…mais il faut que je t'explique que…
Ma mère m'a coupé la parole en faisant de grands gestes de dénégation
- …Non, non, je sais, tu n'as pas besoin de m'expliquer quoi que ce soit, mais ça me perturbe un peu. Ton orientation sexuelle t'appartient, que tu couches avec une femme de presque mon âge me surprend, c'est sûr, mais ce qui me gêne le plus c'est que ce soit avec celle-là.
- Oh maman, les mœurs ont un peu évolué…Tu serais moins peinée si j'avais une amante de mon âge ?
- Ce n'est pas une question d'âge, Julie…(Gros soupir résigné de ma maman) Bon…Je ne voulais pas tout te dire, mais puisque tu veux tout savoir, autant le faire en une seule fois. Ce qui m'a profondément humiliée, ma fille, c'est le soir ou c'est Fabienne qui m'a téléphoné pour me dire que tu dormais chez elle sous prétexte de quelques verres en trop. C'était vraiment me prendre pour la dernière des connes ! Tu sais bien que je te laisse libre de ta vie, même si tu habites encore à la maison, il n'y avait pas besoin de me raconter de pareilles salades. Un texto aurait suffi. Je pense que pour elle, cet appel a constitué une sorte de…de petite revanche, elle devait jubiler ! Et toi tu l'as laissé faire, ça j'ai de la peine à le digérer venant de toi après ce qui s'est passé quand ton Sylv…[…]
- Oh maman, les mœurs ont un peu évolué…Tu serais moins peinée si j'avais une amante de mon âge ?
- Ce n'est pas une question d'âge, Julie…(Gros soupir résigné de ma maman) Bon…Je ne voulais pas tout te dire, mais puisque tu veux tout savoir, autant le faire en une seule fois. Ce qui m'a profondément humiliée, ma fille, c'est le soir ou c'est Fabienne qui m'a téléphoné pour me dire que tu dormais chez elle sous prétexte de quelques verres en trop. C'était vraiment me prendre pour la dernière des connes ! Tu sais bien que je te laisse libre de ta vie, même si tu habites encore à la maison, il n'y avait pas besoin de me raconter de pareilles salades. Un texto aurait suffi. Je pense que pour elle, cet appel a constitué une sorte de…de petite revanche, elle devait jubiler ! Et toi tu l'as laissé faire, ça j'ai de la peine à le digérer venant de toi après ce qui s'est passé quand ton Sylv…[…]
Cette fois, c'est moi qui, haussant le ton alors que cela ne m'arrivait jamais avec ma mère, lui ai brutalement coupé la parole.
- …une revanche ? Mais de quoi tu parles, Maman ? Quelle revanche ? qu'est-ce que c'est que ce délire ? Je ne comprends rien…
- Calme-toi Julie, je vais t'expliquer. Figure-toi qu'après que ton père est parti, elle m'a fait des avances, ta Fabienne. Et plutôt insistantes : Tu es si jolie Ludivine, pourquoi tu ne refais pas ta vie ? Une adorable femme comme toi qui vit seule avec sa fille, c'est d'une grande tristesse – Je serais ravie de t'aider – Viens de temps en temps manger à la maison etc.
C'est vrai que j'étais un peu perdue, très seule, alors la trouvant gentille et attentionnée j'ai accepté son invitation et suis allée manger chez elle, plusieurs fois. Les premières ont été franchement agréables, elle cuisine très bien, elle a de l'humour, elle est vive et enthousiaste et j'ai été dorlotée, aussi bien par Éric que par elle. Par contre, la sixième ou septième fois, je ne sais plus très bien, nous n'étions que toutes les deux et là, Fabienne s'est montrée très entreprenante, moulée dans une robe un peu trop courte à mon goût, exhibant son décolleté type outrage à la pudeur, elle s'est faite très câline, des bisous dans le cou, des caresses ici et là, des effleurements subtils...un petit massage car elle me trouvait crispée, des compliments en cascade sur mes qualités, mon corps parfait etc . C'est une évidence qu'elle est très séduisante, très sensuelle, et moi aussi j'ai craqué quand elle m'a prise dans ses bras et embrassée, c'est vrai. J'étais en manque d'amour, elle le savait très bien et je suis sûre qu'elle a délibérément profité de ma situation. C'est une garce. Mais à mon réveil dans son lit, le lendemain matin, j'ai eu un sursaut de pudeur, de raison, en pensant à toi ma fille. Tu avais dix ans, les yeux bien ouverts sur le monde, curieuse de tout, et je ne voulais en aucun cas que tu voies ta mère entretenir une relation avec une autre femme, dans le même village, ici tout se sait assez vite. Heureusement, Fabienne a eu la décence de ne pas insister, et nous sommes restées assez distantes pendant pas mal de temps, jusqu'à ce coup de fil qui m'a mise hors de moi.
- Calme-toi Julie, je vais t'expliquer. Figure-toi qu'après que ton père est parti, elle m'a fait des avances, ta Fabienne. Et plutôt insistantes : Tu es si jolie Ludivine, pourquoi tu ne refais pas ta vie ? Une adorable femme comme toi qui vit seule avec sa fille, c'est d'une grande tristesse – Je serais ravie de t'aider – Viens de temps en temps manger à la maison etc.
C'est vrai que j'étais un peu perdue, très seule, alors la trouvant gentille et attentionnée j'ai accepté son invitation et suis allée manger chez elle, plusieurs fois. Les premières ont été franchement agréables, elle cuisine très bien, elle a de l'humour, elle est vive et enthousiaste et j'ai été dorlotée, aussi bien par Éric que par elle. Par contre, la sixième ou septième fois, je ne sais plus très bien, nous n'étions que toutes les deux et là, Fabienne s'est montrée très entreprenante, moulée dans une robe un peu trop courte à mon goût, exhibant son décolleté type outrage à la pudeur, elle s'est faite très câline, des bisous dans le cou, des caresses ici et là, des effleurements subtils...un petit massage car elle me trouvait crispée, des compliments en cascade sur mes qualités, mon corps parfait etc . C'est une évidence qu'elle est très séduisante, très sensuelle, et moi aussi j'ai craqué quand elle m'a prise dans ses bras et embrassée, c'est vrai. J'étais en manque d'amour, elle le savait très bien et je suis sûre qu'elle a délibérément profité de ma situation. C'est une garce. Mais à mon réveil dans son lit, le lendemain matin, j'ai eu un sursaut de pudeur, de raison, en pensant à toi ma fille. Tu avais dix ans, les yeux bien ouverts sur le monde, curieuse de tout, et je ne voulais en aucun cas que tu voies ta mère entretenir une relation avec une autre femme, dans le même village, ici tout se sait assez vite. Heureusement, Fabienne a eu la décence de ne pas insister, et nous sommes restées assez distantes pendant pas mal de temps, jusqu'à ce coup de fil qui m'a mise hors de moi.
J'en étais muette de sidération. Quoi ? Fabienne, mon initiatrice, mon amante, avait fait l'amour avec ma mère ??? Mais qui était-elle vraiment ? Pourquoi ne m'avoir rien dit ? Je comprenais mieux maintenant son insistance à appeler elle-même Ludivine ce fameux soir, avec comme message implicite : « Tu vois, je n'ai pas pu poursuivre avec la mère, mais je me rattrape en me tapant sa fille ! »
Les larmes aux yeux, je me suis jetée dans les bras de ma Maman.
Les larmes aux yeux, je me suis jetée dans les bras de ma Maman.
- Oh Maman, excuse-moi de te faire vivre cela, je ne savais pas…j'ai été naïve…
- Tu n'as pas à t'excuser ma chérie (là, le mot m'a fait mal…), si tu as des sentiments pour elle, si vous êtes heureuses ainsi, je respecte ton choix même si je le désapprouve, me demandant si, tout comme pour moi, elle n'a pas exploité le vide qui a suivi ta rupture avec Sylvain pour te mettre le grapin dessus. Mais pourquoi m'avoir raconté des salades, le soir où tu as couché avec elle ?
- J'avais un peu honte Maman, après l'amour dont tu m'as entourée quand Sylvain m'a trompée, de t'avouer que j'avais une relation homosexuelle avec une femme mariée, du double de mon âge, et que tu connais. Sauf que je ne savais pas à quel point vous vous « connaissiez ». Je ne sais pas quoi dire de plus, Maman, si ce n'est que Fabienne est adorable avec moi, elle aussi m'a un peu aidée à surmonter la trahison de Sylvain, à sa manière, mais je te jure qu'elle ne « profite » pas de la situation et que je suis pleinement consentante. Elle sait déjà que je vais partir, elle m'encourage à poursuivre mes études et me dit que la vie à bien d'autres bonheurs à m'offrir que quelques nuits dans son lit. Je la crois honnête, Maman, sincèrement, elle sait que notre relation n'a aucun avenir alors on vit le présent, et je dois reconnaître que c'est une amante formidable, elle me…
- …Oh Julie, s'il te plaît ! Épargne-moi les détails de vos turpitudes…Je suis ta mère !
- Pardon, excuse-moi…
- En tout cas, même si ton départ prochain de la maison me rend triste, que tu t'éloignes d'elle me rassure. Voilà. Maintenant débrouille-toi avec elle, moi je ne veux plus en entendre parler.
- Tu n'as pas à t'excuser ma chérie (là, le mot m'a fait mal…), si tu as des sentiments pour elle, si vous êtes heureuses ainsi, je respecte ton choix même si je le désapprouve, me demandant si, tout comme pour moi, elle n'a pas exploité le vide qui a suivi ta rupture avec Sylvain pour te mettre le grapin dessus. Mais pourquoi m'avoir raconté des salades, le soir où tu as couché avec elle ?
- J'avais un peu honte Maman, après l'amour dont tu m'as entourée quand Sylvain m'a trompée, de t'avouer que j'avais une relation homosexuelle avec une femme mariée, du double de mon âge, et que tu connais. Sauf que je ne savais pas à quel point vous vous « connaissiez ». Je ne sais pas quoi dire de plus, Maman, si ce n'est que Fabienne est adorable avec moi, elle aussi m'a un peu aidée à surmonter la trahison de Sylvain, à sa manière, mais je te jure qu'elle ne « profite » pas de la situation et que je suis pleinement consentante. Elle sait déjà que je vais partir, elle m'encourage à poursuivre mes études et me dit que la vie à bien d'autres bonheurs à m'offrir que quelques nuits dans son lit. Je la crois honnête, Maman, sincèrement, elle sait que notre relation n'a aucun avenir alors on vit le présent, et je dois reconnaître que c'est une amante formidable, elle me…
- …Oh Julie, s'il te plaît ! Épargne-moi les détails de vos turpitudes…Je suis ta mère !
- Pardon, excuse-moi…
- En tout cas, même si ton départ prochain de la maison me rend triste, que tu t'éloignes d'elle me rassure. Voilà. Maintenant débrouille-toi avec elle, moi je ne veux plus en entendre parler.
La semaine a été longue, j'avais pas mal de choses à faire et je n'ai pas osé contacter Fabienne, mais je ruminais sans cesse le récit de ma mère, draguée par ma maîtresse actuelle qui l'avait mise dans son lit. Incroyable. Le samedi est arrivé, il faisait beau et le magasin n'a pas désempli. J'observais Fabienne à la dérobée, vêtue ce jour-là d'une jupe fendue assez haut et d'un petit top en dentelles qui mettait sa poitrine en valeur, elle était vraiment sexy ma patronne, mais pourquoi ne m'avoir rien dit à propos de Ludivine ?
Le magasin fermé, nous avions pris l'habitude de faire le bilan de la journée dans la petite cuisine du magasin, de nous y aimer, j'appréciais ce moment, d'autant que les ventes marchaient bien et que mon salaire en bénéficiait. Les comptes terminés, je me suis lancée.
Le magasin fermé, nous avions pris l'habitude de faire le bilan de la journée dans la petite cuisine du magasin, de nous y aimer, j'appréciais ce moment, d'autant que les ventes marchaient bien et que mon salaire en bénéficiait. Les comptes terminés, je me suis lancée.
- Fabienne, j'ai reçu ma confirmation pour aller étudier à Genève, dès septembre, je vais donc devoir m'arrêter de travailler avec toi fin août. Je suis vraiment désolée mais tu t'en doutais un peu, non ?
- Oui oui, hélas…Mais même si tu m'en avais parlé, ça me chagrine profondément ma chérie (décidément, ce mot m'interpellait à chaque fois et me gênait), jamais je ne retrouverai une collaboratrice comme toi, jamais…quant à l'amante…
- Oui oui, hélas…Mais même si tu m'en avais parlé, ça me chagrine profondément ma chérie (décidément, ce mot m'interpellait à chaque fois et me gênait), jamais je ne retrouverai une collaboratrice comme toi, jamais…quant à l'amante…
Là, Fabienne s'est levée, les yeux brillants de désir et est venue se placer devant moi, qui suis restée assise.
- Enlève-moi ma culotte Julie, et caresse-moi, j'ai très envie de toi. Je suis fatiguée mais j'ai envie de jouir sous tes caresses, de m'abandonner entièrement à toi avant que tu me quittes.
J'ai essayé de cacher mon excitation, posant simplement mes mains sur ses hanches j'ai relevé la tête pour capter son regard.
- Tu lui as aussi demandé qu'elle t'enlève ta culotte et qu'elle te lèche la chatte, à…à…Ludivine ? (Je n'ai pas pu dire « à Maman »)
Fabienne est devenue blême, a retiré brutalement mes mains de ses hanches.
- Qu'est-ce que tu as dit ? Tu perds la tête, Julie ? Qu'est-ce qui te prend ?
- Fabienne, ma mère sait que nous avons une relation, ce qui lui déplait parce qu'elle m'a raconté ce qui s'est passé entre vous il y a quinze ans. Tu comprends que j'en sois perturbée… Tu as des choses à me dire ?
- Fabienne, ma mère sait que nous avons une relation, ce qui lui déplait parce qu'elle m'a raconté ce qui s'est passé entre vous il y a quinze ans. Tu comprends que j'en sois perturbée… Tu as des choses à me dire ?
Fabienne s'est rassise, se prenant la tête dans les mains, et s'est mise à pleurer. J'étais pétrifiée, aurais-je dû ne rien dire ? Quelle boîte de Pandore avais-je ouverte ?
Ma patronne s'est reprise, m'a regardée d'un air impossible à interpréter avant de m'expliquer la raison de son trouble.
Ma patronne s'est reprise, m'a regardée d'un air impossible à interpréter avant de m'expliquer la raison de son trouble.
- Julie, ma Julie, je ne suis pas certaine que ta maman t'ait vraiment TOUT dit, alors c'est moi qui vais le faire, tu as le droit de savoir après tout. Voilà. Tu le sais, j'aime autant les femmes que les hommes, peut-être même un peu plus les femmes. Quand tes parents ont acheté la maison où tu as grandi, Éric et moi étions déjà là, le village comptait moitié moins d'habitants. Nous avons sympathisé, quelques apéros en commun, deux ou trois barbecues, ta maman était – elle l'est toujours – très belle, ses yeux verts me fascinaient, la douceur de sa voix me mettait en transe, et son allure de petite fille timide me faisait craquer. J'ai vraiment eu un coup de foudre, brutal, irrépressible, alors j'ai décidé de la séduire. Cela n'a pas été facile, même si ton père – dont tu me pardonneras de dire que c'est vraiment un sale type – la trompait déjà ouvertement, toi tu avais environ dix ans, et pour me rapprocher de ta maman je t'ai appris à nager. Ludivine et moi nous entendions très bien, je ne ratais pas une occasion de la « toucher », d'effleurer sa peau si délicate, je lui prodiguais mille compliments sur sa beauté, sa résilience face à ton connard de père dont elle savait pertinemment qu'il la cocufiait mais n'osait rien dire, pour t'épargner je pense. Je lui écrivais des messages enflammés, lui déclarant mon amour pour elle, je déposais des fleurs devant votre porte. Et puis un soir, tu étais partie dormir chez une copine de classe, j'ai invité Ludivine à la maison, et elle est venue. Éric était en camp sportif je ne sais plus où. Ta maman était déprimée, ton père se montrait abject avec elle, avec toi il était d'une grande indifférence ou alors t'accablait de reproches, bref rien n'allait. Tu me connais, j'ai été directe avec ta mère, lui disant que moi je l'aimais, que j'en étais folle amoureuse et que j'allais lui montrer ce que cela signifie. Je te passe les détails de cette interminable et merveilleuse soirée, mais sache que ta maman et moi avons vécu une folle nuit d'amour, comme tout le monde aimerait en vivre au moins une dans sa vie. J'étais ivre de bonheur. Malheureusement, cela est resté la seule.
Ma patronne a dû avaler sa salive, boire un verre d'eau et sécher ses yeux avant de poursuivre.
- Comment je ne sais pas (je crois qu'il fouillait dans les affaires de ta maman et dans son téléphone, il a dû lire mes messages enflammés) mais ton père l'a appris et a fait un cirque invraisemblable, ameutant tout le village et faisant de moi une perverse, une dévoyée, une briseuse de couples, une prédatrice qui lui enlevait son épouse, la mère de sa fille etc. J'ai perdu mon boulot, à l'époque je n'avais encore pas mon propre magasin, et puis ton père vous a plantées là, hurlant que jamais il ne partagerait sa vie avec une sale gouine et sa fille, et ta maman a plongé dans une sévère dépression. Un mois après, c'est moi qui étais hospitalisée pour tentative de suicide. Une période terrible Julie, vraiment, mais je n'ai jamais oublié que les seules visites que j'ai reçues à l'hôpital étaient celles d'Éric et…de ta maman.
Fabienne a marqué un temps d'arrêt, le regard perdu, se tortillant les mains nerveusement. Puis elle a repris le récit de cette « relation » avec ma maman.
- Les années ont passé, difficiles au début, mais tu as grandi et tu es devenue l'unique raison de vivre de ta maman qui s'est renfermée comme une huître, ne parlant plus à personne, se noyant dans le travail pour t'assurer un avenir sans soucis. J'ai ouvert mon propre magasin, au début j'ai ramé, heureusement qu'il y avait le salaire de prof d'Éric, et qu'il ne m'a jamais reproché cette aventure avec Ludivine, qu'il a fini par oublier. Pas moi. Je m'arrangeais toujours pour essayer de croiser ta maman, lui dire bonjour, et puis le temps a fait son œuvre et les choses se sont apaisées.
- Mais, Fabienne, pourquoi tu… ?
- …Attends Julie, attends, laisse-moi finir, tu n'es pas là par hasard.
- Et puis un lundi matin d'automne, tu sonnes à ma porte. En ouvrant, tu ne peux pas imaginer ce que j'ai ressenti. Un séisme interne, un tsunami intérieur, un flash aveuglant dont j'ignorais s'il tenait du rêve ou du cauchemar. Je ne voyais que tes yeux verts, uniques, les mêmes que ceux de Ludivine, et puis tu as pris la parole de ta voix elle aussi envoûtante, là j'ai compris que j'étais perdue, que jamais je ne pourrai résister, qu'une force supérieure me poussait vers toi. La suite, tu la connais…J'ai tout mis en œuvre pour me rapprocher de toi, si belle, si craquante qu'il aurait fallu me rendre sourde et me crever les yeux pour que je renonce à te séduire.
- Mais, Fabienne, pourquoi tu… ?
- …Attends Julie, attends, laisse-moi finir, tu n'es pas là par hasard.
- Et puis un lundi matin d'automne, tu sonnes à ma porte. En ouvrant, tu ne peux pas imaginer ce que j'ai ressenti. Un séisme interne, un tsunami intérieur, un flash aveuglant dont j'ignorais s'il tenait du rêve ou du cauchemar. Je ne voyais que tes yeux verts, uniques, les mêmes que ceux de Ludivine, et puis tu as pris la parole de ta voix elle aussi envoûtante, là j'ai compris que j'étais perdue, que jamais je ne pourrai résister, qu'une force supérieure me poussait vers toi. La suite, tu la connais…J'ai tout mis en œuvre pour me rapprocher de toi, si belle, si craquante qu'il aurait fallu me rendre sourde et me crever les yeux pour que je renonce à te séduire.
J'étais tout à la fois émue et enragée, je ne pouvais pas concevoir de coucher avec une femme qui avait elle aussi couché avec ma propre mère, mais en même temps je comprenais bien que Ludivine ait craqué face au charme magnétique de Fabienne. C'est la colère qui l'a emporté, jalousie de petite fille trop couvée peut-être ?
- Mais tu te rends compte de qui tu es ? Tu as BAISÉ ma mère et maintenant tu baises sa fille ? Mais tu es une obsédée sexuelle ma parole, la pire des salopes, sans aucune moralité ! Et mon père, il t'a sautée aussi, lui ? Tu leur as fait un tarif famille ?
La gifle est partie si vite et si fort que je l'ai reçue sans pouvoir l'éviter, manquant de me faire tomber de ma chaise. J'étais paralysée de stupeur, Fabienne s'est mise à hurler.
- Tais-toi pauvre petite conne ! Je t'interdis de parler de ta mère comme ça ! Non ! Je n'ai pas « baisé » Ludivine, nous avons fait l'amour, passionnément, toute la nuit, un moment hors du temps, un enchantement inoubliable pour toutes les deux, crois-moi.
Fabienne a respiré profondément et s'est calmée, avant de prendre ma main entre les siennes encore tremblantes.
- Excuse-moi de t'avoir frappée, Julie, c'est…c'est impardonnable, mais ta maman est une femme exceptionnelle et je ne supporte pas qu'on en dise le moindre mal, surtout si cela vient de toi. Ta vie sexuelle et amoureuse débute à peine ma petite, ne juge pas si rapidement, surtout quand tu n'as pas tous les éléments. Demande à ta mère si tu en doutes, mais j'étais folle d'elle, prête à faire n'importe quoi pour la tenir dans mes bras et lui dire mon amour, je lui écrivais, lui offrais des fleurs…Bref j'étais amoureuse, Julie.Le temps a fait son œuvre, la plaie la plaie cicatrisait lentement lorsque tu as débarqué dans ma vie, bousculant mon âme et mes sens.
Quant à ton ordure de père, s'il m'avait approchée je crois que je lui aurais arraché les couilles ! Ne me parle plus jamais de lui, Julie, oublie-le toi aussi, ce tordu.
Quant à ton ordure de père, s'il m'avait approchée je crois que je lui aurais arraché les couilles ! Ne me parle plus jamais de lui, Julie, oublie-le toi aussi, ce tordu.
L'air épuisée, le regard dans le vide, Fabienne s'est levée et s'est dirigée vers la porte du magasin.
- Si tu veux démissionner maintenant, je le comprendrais. Je te laisse, ferme la porte en partant et si nécessaire, laisse les clés dans la boîte à lettres. Bon weekend Julie, je n'ai pas le courage de rester face à toi plus longtemps ce soir. Au revoir, ou adieu, à toi de décider.
Sa voix s'est brisée sur ces derniers mots et elle est presque partie en courant, me laissant seule avec mes reproches et ma colère, avant qu'un torrent de larmes ne déferle sur mes joues et que je ne sois secouée de tremblements.
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