Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Qu'est-ce que tu fais là ? — Chapitre 5 · rencontre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Qu'est-ce que tu fais là ?
Chapitre 5 · rencontre
V
Finalement, voilà bien longtemps que je me sais attiré et troublé par les filles comme Lana. Je me souviens d'avoir eu l'œil aspiré à la vue de ce style de femme. Je n'en ai rien fait, j'ai refoulé, je ne me l'autorisais pas. Interdit. Pas convenable pour un homme comme moi, établi dans cette société "bobo" de pharmacien arrivé, en couple de surcroît avec une femme belle et merveilleuse. Je ne sais pas ce que l'on va faire, si l'on va se laisser aller Carole et moi, nous n'en avons pas vraiment parlé. Ce sera sûrement notre prochaine étape ...
Et cela n'a pas traîné, le lundi soir, Carole et moi sommes attablés dans un restaurant du centre-ville. L'été tire à sa fin, c'est une brasserie spécialisée dans la cuisine italienne. Il y a du monde, mais les bruits de voix sont assez feutrés. Seuls quelques rires éclatent parfois. Carole est assise sur la banquette et fait face à la salle et moi je lui tourne le dos. Nous mangeons italien comme il se doit et buvons une bouteille à nous deux. Carole attaque son tiramisu et n'attendant pas la deuxième cuillère, dit :
— Comment envisages-tu la suite après nos discussions ?
— A vrai dire, je ne sais pas, c'est vrai que l'on a déclenché quelque chose et que ça fait un peu peur.
— Oui, j'ai la trouille, ça me réveille la nuit.
— Ecoute, allons doucement, laissons se présenter les choses, soyons prudents et discrets.
— A vrai dire, je ne sais pas, c'est vrai que l'on a déclenché quelque chose et que ça fait un peu peur.
— Oui, j'ai la trouille, ça me réveille la nuit.
— Ecoute, allons doucement, laissons se présenter les choses, soyons prudents et discrets.
Je ne savais pas trop quoi lui répondre.
— Regarde la femme, enfin non, tu ne peux pas la voir, elle est derrière toi.
— Si, je peux la voir avec le miroir derrière toi.
— Eh bien, cette femme avec le chemisier bleu marine, tu la vois ?
— Oui je la vois, celle avec ce Monsieur âgé.
— Elle me plaît, ses cheveux longs, son style assez recherché, elle a un beau sourire. Elle me regarde assez souvent et tout à l'heure elle m'a souri.
— Tu lui as souri toi aussi ?
— Non, je n'ai pas osé.
— Tu aurais peut-être dû, non ?
— Oui, peut-être. Tiens, elle vient encore de me regarder.
— Si, je peux la voir avec le miroir derrière toi.
— Eh bien, cette femme avec le chemisier bleu marine, tu la vois ?
— Oui je la vois, celle avec ce Monsieur âgé.
— Elle me plaît, ses cheveux longs, son style assez recherché, elle a un beau sourire. Elle me regarde assez souvent et tout à l'heure elle m'a souri.
— Tu lui as souri toi aussi ?
— Non, je n'ai pas osé.
— Tu aurais peut-être dû, non ?
— Oui, peut-être. Tiens, elle vient encore de me regarder.
Carole me prend la main, elle me serre fort, je la sens dans un désarroi intense. Elle me regarde, elle regarde la femme, me regarde à nouveau, le tiramisu est oublié.
La femme se lève, l'homme aussi, ils partent. La femme passe près de notre table, je vois que son regard croise celui de Carole qui s'affole. Ils sont partis, Carole se détend, reprend le cours de son repas du bout de la petite cuillère, nous sommes silencieux.
— Tu vois, je ne suis pas tranquille : me dit Carole.
— C'est vrai que tu as l'air déstabilisée comme moi je l'ai été quand je suis entré dans le bar de Lana, mais ça me paraît normal. Mais en fait, qu'est-ce que tu risques ?
— Oui je sais, mais je ne contrôle pas.
— C'est vrai que tu as l'air déstabilisée comme moi je l'ai été quand je suis entré dans le bar de Lana, mais ça me paraît normal. Mais en fait, qu'est-ce que tu risques ?
— Oui je sais, mais je ne contrôle pas.
Le repas se finit tranquillement, café, limoncello, on se lève et on s'avance pour payer au bar. Le barman nous sort la note, Carole sort sa Visa, le barman lui donne une carte et dit :
— Une dame a donné ça pour vous.
Carole me regarde, regarde la carte, Axelle Campagne, designer d'intérieur, son mail, son numéro de téléphone et un petit mot: " à bientôt ? ".
Nous sortons. Je sens Carole un peu paniquée, mais elle sourit, elle me tient la main, elle ne dit rien, puis, dans l'ascenseur, elle m'enlace, m'embrasse et me demande :
— Tu crois que je dois la rappeler ?
— C'est à toi de voir, mais pourquoi pas ?
— Je crois que je vais la rappeler.
— C'est à toi de voir, mais pourquoi pas ?
— Je crois que je vais la rappeler.
Au moment où elle a dit ça, une chaleur m'envahit le ventre, l'angoisse fugace, mais aussi l'excitation.
VII
Quelques jours ont passé.
Carole arrive à 19h30 comme d'habitude quand elle ferme le magasin avec Mina. Ce soir, je la trouve très belle. Elle est souriante, ses cheveux toujours hirsutes, elle est habillée de son jean Diesel qui lui fait de si belles fesses, et en haut, elle a mis un haut noir à manches trois quarts, col en V assez profond. Les mouvements faisant, souvent son épaule se découvre, ce qui la rend encore plus sexy.
— Qu'est-ce que tu es belle ma Poule, on jurerait que tu reviens d'un rendez-vous.
— Mais je reviens d'un rendez-vous, me dit-elle en baissant les yeux.
— J'ai rappelé la femme qui me matait au restau et que je trouvais belle l'autre jour, tu te souviens ?
— Mais je reviens d'un rendez-vous, me dit-elle en baissant les yeux.
— J'ai rappelé la femme qui me matait au restau et que je trouvais belle l'autre jour, tu te souviens ?
Tu parles si je me souviens. Je me souviens tellement bien qu'une boule vient de s'installer dans mon abdomen. Pourtant je pensais que ça passerait comme une lettre à la poste. Je réponds faussement tranquille, alors que Carole est toute rose :
— Et donc vous vous êtes vues ?
— Oui à 18 heures, elle m'a invitée à boire un verre dans un bar à la plaine.
— J'avais l'angoisse qui me nouait, je suis passé trois fois devant le bar avant de me décider à entrer. J'ai enfin rassemblé mon courage et j'ai poussé la porte, tout doucement pour ne pas faire de bruit, pour ne pas déranger. C'est un bar cosy, avec de la musique douce et une lumière tamisée. J'étais morte de trouille. Elle était là au fond sur une banquette rouge sombre. Elle m'a vue arriver et m'a fait signe pour se signaler. Il y avait quelques tables occupées, mais peu de monde finalement. Que des femmes. Partout des tentures étendues au mur, des coussins, mais aussi des fauteuils, des banquettes, des chaises. Un bar en bois derrière lequel s'affairait une femme qui préparait quelque chose. Je me suis dirigée donc vers la femme qui m'attendait avec son sourire grand ouvert.
— Oui à 18 heures, elle m'a invitée à boire un verre dans un bar à la plaine.
— J'avais l'angoisse qui me nouait, je suis passé trois fois devant le bar avant de me décider à entrer. J'ai enfin rassemblé mon courage et j'ai poussé la porte, tout doucement pour ne pas faire de bruit, pour ne pas déranger. C'est un bar cosy, avec de la musique douce et une lumière tamisée. J'étais morte de trouille. Elle était là au fond sur une banquette rouge sombre. Elle m'a vue arriver et m'a fait signe pour se signaler. Il y avait quelques tables occupées, mais peu de monde finalement. Que des femmes. Partout des tentures étendues au mur, des coussins, mais aussi des fauteuils, des banquettes, des chaises. Un bar en bois derrière lequel s'affairait une femme qui préparait quelque chose. Je me suis dirigée donc vers la femme qui m'attendait avec son sourire grand ouvert.
J'écoute, je suis un peu inquiet, mais la boule au ventre s'estompe.
— Son style était différent d'avant-hier soir. Ses cheveux étaient remontés en chignon, tenus par un pic, comme un crayon, petit pull en coton beige chiné avec un col rond très large, ce qui dégageait son cou. Elle était magnifique, style recherché, cool et nature cette fois-ci. Et ce sourire...
Mon inquiétude semble ne pas vouloir partir entièrement.
— Dès que je me suis approchée, elle s'est levée et m'a dit :
— C'est bien que vous m'ayez rappelée.
— Elle m'a tendu sa main et a gardé la mienne quelques secondes. Elle s'est rassise, elle m'a regardée de ses yeux verts.
— C'est bien que vous m'ayez rappelée.
— Elle m'a tendu sa main et a gardé la mienne quelques secondes. Elle s'est rassise, elle m'a regardée de ses yeux verts.
Je me suis assise sur la chaise en face d'elle, gênée comme une enfant prise en faute. Je me triturais la main gauche avec la droite. Comme tu le vois, j'étais super à l'aise.
Elle reprend :
— Je m'appelle Axelle. Vous êtes surprise de mon audace de l'autre soir, mais moi je suis surprise de votre courage. Vous avez osé me rappeler. Je vous ai senti gênée par mes regards. Vous étiez avec votre mari ?
— Oui, enfin avec mon Chéri.
— Il sait que vous êtes avec moi ?
— Non, je lui raconterai ce soir. Pourquoi m'avez-vous laissé cette carte ?
— Vous m'avez plu, je vous ai trouvée belle et touchante dans votre gêne, vos cheveux courts, votre allure, votre style. J'ai aimé. Ne croyez pas que je sois une habituée du fait, c'est la première fois que j'ose faire une telle chose.
— Oui, enfin avec mon Chéri.
— Il sait que vous êtes avec moi ?
— Non, je lui raconterai ce soir. Pourquoi m'avez-vous laissé cette carte ?
— Vous m'avez plu, je vous ai trouvée belle et touchante dans votre gêne, vos cheveux courts, votre allure, votre style. J'ai aimé. Ne croyez pas que je sois une habituée du fait, c'est la première fois que j'ose faire une telle chose.
La serveuse s'est approchée de nous en silence, elle m'a fait sursauter, tout ça pour savoir ce que l'on voulait boire. Axelle a commandé un Gin-Tonic et moi je me suis laissée aller pour un Mojito. J'en avais besoin.
Moi aussi, j'ai bien besoin d'un Mojito pour me déglacer la luette. Je n'ai pas ce qu'il faut pour en faire, malgré tout, je me lève chercher une bouteille de vin blanc et deux verres. Je vais en avoir besoin pour écouter la suite de l'aventure. Je me sers, je sers Carole, je me rassieds et dis :
— Donc ?
— En fait, on a parlé, l'ambiance s'est détendue, Mojito aidant, je suppose. On a parlé de notre vie, la sienne, la mienne. Elle me séduisait chaque minute encore un peu plus et je crois bien que je la séduisais aussi. Elle me regardait, me dévisageait, elle m'a dit plusieurs fois que j'étais belle. Bref, on est restées une heure à papoter, et à la fin, on avait l'impression d'être de vieilles copines ... Enfin presque, car je ne peux pas dire que j'étais hyper cool.
— Elle est gouine ?
— En fait, on a parlé, l'ambiance s'est détendue, Mojito aidant, je suppose. On a parlé de notre vie, la sienne, la mienne. Elle me séduisait chaque minute encore un peu plus et je crois bien que je la séduisais aussi. Elle me regardait, me dévisageait, elle m'a dit plusieurs fois que j'étais belle. Bref, on est restées une heure à papoter, et à la fin, on avait l'impression d'être de vieilles copines ... Enfin presque, car je ne peux pas dire que j'étais hyper cool.
— Elle est gouine ?
J'emploie ce mot vulgaire pour camoufler la petite peur qui ne me lâche pas, et peut-être pour minimiser l'importance de cette rencontre dans l'esprit de Carole.
— Non, d'après ce qu'elle m'a dit, elle n'est pas homosexuelle, mais je l'ai séduite au point qu'elle a osé me laisser sa carte en espérant me revoir.
— Et après, vous vous êtes séparés.
— Ben oui, je suis là. Vers 19h, je lui ai dit que je devais rentrer et on s'est quitté 10 minutes après. Elle m'a demandé si elle pourrait me revoir.
— Et tu lui as dit quoi ?
— Que oui, que j'aimerais bien la revoir, alors, elle m'a fait la bise, une sur la joue gauche, une sur la joue droite et la troisième sur les lèvres. Je suis, je pense, devenue grenat grave, mais je dois t'avouer que j'ai aimé ce contact sur mes lèvres. Tu m'en veux ?
— Non, pas du tout. C'est vrai que je suis un peu sur le flan. Je suis un peu anxieux.
— Ne crains rien mon Chéri, même s'il se passe quelque chose avec Axelle, et même si on est bien toutes les deux, c'est toi mon Chéri que j'aime.
— Et après, vous vous êtes séparés.
— Ben oui, je suis là. Vers 19h, je lui ai dit que je devais rentrer et on s'est quitté 10 minutes après. Elle m'a demandé si elle pourrait me revoir.
— Et tu lui as dit quoi ?
— Que oui, que j'aimerais bien la revoir, alors, elle m'a fait la bise, une sur la joue gauche, une sur la joue droite et la troisième sur les lèvres. Je suis, je pense, devenue grenat grave, mais je dois t'avouer que j'ai aimé ce contact sur mes lèvres. Tu m'en veux ?
— Non, pas du tout. C'est vrai que je suis un peu sur le flan. Je suis un peu anxieux.
— Ne crains rien mon Chéri, même s'il se passe quelque chose avec Axelle, et même si on est bien toutes les deux, c'est toi mon Chéri que j'aime.
Elle vient se mettre à cheval sur moi, elle m'enlace, elle m'embrasse avec intensité et tendresse. Ma crainte s'envole comme par miracle sous cette volée d'amour.
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