Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Femme de chambre ou l'histoire secrète d'une famille bourgeoise — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Femme de chambre ou l'histoire secrète d'une famille bourgeoise
Chapitre 7
CHAPITRE 14
Nous partîmes. On arriva au restaurant. Le maître d’hôtel eut les yeux exorbités en me voyant.
On s’assit sur la terrasse. On commanda du champagne.
— Tu es sublime, ma chérie.
— Merci.
— Comment te sens-tu dans cette robe ?
— Pour être franche, je me sens un peu gênée. Par contre, le fait de voir les regards que l’on pose sur moi, me rend fière de moi.
— Modeste, en plus ! dit-elle en me taquinant.
On prit l’apéritif. Je restai silencieuse. Caroline interrompit mes rêveries.
— Tu penses à Natacha ?
— Oui, excuse-moi.
— Ce n’est rien. Je dois dire que son histoire m’a un peu bouleversée. Et puis, elle avait l’air de t’apprécier.
— Comment ?
— Lorsque tu l’as consolée, elle avait l’air d’aimer cela un peu plus que la normale. D’ailleurs, n’a-t-elle pas dit que chacun était en droit d’aimer qui il le voulait.
— Oui mais cela ne veut rien dire.
— T’aimerais ?
— Quoi ?
— Qu’elle succombe à tes charmes !
— Je mentirai en disant non mais ce soir je suis avec toi.
— Profites-en bien car dès mardi, ce ne sera plus le cas.
— Quoi ? Fis-je remplie de craintes.
— Du calme ! Mardi, je pars une semaine à Paris en séminaire.
— Une semaine !
— Oui, d’ailleurs il faudra demain soir que je te montre certaines choses et que durant cette semaine, tu sois présente à la maison tout le temps. Cela ira ?
— Oui, pas de problème.
— Et puis, jeudi, si tu as envie de passer du bon temps, le jardinier sera là.
— Arrête ! Je ne suis pas en manque à ce point !
— Bah, il n’y a pas de mal à se faire du bien ! Surtout s’il sait manier ses outils !
— T’es toujours en chasse ?
— Non mais je profite des occasions qui se présentent. Cela ne durera pas éternellement. Et puis, j’ai des besoins.
— C’est vrai.
— Tu me conduiras à la gare ? Au fait, tu as ton permis de conduire ?
— Oui mais pas de voiture !
— Tu profiteras de la mienne durant la semaine alors mais fais-y attention !
— Promis, t’es chou. Séminaire veut dire rencontres !
— Et comment ! Le dernier fut très instructif question droit mais question baise, ce fut aussi très jouissif. Je me rappelle d’une superbe Italienne. Elle parlait beaucoup avec ses mains mais elle savait manier aussi bien la langue.
— Juste une Italienne ?
— Non ! Pour qui me prends-tu ! Il faut toujours agrandir le cercle intime à ses invités… Juan, l’Espagnol ! Il en avait une sublime et si endurante. Une nuit entière, juste lui, mon italienne, une Allemande et moi. Il nous a comblées par tout ce qui peut s’appeler un orifice toutes les trois sans faiblir une seule fois !
— Il devait être dopé au viagra ?
— Je ne sais pas mais lorsqu’il a lâché la tension qu’il avait en lui, toutes les trois nous fûmes gavée par le précieux liquide.
— Et qui encore ?
— Peter, puis Marta, puis Solange. Celle-là avait un piercing sur le clitoris. Elle me disait qu’elle était toujours chaude avec cela et que je devais m’en mettre un.
— Il parait oui !
— J’ai hésité mais quand tu sais qu’il faut plusieurs semaines pour cicatriser.
— Cela fait beaucoup d’abstinence, fis-je en riant.
— Tout juste.
— Et c’est tout ?
— Mais tu crois que je suis une salope qui baise à tout va !
— Ben ; pas jusque là mais cela s’en rapproche parfois !
— Mmm. Je crois que tu as raison.
— Et tu vas seule ?
— Non, je vais avec Florence.
— Florence ? Dis-je surprise.
— Ben oui, Florence. Tu ne serais pas jalouse ?
— De qui ?
— Je n’en sais rien d’elle ou de moi en sachant ce que je fais aux séminaires à part écouter l’orateur.
— Non, je ne suis pas jalouse. Surprise, c’est tout ! Et tu crois que…
— Si l’occasion se présente Florence en profitera. Bien sûr ! Et sans vouloir t’offenser, j’espère profiter aussi d’elle. Enfin, si tu me donnes ta bénédiction.
— Je ne crois pas que tu as besoin de mon accord. T’es assez grande pour savoir ce que tu fais de tes fesses. Mais rassure-toi, je ne suis pas jalouse du tout. Je t’aime énormément et j’aime aussi Florence. Mais je ne suis amoureuse ni de toi, ni d’elle. Alors, si vous vous gamahuchez tous les jours, faites-le.
— C’est comme cela que je vois aussi la vie. Mais merci quand même.
Le repas arriva et le silence se fit.
— Fais semblant de rien mais je crois que tu as une touche avec le mec là-bas, me dit Caroline discrètement. Il ne cesse de te regarder.
— Où ?
— A ma droite.
Je jetai un œil discret.
— Pas mal ! Dommage qu’il soit accompagné.
— Si tu veux, je m’occupe d’elle !
— Tu ferais cela ?
— Pas de problème, elle mignonne tout plein.
— Oui mais si elle ne veut pas ? Répliquai-je.
— Si je n’arrive pas à la séduire et surtout à lui faire grimper les rideaux ce soir, je ne m’appelle plus Caroline.
— Vantarde.
— On verra. Par contre toi, c’est déjà dans la poche. Il en bave presque.
Je jetai des regards langoureux vers l’homme. Je l’allumai comme une garce. Et il adorait. Il put ainsi admirer mes fesses lorsque je fis mine de faire tomber ma fourchette et de la ramasser en proposant autant que possible mon fessier ravageur.
Sa compagne ne se rendit compte de rien car elle parlait normalement. Je décidai de le provoquer encore un peu plus. Je me mis à sucer le manche de mon couteau.
— Arrête ou je vais te sauter dessus, me fit Caroline. Je suis toute trempée.
— Montre !
— Comment ?
— Fais glisser ton doigt et viens me le faire goûter.
Je la vis descendre sa main.
— Mmm, je me branlerais bien mais j’ai d’autres projets. Tiens, goûte ma chérie.
Elle me tendit la main que je pris tendrement dans mes mains. Puis, tout en regardant l’homme, j’introduisis le doigt dans ma bouche et le suçai lentement. J’ai cru qu’il allait faire une attaque. D’ailleurs, sa compagne s’en aperçut et lui demanda ce qu’il lui arrivait.
— C’est trop. J’en avais déjà envie mais maintenant c’est le brasier.
— Profites-en ! Elle va aux toilettes.
La femme passa non loin de nous. Caroline, telle une lionne, suivit sa proie.
— Tu me raconteras ?
— Toi aussi fis-je.
Je vis l’homme qui sans la présence de sa femme me matait carrément. Je me levai et allai aussi vers les toilettes mais au lieu de prendre la porte des dames, je pris l’autre. Juste avant de fermer la porte, je le regardai et lui envoyai un clin d’œil.
Les toilettes étaient grandes et propres. Le sol était recouvert d’un tapis épais. J’avais le cœur qui battait à tout rompre. Est-ce qu’il avait compris ? L’excitation d’être repérée par un autre homme ne faisait qu’attiser mon désir. J’enlevai rapidement mon string qui n’était que loque.
La porte s’ouvrit.
Un homme entra et rapidement referma la porte. La serrure se ferma également.
Rapidement, il se jeta sur moi et m’embrassa mais je le repoussai.
— Je n’embrasse pas les inconnus.
— Je…
— Je ne veux rien savoir. J’ai juste envie que tu me fasses jouir. Point barre. Et dépêche-toi si tu ne veux pas que ta femme s’en aperçoive.
— Ok !
Je fis remonter rapidement ma robe et me retrouvai à demi nue devant lui. Lui ne prit pas plus la peine de se déshabiller. Il ouvrit la fermeture éclair de son pantalon, engloutit une main et fit ressortir l’autre costume trois pièces qu’il portait. Et je préférais largement ce dernier.
Il fouilla ses poches et sortit un préservatif. Visiblement, il n’était pas à son coup d’essai. Il s’approcha de moi, me souleva et me fit asseoir sur le bord des éviers. Sans préliminaires, il emmancha son long et fin sexe en moi. Je le sentis m’envahir.
Il commença à me limer lentement. Voulant jouir le plus rapidement possible, je défit mes bretelles et dégagea mes seins que je pétrissais à pleine main. Je les pinçai le plus fort que je pouvais. Le plaisir arriva vite et je jouis.
L’homme lui, imperturbable ne parut pas s’en émouvoir et continua ses va-et-vient. Il ralentit un peu me permettant de reprendre mes esprits. Puis, il alla de plus en plus vite. Je lâchai un sein et allai me masturber le clitoris.
Je me sentis pour une fois comme la pire des salopes qui se donnaient au premier venu. Et cela m’excitait encore plus.
L’inconnu limait encore plus fort et encore plus vite. Il allait exploser.
Je devins furie et en tordant un de mes tétons à me faire mal, j’astiquai mon bouton violemment. L’orgasme me submergea. L’homme dut se libérer dans la capote au même moment.
Il se retira.
Mes jambes étaient toutes molles et heureusement que je fus assise sur l’évier sinon je serais tombées par terre.
Il enleva la capote remplie de son précieux nectar et la jeta dans la corbeille.
Il se rhabilla et me donna le bras pour me mettre debout. Je sautai du meuble et remit de l’ordre dans ma tenue.
— Ce fut génial, me dit-il. A un de ces jours peut-être.
— Qui sait, fis-je en riant.
J’ouvris la porte et regagnai ma table tranquillement. L’homme regagna la sienne. Caroline arriva les yeux pétillants, comme à chaque fois, dû à un orgasme.
— Ma chérie ! Et alors ? Il est comment ?
— Tu ne me croiras pas. Et toi ?
— Toi d’abord !
— Disons que le mari doit frôler la crise cardiaque.
— Pourquoi ?
— Que celui qui m’a sautée et en plus divinement ce n’est pas lui mais un autre client.
— Quoi ?
— Il n’a rien compris ou il n’a pas osé. Tu aurais du voir son visage lorsque je suis sortie avant l’autre type. Il était rouge mais rouge. Le pauvre.
— Mais pourtant…
— Un autre a profité de l’occasion.
— Et c’est qui ?
— Celui qui est tout près du bar.
— Mmm, pas mal ! Tu as gagné au change. Et dire que je me suis envoyée la femme pour que tu aies le champ libre. Par contre elle, elle assume !
— Mieux que moi ?
— Tu sais que tu seras toujours une des mes favorites.
— Un jour, tu ne pourras plus te passer de ma langue ! Et toi, raconte !
— A une condition !
— Laquelle ?
— Que tu me fasses l’amour.
— Accordé !
— Viens, partons. Je n’ai plus faim.
— Moi si mais de toi, dis-je.
On se leva et elle m’embrassa. On sortit et en passant à côté de la table. J’entendis la femme dire :
— A bientôt. Madame.
— A bientôt. Ce fut un plaisir de faire votre connaissance, répondit Caroline.
— Moi de même. Je serai ravie de profiter encore de votre savoir-faire.
— C’est réciproque. Au revoir.
— Au revoir.
— Tu vas la revoir ?
— Pourquoi pas ! On s’est échangé nos téléphones. Cela te dérange ?
— Non ! C’est surprenant. Dis, une question ?
— Oui ?
— Tu crois qu’un plan à trois serait possible ?
— Mais tu deviens de plus en plus cochonne.
— Oui ! Et j’assume !
— Alors, partons vite ! Je veux te voir assumer. Prends le volant, je te raconterai ce qu’il s’est passé entre elle et moi.
On monta dans la voiture. Aussitôt, elle posa une main sur ma cuisse. Je démarrai. La voiture vrombit.
— Alors ? Tu racontes ?
— Je suis entrée juste après elle dans les toilettes. Elle se refaisait une beauté tandis que moi, je passai de l’eau sur mes joues. Tout à coup, je lui ai dit
« Zut, j’ai quelque chose dans l’œil et cela ne veut pas partir. Vous pourriez m’aider ?
« Pas de problème ! Laissez-moi faire !
— Elle se rapprocha de moi et me prit le visage de ses doigts fins. Elle ouvrit à l’aide de ses doigts mon œil et scruta. Bien entendu, elle ne vit rien. Je sentis ses seins s’écraser contre les miens. Elle dut percevoir mon absence de soutif car sa respiration se fit plus lourde et plus rapide. Ses joues rosirent. Je la regardai droit dans les yeux et sans un mot, j’approchai mes lèvres des siennes. C’est le moment de vérité !
— Et après ?
— Arrête-toi là !
— Pourquoi ?
— Tu verras !
Je stoppai la voiture sur un petit parking. Caroline se tourna vers moi et plaqua sa main sur mon sexe dépourvu de tous tissus. Elle planta un doigt en moi et masturba mon clitoris tout gorgé.
— Voilà maintenant, tu vas ressentir ce que j’ai vécu. Elle ne m’arrêta pas et je posai mes lèvres sur les siennes. Sa bouche s’ouvrit et répondit à l’invitation de la mienne. Puis, nous fûmes que furies. Je pris d’autorité sa main et la plaqua en dessous de ma robe sur mon sexe débordant de cyprine. Elle s’invita en moi et me branla avec deux doigts. Je fis de même. J’ouvris son pantalon, glissai une main entre l’étoffe satinée de sa culotte et son sexe aussi lisse qu’un œuf. J’atteignis rapidement le volcan qui était déjà en ébullition.
Caroline imitait avec sa main en moi les mouvements que la femme lui faisait. Son autre main avait rejoint son sexe avide de plaisirs. Je sentis que la jouissance n’allait pas tarder à arriver. Elle continua au milieu de halètements devenus de plus en plus forts et rapides.
— Tout en se regardant droit dans les yeux, nous vîmes chacune le plaisir monter dans le corps de l’autre. Ce fut elle qui fut terrassée la première. Elle s’écroula sur le sol tout en quittant mon abricot. Je continuai malgré tout à la branler afin que sa jouissance fût plus grande encore. Elle ouvrit les yeux et elle m’invita à lui faire goûter ma grotte en fusion. Je m’accroupis sur elle et là, je fus surprise. Elle était experte dans l’art de me sucer le clito. Ce n’était pas la première fois et je jouis très vite en libérant mon nectar sur ses lèvres pulpeuses.
— Continue ! Je vais venir.
— Je refis surface et je plongeai entre ses cuisses et m’attaquai tout de suite sur son petit bouton. Réceptive, elle jouit assez vite.
— Comme moi, fis-je en prenant mon pied.
Caroline s’activa sur son petit éperon et jouit à son tour. Les sièges de la voiture étaient maculés de nos liqueurs remplies de désirs.
— On s’est rhabillées, me fit Caroline en reprenant ses esprits. Elle m’a alors roulé une de ces pelles. J’en fus encore toute retournée.
« J’aimerais encore continuer mais mon mari m’attend. Tenez, voilà ma carte. Lorsque vous repassez par ici, appelez-moi. J’aimerais prendre mon temps la prochaine fois.
« Voici la mienne. Ce sera avec plaisir si vous venez à Bruxelles.
— On sortit ensemble et toi, tu t’étais envoyé un autre bonhomme. Maintenant, raconte-moi ce qu’il t’a fait.
On redémarra et en détail, je lui narrai mon expérience. Elle prit son pied une seconde fois.
Arrivées à la villa, on se mit nues
CHAPITRE 15
Le lendemain, tout avait changé : le temps qui devenu maussade était nuageux, gris terne. Et surtout, il y avait moi : J’étais réglée. (Je sais ce n’est pas très érotique mais c’est ainsi !). Bref, maux de ventres habituels, température faisant yo-yo et humeur exécrable.
Caroline sourit en me voyant. Elle compatit. Cela en fait provoqua notre retour un peu plus tôt. Le rangement de la villa fait, nous allâmes dîner en ville et puis direction Bruxelles.
Un grand sentiment de tristesse m’envahit comme si les moments que je venais de vivre furent les derniers avant très longtemps.
Le lundi, le retour à la normale se fit assez brutal par une explosion de colère entre Jacques et Caroline. Ce dernier lui reprochant son manque d’entrain à la vie de couple et elle, lui invoquant son absence répétée.
Bref, une dispute d’un couple uni juste pour la façade. J’allai m’enfermer dans ma chambre. La seule lueur d’espoir est que ma période d’abstinence est très courte. Grâce au bon dosage de mes pilules, je ne suis indisposée que durant trois jours.
Emma était revenue de son voyage avec Rodrigue. Ce dernier s’enfermant avec sa future belle-mère afin de vérifier un dossier en profondeur. Heureusement que plus personne à part moi n’était dans la maison car Caroline atteignit des hauteurs insoupçonnées dans ses vocalises orgasmiques.
Le mardi, après un déjeuner relativement calme, je conduisis Caroline à la gare du Midi afin qu’elle prenne son train pour Paris. Florence était là !
— Bonjour, me dit-elle en m’embrassant sur la joue.
— Bonjour.
— Salut Florence, dit Caroline. Prête ?
— Oui ! Mais je ne savais pas que Gwendoline venait avec nous !
— Cela t’aurait plu ?
— Je… je ne…
— Laisse tomber, fis-je. Je reste ici. Allez-vous amuser lors de ce séminaire. Je dois y aller, fis-je un peu en colère.
— Ah ! Déjà ?
— Bon, au revoir et pensez de temps en temps à moi.
Je partis la tête basse ave un sentiment de rage. Pourquoi ? Je n’en savais fichtre rien ! Caroline, je l’adorais, on baisait bien ensemble et une tendre complicité nous unissait. Florence me troublait toujours mais je la regardais de plus en plus comme une sœur que j’aurais voulu avoir. Alors pourquoi cette humeur ? Peut-être que ma condition de bonniche me sauta aux yeux en voyant ces deux superbes femmes, habillées à quatre épingles et surtout épanouies dans leur travail.
Qu’avais-je moi ? Rien ! Juste l’amitié d’une femme qui m’a aidée au bon moment mais à part cela ? Rien qui me permettrait de me sentir fière de moi. J’en étais là lorsque, en allant faire les courses, je vis Jacques accompagné par sa maîtresse. Ils étaient attablés à une terrasse.
Je passai devant eux, réussis à m’asseoir pas trop loin d’eux et de dos et surpris leur conversation.
— Elle est enfin partie pour son séminaire.
— Bien mais qu’est-ce que tu attends pour la quitter ! Elle ne te plait plus, tu m’appartiens. Sois un homme !
— Mais…
— Mais quoi ?
— Qu’est-ce qu’on va dire de nous ?
— On s’en fout ! Tu as assez de pognon pour vivre seul. Et elle aussi ! Elle te fait encore bander ? C’est cela ?
- …
— Salaud ! T’espère toujours te la faire mais tu n’en es plus capable sauf avec moi ! Tu n’es qu’une chiffe molle. Et la bonne ?
— Quoi la bonne ?
— Cette Gwendoline ? Tu crois que je pourrais m’amuser avec elle ?
— Je ne sais pas.
— Elle doit être bonne au lit. Qu’est-ce que j’aimerais me faire lécher par elle. Elle te plaît ?
— Oui !
— Oui comment ?
— Non ! Pas ici !
— Comment ? Sinon tu sais ce qu’il t’arrivera si tu ne m’obéis pas. Comment ?
— Elle me plaît beaucoup !
— Et qu’est-ce que tu fais lorsque tu as envie d’elle ?
— Mais t’es folle ? Il y a des gens qui peuvent entendre.
— Je m’en fous ! Réponds !
— Je me branle devant sa porte lorsqu’elle dort.
— Et ?
— Et ensuite, je lèche la porte que j’ai tachée.
— Vicelard ! Pour ta punition, ce soir, je viendrai avec Arthur. Tu sais ce que cela veut dire ?
— Pas lui ! Il en a une trop grosse.
— Ce soir à vingt heures ! Elle sera là ta bonniche ?
— Je ne sais pas.
— T’as intérêt que oui ! Je veux qu’elle t’entende crier de douleur. Je mouille rien que d’y penser. Bon, ce n’est pas tout. Je dois aller me faire le maillot par ma gouine d’esthéticienne. J’espère qu’elle me lèchera comme l’autre fois. Et toi ma salope, tu as intérêt à préparer ton cul !
Elle partit sans se soucier des regards des autres. Je quittai mon emplacement et partis à la maison. Il fallait que je trouve un moyen de voir sans être vue ! Cela me permettrait d’avoir sur lui un ascendant certain. Et je trouvai rapidement comment le faire. Caroline m’avait suggéré la solution sans le savoir.
Hier soir, elle m’avait donné la clé d’un petit meuble dans son bureau. Il recelait la vidéo surveillance de toute la maison. Le système d’alarme permettait de voir ce qu’il se passait dans la maison. Il enregistrait juste la dernière heure et cela s’effaçait automatiquement.
Caroline, n’y connaissant rien, ne savait pas comment il fallait faire pour voir les pièces. Il n’y avait que ma chambre qui n’était pas reliée au système. Même si il n’y avait pas de raison de me le faire savoir, elle tint à que je sois au courant au cas où.
J’allai fébrilement ouvrir l’armoire et pris le manuel d’utilisation. Je trouvai rapidement les manipulations à faire et même à enregistrer le tout directement sur un autre support qui lui enregistrerait beaucoup plus longuement.
Afin qu’il subisse un peu plus son humiliation, je décidai de sortir le soir. Je partis me faire une toile.
C’est avec une joie intérieure que je vis Jacques se décomposer lorsque je lui fis part de ma sortie. Emma était partie avec Rodrigue faire je ne sais quelle cochonnerie et Steve était parti dormir chez un copain.
Bref, il allait morfler !
Je décidai de m’habiller de manière provocante. Je voulais charmer quelqu’un ce soir. Ainsi, lors du souper, Jacques put admirer mes attributs juste cachés par ce que le minimum syndical : un chemisier blanc très ouvert, une jupe s’arrêtant juste en dessous de mes fesses et des souliers aux talons impressionnants.
Je crus qu’il allait faire une apoplexie tellement ses yeux semblaient sortir de ses orbites. D’ailleurs, je ne l’entendis pas durant le repas. S’il avait su que je ne portais rien d’autre que ce qu’il voyait.
Bref, après quelques excuses les plus foireuses les unes que les autres afin de me faire rester, je partis au cinéma.
J’ai toujours adoré les films d’action qui me permettent de déconnecter et de ne pas trop réfléchir. Le film fut percutant et les décibels allèrent gaiement. J’étais seule sur mon rang car le film en était à la fin de parcours sur les grands écrans.
Un couple d’amoureux squattait le dernier rang. Quelques hommes et femmes seuls parsemaient les rangs. Je remarquai deux rangs plus bas une jolie brune aux cheveux au carré. Fine et grande, elle portait une jolie robe courte et un top assez moulant.
Comme je hais les entractes durant les films car ils coupent le film n’importe comment. Bref, à chaque fois, je vais faire un petit pipi, prendre une boisson et parfois une glace. Je retournai à ma place et je vis ma jolie brune se trouver sur le même rang que moi. Je trouvai cela bizarre.
Il n’y avait que cinq sièges nous séparant. Le film recommença. Je me laissé emporter par les scènes tout en mangeant ma glace. Je bus à la bouteille d’eau. Je la refermai et voulus la mettre sur le siège à côté sans regarder. La bouteille tomba sur le sol et je vis que le bouchon mal vissé s’envola et l’eau se répandit.
Rapidement, je m’accroupis entre les sièges et à quatre pattes, je cherchai la bouteille en tâtonnant. J’avançai et patatras, je me cognai la tête.
— Aïe !
— Merde !
— Tiens ! Ta bouteille, me fit une voix douce et sensuelle.
— Merci ! fis-je.
— De rien ! Avec joie !
Je la rebouchai cette fois correctement et allai m’asseoir. La jolie voix se rassit à sa place.
Je ne pus m’empêcher de jeter un œil vers elle durant la suite du film qui ne m’intéressait visiblement plus.
La fin où les héros gagnent arriva. Comme toujours ! Ma jolie inconnue avait disparu. Je quittai la salle et décidai d’aller boire une bonne bière sur une terrasse de la Grand’Place. Vu la chaleur de l’été, elles étaient bondées et trouver une place était ardu.
Je longeai les balustrades des terrasses en scrutant les tables lorsque je sentis une main m’agripper.
— Il y a une place si tu veux ?
C’était ma douce et belle brune.
— Tu es sûre ?
— Oui sauf si la bosse sur mon crâne me fait dire l’inverse.
— Pas trop mal ?
— Cela ira.
— Gwendoline ! Dis-je en m’asseyant.
— Cerise !
— Ah ?
— Oui ! Je sais mais c’est ainsi.
— C’est mignon. Qu’est-ce que tu bois ? C’est moi qui offre !
— Une gueuze.
— Moi aussi
On commanda.
— Comment as-tu trouvé le film ?
— Bof ! Et toi ?
— Pas mal, surtout la fin ! Mentis-je.
Elle se rendit compte que je parlais d’elle et elle rougit.
— Pour moi aussi, la fin est le meilleur morceau et il est bien emballé, dit-elle en regardant ma robe.
— Ah oui ?
Un ange passa. On se regardait droit dans les yeux.
— Tu as de beaux yeux en amande.
— J’ai hérité des yeux de ma mère qui est d’origine asiatique et le visage de mon père.
— Bel ensemble, répondis-je.
— Toi aussi tu…
— Tu ? Fis-je suspendue à ses lèvres.
— Tu es belle !
— Merci, dis-je troublée.
On nous servit. Le charme fut cassé.
— Tu fais quoi ce soir ?
— Rien de spécial répondis-je.
— Cela t’intéresse de venir chez moi prendre un verre.
— C’est que… Je ne…
— Excuse-moi, je me suis trompée.
— Trompée ?
— Oui ! Ce n’est pas grave.
Je lui pris la main et droit dans les yeux, je lui lançai :
— Si tu aimes aussi fort les femmes que moi, tu ne t’es pas trompée.
Son regard s’illumina et un grand sourire le ponctua.
— Vide ton verre et suis-moi.
L’invitation ne voulait aucune réponse négative. Je bus d’un trait mon verre, payai et la suivis.
Elle me donna sa main si chaude et si douce. Elle m’entraîna dans le dédale des petites rues bruxelloises. Je me sentis aérienne. On traversa les boulevards teintés par les néons multicolores des magasins.
Elle s’arrêta devant un bâtiment, fouilla ses poches et sortit une clé. La porte s’ouvrit. L’ascenseur en face nous attendait. Elle appuya sur le bouton d’appel. Il arriva dans un bruit assourdissant. On entra. Elle pressa le bouton indiquant le dernier étage et subitement, elle me plaqua contre la paroi et m’embrassa violemment. Je perdis pied. Je planais entre ses lèvres. Ma langue fiévreuse répondit à ses appels.
Je ne savais plus où j’étais avec qui j’étais ni même qui j’étais réellement. Tout semblait rêverie, fantasmagorie.
L’étage arriva sans que nos bouches ne se quittent. On sortit. Elle refouilla ses poches et ressortit une autre clé.
Sésame s’ouvrit sur un océan de plaisirs et de jouissances.
Elle me prit par les épaules et de nouveau m’embrassa. Ses mains visitèrent mon corps sur les seuls vêtements. Je répondis et passa mes mains en dessous de son top pourtant si moulant.
Elle ouvrit les pans de mon chemisier brutalement en faisant sauter les trois boutons qui les maintenaient. Ma poitrine sortit tel un polichinelle d’une boite.
A pleine main, elle les prit, les soupesa et les massa. La rivière se mit à couler au creux de mes jambes.
Je n’étais que désir et plaisirs.
Sa bouche se plaqua contre mes seins en les titillant rapidement.
Je ne fus pas en reste et arracha son top par l’arrière. Puis, ouvrit sa robe et la fis descendre. Elle était en string et soutif.
Ma mini robe suivit le même chemin.
— Tu triches ! Fis-je. Laisse-moi t’enlever le reste.
J’ôtai lentement le soutien-gorge. Sa poitrine plus menue que la mienne avec deux petits boutons apparut. Elle me prit la main.
— Viens, on sera mieux sur mon lit.
Elle m’entraîna dans sa chambre, me jeta sur son lit, prit mes poignets et les maintint solidement.
— Je suis entièrement à toi ! Fais de moi ce qu’il te plaira.
— D’accord mais je veux que tu me rendes la pareille.
Je la regardai dans les yeux, j’y plongeai et m’y noyai.
— Fais-moi l’amour. J’en meurs d’envie.
— Non ! Faisons-le ensemble.
Elle approcha son visage et doucement ses lèvres effleurèrent les miennes. Elle prit chaque lèvre entre ses dents et les suçota. J’adore quand on les mordille. Je fondis littéralement.
Sa langue, fraîche comme l’orée du matin, vint à la rencontre de la mienne. Le ballet aérien commença, s’enflamma, s’apaisa pour virevolter de plus belle. Les mains ne furent pas en reste et chaque parcelle du corps que chacune put toucher fut effleurée.
Cerise avait les lèvres aussi rouges que son prénom. Elle me sublimait et en même temps elle m’intimidait.
Sa bouche affamée descendit le long du cou et glissa sur la pointe de mes seins. Je gémis lorsqu’elle la prit entre ses dents. L’autre fut flattée par ses doigts devenus autant d’amants au service de ma belle.
La bouche descendit plus bas, aspira mon nombril, le ventre se cambra, descendit encore et encore et sans coup férir vint se plaquer sur mon clitoris.
Je fus complètement écartelée. Les jambes en grand écart, les lèvres ouvertes. J’étais en transe. La jouissance était là, présente.
Mais je voulais la satisfaire en même temps. Je lui pris la tête entre mes mains et la fis remonter.
Nos lèvres se rencontrèrent, s’aimèrent, s’admirent, se goûtèrent, se flattèrent. Nos sens s’embrasèrent, nos corps exultèrent.
A mon tour de descendre vers l’enfer. Je suivis le chemin tendre de sa peau le long du cou. Elle frissonna.
Mes dents la picorèrent, la mordillèrent et la chair de poule envahit sa peau si douce. Je descendis un peu plus et fus juste en face de ses seins durs et fiers. Je plongeai dessus et avidement je les mordis, les susurrai et les mâchouillai.
Les cris arrivèrent comme les premières notes d’un concert.
Je glissai le long de son flanc et arrivai sur la courbe de ses hanches rondes. Je m’installai entre ses jambes qu’elle avait ouvertes. Mon nez buta contre une fine toison brune comme ses cheveux. Je la sentis et découvris un parfum si aphrodisiaque que mon sexe palpita encore plus.
Je dardai ma langue et vint goûter à son nectar.
Je la dévorai, la léchai, la titillai, la fouillai.
Elle se cambra. Elle allait jouir. Je me redressai, m’assis juste en face d’elle, écarta mes jambes et vins blottir mon petit bouton gorgé contre le sien.
C’était la première fois de ma vie que je faisais cette caresse si intime. Elle comprit mon manège et s’installa confortablement.
Au même moment, au même rythme, nos corps en fusion s’unirent pour n’en devenir qu’un. Nos yeux se fixèrent, chavirèrent, se révulsèrent au moment où l’orgasme libérateur vint nous combler.
Je tremblais comme une feuille sous l’effet du vent. Elle cria et projeta un jet de liquide chaud sur mon corps.
J’eus peur sur le moment mais très vite, elle me rassura avec ses yeux.
Je m’allongeai près d’elle et la caressai.
— Tu es la première femme qui me faire jouir si fort sans autre instrument que ton sexe.
— Merci. Pour moi aussi, c’est la première fois !
— Tu es si belle et quand je t’ai vue dans ton siège de cinéma, je n’ai pas pu résister à venir pas loin de toi.
— Mais alors pourquoi, tu es partie ?
— J’ai eu peur
— De moi ?
— Oui ! De ta réaction.
— T’es mignonne.
On se blottit amoureusement l’une contre l’autre. Rien ne pouvait nous arriver.
Voyant l’heure à son réveil, je lui dis :
— Je dois partir, il faut que je sois à sept heures pour mon boulot.
— Tu restes ici. Il n’y a plus ni tram ni bus à cette heure. J’irai te conduire moi-même. Tu veux un thé ? J’adore prendre un thé après avoir fait l’amour.
— Je veux bien.
— On discutera… enfin.
— C’est vrai que point de vue paroles nous fûmes avares.
— Tu me raconteras ta vie et je ferai la même chose.
Elle alla servir un thé à la menthe sans savoir que c’était ma saveur préférée. On s’assit l’une contre l’autre et on parla tant et si bien que quatre heures sonna lorsque nous nous endormîmes.
Deux plus tard, le réveil sonna.
Elle me raccompagna en voiture.
— Passe une bonne journée !
— Toi aussi.
— Je t’appelle ce soir.
— D’accord, fis-je.
— Tu vas me manquer.
— Toi aussi (je sais je me répète mais c’est ainsi !)
— Bon… ben… je te laisse, mes petits bouts n’attendent pas !
— Va les rejoindre ! Cela doit être le bonheur de donner cours à ces petits monstres de trois ans !
— Oui sauf lorsque les parents s’en mêlent.
Je sortis de l’auto, elle ouvrit sa fenêtre. J’allai près d’elle et lui fit un baiser sur ses lèvres encore plus rouges qu’hier.
— Vas-y ! Fais attention à toi !
— Promis !
Elle avança dans la rue et stoppa quelques mètres plus loin. Je vis sa tête sortir de la fenêtre et elle me dit :
— Bisous.
J’allais répondre mais elle ne me laissa pas le temps et partis en trombe en faisant signe de la main. J’attendis qu’elle passe le tournant et que je ne la voie plus pour enfin rentrer dans la villa.
Je pris une douche, m’habillai et allai préparer le déjeuner. Je planais !
Nous partîmes. On arriva au restaurant. Le maître d’hôtel eut les yeux exorbités en me voyant.
On s’assit sur la terrasse. On commanda du champagne.
— Tu es sublime, ma chérie.
— Merci.
— Comment te sens-tu dans cette robe ?
— Pour être franche, je me sens un peu gênée. Par contre, le fait de voir les regards que l’on pose sur moi, me rend fière de moi.
— Modeste, en plus ! dit-elle en me taquinant.
On prit l’apéritif. Je restai silencieuse. Caroline interrompit mes rêveries.
— Tu penses à Natacha ?
— Oui, excuse-moi.
— Ce n’est rien. Je dois dire que son histoire m’a un peu bouleversée. Et puis, elle avait l’air de t’apprécier.
— Comment ?
— Lorsque tu l’as consolée, elle avait l’air d’aimer cela un peu plus que la normale. D’ailleurs, n’a-t-elle pas dit que chacun était en droit d’aimer qui il le voulait.
— Oui mais cela ne veut rien dire.
— T’aimerais ?
— Quoi ?
— Qu’elle succombe à tes charmes !
— Je mentirai en disant non mais ce soir je suis avec toi.
— Profites-en bien car dès mardi, ce ne sera plus le cas.
— Quoi ? Fis-je remplie de craintes.
— Du calme ! Mardi, je pars une semaine à Paris en séminaire.
— Une semaine !
— Oui, d’ailleurs il faudra demain soir que je te montre certaines choses et que durant cette semaine, tu sois présente à la maison tout le temps. Cela ira ?
— Oui, pas de problème.
— Et puis, jeudi, si tu as envie de passer du bon temps, le jardinier sera là.
— Arrête ! Je ne suis pas en manque à ce point !
— Bah, il n’y a pas de mal à se faire du bien ! Surtout s’il sait manier ses outils !
— T’es toujours en chasse ?
— Non mais je profite des occasions qui se présentent. Cela ne durera pas éternellement. Et puis, j’ai des besoins.
— C’est vrai.
— Tu me conduiras à la gare ? Au fait, tu as ton permis de conduire ?
— Oui mais pas de voiture !
— Tu profiteras de la mienne durant la semaine alors mais fais-y attention !
— Promis, t’es chou. Séminaire veut dire rencontres !
— Et comment ! Le dernier fut très instructif question droit mais question baise, ce fut aussi très jouissif. Je me rappelle d’une superbe Italienne. Elle parlait beaucoup avec ses mains mais elle savait manier aussi bien la langue.
— Juste une Italienne ?
— Non ! Pour qui me prends-tu ! Il faut toujours agrandir le cercle intime à ses invités… Juan, l’Espagnol ! Il en avait une sublime et si endurante. Une nuit entière, juste lui, mon italienne, une Allemande et moi. Il nous a comblées par tout ce qui peut s’appeler un orifice toutes les trois sans faiblir une seule fois !
— Il devait être dopé au viagra ?
— Je ne sais pas mais lorsqu’il a lâché la tension qu’il avait en lui, toutes les trois nous fûmes gavée par le précieux liquide.
— Et qui encore ?
— Peter, puis Marta, puis Solange. Celle-là avait un piercing sur le clitoris. Elle me disait qu’elle était toujours chaude avec cela et que je devais m’en mettre un.
— Il parait oui !
— J’ai hésité mais quand tu sais qu’il faut plusieurs semaines pour cicatriser.
— Cela fait beaucoup d’abstinence, fis-je en riant.
— Tout juste.
— Et c’est tout ?
— Mais tu crois que je suis une salope qui baise à tout va !
— Ben ; pas jusque là mais cela s’en rapproche parfois !
— Mmm. Je crois que tu as raison.
— Et tu vas seule ?
— Non, je vais avec Florence.
— Florence ? Dis-je surprise.
— Ben oui, Florence. Tu ne serais pas jalouse ?
— De qui ?
— Je n’en sais rien d’elle ou de moi en sachant ce que je fais aux séminaires à part écouter l’orateur.
— Non, je ne suis pas jalouse. Surprise, c’est tout ! Et tu crois que…
— Si l’occasion se présente Florence en profitera. Bien sûr ! Et sans vouloir t’offenser, j’espère profiter aussi d’elle. Enfin, si tu me donnes ta bénédiction.
— Je ne crois pas que tu as besoin de mon accord. T’es assez grande pour savoir ce que tu fais de tes fesses. Mais rassure-toi, je ne suis pas jalouse du tout. Je t’aime énormément et j’aime aussi Florence. Mais je ne suis amoureuse ni de toi, ni d’elle. Alors, si vous vous gamahuchez tous les jours, faites-le.
— C’est comme cela que je vois aussi la vie. Mais merci quand même.
Le repas arriva et le silence se fit.
— Fais semblant de rien mais je crois que tu as une touche avec le mec là-bas, me dit Caroline discrètement. Il ne cesse de te regarder.
— Où ?
— A ma droite.
Je jetai un œil discret.
— Pas mal ! Dommage qu’il soit accompagné.
— Si tu veux, je m’occupe d’elle !
— Tu ferais cela ?
— Pas de problème, elle mignonne tout plein.
— Oui mais si elle ne veut pas ? Répliquai-je.
— Si je n’arrive pas à la séduire et surtout à lui faire grimper les rideaux ce soir, je ne m’appelle plus Caroline.
— Vantarde.
— On verra. Par contre toi, c’est déjà dans la poche. Il en bave presque.
Je jetai des regards langoureux vers l’homme. Je l’allumai comme une garce. Et il adorait. Il put ainsi admirer mes fesses lorsque je fis mine de faire tomber ma fourchette et de la ramasser en proposant autant que possible mon fessier ravageur.
Sa compagne ne se rendit compte de rien car elle parlait normalement. Je décidai de le provoquer encore un peu plus. Je me mis à sucer le manche de mon couteau.
— Arrête ou je vais te sauter dessus, me fit Caroline. Je suis toute trempée.
— Montre !
— Comment ?
— Fais glisser ton doigt et viens me le faire goûter.
Je la vis descendre sa main.
— Mmm, je me branlerais bien mais j’ai d’autres projets. Tiens, goûte ma chérie.
Elle me tendit la main que je pris tendrement dans mes mains. Puis, tout en regardant l’homme, j’introduisis le doigt dans ma bouche et le suçai lentement. J’ai cru qu’il allait faire une attaque. D’ailleurs, sa compagne s’en aperçut et lui demanda ce qu’il lui arrivait.
— C’est trop. J’en avais déjà envie mais maintenant c’est le brasier.
— Profites-en ! Elle va aux toilettes.
La femme passa non loin de nous. Caroline, telle une lionne, suivit sa proie.
— Tu me raconteras ?
— Toi aussi fis-je.
Je vis l’homme qui sans la présence de sa femme me matait carrément. Je me levai et allai aussi vers les toilettes mais au lieu de prendre la porte des dames, je pris l’autre. Juste avant de fermer la porte, je le regardai et lui envoyai un clin d’œil.
Les toilettes étaient grandes et propres. Le sol était recouvert d’un tapis épais. J’avais le cœur qui battait à tout rompre. Est-ce qu’il avait compris ? L’excitation d’être repérée par un autre homme ne faisait qu’attiser mon désir. J’enlevai rapidement mon string qui n’était que loque.
La porte s’ouvrit.
Un homme entra et rapidement referma la porte. La serrure se ferma également.
Rapidement, il se jeta sur moi et m’embrassa mais je le repoussai.
— Je n’embrasse pas les inconnus.
— Je…
— Je ne veux rien savoir. J’ai juste envie que tu me fasses jouir. Point barre. Et dépêche-toi si tu ne veux pas que ta femme s’en aperçoive.
— Ok !
Je fis remonter rapidement ma robe et me retrouvai à demi nue devant lui. Lui ne prit pas plus la peine de se déshabiller. Il ouvrit la fermeture éclair de son pantalon, engloutit une main et fit ressortir l’autre costume trois pièces qu’il portait. Et je préférais largement ce dernier.
Il fouilla ses poches et sortit un préservatif. Visiblement, il n’était pas à son coup d’essai. Il s’approcha de moi, me souleva et me fit asseoir sur le bord des éviers. Sans préliminaires, il emmancha son long et fin sexe en moi. Je le sentis m’envahir.
Il commença à me limer lentement. Voulant jouir le plus rapidement possible, je défit mes bretelles et dégagea mes seins que je pétrissais à pleine main. Je les pinçai le plus fort que je pouvais. Le plaisir arriva vite et je jouis.
L’homme lui, imperturbable ne parut pas s’en émouvoir et continua ses va-et-vient. Il ralentit un peu me permettant de reprendre mes esprits. Puis, il alla de plus en plus vite. Je lâchai un sein et allai me masturber le clitoris.
Je me sentis pour une fois comme la pire des salopes qui se donnaient au premier venu. Et cela m’excitait encore plus.
L’inconnu limait encore plus fort et encore plus vite. Il allait exploser.
Je devins furie et en tordant un de mes tétons à me faire mal, j’astiquai mon bouton violemment. L’orgasme me submergea. L’homme dut se libérer dans la capote au même moment.
Il se retira.
Mes jambes étaient toutes molles et heureusement que je fus assise sur l’évier sinon je serais tombées par terre.
Il enleva la capote remplie de son précieux nectar et la jeta dans la corbeille.
Il se rhabilla et me donna le bras pour me mettre debout. Je sautai du meuble et remit de l’ordre dans ma tenue.
— Ce fut génial, me dit-il. A un de ces jours peut-être.
— Qui sait, fis-je en riant.
J’ouvris la porte et regagnai ma table tranquillement. L’homme regagna la sienne. Caroline arriva les yeux pétillants, comme à chaque fois, dû à un orgasme.
— Ma chérie ! Et alors ? Il est comment ?
— Tu ne me croiras pas. Et toi ?
— Toi d’abord !
— Disons que le mari doit frôler la crise cardiaque.
— Pourquoi ?
— Que celui qui m’a sautée et en plus divinement ce n’est pas lui mais un autre client.
— Quoi ?
— Il n’a rien compris ou il n’a pas osé. Tu aurais du voir son visage lorsque je suis sortie avant l’autre type. Il était rouge mais rouge. Le pauvre.
— Mais pourtant…
— Un autre a profité de l’occasion.
— Et c’est qui ?
— Celui qui est tout près du bar.
— Mmm, pas mal ! Tu as gagné au change. Et dire que je me suis envoyée la femme pour que tu aies le champ libre. Par contre elle, elle assume !
— Mieux que moi ?
— Tu sais que tu seras toujours une des mes favorites.
— Un jour, tu ne pourras plus te passer de ma langue ! Et toi, raconte !
— A une condition !
— Laquelle ?
— Que tu me fasses l’amour.
— Accordé !
— Viens, partons. Je n’ai plus faim.
— Moi si mais de toi, dis-je.
On se leva et elle m’embrassa. On sortit et en passant à côté de la table. J’entendis la femme dire :
— A bientôt. Madame.
— A bientôt. Ce fut un plaisir de faire votre connaissance, répondit Caroline.
— Moi de même. Je serai ravie de profiter encore de votre savoir-faire.
— C’est réciproque. Au revoir.
— Au revoir.
— Tu vas la revoir ?
— Pourquoi pas ! On s’est échangé nos téléphones. Cela te dérange ?
— Non ! C’est surprenant. Dis, une question ?
— Oui ?
— Tu crois qu’un plan à trois serait possible ?
— Mais tu deviens de plus en plus cochonne.
— Oui ! Et j’assume !
— Alors, partons vite ! Je veux te voir assumer. Prends le volant, je te raconterai ce qu’il s’est passé entre elle et moi.
On monta dans la voiture. Aussitôt, elle posa une main sur ma cuisse. Je démarrai. La voiture vrombit.
— Alors ? Tu racontes ?
— Je suis entrée juste après elle dans les toilettes. Elle se refaisait une beauté tandis que moi, je passai de l’eau sur mes joues. Tout à coup, je lui ai dit
« Zut, j’ai quelque chose dans l’œil et cela ne veut pas partir. Vous pourriez m’aider ?
« Pas de problème ! Laissez-moi faire !
— Elle se rapprocha de moi et me prit le visage de ses doigts fins. Elle ouvrit à l’aide de ses doigts mon œil et scruta. Bien entendu, elle ne vit rien. Je sentis ses seins s’écraser contre les miens. Elle dut percevoir mon absence de soutif car sa respiration se fit plus lourde et plus rapide. Ses joues rosirent. Je la regardai droit dans les yeux et sans un mot, j’approchai mes lèvres des siennes. C’est le moment de vérité !
— Et après ?
— Arrête-toi là !
— Pourquoi ?
— Tu verras !
Je stoppai la voiture sur un petit parking. Caroline se tourna vers moi et plaqua sa main sur mon sexe dépourvu de tous tissus. Elle planta un doigt en moi et masturba mon clitoris tout gorgé.
— Voilà maintenant, tu vas ressentir ce que j’ai vécu. Elle ne m’arrêta pas et je posai mes lèvres sur les siennes. Sa bouche s’ouvrit et répondit à l’invitation de la mienne. Puis, nous fûmes que furies. Je pris d’autorité sa main et la plaqua en dessous de ma robe sur mon sexe débordant de cyprine. Elle s’invita en moi et me branla avec deux doigts. Je fis de même. J’ouvris son pantalon, glissai une main entre l’étoffe satinée de sa culotte et son sexe aussi lisse qu’un œuf. J’atteignis rapidement le volcan qui était déjà en ébullition.
Caroline imitait avec sa main en moi les mouvements que la femme lui faisait. Son autre main avait rejoint son sexe avide de plaisirs. Je sentis que la jouissance n’allait pas tarder à arriver. Elle continua au milieu de halètements devenus de plus en plus forts et rapides.
— Tout en se regardant droit dans les yeux, nous vîmes chacune le plaisir monter dans le corps de l’autre. Ce fut elle qui fut terrassée la première. Elle s’écroula sur le sol tout en quittant mon abricot. Je continuai malgré tout à la branler afin que sa jouissance fût plus grande encore. Elle ouvrit les yeux et elle m’invita à lui faire goûter ma grotte en fusion. Je m’accroupis sur elle et là, je fus surprise. Elle était experte dans l’art de me sucer le clito. Ce n’était pas la première fois et je jouis très vite en libérant mon nectar sur ses lèvres pulpeuses.
— Continue ! Je vais venir.
— Je refis surface et je plongeai entre ses cuisses et m’attaquai tout de suite sur son petit bouton. Réceptive, elle jouit assez vite.
— Comme moi, fis-je en prenant mon pied.
Caroline s’activa sur son petit éperon et jouit à son tour. Les sièges de la voiture étaient maculés de nos liqueurs remplies de désirs.
— On s’est rhabillées, me fit Caroline en reprenant ses esprits. Elle m’a alors roulé une de ces pelles. J’en fus encore toute retournée.
« J’aimerais encore continuer mais mon mari m’attend. Tenez, voilà ma carte. Lorsque vous repassez par ici, appelez-moi. J’aimerais prendre mon temps la prochaine fois.
« Voici la mienne. Ce sera avec plaisir si vous venez à Bruxelles.
— On sortit ensemble et toi, tu t’étais envoyé un autre bonhomme. Maintenant, raconte-moi ce qu’il t’a fait.
On redémarra et en détail, je lui narrai mon expérience. Elle prit son pied une seconde fois.
Arrivées à la villa, on se mit nues
CHAPITRE 15
Le lendemain, tout avait changé : le temps qui devenu maussade était nuageux, gris terne. Et surtout, il y avait moi : J’étais réglée. (Je sais ce n’est pas très érotique mais c’est ainsi !). Bref, maux de ventres habituels, température faisant yo-yo et humeur exécrable.
Caroline sourit en me voyant. Elle compatit. Cela en fait provoqua notre retour un peu plus tôt. Le rangement de la villa fait, nous allâmes dîner en ville et puis direction Bruxelles.
Un grand sentiment de tristesse m’envahit comme si les moments que je venais de vivre furent les derniers avant très longtemps.
Le lundi, le retour à la normale se fit assez brutal par une explosion de colère entre Jacques et Caroline. Ce dernier lui reprochant son manque d’entrain à la vie de couple et elle, lui invoquant son absence répétée.
Bref, une dispute d’un couple uni juste pour la façade. J’allai m’enfermer dans ma chambre. La seule lueur d’espoir est que ma période d’abstinence est très courte. Grâce au bon dosage de mes pilules, je ne suis indisposée que durant trois jours.
Emma était revenue de son voyage avec Rodrigue. Ce dernier s’enfermant avec sa future belle-mère afin de vérifier un dossier en profondeur. Heureusement que plus personne à part moi n’était dans la maison car Caroline atteignit des hauteurs insoupçonnées dans ses vocalises orgasmiques.
Le mardi, après un déjeuner relativement calme, je conduisis Caroline à la gare du Midi afin qu’elle prenne son train pour Paris. Florence était là !
— Bonjour, me dit-elle en m’embrassant sur la joue.
— Bonjour.
— Salut Florence, dit Caroline. Prête ?
— Oui ! Mais je ne savais pas que Gwendoline venait avec nous !
— Cela t’aurait plu ?
— Je… je ne…
— Laisse tomber, fis-je. Je reste ici. Allez-vous amuser lors de ce séminaire. Je dois y aller, fis-je un peu en colère.
— Ah ! Déjà ?
— Bon, au revoir et pensez de temps en temps à moi.
Je partis la tête basse ave un sentiment de rage. Pourquoi ? Je n’en savais fichtre rien ! Caroline, je l’adorais, on baisait bien ensemble et une tendre complicité nous unissait. Florence me troublait toujours mais je la regardais de plus en plus comme une sœur que j’aurais voulu avoir. Alors pourquoi cette humeur ? Peut-être que ma condition de bonniche me sauta aux yeux en voyant ces deux superbes femmes, habillées à quatre épingles et surtout épanouies dans leur travail.
Qu’avais-je moi ? Rien ! Juste l’amitié d’une femme qui m’a aidée au bon moment mais à part cela ? Rien qui me permettrait de me sentir fière de moi. J’en étais là lorsque, en allant faire les courses, je vis Jacques accompagné par sa maîtresse. Ils étaient attablés à une terrasse.
Je passai devant eux, réussis à m’asseoir pas trop loin d’eux et de dos et surpris leur conversation.
— Elle est enfin partie pour son séminaire.
— Bien mais qu’est-ce que tu attends pour la quitter ! Elle ne te plait plus, tu m’appartiens. Sois un homme !
— Mais…
— Mais quoi ?
— Qu’est-ce qu’on va dire de nous ?
— On s’en fout ! Tu as assez de pognon pour vivre seul. Et elle aussi ! Elle te fait encore bander ? C’est cela ?
- …
— Salaud ! T’espère toujours te la faire mais tu n’en es plus capable sauf avec moi ! Tu n’es qu’une chiffe molle. Et la bonne ?
— Quoi la bonne ?
— Cette Gwendoline ? Tu crois que je pourrais m’amuser avec elle ?
— Je ne sais pas.
— Elle doit être bonne au lit. Qu’est-ce que j’aimerais me faire lécher par elle. Elle te plaît ?
— Oui !
— Oui comment ?
— Non ! Pas ici !
— Comment ? Sinon tu sais ce qu’il t’arrivera si tu ne m’obéis pas. Comment ?
— Elle me plaît beaucoup !
— Et qu’est-ce que tu fais lorsque tu as envie d’elle ?
— Mais t’es folle ? Il y a des gens qui peuvent entendre.
— Je m’en fous ! Réponds !
— Je me branle devant sa porte lorsqu’elle dort.
— Et ?
— Et ensuite, je lèche la porte que j’ai tachée.
— Vicelard ! Pour ta punition, ce soir, je viendrai avec Arthur. Tu sais ce que cela veut dire ?
— Pas lui ! Il en a une trop grosse.
— Ce soir à vingt heures ! Elle sera là ta bonniche ?
— Je ne sais pas.
— T’as intérêt que oui ! Je veux qu’elle t’entende crier de douleur. Je mouille rien que d’y penser. Bon, ce n’est pas tout. Je dois aller me faire le maillot par ma gouine d’esthéticienne. J’espère qu’elle me lèchera comme l’autre fois. Et toi ma salope, tu as intérêt à préparer ton cul !
Elle partit sans se soucier des regards des autres. Je quittai mon emplacement et partis à la maison. Il fallait que je trouve un moyen de voir sans être vue ! Cela me permettrait d’avoir sur lui un ascendant certain. Et je trouvai rapidement comment le faire. Caroline m’avait suggéré la solution sans le savoir.
Hier soir, elle m’avait donné la clé d’un petit meuble dans son bureau. Il recelait la vidéo surveillance de toute la maison. Le système d’alarme permettait de voir ce qu’il se passait dans la maison. Il enregistrait juste la dernière heure et cela s’effaçait automatiquement.
Caroline, n’y connaissant rien, ne savait pas comment il fallait faire pour voir les pièces. Il n’y avait que ma chambre qui n’était pas reliée au système. Même si il n’y avait pas de raison de me le faire savoir, elle tint à que je sois au courant au cas où.
J’allai fébrilement ouvrir l’armoire et pris le manuel d’utilisation. Je trouvai rapidement les manipulations à faire et même à enregistrer le tout directement sur un autre support qui lui enregistrerait beaucoup plus longuement.
Afin qu’il subisse un peu plus son humiliation, je décidai de sortir le soir. Je partis me faire une toile.
C’est avec une joie intérieure que je vis Jacques se décomposer lorsque je lui fis part de ma sortie. Emma était partie avec Rodrigue faire je ne sais quelle cochonnerie et Steve était parti dormir chez un copain.
Bref, il allait morfler !
Je décidai de m’habiller de manière provocante. Je voulais charmer quelqu’un ce soir. Ainsi, lors du souper, Jacques put admirer mes attributs juste cachés par ce que le minimum syndical : un chemisier blanc très ouvert, une jupe s’arrêtant juste en dessous de mes fesses et des souliers aux talons impressionnants.
Je crus qu’il allait faire une apoplexie tellement ses yeux semblaient sortir de ses orbites. D’ailleurs, je ne l’entendis pas durant le repas. S’il avait su que je ne portais rien d’autre que ce qu’il voyait.
Bref, après quelques excuses les plus foireuses les unes que les autres afin de me faire rester, je partis au cinéma.
J’ai toujours adoré les films d’action qui me permettent de déconnecter et de ne pas trop réfléchir. Le film fut percutant et les décibels allèrent gaiement. J’étais seule sur mon rang car le film en était à la fin de parcours sur les grands écrans.
Un couple d’amoureux squattait le dernier rang. Quelques hommes et femmes seuls parsemaient les rangs. Je remarquai deux rangs plus bas une jolie brune aux cheveux au carré. Fine et grande, elle portait une jolie robe courte et un top assez moulant.
Comme je hais les entractes durant les films car ils coupent le film n’importe comment. Bref, à chaque fois, je vais faire un petit pipi, prendre une boisson et parfois une glace. Je retournai à ma place et je vis ma jolie brune se trouver sur le même rang que moi. Je trouvai cela bizarre.
Il n’y avait que cinq sièges nous séparant. Le film recommença. Je me laissé emporter par les scènes tout en mangeant ma glace. Je bus à la bouteille d’eau. Je la refermai et voulus la mettre sur le siège à côté sans regarder. La bouteille tomba sur le sol et je vis que le bouchon mal vissé s’envola et l’eau se répandit.
Rapidement, je m’accroupis entre les sièges et à quatre pattes, je cherchai la bouteille en tâtonnant. J’avançai et patatras, je me cognai la tête.
— Aïe !
— Merde !
— Tiens ! Ta bouteille, me fit une voix douce et sensuelle.
— Merci ! fis-je.
— De rien ! Avec joie !
Je la rebouchai cette fois correctement et allai m’asseoir. La jolie voix se rassit à sa place.
Je ne pus m’empêcher de jeter un œil vers elle durant la suite du film qui ne m’intéressait visiblement plus.
La fin où les héros gagnent arriva. Comme toujours ! Ma jolie inconnue avait disparu. Je quittai la salle et décidai d’aller boire une bonne bière sur une terrasse de la Grand’Place. Vu la chaleur de l’été, elles étaient bondées et trouver une place était ardu.
Je longeai les balustrades des terrasses en scrutant les tables lorsque je sentis une main m’agripper.
— Il y a une place si tu veux ?
C’était ma douce et belle brune.
— Tu es sûre ?
— Oui sauf si la bosse sur mon crâne me fait dire l’inverse.
— Pas trop mal ?
— Cela ira.
— Gwendoline ! Dis-je en m’asseyant.
— Cerise !
— Ah ?
— Oui ! Je sais mais c’est ainsi.
— C’est mignon. Qu’est-ce que tu bois ? C’est moi qui offre !
— Une gueuze.
— Moi aussi
On commanda.
— Comment as-tu trouvé le film ?
— Bof ! Et toi ?
— Pas mal, surtout la fin ! Mentis-je.
Elle se rendit compte que je parlais d’elle et elle rougit.
— Pour moi aussi, la fin est le meilleur morceau et il est bien emballé, dit-elle en regardant ma robe.
— Ah oui ?
Un ange passa. On se regardait droit dans les yeux.
— Tu as de beaux yeux en amande.
— J’ai hérité des yeux de ma mère qui est d’origine asiatique et le visage de mon père.
— Bel ensemble, répondis-je.
— Toi aussi tu…
— Tu ? Fis-je suspendue à ses lèvres.
— Tu es belle !
— Merci, dis-je troublée.
On nous servit. Le charme fut cassé.
— Tu fais quoi ce soir ?
— Rien de spécial répondis-je.
— Cela t’intéresse de venir chez moi prendre un verre.
— C’est que… Je ne…
— Excuse-moi, je me suis trompée.
— Trompée ?
— Oui ! Ce n’est pas grave.
Je lui pris la main et droit dans les yeux, je lui lançai :
— Si tu aimes aussi fort les femmes que moi, tu ne t’es pas trompée.
Son regard s’illumina et un grand sourire le ponctua.
— Vide ton verre et suis-moi.
L’invitation ne voulait aucune réponse négative. Je bus d’un trait mon verre, payai et la suivis.
Elle me donna sa main si chaude et si douce. Elle m’entraîna dans le dédale des petites rues bruxelloises. Je me sentis aérienne. On traversa les boulevards teintés par les néons multicolores des magasins.
Elle s’arrêta devant un bâtiment, fouilla ses poches et sortit une clé. La porte s’ouvrit. L’ascenseur en face nous attendait. Elle appuya sur le bouton d’appel. Il arriva dans un bruit assourdissant. On entra. Elle pressa le bouton indiquant le dernier étage et subitement, elle me plaqua contre la paroi et m’embrassa violemment. Je perdis pied. Je planais entre ses lèvres. Ma langue fiévreuse répondit à ses appels.
Je ne savais plus où j’étais avec qui j’étais ni même qui j’étais réellement. Tout semblait rêverie, fantasmagorie.
L’étage arriva sans que nos bouches ne se quittent. On sortit. Elle refouilla ses poches et ressortit une autre clé.
Sésame s’ouvrit sur un océan de plaisirs et de jouissances.
Elle me prit par les épaules et de nouveau m’embrassa. Ses mains visitèrent mon corps sur les seuls vêtements. Je répondis et passa mes mains en dessous de son top pourtant si moulant.
Elle ouvrit les pans de mon chemisier brutalement en faisant sauter les trois boutons qui les maintenaient. Ma poitrine sortit tel un polichinelle d’une boite.
A pleine main, elle les prit, les soupesa et les massa. La rivière se mit à couler au creux de mes jambes.
Je n’étais que désir et plaisirs.
Sa bouche se plaqua contre mes seins en les titillant rapidement.
Je ne fus pas en reste et arracha son top par l’arrière. Puis, ouvrit sa robe et la fis descendre. Elle était en string et soutif.
Ma mini robe suivit le même chemin.
— Tu triches ! Fis-je. Laisse-moi t’enlever le reste.
J’ôtai lentement le soutien-gorge. Sa poitrine plus menue que la mienne avec deux petits boutons apparut. Elle me prit la main.
— Viens, on sera mieux sur mon lit.
Elle m’entraîna dans sa chambre, me jeta sur son lit, prit mes poignets et les maintint solidement.
— Je suis entièrement à toi ! Fais de moi ce qu’il te plaira.
— D’accord mais je veux que tu me rendes la pareille.
Je la regardai dans les yeux, j’y plongeai et m’y noyai.
— Fais-moi l’amour. J’en meurs d’envie.
— Non ! Faisons-le ensemble.
Elle approcha son visage et doucement ses lèvres effleurèrent les miennes. Elle prit chaque lèvre entre ses dents et les suçota. J’adore quand on les mordille. Je fondis littéralement.
Sa langue, fraîche comme l’orée du matin, vint à la rencontre de la mienne. Le ballet aérien commença, s’enflamma, s’apaisa pour virevolter de plus belle. Les mains ne furent pas en reste et chaque parcelle du corps que chacune put toucher fut effleurée.
Cerise avait les lèvres aussi rouges que son prénom. Elle me sublimait et en même temps elle m’intimidait.
Sa bouche affamée descendit le long du cou et glissa sur la pointe de mes seins. Je gémis lorsqu’elle la prit entre ses dents. L’autre fut flattée par ses doigts devenus autant d’amants au service de ma belle.
La bouche descendit plus bas, aspira mon nombril, le ventre se cambra, descendit encore et encore et sans coup férir vint se plaquer sur mon clitoris.
Je fus complètement écartelée. Les jambes en grand écart, les lèvres ouvertes. J’étais en transe. La jouissance était là, présente.
Mais je voulais la satisfaire en même temps. Je lui pris la tête entre mes mains et la fis remonter.
Nos lèvres se rencontrèrent, s’aimèrent, s’admirent, se goûtèrent, se flattèrent. Nos sens s’embrasèrent, nos corps exultèrent.
A mon tour de descendre vers l’enfer. Je suivis le chemin tendre de sa peau le long du cou. Elle frissonna.
Mes dents la picorèrent, la mordillèrent et la chair de poule envahit sa peau si douce. Je descendis un peu plus et fus juste en face de ses seins durs et fiers. Je plongeai dessus et avidement je les mordis, les susurrai et les mâchouillai.
Les cris arrivèrent comme les premières notes d’un concert.
Je glissai le long de son flanc et arrivai sur la courbe de ses hanches rondes. Je m’installai entre ses jambes qu’elle avait ouvertes. Mon nez buta contre une fine toison brune comme ses cheveux. Je la sentis et découvris un parfum si aphrodisiaque que mon sexe palpita encore plus.
Je dardai ma langue et vint goûter à son nectar.
Je la dévorai, la léchai, la titillai, la fouillai.
Elle se cambra. Elle allait jouir. Je me redressai, m’assis juste en face d’elle, écarta mes jambes et vins blottir mon petit bouton gorgé contre le sien.
C’était la première fois de ma vie que je faisais cette caresse si intime. Elle comprit mon manège et s’installa confortablement.
Au même moment, au même rythme, nos corps en fusion s’unirent pour n’en devenir qu’un. Nos yeux se fixèrent, chavirèrent, se révulsèrent au moment où l’orgasme libérateur vint nous combler.
Je tremblais comme une feuille sous l’effet du vent. Elle cria et projeta un jet de liquide chaud sur mon corps.
J’eus peur sur le moment mais très vite, elle me rassura avec ses yeux.
Je m’allongeai près d’elle et la caressai.
— Tu es la première femme qui me faire jouir si fort sans autre instrument que ton sexe.
— Merci. Pour moi aussi, c’est la première fois !
— Tu es si belle et quand je t’ai vue dans ton siège de cinéma, je n’ai pas pu résister à venir pas loin de toi.
— Mais alors pourquoi, tu es partie ?
— J’ai eu peur
— De moi ?
— Oui ! De ta réaction.
— T’es mignonne.
On se blottit amoureusement l’une contre l’autre. Rien ne pouvait nous arriver.
Voyant l’heure à son réveil, je lui dis :
— Je dois partir, il faut que je sois à sept heures pour mon boulot.
— Tu restes ici. Il n’y a plus ni tram ni bus à cette heure. J’irai te conduire moi-même. Tu veux un thé ? J’adore prendre un thé après avoir fait l’amour.
— Je veux bien.
— On discutera… enfin.
— C’est vrai que point de vue paroles nous fûmes avares.
— Tu me raconteras ta vie et je ferai la même chose.
Elle alla servir un thé à la menthe sans savoir que c’était ma saveur préférée. On s’assit l’une contre l’autre et on parla tant et si bien que quatre heures sonna lorsque nous nous endormîmes.
Deux plus tard, le réveil sonna.
Elle me raccompagna en voiture.
— Passe une bonne journée !
— Toi aussi.
— Je t’appelle ce soir.
— D’accord, fis-je.
— Tu vas me manquer.
— Toi aussi (je sais je me répète mais c’est ainsi !)
— Bon… ben… je te laisse, mes petits bouts n’attendent pas !
— Va les rejoindre ! Cela doit être le bonheur de donner cours à ces petits monstres de trois ans !
— Oui sauf lorsque les parents s’en mêlent.
Je sortis de l’auto, elle ouvrit sa fenêtre. J’allai près d’elle et lui fit un baiser sur ses lèvres encore plus rouges qu’hier.
— Vas-y ! Fais attention à toi !
— Promis !
Elle avança dans la rue et stoppa quelques mètres plus loin. Je vis sa tête sortir de la fenêtre et elle me dit :
— Bisous.
J’allais répondre mais elle ne me laissa pas le temps et partis en trombe en faisant signe de la main. J’attendis qu’elle passe le tournant et que je ne la voie plus pour enfin rentrer dans la villa.
Je pris une douche, m’habillai et allai préparer le déjeuner. Je planais !
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