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Couverture de Ma femme m'a trompé...et cela a tout changé !, par AlexisPC
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Ma femme m'a trompé...et cela a tout changé ! — Chapitre 9 · Sombres révélations et éclipse du soleil.

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AlexisPC
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Ma femme m'a trompé...et cela a tout changé !

Chapitre 9 · Sombres révélations et éclipse du soleil.

Depuis hier, je réfléchissais à plein rendement à la stratégie que j'allais mettre en place pour contre le machiavélisme d'Enza. Je ne pouvais plus subir les événements, je devais les décider.
J'avais suivi son conseil, qu'elle m'avait donné probablement de bonne foi, mais sans se rendre compte que j'allais pouvoir par la même occasion décrypter son comportement et comprendre la pièce dans laquelle elle souhaitait me faire jouer, bien malgré moi.
J'étais atterré et par-dessus tout, je priais pour me tromper.
Je voulais me tromper. 
Mon épouse m'avait entrainé, avec l'aide volontaire et pleinement efficace de mes filles, dans une spirale de sentiments devant m'emmener vers un changement radical de point de vue, de ressenti, au niveau de notre sexualité.
Je ne voyais pas d'autre explication possible à ce que je vivais actuellement. 
Car elle m'avait bien fait saisir, comme je l'ai dit sans volonté réelle de sa part de me mettre sur la voie, que ma vision un peu, voire carrément, conformiste du sexe était devenue, avec le temps, le problème majeur entre nous. Je m'enfermais dans un carcan habituel là où elle voulait de la nouveauté et de la folie, de la perversité et des défis.
Ce sont les termes exacts qu'elle avait employé lors de notre dernière discussion, la première réalisée dans le calme et le respect depuis de nombreux jours, qui m'avait permis de comprendre son jeu. Et je suis certain que, cette fois, elle n'avait pas pesé la portée de ses paroles, entraînée par sa volubilité traditionnelle et culturelle, redevenant sans filtres par la grâce de cet instant pratiquement "normal" entre nous. Elle avait dévoilé son jeu et, par la même occasion, ce qu'elle tentait de faire.
Notre passé commun, notre histoire, notre vécu, les écueils que nous avions vaincus, les tourments de l'existence que nous avions combattu côte à côte ne pouvaient s'éclipser face à des désirs ou des fantasmes. Mais ceux-ci étaient bien là et avaient relégué, petit à petit, tous ces beaux sentiments vers une ombre de plus en plus sombre. Et l'éclipse totale de mon soleil n'était, à présent, plus très loin. 
Cette réalité m'avait frappé de plein fouet et m'avait emmené loin dans mes réflexions. 
Jamais Enza ne pourrait me quitter uniquement parce que je ne suivais pas ses délires sexuels mais elle pouvait, de son point de vue, me le faire payer. Délires et fantasmes que je n'avais jamais écoutés et auxquels, je n'avais donc jamais répondu. 
Ainsi, ma faute était établie et, pour elle, la dédouanait de son éventuelle culpabilité dans son choix de chercher ailleurs ce qu'elle n'avait trouvé sous son toit. 
Elle suivrait sa voie à présent, quoi qu'il lui en coûte, prenant sa liberté en même temps que ses plaisirs. Ce n'était qu'une question de temps pour que je réalise pleinement que je n'étais pas sur la même longueur d'onde et que nos chemins risquaient de se séparer.
Elle avait cherché par tous les moyens à m'entraîner dans son sillage pour me faire prendre conscience du plaisir intense que je pourrais éventuellement découvrir dans une sexualité libérée, tel qu'elle semblait le vivre actuellement en se faisant sauter par le premier quidam venu. 
Je ne voyais pas d'autre explication logique à son attitude. 
Sachez, messieurs, que chaque femme est, sexuellement, une bombe atomique sur le point d'exploser. Il faut simplement en trouver le détonateur. 
Mais pour cela, l'écoute, la discussion et une bonne dose de discernement sont absolument nécessaires. Et depuis quelques années, la routine avait, chez moi, prit le pas sur le désir et l'envie de séduire quotidiennement mon épouse. De lui octroyer cette folie qu'elle réclamait.
Je devais donc réagir et la mettre à nouveau à mes pieds, comme je l'avais fait le jour où j'avais séduit cette femme pourtant inaccessible de mon point de vue de jeune homme et qui, pourtant, avait été mienne durant de nombreuses années de bonheur. Je pensais, à cet instant, que c'était encore réalisable.
Ainsi, j'avais compris, surpris et un peu furieux, que mes filles, Isaline et Anaëlle, s'étaient rangées, probablement progressivement, du côté de leur mère lorsque celle-ci s'était confiée à elles sur le vide de sa vie sexuelle et ce, malgré leurs belles déclarations à mon encontre. Déclarations dont je ne doutais pas mais qui me mettait un peu mal à l'aise au regard de l'hypothèse qui prenait de plus en plus de place dans mon esprit. 
Cela s'explique simplement. 
Vous devez comprendre que les trois femmes de la maison n'ont aucun secret entre elles et ce depuis toujours. Elles partagent tout. Combien de fois les ai-je dérangées lors de leurs conciliabules, lors de leurs discussions, leurs réunions entre filles. Elles m'en chassaient à grand renfort de cris et de gestes que je prenais naïvement pour un jeu entre elles et moi, seul homme de la maison. Alors qu'il s'agissait vraiment de ce que c'était. Elles me chassaient et ne me voulaient pas à cet endroit pour pouvoir continuer des discussions dont j'étais exclu par la génétique. 
Cette vérité absolue et fondamentale pour la compréhension de la situation m'a été confirmée par Anaëlle et par Enza, chacune de leur côté. Ainsi, il est parfaitement plausible que, dans la fougue de ce type de discussion sur la sexualité depuis leur adolescence, mon épouse se soit lamentée à plusieurs reprises sur mon incapacité à lui donner ce qu'elle souhaitait et de leur côté, mes filles l'auraient assurée d'un soutien sans faille, aveuglées par l'amour qu'elle porte à leur mère, confidente de leurs tourments, en ce compris les plus privés. 
Placez plusieurs femmes, liées par une complicité évidente, dans une même pièce et laissez-les parler de leurs compagnons respectifs, et vous aurez rapidement, dans la majorité des cas, plus de lamentations que de compliments concernant ces messieurs ! 
Pour avoir vécu la ténacité et la liberté de pensées de ma fille cadette, il n'est pas impensable qu'elle ait, d'ailleurs, même fomentée une partie du plan. Anaëlle n'était probablement pas celle que j'imaginais dans mon imaginaire de père. 
Cette révélation me fit un mal dont je ne suis pas encore tout à fait remis. 
Ma petite fille avait bien grandi. 
Elle avait perdu cette innocence juvénile pour en faire une arme contre son père, aveugle et sourd à la femme qu'elle était devenue. Un peu manipulatrice et franchement menteuse. 
La seule question qu'il me reste à résoudre est celui du rôle de ma fille aînée. 
Et aujourd'hui, c'était le jour des révélations. 
J'avais bien l'intention de lui faire avouer le stratagème posé dans le but de me rendre esclave des désirs de leur mère. Car Isaline restait le maillon faible parmi ce harem. Si une armure pouvait se fissurer, c'était la sienne. Elle avait toujours été la plus faible mentalement et celle qui ne pouvait conserver un secret si je lui mettais un minimum de pression. Combien de fois, plus jeune, avait-elle murmuré à mon oreille ce que sa soeur ou sa mère tentaient de me cacher ? Elle était facile à corrompre.
Et c'est exactement ce que j'avais décidé de faire ! Mais avec une pression, cette fois, maximum.  
Je souris à cette idée en sirotant mon café, revêtu du masque de l'innocence pour donner le change, lorsque j'entendis Enza entrer dans la cuisine.
-       Bonjour, Enza ! Bien dormi ?
-       Euh…oui ! Merci ! Me dit-elle surprise par ma gentillesse à son égard. 
-       J'en suis ravi ! Un café ?
-       Merci ? Sa surprise se lisant à nouveau sur son visage.
-       Une grosse journée, aujourd'hui ? 
-       Oui ! J'ai plusieurs rendez-vous importants. Et toi ?
-       Je reste me reposer à la maison. J'irai peut-être faire un petit tour en ville, me promener et marcher un peu. Je manque d'exercice.
-       C'est une bonne idée ! Il fait beau, tu devrais prendre un peu l'air.
Tu vas voir comme je vais prendre l'air, ma chérie ! Pensé-je in petto. Je vais surtout me faire un plaisir de mettre à terre tes plans si j'ai deviné juste. Et tu connaîtras alors ta douleur pour m'avoir menti et manipulé de la sorte !
-       C'est cela ! Je dois me changer les idées et me reposer. 
-       Je suis heureuse de voir que tu reprends un peu de contenance malgré la situation
-       Mais on dirait que tu tiens encore un peu à moi ? Dis-je en souriant. 
-     Je te l'ai dit, Alexis. Tu resteras toujours l'homme de ma vie. Celui qui est le père de mes enfants et celui qui m'a fait grandir en tant que femme. Jamais je ne pourrai envisager de te balayer de mon existence. Te faire du mal n'était pas dans mes intentions, même si cela paraît un peu dérisoire de te dire cela à présent. 
-       Je confirme ! Dis-je sentant la colère monter en moi malgré ma connaissance presque certaine de ses manigances. 
-       J'aurai voulu que cela se passe autrement. Mais les circonstances ne sont pas toujours celles que l'on a imaginé. 
-     Cela doit être cela ! Tu vas être en retard, Enza ! Dis-je en coupant court à une discussion qui prenait une tournure ne pouvant me mener qu'à exploser de rage. 
Ainsi, je congédiais mon épouse qui avait le culot sans nom de tenter de me faire croire que si elle se faisait défoncer la chatte à longueur de journée, c'était uniquement de ma faute. L'auto-flagellation, c'était terminé. Ma léthargie avait pris fin dès l'instant où ma fille m'avait enjoint de détruire l'adversaire en me le hurlant au visage. Sans imaginer une seconde que c'était elles que j'allais confronter par la grâce de son cri.
J'avais reconnu, à plusieurs reprises, que j'avais certainement une part de responsabilité. Ces situations n'arrivent que lorsque les deux parties ont une part de culpabilité. Mais de là à se faire passer pour une victime, j'en restais sans voix. Il valait mieux qu'elle quitte la pièce avant que je ne m'énerve et que je fasse une bêtise en lui éructant mes vérités au visage. 
Visiblement, elle le comprit car elle s'éclipsa en me disant
-       Je te prie de m'excuser ! Je pense que je suis allée un peu trop loin en te disant cela. Mais ce qui est fait, est fait ! Mais il est certain que te faire du mal n'est pas, n'est plus devrais-je dire, dans mes intentions. Pourras-tu me pardonner pour cette fois ? Me demanda-t-elle.
Tiens ? Elle s'excusait à nouveau comme si de rien n'était ? C'est nouveau cela. Cette attitude me confortant dans mes idées. Elle tentait de garder le statut quo dans la situation pour continuer à profiter de mes largesses tout en me prenant pour l'aveugle de service. 
Je ne répondis donc qu'à la première partie de son mea culpa, la laissant sur sa faim.
-       Si tu le dis, je veux bien te croire ! Ce qui est fait, est fait ! Allez, il est tard ! Tu devrais te presser.
Je la regardais partir. 
Elle était sublime. 
Elle portait un pantalon crème et la veste assortie. Je n'avais pas détecté un top ou tout autre vêtement sous cette dernière. Elle ne devait avoir que sa lingerie. Elle allait encore faire tourner les têtes, ses seins rebondis apparaissant dans tout leur rondeur entre les pans serrés de sa veste et la touche finale de ses escarpins lui donnant une allure folle. 
Et c'est un autre que moi qui allait en profiter. 
J'enrageais encore intérieurement sur cet état de fait car cette femme était merveilleusement séduisante ainsi que dans la plénitude de sa féminité et je ne l'avais plus remarqué comme il se doit ou comme elle le méritait. Une telle femme ne pouvait rester insensible aux marques d'attentions et parfois d'affections, que les hommes de son entourage ou de vagues passants pouvaient lui fournir. Elle avait toujours aimé être le centre des regards et son corps était sa meilleure arme pour ce faire.   
Cela dit, mon regard sur elle avait changé. Il possédait, désormais, une colère contenue ainsi qu'une haine qui se renforçait de minute en minute, remplaçant peu à peu de sentiment que je viens d'évoquer. J'avais peur de ne pouvoir contenir la foule de mes sentiments si elle restait encore près de moi. 
Avait-elle senti que quelque chose ne tournait plus rond autour d'elle et que la situation entre nous changeait ? 
Sincèrement, je le pense.
Il y avait une sorte de tension dans l'atmosphère, comme si elle pouvait à présent deviner que j'avais probablement deviné. Elle quitta la pièce non sans me lancer une œillade dans laquelle je pouvais ressentir toute son inquiétude par ce froncement de sourcils si révélateur de ce sentiment, cherchant dans mon regard la réponse à ses questionnements. J'eus donc la certitude qu'elle s'interrogeait sur mes pensées et qu'il y avait bel et bien un problème dans le tableau idyllique qu'elle souhaitait maintenir, idyllique surtout pour elle puisqu'elle profitait à la fois de la maison et de baiser ses amants avec l'assentiment résigné de son mari qui lui, végétait dans les limbes du Tartare, se morfondant sur son sort en pestant sur ses actes passés.
Je ne lui fis même plus la grâce d'un regard, préférant me concentrer sur mon café et de prétendus mails reçus sur mon portable, que je n'avais d'ailleurs même pas encore allumé. Elle en serait ainsi réduite à des conjectures durant toute la journée, petite vengeance personnelle. 
Cela dit, je me fis également la remarque que je n'avais pas encore pris la peine d'allumer mon téléphone qui est, traditionnellement l'objet de toute mon attention dès mon réveil. Une peur panique de manquer la moindre information concernant ma société qui m'a toujours taraudée.
Je me rendis compte, à cet instant, que j'appréciais cette matinée loin des tracas du quotidien et je me fis la promesse de continuer à vivre à ce rythme. Tout en comprenant que c'était là, l'un des motifs d'insatisfaction de mon épouse. Ainsi, elle parvenait tout de même à ses fins, malgré moi. Mais si mes intuitions étaient avérées, jamais elle ne profiterait de sa victoire.
Je souris en pensant qu'elle serait si heureuse de me savoir enfin prendre un peu de distance avec mon travail, ne fût-ce que pour un court instant. Mais pas à ce prix ! Pas en me cocufiant ni en se moquant de moi. 
Je me secouais enfin car j'avais pas mal de choses à régler aujourd'hui et la plus importante était de mettre enfin des mots sur ce que j'avais entrevu comme explication à l'Enfer que je vivais pour l'instant. Tout en suppliant tous les Saints du Paradis de faire fausse route et de pouvoir trouver un modus vivendi qui nous satisferait tous les deux. Je me fis la promesse de tout mettre en œuvre pour la récupérer si je me trompais. J'irai même, pensé-je un peu naïvement, jusqu'à apprendre d'elle, réaliser ses fantasmes, lui octroyer une liberté totale, n'importe quoi pourvu qu'elle me revienne.  
Mais je devais d'abord comprendre ! Et me prouver que je faisais fausse route. Même si une alarme rouge fluo clignotait dans mon cerveau, m'indiquant clairement que la probabilité était relativement faible tant les signes avaient été nombreux pour me permettre de me diriger vers cette explication la plus logique. Ma femme m'avait menti et toute cette mascarade n'était que mensonges et manipulations.
J'allumais donc mon portable en prenant une grande respiration, comme si j'allais plonger la tête sous l'eau pour un long moment et, attendant sa mise en route, sirotait mon café en réfléchissant aux mots que je devrais employer pour faire craquer mon aînée et l'embarquer dans mon camp. 
Tous les coups étaient, à présent, permis. 
Je ne savais juste pas encore que je n'allais pas m'en priver. 
-       Isaline ? Bonjour ma chérie. Je ne te dérange pas ?
-       Bonjour Papa ! Non, je me lève là.
-       Excuse-moi de t'appeler à une heure si matinale mais j'ai besoin de te voir seule. Serait-ce de l'ordre du possible aujourd'hui ?
-       C'est que…Je ne sais pas…euh…je dois regarder….
Elle tentait ainsi de botter en touche et de m'évincer. Cela ne faisait que renforcer ma détermination. 
-       Ma chérie ! J'ai vraiment besoin de te voir. Ton départ a été si soudain que je ne m'en suis pas encore tout à fait remis. Je dois te parler pour t'expliquer ce que je ressens. Tu me manques tellement.
J'en rajoutais un peu, certes. Mais sans cela, c'était peine perdue. Tous les coups ! Viens-je de vous dire.
-       Papa ! Tu as décidé de suivre Ana. 
-       Justement, c'est d'elle dont je voudrais te parler.
Oh, le vilain petit garnement qui joue sur la corde sensible de sa fille pour la faire craquer. Quel meilleur moyen d'avoir son attention que de parler de sa « petite fée », comme elle l'appelle depuis toujours.
-       Ana ? Que se passe-t-il ?
-       Je peux passer t'en parler ?
-       D'accord ! Dit-elle dans un soupir de résignation.
YES ! C'était décidemment trop facile à partir du moment où j'utilisais mes neurones. 
-       Quand puis-je passer ?
-       Tu ne bosses pas ? Me demanda-t-elle, certaine que j'avais dix-sept rendez-vous et quatre conférences minimum comme chaque jour et qu'il me serait impossible de me libérer. 
-       Je suis en congé cette semaine.
-       PARDON ? Ne put-elle s'empêcher de crier dans le téléphone, surprise par cette révélation pour le moins inattendue.
-       Je suis en congé cette semaine, te dis-je ! Je peux passer quand tu es libre ?
-       Papa ? Tu vas bien ? 
-       Mais oui, ma chérie. Tu vois que je vous écoute et que je mets à profit vos conseils. Alors ? Quand ?
-       Passe vers dix heures. Je ne commence mes cours que durant l'après-midi.
Je ne relevais pas qu'elle venait de me dire qu'elle était débordée pour ne pas la braquer et je la remerciais en raccrochant. 
Je préparais mes affaires et patientais un peu. Puis, je montais dans ma berline pour de diriger vers l'appartement de ma fille aînée. L'heure de l'explication avait sonné. 
J'arrivais un peu en avance et, en appuyant sur l'interphone puis en m'annonçant, elle déclencha le mécanisme d'ouverture. 
Je montais les deux étages à pieds pour trouver sa porte d'entrée massive entrouverte. 
Je me glissais à l'intérieur pour me rendre compte que le sol était mouillé. Ma fille avait dû sortir de sa douche au moment où je sonnais et avait dû venir ouvrir en courant avant de retourner terminer ses ablutions.  
Je souris et me dirigeais vers sa cuisine pour y chercher un morceau de tissu pour essuyer ses traces de pas sur le parquet ciré. Mais en passant devant sa chambre, sa porte mal fermée me permit de constater que ma fille était aussi belle que sa mère. 
J'en restais un moment éberlué par leur ressemblance physique. 
Ma fille, de dos, avait la même cambrure de reins et ses fesses étaient aussi toniques que celles de sa mère à son âge. Ses seins tendus et arrogants, de la même proportion parfaite que ceux d'Enza, se tenaient parfaitement et pointaient admirablement sur toute cible placée devant eux, bénéfice de sa jeunesse. Isaline, ma fille chérie, était une déesse superbe et je savais, pour l'admirer à cet instant, qu'elle ferait, un jour, le bonheur d'un homme. 
Je ne la regardais pas comme un prédateur ou comme une potentielle maîtresse, n'y voyez aucune malice, juste comme un père qui découvre que sa petite fille n'en est plus une. Mais que la femme qu'il a devant lui est la digne héritière de sa mère et qu'elle est tout simplement parfaite physiquement, répondant aux critères de la majorité des hommes de cette planète.
-       PAPA ? me dit-elle en me découvrant dans cette fâcheuse posture.
-       Oh, pardon ma chérie. Je cherche un torchon pour essuyer l'eau que tu as laissé sur le sol ! Dis-je en détournant le regard vers le mur opposé. 
-       OUAIS ! BRAVO ! TU ME RENDS LA MONNAIE DE MA PIÈCE SURTOUT ! Hurla-t-elle en riant aux éclats, ce qui me fit tout de même respirer un peu mieux. Je n'aurai pas voulu qu'elle me voit comme un père incestueux ou que sais-je d'autre.
Je compris en quelques secondes qu'elle faisait référence à cet épisode où elle m'avait surpris sortant de ma douche. Je ris également en répondant
-       Un partout ma puce ! Allez, je t'attends dans le salon.
Quelques minutes plus tard, elle apparut vêtue d'un jeans et d'un tee-shirt blanc tendu à l'extrême par sa poitrine, gonflée par sa lingerie. Elle était magnifique dans sa simplicité et je dus faire un effort pour diriger mon regard ailleurs que sur ses seins. 
-       Bonjour ma chérie ! Dis-je alors qu'elle déposait un baiser sur ma joue sans pouvoir m'empêcher de lorgner encore un peu son décolleté et admirer le galbe parfait de sa gorge.
-       Bonjour Papa ! Tu étais là depuis longtemps ? Me demanda-t-elle en rougissant.
-       Non ma puce. Mais assez pour constater que tu es véritablement devenue une femme sublime. 
-       Tu n'as pas honte de mâter ainsi ta fille, vilain pervers ? Me dit-elle, sourire aux lèvres.
-      D'abord, je n'ai rien prémédité du tout. Ensuite, tu savais que j'entrais et tu n'avais qu'à fermer ta porte, vilaine exhibitionniste ! Souris-je à mon tour. 
-       Bof, ce n'est pas grave. Tu es mon père, après tout, tu me l'as bien dit l'autre jour.
-       Je suis bien d'accord avec toi. Même si l'honnêteté m'oblige à t'avouer que je suis tout de même un peu mal à l'aise. 
-      Ne le sois pas. Je préfère cent fois être nue devant toi que devant un inconnu qui penserait à autre chose que toi. Bon, on ne va pas y passer deux heures. Il n'y a pas péril en la demeure. Tu veux boire quelque chose ?
-       Non, merci ! Je suis venu parce que j'ai besoin de te parler en toute franchise. Penses-tu pouvoir le faire également ?
Ma question la fit tiquer. Elle me regarda étrangement, comme si elle subodorait la suite de la conversation, tout en se dandinant sur son fauteuil, signe d'un malaise palpable.
-       Oui, bien sûr ! Me répondit-elle mais en baissant imperceptiblement le regard, confirmant son mal-être. 
-       Alors dans ce cas, tu vas peut-être pouvoir m'expliquer un détail qui me chiffonne depuis que je l'ai compris.
-       Oui ? Lequel, Papa ?
Un détail ? Tu parles. 
Je mis alors sur mon visage un masque de colère, de haine et de rage car cet instant allait déterminer une bonne partie du reste de ma vie. Ce n'est pas tous les jours que l'on sait, que l'on est pleinement conscient que nous sommes à un moment crucial de notre existence et que la suite de cet instant sera décisif à bien des égards. Je respirais lentement, je me concentrais au maximum de mes possibilités sachant que si mon raisonnement était le bon, je n'aimerais pas ce que ma fille confirmerait puis, levant des yeux incendiaires, je lâchais ma bombe
-       Jusqu'à quand pensiez-vous sérieusement pouvoir vous foutre de moi, toutes les trois ?
Ma fille ouvrit la bouche mais ne dit rien. Ses yeux s'ouvrirent sous le choc de la question et chercha une réponse appropriée. Et elle eut, la peur et la stupéfaction passées, la réaction que j'aurai aimé ne pas avoir devinée mais qui me confirma que j'avais tout compris. Du moins, c'est ce que je pensais alors. 
La vérité serait bien pire !
Elle se braqua en comprenant que je ne venais pas lui parler de sa soeur et nia mais sa façade de pureté se craquelait à chaque négation. Je mis un terme rapide à son calvaire en lui énonçant point par point les éléments qui m'avaient mis la puce à l'oreille depuis le début de mon calvaire comme des regards ou des mots sonnant faux, par exemple les insultes parfaitement inhabituelles chez nous faisant plus pièce de théâtre minable que réalité spontanée, des paroles indiscrètes ou des gestes éloquents même marqués du sceau d'une discrétion qui pourtant ne m'avaient pas échappés et m'avaient finalement permis de mettre un nom sur l'inconnue de l'équation : Mensonge ! 
Je lui expliquais que j'avais parfaitement compris que je jouais dans une pièce machiavélique inventée et mise en scène de façon dramatique par mon épouse, sa mère, avec la complicité totale de ses filles chéries. Pièce dans laquelle je jouais le rôle du cocu au service du plaisir de sa femme et dont les filles servaient de garantie morale.
Face à l'évidence, la digue de ses négations finit par se rompre et elle m'avoua ce que j'avais prédit, à mon grand désarroi. 
Mais elle alla même bien plus loin.
Car les choses n'en resteraient plus là, dorénavant. Il y aurait un avant et un après confession.
-       Papa, je suis désolée ! Si tu savais comme je suis désolée.
-       C'est bon, Isaline. Raconte-moi tout maintenant ! J'ai besoin de savoir et de comprendre, dis-je en tentant de rester calme pour ne pas l'effaroucher.
-     Maman, Ana et moi avons l'habitude de parler de tout depuis toujours, tu le sais. Nos premiers émois, nos premiers baisers et finalement, notre première fois. Rien n'est secret entre nous. Maman nous a encouragées à lui parler, pour nous conseiller ou nous mettre en garde. Le rôle d'une mère, en sorte. 
-       Je m'en doute depuis vos révélations. Continue ! 
-       Maman nous a fait part, à son tour, de sa peine et elle nous a fait comprendre, à demi-mot, que si tu étais un excellent amant, elle avait pris l'habitude de rencontrer d'autres hommes pour satisfaire ses besoins qui ont grandi avec le temps tandis que tu t'enfermais dans ta société, la délaissant à son profit. Elle nous a juré qu'elle t'avait mise en garde, que vous en aviez parlé, qu'elle a sans cesse repoussé ses envies et nier ses besoins pour te conserver sa fidélité envers et contre tout, se répétant son serment de mariage « Pour le Pire et le Meilleur ». Mais un jour, je ne connais pas tous les détails cette fois, elle a craqué. Et elle nous a juré également que cela n'était pas prémédité mais que les circonstances l'y ont poussé, en quelque sorte.
-       Cela aussi, je l'ai compris ! Et je suis certain que cela ne date pas du mois passé, je me trompe ?
En baissant la tête, Isaline me répondit
-       Non ! Cela fait plusieurs mois qu'elle te trompe. Mais, reprit-elle rapidement sans me laisser le temps de répliquer, elle nous a juré que ce n'était que sexuel, qu'elle ne rencontrait ses amants qu'une et une seule fois et toujours dans des endroits différents. Juste pour combler ce manque dont elle te juge responsable. Il n'y a jamais eu de sentiments et elle nous a juré qu'elle te conservait son amour intact. Elle t'aime toujours comme au premier jour, Papa ! Mais tu t'es éloigné d'elle, et de nous, au profit unique d'une société qui t'aura rongée et cannibalisée en t'occultant de l'essentiel. C'est pour cela qu'Ana et moi avons, aussi, tenté de te mettre en garde mais le vers était dans le fruit et il était trop tard.
J'encaissais le choc comme je le pouvais. 
J'avais bien compris qu'Enza n'était plus le modèle de pureté que j'avais épousé mais tout de même pas à ce point. Je sais que les gens évoluent avec le temps et que les personnalités s'émoussent et se polissent avec l'âge. Mais c'est un bouleversement de se rendre compte que cela arrive à l'être aimé. Je ne dis rien pour ne pas exploser et laissais ma fille continuer son explication. Il me fallut puiser dans des ressources que je ne pensais pas posséder pour ne pas éclater de fureur et conserver un semblant de concentration.
-       Nous en avons souvent parlé avec elle. D'abord en désapprouvant son attitude, je te le jure ! Même Ana était outrée ! Mais au fur et à mesure que tu t'éloignais d'elle, comme de nous, tandis que nous grandissions aussi avec de nouveaux désirs qui apparaissaient, nous avons finalement compris en partie ce besoin qu'elle ressentait de vivre et de se sentir femme pleinement et plus seulement une mère ou une épouse dévouée. Et nous n'avons pas son âge, Papa ! Tu es le seul fautif dans tout ce qui arrive ! Même si nous en avons largement profité ensemble et que nous avons été dépassé par les événements, toutes les trois.
Ma fille laissa un moment s'écouler pour tenter de me faire comprendre ce qu'elle essayait timidement de me dire. Cela aussi, je l'avais compris. Mes filles avaient hérité du tempérament de leur mère et les hommes devaient défiler dans leurs appartements respectifs. 
Mais je voulais l'entendre de sa bouche.
-       Que veux-tu me dire par- là exactement, Isaline ? Sois donc explicite et honnête, pour une fois.
Elle déglutit sous l'attaque directe puis avoua, craintive
-       Ana et moi avons déjà eu beaucoup de prétendants, Papa ! Nous aimons le sexe, le plaisir, réaliser nos fantasmes ou en découvrir de nouveaux depuis quelques années. C'est Maman qui nous y a encouragé si nous le désirions, nous affirmant que c'était la plus belle expérience de la vie. Et je suis d'accord avec elle.
-       Merveilleux ! Dis-je un beau bêtement de façon totalement caustique. Mais encore ?
-       Que veux-tu que je te dise ? Me demanda-t-elle en s'énervant.
-     Mais tout, ma chérie ! Explique-moi à quel point ma famille est dévergondée et avide de sexe. À quel point les femmes qui me sont proches me mentent, me manipulent et me trompent depuis des années.
Elle baissa les yeux sous l'insulte mais continua tout de même déposition.
-       Papa ! Nous sommes, toutes les trois, avides des plaisirs que la sexualité permet à des degrés divers, que veux-tu savoir de plus ? Que nous aimons le sexe ? Que nous sommes déjà allées ensemble dans des boîtes échangistes depuis la majorité d'Ana ? Que nous avons un rendez-vous sexe par mois toutes les trois autour d'un verre pour ne parler que de cela ? Que nous avons l'habitude de nous promener ensemble dans les sex-shop pour y dénicher de quoi pimenter nos soirées ? 
Elle venait de hurler ces dernières phrases, comme pour me maintenir à distance et tenter de se préserver. Je répondis calmement
-       Oui ! Tout cela ! Dis-je tout de même éberlué par ces révélations auxquelles je ne m'attendais absolument pas. 
Ce n'était pas ce que j'avais imaginé. 
C'était pire ! Une boîte échangiste ? Des rendez-vous placés sous le signe du sexe et du plaisir ? Des sex-shops ? Des soirées ?
-       Eh bien tu le sais, à présent ! Dit-elle en éclatant en sanglots. 
Normalement, sa détresse m'aurait fait fondre et la prendre dans mes bras. Comme je l'avais toujours fait depuis qu'elle était née. 
Mais cette fois, je me levais et me dirigeais vers la fenêtre pour regarder dehors. En fait, je ne regardais rien. 
Je pleurais !
Je pleurais sur mon passé perdu, je pleurais sur mon attitude qui m'avait fait perdre ma famille, je pleurais sur ce que je venais de découvrir et enfin, je pleurais sur ce que j'avais à faire. 
Car si j'avais attendu si longtemps avant de réagir, c'est surtout parce que je ne voulais pas voir ce que j'avais sous les yeux. Parce que la réalité à laquelle je devrais à présent faire face n'était en rien celle que j'avais prévue pour mon avenir et celui de ma famille. 
Mais à présent, plus rien ne serait jamais comme avant. 
Toute forme de sentiment envers ces femmes m'abandonnait. Je ne comprenais ce qu'il m'arrivait. 
En me retournant, les yeux baignés de larmes vers Isaline, pour la première fois de ma vie, je ne ressentis plus cet amour inconditionnel d'un père envers sa fille. 
J'avais une inconnue en face de moi. 
-       Oh Papa ! Dit-elle en me voyant larmoyant. PAPA ! JE SUIS SI DÉSOLÉE !
-       C'est un peu tard, jeune fille ! Vous avez tout brisé en moi.
-       NON PAPAAAA ! TU NE PEUX PAS DIRE CELA ! NOUS T'AIMONS TOUTES TELLEMENT !
C'en était trop ! Ma fureur se déclencha et je ne trouvais plus mes moyens de la contrer.
-       ARRÊTE TES CONNERIES, ISALINE ! VOUS M'AVEZ MENTI, BAFOUÉ, TROMPÉ, VOUS VOUS ÊTES OUVERTEMENT LIGUÉES CONTRE MOI ET TU OSES ME PARLER D'AMOUR !!! VOUS ME DÉGOUTEZ ! 
Puis, en tentant de reprendre mon calme, je continuais mon laïus.
-       Écoute-moi attentivement, Isaline, car je ne me répéterai pas. La première chose que tu vas me promettre, c'est de ne rien dire à ta mère ou ta sœur de notre conversation !
-       Mais…
-       SILENCE ! Sache que si tu en parles, je te coupe les vivres. Tu n'auras plus un sou. Démerde-toi alors pour payer ton loft et tes études. Tu pourras toujours demander du fric à ta mère mais je doute qu'elle ait les reins assez solides pour tenir longtemps si elle doit s'occuper du financement de la maison, de ton loft et de celui de ta sœur, en plus du reste de ce que vous me coûtez chaque mois. Je sais qu'elle a monté une belle affaire, mais pas à ce point. Crois-moi sur parole, elle n'y arrivera jamais !
Isaline ne répondit plus. Ses yeux s'agrandirent lorsqu'elle comprit que je ne plaisantais plus. 
-       Ensuite, tu vas devenir un agent double. Je veux tout savoir de ce que cette femme manigance, qui elle voit, quand elle le voit, ce qu'elle a fait, tout !
-       Ce qu'elle a fait ? Tu veux dire…
-       Comment elle s'est fait baiser, exactement. Démerde-toi pour savoir, compris ?
-       Mais…Nous ne parlons pas…
-       Tiens donc ? Pourtant, tu viens de m'avouer que vous ne vous cachiez rien ? M'aurais-tu encore menti, comme ta sœur ou ta mère ? Tu n'oserais plus le faire, n'est-ce pas ? Pas après la menace que tu as entendue et qui te terrorise, comme je peux le lire sur ton visage !
Elle déglutit à nouveau, ne sachant pas comment me répondre.
-       Je me fous que tu me dises la vérité ou que tu me mentes, Isaline. Nous réglerons nos comptes plus tard, toi et moi. Et sache, jeune fille, que la note sera salée. Tout ce qu'il te reste à faire, c'est tenter de l'adoucir en faisant ce que j'exige de toi. Et ce que je veux, c'est que tu fasses ce que je t'ordonne. Tu as bien compris ?
En me regardant, je vis qu'elle était totalement effrayée. Jamais je ne l'avais menacée de la sorte et jamais je n'avais été aussi dur avec elle. 
Aveugle et sourd vous ai-je dit !
-       TU AS COMPRIS ? Hurlé-je à nouveau.
-       Oui, Papa ! J'ai compris, me dit-elle en déglutissant.
-       Et tu vas t'exécuter ?
-       Oui ! Mais puis-je te demander quelque chose ?
-       Bien sûr ! Je reste ton petit Papa chéri ! Dis-je avec tout le mépris dont j'étais capable, ce qui lui fit instantanément baisser les yeux.
-       Comment vais-je pouvoir lui faire dire tout cela en détails ?
-       Mais c'est très simple, ma chérie. Tu vas te faire passer exactement pour ce que tu prétends être.
-       Je ne comprends pas !
-       Mais une femme avide de sexe et d'expériences. Ainsi, il te suffit de lui dire que tu as envie d'expérimenter d'autres choses et que ce qu'elle fait et te raconte te font mouiller ta chatte comme une damnée. Ainsi, tu seras en quête de conseils bien pimentés et bien violents pour tes propres relations. Dis-lui aussi que cela t'excite de l'entendre te raconter ses ébats. La connaissant, cela devrait fonctionner du tonnerre.
-       HEIN ? Tu veux que je lui dise que cela…m'excite de l'écouter me raconter comment elle se fait…que les détails de ses rapports sont un excellent moyen de...m'exciter ? Elle déglutit à nouveau en prononçant ce dernier mot, signe de son malaise dont je n'avais plus rien à faire à présent. 
-       Tu me demandes un conseil, je te le donne. Démerde-toi si celui-ci ne te plaît pas, je m'en fous. Je veux ces informations et je ferai tout pour les obtenir.
-       Y compris menacer ta fille ?
-       Ma fille ? Je ne suis pas certain que toi et ta sœur méritiez encore ce qualificatif, Isaline.
La foudre tombée à ses pieds n'aurait pas pu avoir d'autres conséquences. Elle était anéantie, abattue, terrassée et j'étais le pourfendeur. 
Je me permets une petite parenthèse pour vous expliquer que je n'en retire aucune gloriole ni aucune satisfaction. Voir ma fille dans cet état me rendait particulièrement amère et je savais que ce moment allait me hanter encore durant de longues années avant que je ne puisse me pardonner ma méchanceté envers elle. Car je n'attendais en fait rien d'elle. Je ne voulais que lui rendre la monnaie de sa pièce. Que pourrait-elle m'apprendre que je ne connaisse déjà ou que je ne puisse deviner ? Rien ! 
Ce n'était que la colère qui parlait à cet instant. Ni plus ni moins. Une colère noire et qui voulait s'exprimer en me vengeant sur la personne en face de moi, fusse-t-elle ma fille.
Mais toutes mes barrières s'étaient volatilisées en apprenant ce qu'Isaline m'avait confirmé. 
C'était même au-delà de mes prévisions. Je pensais, bêtement, que ma femme avait commencé à prendre un ou l'autre amant juste après sa dernière désillusion sur mon attitude. Mais apprendre que l'on est trompé depuis des mois, si ce ne sont des années, que ses propres filles font partie intégrante de la vie parallèle de son épouse et que vous en êtes totalement exclu est un choc qu'aucun homme ne peut encaisser sereinement. 
Mon cerveau reptilien avait pris le dessus et c'est mon instinct qui me dictait, à l'instant, ma conduite. Une conduite d'auto-défense et de protection qui me rendait hideux face à ma progéniture. Mais je ne pouvais plus le contrôler et je le laissais me guider encore un peu. Trop ! 
-       Maintenant, je veux savoir encore trois autres choses.
-       Quoi encore ? Me demanda-t-elle, lasse de cette mise à mort qui durait.
-       Et je te prierai de ne pas me répondre de cette façon. J'ai le droit de savoir à présent ! Qui est ce type avec qui elle m'a trompé la première fois ? Et dans quelles circonstances.
-       Comme je te l'ai dit, je n'ai pas tous les détails. Elle nous a dit que c'était un gars qui s'appelle Thierry, je pense, et qu'elle avait remarqué qu'il lorgnait sa poitrine avec avidité. Elle en a été flattée car il n'était pas trop mal et elle s'est lancée. Mais elle nous a avoué que c'était un très mauvais coup malgré ses prétentions.
Pourquoi les femmes pensent-elles que comparer les hommes est signe d'intelligence ou que cela va adoucir la révélation ? Comme si un homme comparait une femme avec son épouse. Les dames y verraient une comparaison peu flatteuse soit à leur avantage - dans ce cas pourquoi aller baiser ailleurs - ou soit à leur dépend - c'est quoi ce plan où tu as trouvé une poule mieux roulée que moi, je ne te suffis donc pas. Eh bien, il en va de même pour les hommes. Et le fait de dire qu'il est mauvais n'adoucit pas les choses, que du contraire.
-       Magnifique ! Mais quelle joie d'apprendre que sa femme pêche à la ligne dans la rue ou dans les bars. Seconde question ! Qui est cette femme que ta sœur m'a fait rencontrer ? Je suis certain que tu es au courant malgré tes grands airs effarouchés et furieux auxquels je ne crois donc plus.
-       Papa…s'il-te-plaît !
-       Isaline ! Je ne me répèterai plus. Parle !
-       C'est une de ses copines, dit-elle le regard baissé, lorgnant ses pieds comme une petite fille qui tente de faire passer la pilule à ses parents. 
-      Pardon ? Tu veux dire que ta sœur m'a fait rencontrer une amie de son âge et que je l'ai…baisée dans mon salon ? J'avalais de travers à cette fin de phrase. 
-       Oui ! Dit-elle de façon presque inaudible. 
Mais je sentais qu'elle ne me disait pas tout, à la fois concernant cette fille et concernant sa sœur. Cela tombait bien, nous allions y arriver.
-       Donc, si je comprends bien, tu as joué un rôle en souhaitant t'éloigner et refuser de prendre part à cette mascarade puisque visiblement tu es au courant de tout ? 
-       C'était le plan pour que tu penses garder une alliée au cas où Ana se trahirait et que nous puissions encore te manipuler pour t'amener là où le désire Maman. 
-       Me manipuler, carrément ! Et quel est ce projet qui nécessite tant de manœuvres ? 
-       Faire de toi un libertin, avide de ces expériences et du plaisir sans fin que l'on peut découvrir, comme nous le faisons. Que tu lui pardonnes ainsi ses incartades et que vous soyez à nouveau heureux, en la laissant libre de vivre sa sexualité comme elle l'entend et même en le lui accordant. Oh, j'ai si honte, Papa ! Dit-elle en prenant sa tête entre ses mains.
-       Tu me l'as déjà dit ! Dernière question. Quel est le rôle d'Ana dans tout cela ? Je présume également que si elle a une copine de ce calibre, capable de baiser son père sans beaucoup de scrupules, c'est qu'elle est partie prenante dans cette histoire et dans ces stratagèmes puérils et ridicules.
-       Ne me demande pas cela ! 
Pour la première fois, je pus lire de la panique dans ses yeux. Mais je m'entêtais.
-       Quel est son rôle exact ?
-       Papa ! S'il-te-plaît.
-       Je déteste me répéter, Isaline.
-       Ne me demande pas cela. 
-       Isaline !
-       Papa, non !
-       PARLE, BORDEL !
-       C'est elle qui est la pire, Papa ! Me dit-elle d'une traite. 
-       C'est-à-dire ? Sois explicite t'ai-je dit !
-       Papa, elle n'a aucune limite, aucun tabou. Elle peut baiser toute une nuit et rencontrer plusieurs hommes à la fois. Elle m'a même entrainée, une fois, dans une orgie. Elle m'a choquée par sa liberté et ce qu'elle est capable de faire et d'endurer juste pour un orgasme. Elle est totalement accro au sexe, sous toutes ses formes. 
-       Mais elle est si jeune ! Dis-je comme un con, les yeux exorbités par la surprise que ces paroles eurent sur moi qui voyait ma cadette comme un bijou à la pureté étincelante. 
-       Papa ! Elle a découvert le sexe très tôt. Elle n'avait que seize ans et elle a eu la chance, si j'ose dire, de le faire pour la première fois avec un garçon expérimenté qui lui a montré toutes les facettes de la sexualité en lui permettant également de rencontrer d'autres garçons puis d'autres hommes pour parfaire ses techniques, comme elle le disait. Il l'a façonnée et en a fait une femme que rien ne rebute. Elle n'a de limite que son plaisir !
-       QUOI ? MAIS QUI EST CE CONNARD ? Hurlé-je.
-       NON ! JAMAIS JE NE TE LE DIRAI ! Hurla-t-elle comme prise de démence.
-       QUOI ? TU OSES ?
-       NE ME DEMANDE RIEN DE PLUS, PAPA ! NON, NON, NON !
Je dus m'asseoir. 
Cette révélation, plus que le reste, m'anéantit. 
Elle avait donc été déflorée par un garçon ou un homme plus âgé, expérimenté visiblement et Isaline avait tellement peur de m'en donner l'identité qu'elle préférait que je mette mes menaces à exécution. Il s'agissait donc d'un homme que je connaissais et dont elle savait que je ne pourrai accepter l'identité sans en arriver à des extrémités. Ma fille adorée, ma perle, me mentait depuis quelques années et je n'avais rien vu. Je pris ma tête dans mes mains pour laisser éclater, à nouveau, des sanglots. Mes yeux me brûlaient tant je pleurais sur mon Enfer. 
Je ne sais pas comment j'en vins à me souvenir de son attitude lorsque je lui avais demandé son téléphone portable pour comparer le poids des appels de sa mère avec le mien. Je me souvins avoir tiqué à sa réaction et m'être promis d'enquêter. Je comprends mieux sa réaction, à l'aune des dernières déclarations de sa sœur aînée. Je devais me procurer ce téléphone, de gré ou de force, et le faire parler. Je voulais l'identité de ce type ainsi que ce qu'elle cachait au cœur de son smartphone. Même si, à présent, ou plutôt surtout, si à présent, je savais que cela risquait de ne pas me plaire.
Isaline crut bon de se positionner à genoux, juste à côté de moi et de me prendre dans ses bras. Je la repoussais violement et elle tomba en arrière, sur ses fesses, me regardant comme si j'étais, à mon tour, un inconnu.
Jamais je n'avais levé la main sur elles de cette façon. 
Jamais je n'aurai imaginé le faire un jour. 
J'étais moi-même surpris par cette réaction spontanée et ce réflexe de protection contre ma fille qui devenait, à cet instant, une personne dont mon esprit voulait à tout prix se protéger.
Le dégoût que j'éprouvais effaçait le père pour laisser la place à un être froid et distant avec elle. 
C'est aussi à cet instant, face à ma fille perdue devant mon regard et ma haine envers elle, que je compris que ce n'était pas tant leurs frasques qui me peinaient que leurs mensonges. Parce qu'après tout, que mes filles aiment la vie, le sexe, les plaisirs et en profitent, je ne vois pas très bien en quoi cela pourrait me regarder. Mais me mentir et me tenir écarté de ce qu'elles sont, je ne peux l'accepter.
L'être humain peut encaisser beaucoup de coups-bas, de blessures, de non-dits. Mais c'est l'absence de confiance qui le rend toujours le plus vulnérable. Les mensonges et la trahison sont pires que les actes en eux-mêmes et nous poussent aux pires extrêmes dans nos sentiments et nos actes.
Je venais d'en prendre la pleine mesure par les bons offices et les manigances de cette femme que j'avais aimé au-delà de la raison. De cette femme qui, par-dessus tout, avait été le centre de ma vie durant toutes ces années. 
Mais plus rien ne serait jamais comme avant. 
Mon soleil avait disparu et les nuages s'accumulaient.
Malheureusement, durant cette conversation fondamentale pour la suite des événements, mon cerveau, comme je vous l'ai dit, était programmé pour écouter ce qu'il voulait entendre. Et non pas ce qu'elle avait dit, ni surtout comment elle l'avait dit ! 
Malgré ma prise de conscience de la situation et ma compréhension des événements, je n'avais toujours pas retenu la leçon et j'allais m'en mordre les doigts. 
Je n'écoutais pas et je fonçais tête baissée sans prendre le temps de réfléchir. 
Mais à cet instant, pour moi, un seul élément importait et effaçait tout le reste, y compris ma réflexion et mon intuition.
Ma femme m'a trompé…et cela a tout changé !
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Chapitre 10 · Et in umbra lucem !
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solal20001
11 novembre 2021 à 16:54
Mais encore je me pose la question a savoir pourquoi il dit a la fin du texte ( qu'il allais s'en mordre les doigts ). Et comment peut-il faire autrement que de divorcer quand en relisant bien on comprend qu'elle le trompe depuis plus de 2ans car la plus jeune a 20 ans et il vont au club depuis qu'elle est majeur.. Et elle a commencé a le trompes avant vers les 16 ans de sa fille.. Donc après toutes ses découvertes il lui serais impossible de lui pardonné quoi que se soit, mais l'importants est de ne pas encore tombé dans un piège des femmes.
Soyez respectueux
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Gimenez
11 novembre 2021 à 08:57
Au Vue de sa situation et q u’il n’est pas à un euro près il devrait faire installer des caméras dans sa maison et engager des détectives pour avoir le Max de preuves .
Il devrait redemander à sa fille de refaire venir ..elle.. pour la confondre
Soyez respectueux
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solal20001
11 novembre 2021 à 08:12
Vive la suite mais pas de retour en arrière pour Alexis, aucun pardon pour sa femme et ses filles avec ce qu'elles lui ont fait.
3 choses importantes a faire pour Alexis.
1- Avoir le téléphone de sa fille au plus vite et voir ce qui s'y cache. Et ainsi savoir qui a fait d'elle se qu'elle est.
2- Faire payé a l'homme qui a couché avec sa fille alors qu'elle étais encore mineur soit 16 ans mais aussi a tous ceux qui étais au courant ce qui les mets aussi coupable que l'homme en lui même. Soit sa femme, sa fille ainée ainsi que Nathalie qui elle aussi doit être au courant et les couvrent depuis le début de leurs aventures.
3- Et bien sur faire la demande en divorce avec toute les torts a madame et lui donné max 1 semaine pour sortir de sa maison qui comme dit est a lui. Ainsi madame va se faire jugé par ses parents qui je suis sur leurs cachent bien comment elle est devenu et que son mari n'est pas responsable.
Soyez respectueux
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Gimenez
10 novembre 2021 à 19:47
J’ai lu qu’il fallait qu’il vende sa maison. Mais dans les récits précédents il déclare et rappelle à sa femme que la maison lui appartient.
Soyez respectueux
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Gimenez
10 novembre 2021 à 19:19
Je pense que Anaëlle s’est faite baiser par son père vu qu’elle n’a aucun tabou d’âpre sa sœur..elle a monté ce traquenard avec sa mère. Qui fait plus penser à une mère maquerel vu la débauche qu’elle organise et qu’elle dirige envers ses filles. J’attends avec impatience la suite , qu’il découvre qui a depucelé sa fille mineure et l’a entraîné dans la débauche vue son jeune âge. Avec à la clef un retour de manivelle à ce dernier. Rien ne peut faire renaitre son couple vu les tromperies et mensonges qui se multiplies depuis un bon moment. Et elles veulent l’entraîner dans cette escalade ( orgie echangisme boites à partouzes etc) il faut qu’il se ressaisisse afin de les contrer et de sortir vainqueur de ce traquenard familial
Soyez respectueux
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Photo de profil de aime28
aime28
10 novembre 2021 à 17:54
J’ai peur qu’il perde définitivement sa femme et ces filles
J’espère qu’il va se ressaisir et regagner la confiance de sa famille
Vivement la suite j’espère qu’il va se reprendre et s’excuser auprès de sa fille
Vivement la suite va souffrir s’il continue comme cela
Soyez respectueux
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Photo de profil de aime28
aime28
10 novembre 2021 à 17:49
J’ai peur qu’il perde définitivement sa femme et ces filles
J’espère qu’il va se ressaisir et regagner la confiance de sa famille
Vivement la suite j’espère qu’il va se reprendre et s’excuser auprès de sa fille
Vivement la suite va souffrir s’il continue comme cela
J’espère qu’il va se remettre en question et retrouver sa femme
Modifié 10 novembre 2021 à 17:50
Soyez respectueux
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Photo de profil de Ced6782
Ced6782
10 novembre 2021 à 17:14
Waou j'ai adoré se chapitre très sympa j'ai hâte d'en lire le prochain
Soyez respectueux
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Photo de profil de Nuh
Nuh
10 novembre 2021 à 15:42
J’espère que cela va se décanter. Parce que le gars qui fonce bille en tête et qui s’en veut après, ça rappelle en effet quelque chose.

On espère juste que cela ne parte pas dans tous les sens. J’aime les histoires d’AlexisPC justement parce qu’elles ont du sens et qu’elle provoquent réactions (plus de 20 !) et analyses. Mais il ne faudrait pas que tout ceci devienne aigre et atteigne un point de non retour et qu’il devienne le dindon de la farce d’une manipulation familiale plus maligne que lui.

Sinon je pense que, finalement, c’est Isaline qui a couché avec lui, en tant que « copine » d’Anaëlle. Elle était dans ses petits souliers qd même…
Modifié 12 novembre 2021 à 09:57
Soyez respectueux
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Phillcoquin
10 novembre 2021 à 13:13
Superbe histoire trés bien écrite.
Une chose me parait impossible , vus les trahisons et coups bas subis, ainsi que la détermination affichée par Alexis, il ne peut y avoir d'asujetissement du mari aux traitresses.
Libertinage, candaulisme et autres sont des choix de couples.
Ils ne peuvent être imposés.
Une acceptation du mari serait contraire au caractère d'Alexis décrit depuis le début de l'histoire.
Cela n'aurait aucun sens. L'histoire serait bancale.
Moi je l'aurai bien vu profiter de la semaine de congé pour disparaitre complètement, y compris de sa secrétaire, pour voir la réaction de ses proches, panique ou sérénité.Cela en dirait long sur leur motivation.
Et en même temps, engager un privé pour surveiller sa femme. Continue t elle à voir des amants? Un petit dossier pourrait étre utile.
Et au retour, selon les circonstances, ce serait à elles de faire amende honorable, si elles le souhatent biensur.
C est lui qui reprend les rènes, qui pardonne ou pas et qui fixe les conditions qui ne peuvent être une acceptation du projet des complotistes. Et il n'oublie pas la secrétaire dans son réglement de compte.
Soyez respectueux
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