Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le coup de folie — Chapitre 13 · La confession
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le coup de folie
Chapitre 13 · La confession
Comment a-t-il pu savoir, si ce n'est pas par Piero ? Et que sait-il vraiment ? Dans quel but lui a-t-on raconté ça ? Pendant que nous prenons une douche ensemble, si proches mais si distants, ces questions me taraudent. Ça ne peut être que quelqu'un de très intime pour eux deux. Un ami commun ? La compagne de Piero que Lucas connaîtrait suffisamment pour qu'elle s'épanche sur son épaule ?
J'essaie de chasser ces interrogations auxquelles de toute manière je ne pourrai pas trouver de réponse. Je prends tout mon temps afin de préparer mon récit. Je suis hésitante sur la conduite à tenir. Lui raconter précisément ce qui s'est passé au risque de le choquer une nouvelle fois ? Ou bien tenter une version « soft », en oubliant certains passages, au risque de me faire prendre ne flagrant délit de mensonge s'il connaît tous les détails.
Nous ne prenons pas la peine de nous rhabiller. Juste une nuisette légère pour moi et un caleçon ample pour lui. Je m'installe dans mon fauteuil pendant que Lucas nous sert des whiskys bien tassés. Puis il s'assied à son tour dans le sien et me regarde fixement. J'avale une bonne rasade, prend une grande inspiration et commence mon histoire.
— Le souvenir de notre partie à trois, de Piero et de sa magnifique bite, qui m'ont fait connaître un plaisir que je n'avais jamais ressenti, est devenu chaque jour un peu plus obsédant.
— Tu pensais à lui et « sa magnifique bite » quand on faisait l'amour ?
— Tu pensais à lui et « sa magnifique bite » quand on faisait l'amour ?
Je baisse les yeux, honteuse de l'aveu que je vais faire.
— Oui, ça m'arrivait. Et progressivement nos rapports m'ont paru de plus en plus… fades. Parallèlement, l'envie de revoir Piero, de le connaître un peu plus et de le sentir à nouveau en moi est devenue de plus en plus pressante. Je sais bien que tu as remarqué un changement de comportement mais, malgré les efforts que je faisais, j'étais incapable de maîtriser cette pulsion que je sentais monter un peu plus chaque jour. Alors j'ai récupéré son numéro sur ton portable et je l'ai appelé pour lui demander de le voir en tête à tête afin de discuter de choses importantes avec lui. Il m'a donné rendez-vous chez lui un après-midi. J'ai posé une demi-journée de congés, prétextant des affaires personnelles urgentes à régler, et je m'y suis rendue.
— Dans une tenue très légère…
— Dans une tenue très légère…
Il connaît vraiment beaucoup de détails, ne puis-je m'empêcher de penser, agacée.
— Oui. Je suis passée par l'appartement pour me changer.
— Et tu t'es baladée dans le métro à moitié à poil.
— …
— Et tu t'es baladée dans le métro à moitié à poil.
— …
Je ne trouve rien à répondre.
— Quand je suis arrivée chez lui…
Lucas me coupe sèchement.
— Tu t'es jetée à genoux à ses pieds, tu as sorti sa bite, tu l'as habillée d'un préservatif et tu t'es mise à la pomper comme une morte de faim…
Il a l'air de connaître réellement tous les détails. Je tente une dernière manœuvre pour éviter l'humiliation.
— Si tu sais tout, pourquoi tu veux que je te raconte ???
— Tu as raison. Je ne t'interromprai plus. Continue.
— Tu as raison. Je ne t'interromprai plus. Continue.
Le grand déballage est inévitable. Nouvelle rasade de whisky, nouvelle profonde inspiration et j'enchaîne.
— Effectivement, je me suis mise à le sucer du mieux que je pouvais compte tenu de la difficulté de la tâche. Il a été tellement surpris qu'il n'a pas réagi immédiatement. Je ne lui ai pas laissé le temps de se reprendre. Pouvoir à nouveau sentir ce membre en moi après une si longue attente, même dans ma bouche, m'a procuré un immense sentiment de satisfaction. J'ai connu une forme d'orgasme totalement inédite, qui ne ressemblait à rien de ce que j'avais connu jusqu'à ce jour. Sans me toucher. Purement cérébral. En une minute. Je ne sais pas l'expliquer.
Je marque un temps d'arrêt pour observer comment Lucas réagit. Il tente de rester impassible mais je sens bien son bouillonnement intérieur. Je note également un début de mouvement dans son caleçon… Je décide de poursuivre dans la voie de la franchise la plus totale. Advienne que pourra !
— Je crois que Piero s'en est rendu compte car j'ai été obligée de marquer un temps d'arrêt. De son côté, il était désormais trop tard pour m'arrêter vu l'état dans lequel il était. Il a alors repris l'initiative. Après m'avoir saisi la tête à deux mains, il s'est mis à me défoncer la bouche en me traitant de « sacrée salope ». J'ai bien cru qu'il allait déboîter mon maxillaire inférieur mais je me suis laissé faire, mains croisées dans le dos. Ses coups de boutoir au fond de ma gorge ont eu raison de mes efforts de maîtrise et j'ai fini par lui vomir dessus. « Et en plus tu es dégueulasse ! », a-t-il alors hurlé. Il s'est retiré précipitamment, est passé derrière moi, m'a fait comprendre qu'il voulait que je me mette à quatre pattes en me poussant vers l'avant par les épaules. Puis il m'a fait cambrer à fond, a rabattu ma courte robe sur mon dos et s'est mis à me fesser sans retenue pendant un très long moment. Progressivement, la douleur est devenue insupportable. À chaque claque, j'avais l'impression qu'on me passait des charbons ardents sur les fesses. Je n'ai pas pu retenir des larmes.
— Je comprends mieux maintenant la mystérieuse infection gynécologique qui a imposé le port permanent d'une culotte pendant une semaine, me dit Lucas sur un ton dépité, les yeux embués… mais la bite, qu'il ne parvient pas à dissimuler, au garde à vous.
— Je comprends mieux maintenant la mystérieuse infection gynécologique qui a imposé le port permanent d'une culotte pendant une semaine, me dit Lucas sur un ton dépité, les yeux embués… mais la bite, qu'il ne parvient pas à dissimuler, au garde à vous.
Sans commenter, je continue mon récit.
— Quand il s'est enfin arrêté, il m'a saisi par les hanches et m'a enculée d'une seule poussée, sans plus de précaution, en me disant qu'il avait déjà ouvert la voie. Fesses en feu, trou du cul écartelé à l'extrême limite de sa résistance, j'ai malgré tout retrouvé cette sensation si particulière d'être remplie avec un immense plaisir. Alors qu'il s'agitait sans retenue dans mes entrailles, je me suis mise à me caresser le clitoris en poussant un cri à rageur chacune de ses poussées. J'ai pu vérifier que Piero faisait preuve d'une endurance exceptionnelle. Il a continué son traitement sans faiblir jusqu'à ce que je parte dans un nouvel orgasme. Énorme. Un véritable tsunami dans lequel toutes sortes de sensations se sont mélangées : physiques entre mes fesses meurtries, mon trou du cul étiré au maximum de ses capacités, mon rectum envahi, mon clitoris bandé à mort et hypersensible… mais aussi psychologique d'être ainsi traitée comme un vulgaire objet de plaisir par celui que j'ai attendu si longtemps.
Je jette à nouveau un coup d'œil à Lucas. Sous l'effet de cette dernière réflexion, que je ne regrette même pas d'avoir lâchée, quelque part satisfaite de pouvoir le blesser pour le punir de m'obliger à me livrer de manière aussi indécente, il se tasse sur son fauteuil… toujours en érection. J'en arrive à la conclusion de cette séquence, bien décidée à ne rien lui épargner… voire à forcer un peu le trait.
— Mais cet orgasme monstrueux n'a pas suffi à déclencher le sien. Il s'est alors retiré aussi soudainement qu'il m'avait pénétrée, il s'est à nouveau positionné devant moi et a repris possession de ma bouche. « Tiens, savoure le goût de ton cul » m'a-t-il alors ordonné en me besognant. Malgré le goût écœurant, je ne me suis pas défilée. « Tu es vraiment une sacrée cochonne ! » a-t-il alors commenté, d'un ton que j'ai trouvé à cet instant… admiratif. Puis il s'est retiré, a ôté le préservatif, s'est branlé sous mes yeux avant d'éjaculer sur mon visage en quelques secondes, ce qui m'a convaincue qu'il était pleinement maître du moment où il décidait de prendre son plaisir.
— Fin de la séance ? me jette Lucas qui me donne maintenant l'impression de regretter de m'avoir fait parler.
— Fin de la séance ? me jette Lucas qui me donne maintenant l'impression de regretter de m'avoir fait parler.
Comme je ne sais toujours pas son degré de connaissance de son contenu réel, je décide d'aller jusqu'au bout. Et puis maintenant, j'en ai envie…
— Pas tout à fait. À peine avait-il fini de se soulager abondamment sur mon visage que je me suis saisie d'un autre préservatif, l'ai déroulé sur sa bite encore raide en lui disant qu'il n'allait pas s'en tirer comme ça et que je ne partirai pas avant qu'il ne m'ait baisée convenablement. Il m'a regardée en se laissant faire, comme fasciné, sans faire un seul commentaire cette fois. Puis il s'est totalement déshabillé avant de me relever, a ôté ma robe sous laquelle je ne portais rien et m'a soulevée comme un fétu. J'ai enroulé mes jambes autour de ses hanches pendant qu'il se dirigeait vers le mur contre lequel il m'a violemment plaquée en me pénétrant d'une seule poussée, sans aucune difficulté compte tenu l'état de mon vagin. Il m'a besognée ainsi sans faiblir pendant de longues minutes, à grands coups de reins, attentif à mes réactions. J'ai longuement pu apprécier le contact de son torse musclé et glabre contre ma poitrine, son odeur virile, ses mains puissantes sur mes fesses endolories. Il a patiemment attendu que j'atteigne un nouvel orgasme pour libérer le sien simultanément. Nous avons joui en nous regardant yeux dans les yeux. Puis nous nous sommes séparés, en silence. Je lui ai demandé si je pouvais prendre une douche avant de repartir, ce qu'il a évidemment accepté. Quand je l'ai rejoint, la tête toujours dans les étoiles, il était assis nu sur son canapé, jambes serrées, comme pour m'exposer une dernière fois son magnifique sexe posé sur ses cuisses. Il m'a alors dit qu'il avait beaucoup apprécié notre séance, que j'étais une fille fantastique, mais que, par égard pour toi, il ne voulait plus me revoir… sans ton consentement en tout cas. Dans un état un peu second, je n'ai rien dit à ce moment-là. Je me suis rhabillée et je suis partie. Ce n'est que plusieurs jours plus tard, après nos vacances en fait, que j'ai réellement réalisé que ça allait m'être impossible de l'oublier. Par la suite, il n'a répondu à aucune de mes sollicitations, ce qui m'a plongée dans l'état que tu connais.
Je marque un temps d'arrêt et conclus :
— Voilà, tu sais tout.
Lucas me fixe d'un air vraiment abattu et aussi, me semble-t-il, dégoûté, écœuré. Vexée, humiliée même, alors qu'il bande à mort, je ne peux m'empêcher de de lui proposer sur un ton sarcastique, dans un esprit de vengeance mesquine :
— Tu veux que je te suce pour faire passer ton… excitation ?
— Tu es vraiment une sacrée salope, me lâche-t-il entre ses dents. Je ne t'aurais jamais imaginée comme ça, même après le récit de ta soirée de partouze.
— Tu es vraiment une sacrée salope, me lâche-t-il entre ses dents. Je ne t'aurais jamais imaginée comme ça, même après le récit de ta soirée de partouze.
Je crains désormais avoir dépassé le point de non-retour. Sans me démonter, avec un regard bravache, j'insiste :
— Ça veut dire oui ou non ?
Il se lève rageusement et me lâche en s'éloignant de moi :
— Va te faire enculer !
J'accuse le coup. Jamais Lucas ne m'avait parlé sur ce ton. Mais c'est à Piero que je pense à cet instant. Je ne peux m'empêcher de lui répondre sèchement, mâchoires serrées, dans une dernière provocation :
— J'aimerais bien… par qui tu sais !
Lucas stoppe net, se retourne, se dirige à nouveau vers moi en me fusillant du regard. Arrivé face à moi qui le défie, il s'immobilise. La colère déforme son visage. Puis soudain, avant que je n'aie pu esquisser le moindre mouvement, il me gifle violemment. Dans un réflexe incontrôlé, je lui rends aussitôt la pareille, de toutes mes forces.
Il est des moments dans la vie où l'on a l'impression que tout peut basculer en une fraction de seconde. Celui-là en est incontestablement un. Nous sommes tous les deux hébétés et nous restons figés. Jamais nous n'avions levé la main l'un sur l'autre en dehors de nos jeux sexuels. S'il s' excusait sincèrement, si je me jetais dans ses bras, peut-être les choses tourneraient-elles différemment. Aucun de nous deux ne fait ce premier pas. En ai-je seulement envie, alors qu'à cet instant c'est Piero qui occupe toujours mon esprit ? Et lui ?
Peu importe désormais, car j'ai la certitude que quelque chose vient irrémédiablement de se casser entre nous.
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Commentaires ()
Car il paraît clair qu’il n’y a plus d’amour et de confiance entre Chloé et Luca…
Faut-il vraiment trois chapitres pour dénouer tout cela. A moins que JVincent ai prévu un revirement ou aime-t-il faire durer les choses et languir ses lecteurs?…
Merci pour votre intérêt.
Le style de la confession erotique assumee...
Tout en soignant la psychologie des 2 personnages.
Vraiment du beau travail.
Elle est peut être aussi sadique et veux Luis faire du mal et l'humilier !
En tout cas, faut pas me dire quel est encore amoureuse de Lucas je ne le crois pas un seul instant !
Lucas n'a qu'à s'en prendre qu'à lui il aurait dû jamais organiser cette partie à trois avec sont pote il a clairement perdu sa petite amie.
En plus en venir au main dans un couple veux clairement dire que plus rien ne va et qui vaut mieux se séparer avant qu'un drame impardonnable se produit
Bref merci l'auteur pour sont histoire et bonne lecture au autres lecteurs pour les chapitres restant.
Je serais néanmoins heureux que vous alliez au bout de leur aventure, mais évidemment je respecterai votre choix.
Quoiqu’il en soit merci encore pour l’intérêt et la fidélité dont vous avez fait preuve, et peut-être à une autre fois au détour d’une nouvelle histoire.