00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Etrenu Mon Plaisir d'écrire XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Mon Plaisir d'écrire — Chapitre 13

21 minutes
1.3k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Etrenu
Etrenu
Histoires publiées
108
Abonnés
119
J'aime cumulés
3.5k

Mon Plaisir d'écrire

Chapitre 13

Nous sursautons conjointement quand sonne le téléphone de la chambre. Je décroche. C'est le réceptionniste qui me prévient qu'il est 21h30. Je le remercie avant de reposer le combiné et de déposer un baiser sur les lèvres de mon amant intrigué.
– Je lui avais demandé de nous appeler pour être sûr de ne pas laisser filer le temps. J'ai bien fait… Allez, zou ! La soirée commence ! Barcelone by night nous appelle ! Une douche en vitesse, et dans un quart-d'heure nous devons être tout beau en bas !
Je sors Plaisir d'écrire du lit. Un amant amusé, qui fait semblant de rechigner. Je le pousse sous la douche. Il hurle quand l'eau froide lui tombe dessus mais rapidement chacun de nous se savonne fébrilement. 
Bien évidemment nos mains se trompent de sexe et de fessier à laver… Complicité sensuelle entrecoupée de baisers, nous voyons nos vits se redresser mais n'en profitons pas tant il est urgent de se mettre en branle.
Séchés et nus dans la chambre, je me penche sous ses yeux pour fouiller dans mon sac. Il en profite pour frotter son dard contre ma raie, ce qui déclenche immédiatement un besoin frustrant de me faire prendre. S'il essayait, sans doute annulerais-je le reste du programme.
Il se dégage pourtant, amusé de voir mon gland se napper d'un miel qui luit sous l'éclairage tamisé de la chambre.
Je sors mon cadeau de mon sac et le lui offre.
– Qu'est-ce que cela peut bien être… C'est mou… Pas un gode, dommage… Un vêtement ? Petit… Un sous-vêtement ?
Il arrache le papier cadeau et dévoile le jockstrap en cuir noir que j'ai imaginé sur lui. Il éclate de rire et m'embrasse en me remerciant tout en prenant un paquet dans son sac à lui.
Le cadeau est tout aussi mou et petit. Je n'ose y croire.
– Non… Vous ne m'avez quand même pas offert un jockstrap à votre tour ? demande-je, l'œil égrillard.
Il éclate de rire. Et enfile mon cadeau qui enrobe parfaitement ses merveilleuses petites fesses qu'il vient remuer devant moi.
 Ma main ne peut que se poser sur cette merveille de la nature pour la flatter le plus dignement et élégamment possible. Son cul est superbement mis en valeur. Deux globes de choix, séparés par un sillon mystérieux dont je connais maintenant la souplesse et le sens de l'accueil. 
Je tire les lanières du sous-vêtement avant de les faire claquer sur sa peau, déclenchant ses rires et ses baisers.
– Vous l'aimez, mon petit cul, hein ?
– Il est beau ! Chaud ! D'un accès facile car moelleux et généreux…
– Vous pouvez le reprendre quand vous voulez !
Je ris en voyant son dard ressortir par le dessus de la poche avant.
Il est magnifique. Excitant à souhait. Mon sexe vibre dans l'air. 
J'arrache le papier cadeau et éclate de rire à mon tour. C'est effectivement un jockstrap qu'il a choisi pour moi. Un jockstrap blanc, en résille également. Presque le même modèle que celui que je viens de lui offrir et que j'enfile immédiatement.
Mon phallus ne tient pas plus en place que le sien. Il pelote avec délice mes fesses à l'air. Je claque les siennes en demandant :
– Y aurait-il un message ? Auriez-vous autant envie de mon petit cul que moi du vôtre ? Il est tout à vous, vous le savez, non ?
– Depuis le temps que vous me le dites ! Oui je sais bien que vous avez très envie de me laisser pénétrer vos fesses… Je ne sais plus trop… J'en ai envie… Et cela me fait peur… Sans compter que c'est trop bon quand c'est vous qui m'enculez ! Vous savez quoi ? ajoute-t-il en se collant contre moi, lèvres contre lèvres, ses mains s'emparant de mes fesses. J'adore être votre petit enculé… C'est si bon quand vous jouez avec mon petit cul…
Un baiser intense s'ensuit auquel il met un terme en me faisant chavirer sur le lit.
– Allez ! Il parait qu'on a un truc à faire ! Dans trois minutes on doit être en bas !
– C'est mort !
– Dans quelle tenue me voulez-vous ? Comme cela, mon petit cul à l'air pour une ballade romantique dans la nuit Barcelonaise ?
– Non. Faites-vous beau ! Classe ! Elégant !
– Okay !
Il me regarde avec une folle intensité dans les yeux alors que le sous-vêtement encadre mes globes fessiers plus poilus que les siens.
 Nous enfilons nos plus beaux atours disponibles. Il sourit en me voyant enfiler un pantalon moulant, une jolie chemise et mon gilet qui lui avait tant plu à Lille.
Il s'habille plus rapidement que moi et file se mettre du parfum. Toujours ce Scorpio, une fragrance de virilité, de fermeté, de tendresse, de nature… Mon amant est si mignon ! Je le hume avant de m'asperger de Sauvage, mon parfum à moi.
– Humm… Glisse-t-il dans mon oreille après y avoir donné un coup de langue. Sauvage… Oui… C'était si bon, si doux, cet après-midi… Mais cette nuit… Soyez sauvage avec moi !
Je ris en l'embrassant, sans rien lui promettre. Nous mettons nos chaussures et nos manteaux et filons dehors pour nous précipiter dans l'escalier afin d'arriver plus vite en bas.
A l'accueil le réceptionniste, souriant, décidément aussi charmant qu'excitant, me tend une enveloppe.
– Allez, filez ! dit-il. Vous avez juste le temps !
J'entraine mon amant dehors. Je visualise bien le chemin. Nous avançons d'un pas vif.
– Où allons-nous ? C'est quoi l'histoire avec le réceptionniste ?
– Vous le saurez vite ! Il m'a réservé deux places pour un spectacle très très chaud… C'est à deux pas.
Nous mettons moins de dix minutes. Le « Dietrich Gay Teatro Café » apparait, revêtu de toutes ses lumières un peu kitch. Nous fonçons à l'intérieur. Une hôtesse d'accueil, une grande drag-queen exubérante, se jette verbalement sur nous en prenant les tickets. Nous ne comprenons rien à ce qu'elle dit. Elle s'en rend compte. Elle s'en contrefout. Elle nous emmène à notre table en gesticulant et en parlant toute seule.
La salle est emplie de couples, la plupart d'hommes, chacun à sa table. La nôtre est un peu sur le côté, à trois rang de la scène.
– C'est quoi cette boite ? demande ma Muse en regardant partout autour de lui, intrigué.
– Une boite gay. Nous aurons droit à un spectacle de drag-queens et de transformistes, mais aussi de danse et d'acrobaties.
– Apparemment il y a un trapéziste comme acrobate, si j'en crois ce que je vois en l'air.
Effectivement, deux trapèzes sont remontés. Je lui explique que j'ai lu de très bonnes critiques sur ce lieu, à la fois l'ambiance, « très très gay », la qualité du repas, le spectacle, l'after avec sa piste de danse ouverte jusque tard dans la nuit.
L'apéritif nous est servi. Le spectacle de drag-queens commence. La salle adhère immédiatement. Pas nous. 
Tout cela me semble lourd, emprunté, pas drôle. Plaisir d'écrire ne réagit pas plus que moi. Nos regards se croisent. Nous nous comprenons. Cela commence mal.
Nous nous laissons pourtant faire quand l'artiste invite chacun à embrasser son chacun. Notre baiser est tendre et appuyé. La drag-queen laisse faire en passant dans les allées, regardant chacun de près et faisant des commentaires plutôt salaces.
Devant nous il se met à imiter le roucoulement de colombes. La salle rit de bon cœur. Nous aussi. Jusqu'au moment où ses mains viennent se poser sur nos entrejambes pour nous palper furtivement et vérifier notre état d'excitation.
Il s'exclame que, waouh, c'est chaud à la table des petits français. Mais, face à notre air revêche, il passe à une autre pour d'autres commentaires du même acabit. Si certains spectateurs, devenus prudents après avoir vu ses mains se balader sur notre corps, serrent les jambes, d'autres lui présente leur entrejambe grand ouvert et sans défense. L'un d'eux se fait palper longuement avec moult commentaires graveleux, allant même jusqu'à baisser la braguette du gars et glisser sa main dans le pantalon.
La tête enjouée du palpé nous fait sourire. Plaisir d'écrire dépose un baiser sur mes lèvres . Et vient glisser sa main à lui dans mon pantalon.
Mon visage rayonne de bonheur. Lui peut tout me faire. Même me déshabiller et me sodomiser en public s'il en a envie.
Mais non, il ne recherche que le contact avec mon membre dur et chaud, me murmurant à l'oreille qu'il le prépare pour le remettre parfaitement en forme. Car il le veut en lui cette nuit.
Le spectacle se poursuit alors que les plats sont servis. Effectivement nourriture et vin sont de qualité. Des prestations de transformistes aussi. Notre intérêt remonte.
Le diner s'écoule lentement et plutôt sympathiquement. A la pause nous allons ensemble nous soulager sur une cloison en plexiglass, d'autres hommes se trouvant face à nous sans plus de pudeur. Je sais que mon amant n'est pas trop fan de l'uro. Le lieu n'en est pas moins amusant.
En retournant dans la salle nous remarquons une grande reproduction en terre cuite du dieu Priape. 
 Une drag-queen se tenant à proximité nous informe que si nous voulons passer une vraie nuit de volupté, chacun de nous doit, en hommage à Priape, caresser l'imposant phallus.
Mon Plaisir d'écrire se précipite pour venir branler l'engin en me regardant. La drag-queen éclate de rire tant sa précipitation était spontanée. Elle sait qui est le passif dans le couple…
Je le rejoins pour caresser instinctivement son fessier que je sais à nu sous le pantalon. Et pour l'embrasser. 
Il me rend mon baiser tout en venant me palper l'entrejambe, sans lâcher le braquemart de terre cuite.
Plusieurs hommes sourient, une once de tendresse dans les yeux, en attendant de pouvoir, à leur tour, flatter le dieu virilité pour lui demander d'accroitre leur endurance nocturne.
Je réussis à écarter mon amant pour honorer celui qui, peut-être, viendra à mon secours si ma vitalité n'est pas suffisante pour aimer dignement l'être merveilleux qui ne cesse de mettre mes sens en émoi.
De retour à notre table nous avalons le dessert tout en roucoulant. Nos mains et nos langues retrouvent le corps désiré. Nous sommes dans un état d'excitation avancé, comme la plupart des clients qui, comme nous, se cajolent.
L'ambiance, après une première partie plutôt exubérante et festive, devient plus polissonne. Après les rires sonores, ce sont plutôt des gloussements sourds qui nous entourent.
Je regarde Plaisir d'écrire sous une étrange lumière. L'émotion m'étreint. Il me questionne du regard.
– Vous êtes beau. C'est tout… Beau comme un diable. Vous aimer est une merveille…
– Me faire baiser par vous est une merveille ! Jamais je n'aurais cru qu'un dépucelage puisse être aussi jouissif… Merci… Je suis en train de devenir addict à votre anatomie. Et à votre présence. 
– C'est moi qui suis accroc ! Vous me faites faire de ces choses…
Après un appel, la salle devient silencieuse. Une musique lancinante se met à monter.
Sur scène, sur fond noir, un danseur surgit. Simplement vêtu d'un body moulant bleu, il entame une danse d'une incroyable plasticité. Nous restons bouche bée devant tant de beauté.
 Après avoir virevolté plusieurs minutes, des lumières se rallument et d'autres danseurs surgissent, tout aussi beaux.
 Un beau brun succède à un beau blond. Nos érections durcissent.
 Les danseur sont incroyablement sensuels. Chaque geste est un appel au plaisir. Ma Muse et moi nous nous regardons. Dans la pénombre de la salle, chacun de nous vient vérifier la complète érection de l'autre.
– Vous excite-t-il ? me demande mon amant.
– Oh que oui ! réponds-je franchement. Vous aussi, non ?
– Vous le sentez bien entre vos doigts… Dégrafez donc mon pantalon pour y glisser complètement votre main… Comme nos voisins…
Effectivement, à notre gauche, deux hommes ont ouvert largement leur pantalon et se tripotent sans façon tout en se bécotant.
 D'autres danseurs nous offrent leur beauté plastique. Un garçon simplement vêtu d'un string et d'une chemise blanche ouverte bondit sur scène en déclenchant des applaudissements nourris.
 Les lumières s'éteignent pour laisser la place à un tout jeune éphèbe vêtu d'un collant blanc translucide qui nous offre des cabrioles, des changements de pieds, des chats…
 A la fin de sa représentation la salle applaudit à tout rompre. Nous sommes tous debout, enthousiastes, totalement excités.
Le Monsieur loyal, simplement vêtu d'un collant de femme qui laisse tout voir de son érection, nous harangue en se moquant de notre état de voyeurs émoustillés par la beauté de ces magnifiques corps masculins.
Plaisir d'écrire m'embrasse à pleine bouche ce qui déclenche un projecteur sur nous puis les rires de la salle. Et le sarcasme de l'animateur qui baragouine des choses salaces en catalan que nous ne comprenons pas.
Nous comprenons quand il nous demande si nous voulons voir d'autres danseurs en « petite tenue », en français dans le texte. Tout le monde comprend et en redemande. Les lumières s'éteignent. Un danseur apparait à peine habillé d'un boxer fin couleur chair.
 Le vêtement est translucide. Le galbe de ses fesses est d'une beauté saisissante.
 Le danseur nous offre des arabesques et des balancés. Chaque mouvement du corps est d'une sublime beauté lascive. Ses formes sont pures, son corps parfait. Ma Muse me glisse à l'oreille qu'il adorerait être aussi beau. Je lui réponds qu'il l'est. Et bien plus encore ! Notre gloussement joyeux dit bien que ni lui ni moi ne sommes dupes. Emoustillés, en revanche…
 Un beau brun ténébreux entre en scène. Ses mouvements sont d'abord lents. Chaque muscle attire notre regard. Ce que nous entrevoyons de virilité, un bel ensemble développé, fait rêver. Suivant ses contorsions, nous apercevons ses fesses, sa verge de bonne taille, ses deux jolies couilles bien rondes.
 Mon amant a sorti mon sexe du pantalon. Droit et dur, il le tient à pleine main, incapable de quitter le chaud contact de l'éperon qu'il rêve forcément de reprendre en lui. Je regarde autour de moi. Nous sommes loin d'être les seuls à avoir sorti l'artillerie…
Ils sont encore plus fortement applaudis quand ils quittent la scène. Certains spectateurs sont debout, la plupart de ceux qui ont le sexe à l'air restent assis. Pas tous. Ce qui met un joyeux spectacle salace dans la salle.
La voix de l'animateur résonne pour informer qu'il ne rallumera pas les lumières de la salle, pour des raisons qu'il nous laisse deviner. Nous rions de bon cœur. Il nous demande ensuite si nous ne trouvons pas ces garçons trop habillés. La salle se déchaine en dénégations. Et des danseurs en string bondissent brusquement comme des cabris.
 Leur beauté est hallucinante. Les muscles, les fesses, les contorsions du corps… Un blondinet m'émeut particulièrement. Mon amant préfère à nouveau un brun sublime dégoulinant de sueur.
 Il se moque de moi en me demandant si je préfère son cul à lui ou bien celui des danseurs. Je réplique que le sien est certainement plus doux et moelleux…
 – Quand même, quelle beauté ! Ces mecs sont superbes ! S'exclame-t-il, ajoutant : ces fesses ! 
– C'est vrai que ces fessiers nous aspirent l'âme ! réponds-je, bavant presque devant les galbes nus.
– Tant que les miennes aspirent votre sexe ! dit-il en m'embrassant tout en serrant plus fortement ma hampe.
Je profite de son long baiser. Quand nos lèvres se séparent et que nous profitons encore du merveilleux spectacle mâle, j'ajoute :
– Je précise néanmoins à vos fesses que mon âme ne se réduit pas à mon sexe…
– Je sais bien… dit-il en m'embrassant à nouveau. Mais et votre âme, et votre sexe, sont beaux et bons…
La voix de l'animateur résonne à nouveau quand les danseurs coulent derrière le rideau. Il précise encore que les lumières ne se rallumeront pas. La plupart de spectateurs, comme nous, debout et la queue à l'air, s'en contrefoutent et appellent à la suite. Nous nous reluquons les uns les autres en rigolant. Les jeux d'ombre et de lumière sont suffisants pour nous régaler.
La question fuse : « ne les avez-vous pas trouvés superbes, mais trop habillés ? ». La réaction de la salle est un délire. Le premier danseur, entièrement nu, se présente sportivement sur scène. 
 Nous apprécions sa vigueur athlétique sous les hourras de la salle. Il multiplie les sauts, les manèges et les piqués, dévoilant joyeusement sa puissante anatomie. 
 Puis il saute dans la salle et se met à danser au milieu des tables. Le spectacle est hallucinant !
 D'autres danseurs nus le rejoignent et exhibent leur beauté corporelle sans fard. Un danseur nous offre de face puis de dos un magnifique battement qui nous subjugue. 
 Il sourit en regardant franchement notre état d'excitation, avant de passer à la table suivante. 
Il est heureusement vite remplacé par un autre homme qui danse lascivement devant nous en lançant des œillades, des jeux de langue salaces et des baisers.
 Je suis obligé de retirer la main de mon amant de mon sexe qui est prêt à jouir. Le danseur comprend ce qui m'arrive. Il éclate de rire en remuant lascivement son fessier avant de déposer un baiser sur mes lèvres puis sur celles de Plaisir d'écrire et de se retirer.
C'est l'allumage des lumières qui met un terme au spectacle. Des hommes ont le pantalon aux chevilles. Plusieurs autres sont occupés par une fellation. La plupart s'embrassent fougueusement. La plupart des queues sont sorties.
Plaisir d'écrire et moi nous contentons d'applaudir avec notre sexe baveux sorti tandis que les danseurs remontent sur scène pour le salut final.
Toute la troupe les rejoint pour nous saluer. Ceux qui ont encore un string sur la peau s'amusent à le retirer et le lancer dans la salle, déclenchant des cris joyeux, des mains tendus, des gestes indécents dont l'auteur pense qu'ils convaincront les autres danseurs de leur lancer le sous-vêtement trempé de sueur.
Plaisir d'écrire en profite pour sucer fugacement mon gland avant de partager le nectar récolté dans un baiser gourmand. Je lui rends la politesse en riant. Les strings volent. Mais retombent loin de nous.
Ils sont huit, superbes danseurs nus, à nous saluer en se contorsionnant. L'animateur vient se placer au milieu d'eux, posant ses mains sur des fesses, nous indiquant que les tables et les chaises vont être rangées sur le côté et que la piste de danse ouvrira dans quelques minutes.
Un Anglais demande, d'une voix paillarde, si les danseurs restent danser avec nous. « Bien sûr ! » répond Monsieur loyal. « Et sachez que leur vestiaire est fermé à clef ! ».
Ma Muse et moi nous nous regardons, amusés. 
– Je suis sûr qu'après chaque spectacle la même question est posée par un spectateur !
– Vous croyez ? C'est fait exprès.
– Evidemment. Et la question subsidiaire va être dans quelques secondes : « et nous ? Pouvons-nous danser nus ? ».
Cela ne rate pas. Monsieur loyal indique qu'il n'y a, passé minuit, aucun dress-code. Chacun peut rester danser dans la tenue de son choix.
Le public s'égaye pendant que le personnel, aidé des danseurs, prépare la salle. Nous abandonnons notre table pour aller faire la queue aux sanitaires. Nous sommes loin d'être les seuls à avoir du mal à uriner en raison de notre érection.
Mon bel amant se soulage en premier puis range sa mécanique. La tentation de rester le sexe à l'air, voire nu ou quasi nu est, pour moi, immense. Mais, comprenant parfaitement mon envie, Plaisir d'écrire remballe lui-même, précautionneusement, mon engin dans mon pantalon.
Le « Etrenu… » de reproche qu'il souffle à mes lèvres avant de m'embrasser me fait rire. Le « Je veux que vous me preniez encore ce soir… » me réjouit particulièrement.
Nous restons encore une petite heure à danser au milieu d'hommes soit habillés complètement comme nous, soit nus du bas, soit nus du haut, soit entièrement nus. La musique est trop agressive à mon goût mais elle semble plaire à ma Muse. Surtout quand résonne « erotica » de Madonna et, peu après, « Dopamine » de Purple Disco Machine.
Quand Monsieur loyal interrompt la musique pour annoncer que nos danseurs, qui n'ont pas cessé de chalouper au milieu de nous, vont maintenant danser le tango, tout le monde s'écarte pour admirer le spectacle.
Nous sommes scotchés par la beauté virile de ces quatre couples d'hommes nus dansant la plus sensuelle des danses.
Après dix bonnes minutes de démonstration qui ont fait mettre au garde-à-vous la plupart des virilités, les danseurs s'égayent dans l'assemblée en proposant de danser avec le public.
A ma grande joie le blondinet qui m'avait le plus excité fond sur moi et me demande s'il peut danser avec mon ami. Non seulement je me sens incapable de refuser, mais, qui plus est, voir cela m'enthousiasme.
Malgré la maladresse de mon amant qui n'est visiblement pas doué à la danse, leurs enlacement sensuels me réjouissent particulièrement. Je me plais à imaginer Plaisir d'écrire nu. Je me plais à m'imaginer dansant nu avec lui. Une idée surgit. Une évidence. Que je garde dans un coin de ma tête.
Et moi je les incite à continuer, tant ils sont beaux.
Lequel des deux décide de revenir vers moi ? Le danseur blondinet, dont je remarque que la verge, malgré l'effort physique, a gonflé, me prend la main et m'entraine. J'ai beau résister en clamant que je suis incapable de danser, il insiste sous les encouragements de Plaisir d'écrire.
Quand il me dit, en anglais, que je sais parfaitement danser les jeux de l'amour avec mon ami, ce que je confirme, je ne peux qu'accepter l'idée de m'imaginer au début d'un de nos ébats, quand tout n'est que désir et sensualité.
Poser ma main sur ses reins nus, sentir parfois le galbe de ses fesses que mes doigts effleurent, admirer sa plastique tout en répondant aux sourires de mon amant qui ne nous lâche pas des yeux, me laisser guider, séduit par les mouvements félins de son corps… Nos corps qui sont si proches…
J'ignore pendant combien de temps nous dansons devant Plaisir d'écrire. Ce que je sais c'est qu'à un moment mon danseur blond dépose un baiser sur mes lèvres en me disant que le tango est la danse de l'amour. Et que je suis prêt pour faire l'amour avec mon bel ami.
Je regarde Plaisir d'écrire. Son sourire amoureux et impatient est criant. Il a envie de moi. Autant que j'ai envie de lui. Son corps, son odeur, ses fesses, son sexe, sa peau, ses baisers, ses caresses, ses saveurs…
– All right, man! We're going to have sex, my friend and I. Be sure you'll be in our midst. With us. In us… lui dis-je.
– That's why I love this job! me répond-il en éclatant de rire et en posant une main sur mes fesses pour me pousser vers mon amant.
Plaisir d'écrire et moi tombons dans les bras l'un de l'autre, nous enlaçons, nous embrassons tout en saluant du regard le beau danseur nu qui nous fait un petit salut assez féminin de la main.
 
Nous dansons encore un moment, tentant médiocrement un tango en commun. Nous heurtons le blondinet qui initie un autre homme. Il nous dit en riant que c'est nu qu'on danse le mieux le tango. Nous acquiesçons en riant.
Son propos sonne la fin de notre soirée dansante. 
L'envie disparait, remplacée par le désir de nos corps. La musique nous assomme tous les deux. Nous quittons lentement la piste de danse déjà à moitié vidée en saluant plusieurs des danseurs que, décidément, la nudité embellit davantage encore.
En quittant le cabaret je reconnais dans le hall un brasero satyrique, imitation d'une œuvre antique trouvée à Pompéi, représentant trois garçons en érection portant le réceptacle.
Plaisir d'écrire, comme sans doute une grande partie des clients du lieu, ne résiste pas au plaisir de caresser sensuellement couilles et dard tendu…
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 14
31 minutes
2.5k
6
0
Chapitre suivant

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ lilibulle Initiation libertine XSTORY
Initiation libertine
Chapitre unique
Par lilibulle
49
4
21k
Bi
✦ Doudou et sa sorcière Et si on allait plus loin ? XSTORY
Et si on allait plus loin ?
Chapitre 1
Par Doudou et sa sorcière
129
2
18.3k
Hétéro
✦ Alex1224 Est-ce de l’échangisme si on ne fait que regarder… XSTORY
Est-ce de l’échangisme si on ne fait que regarder ?...
Chapitre unique
Par Alex1224
10
0
2.6k
Hétéro
✦ hironakamur Sortie en vacances... XSTORY
Sortie en vacances...
Chapitre 1
Par hironakamur
140
6
24.4k
Bi
✦ Panpanlapin42 Le « Jock’in Boys »... XSTORY
Le « Jock’in Boys »...
Chapitre 2
Par
25
2
3.5k
Gays
✦ CatStel Une soirée découverte XSTORY
Une soirée découverte
Chapitre unique
Par CatStel
151
0
14.7k
Hétéro
✦ Kama666 Une première fois XSTORY
Une première fois
Chapitre 3
Par Kama666
71
8
26.7k
Bi
✦ Utilisateur supprimé Enfin une sortie ! XSTORY
Enfin une sortie !
Chapitre unique
Par
7
0
8.6k
Hétéro
✦ nevaterra Le Game Boy XSTORY
Le Game Boy
Chapitre unique
Par nevaterra
30
0
7.4k
Gays
✦ Anthynéa Moi... tout simplement ! XSTORY
Moi... tout simplement !
Chapitre 2
Par Anthynéa
51
0
6.5k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio