Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
A la merci de mon rival — Chapitre 8
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
A la merci de mon rival
Chapitre 8
Je n'ai aucune envie d'aller au travail cet après midi mais impossible de me faire porter pâle. Le rendez-vous avec l'architecte m'oblige à être présente à l'agence, au moins en fin d'après midi. En attendant, je passe une partie de la journée à déposer des flyers dans les boîtes aux lettres, comme chaque mois, puis m'installe à la terrasse d' un café pour faire ma prospection sur internet.
Vers cinq heures, je me rends sur mon lieu de travail, si nerveuse que j'en tremble presque. Sans doute la faute des cinq cafés que je me suis avalé durant la journée… Sonia m'accueille avec un grand sourire.
— Te voilà enfin !
— Qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi ce sourire ?
— Alerte super beau gosse. Dans ton bureau.
— L'architecte est déjà là ?
— Depuis cinq minutes. Tu vas voir, il est…miam !
— Tu es folle Sonia, ris-je en me dirigeant vers le bureau.
— Objective, nuance ! Crois moi, t'auras pas envie d'étudier que ses plans.
— Qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi ce sourire ?
— Alerte super beau gosse. Dans ton bureau.
— L'architecte est déjà là ?
— Depuis cinq minutes. Tu vas voir, il est…miam !
— Tu es folle Sonia, ris-je en me dirigeant vers le bureau.
— Objective, nuance ! Crois moi, t'auras pas envie d'étudier que ses plans.
Mon amie est parfois une vraie gamine mais sur ce coup, je dois bien admettre qu'elle a raison. L'homme qui se lève pour me saluer est une véritable bombe. La trentaine, cheveux noirs, des yeux d'un bleu très clair, une allure impeccable dans une chemise cintrée qui met en valeur sa musculature plutôt avantageuse. Le sourire qu'il arbore lui donne un air chaleureux, ce qui me met tout de suite à l'aise.
Durant tout l'entretien, il se montre à la fois très impliqué et sérieux, mais fait aussi preuve d'un humour particulièrement fin, si bien que le temps passe à une vitesse folle et déjà, il est l'heure de clore l'agence.
Durant tout l'entretien, il se montre à la fois très impliqué et sérieux, mais fait aussi preuve d'un humour particulièrement fin, si bien que le temps passe à une vitesse folle et déjà, il est l'heure de clore l'agence.
Tandis que Sonia nous salue joyeusement avant de partir, non sans m'adresser un discret clin d'oeil, j'échange quelques derniers mots avec Yohan dans le hall.
— Et bien merci beaucoup Anaïs. Ça a été un plaisir de travailler avec vous sur ce projet.
— Le plaisir est plus que partagé.
— Surtout n'hésitez pas si vous voulez rediscuter de quelques points. Je serai ravi de vous revoir.
— J'aimerais bien avoir votre avis une fois les affiches réalisées si ça ne vous dérange pas.
— Aucun problème, bien sûr.
— J'aimerais que nous gardions le même esprit : toutes ces ouvertures, le côté épuré et en même temps très naturel.. . Ce mur végétalisé apporte énormément de cachet, j'aimerais le mettre en avant.
— Le plaisir est plus que partagé.
— Surtout n'hésitez pas si vous voulez rediscuter de quelques points. Je serai ravi de vous revoir.
— J'aimerais bien avoir votre avis une fois les affiches réalisées si ça ne vous dérange pas.
— Aucun problème, bien sûr.
— J'aimerais que nous gardions le même esprit : toutes ces ouvertures, le côté épuré et en même temps très naturel.. . Ce mur végétalisé apporte énormément de cachet, j'aimerais le mettre en avant.
Yohan semble apprécier mon enthousiasme. Il est sur le point de répondre quand la petite cloche de la porte d'entrée retentit. Castier fait son apparition et tout mon corps se tend immédiatement. Il s'avance vers nous, l'air sévère et se présente avec une politesse feinte.
— Bonjour, Cyril Castier. Vous devez être l'architecte ?
— Bonjour, oui exactement, Yohan Bertaux, enchanté.
— Vous avez pu vérifier ensemble les plans ? Tout s'est bien passé ?
— Tout à fait. D'ailleurs je suis content que le promoteur ait choisi votre agence pour ce projet immobilier. Votre collègue s'est montrée très investie, ce qui n'est pas le cas de tous les agents que j'ai l'habitude de rencontrer.
— Mademoiselle Marchal est une agent très investie, en effet, ironise-t-il en me lançant un regard moqueur. Elle se jette corps et âme dans son travail.
— Bien, nous allons laisser mon collègue retourner à son bureau. Il a sûrement des choses à régler avant la fermeture, n'est-ce pas Monsieur Castier ?
— Oui, je vous laisse. Au revoir Monsieur Bertaux.
— Au revoir.
— Bonjour, oui exactement, Yohan Bertaux, enchanté.
— Vous avez pu vérifier ensemble les plans ? Tout s'est bien passé ?
— Tout à fait. D'ailleurs je suis content que le promoteur ait choisi votre agence pour ce projet immobilier. Votre collègue s'est montrée très investie, ce qui n'est pas le cas de tous les agents que j'ai l'habitude de rencontrer.
— Mademoiselle Marchal est une agent très investie, en effet, ironise-t-il en me lançant un regard moqueur. Elle se jette corps et âme dans son travail.
— Bien, nous allons laisser mon collègue retourner à son bureau. Il a sûrement des choses à régler avant la fermeture, n'est-ce pas Monsieur Castier ?
— Oui, je vous laisse. Au revoir Monsieur Bertaux.
— Au revoir.
Une fois Castier parti, le beau trentenaire se penche vers moi et me chuchote d'un ton amusé :
— Il respire l'amabilité et la joie de vivre votre collègue, dites-moi.
— Vous avez remarqué vous aussi ? Pouffé-je. Aussi accueillant et raide que ces bancs dans les églises.
— C'est moi ou j'ai eu l'impression qu'il nous fusillait du regard ?
— Ne faites pas attention à lui. Il est assez lunatique.
— Ça doit être compliqué de travailler avec quelqu'un comme ça.
— Vous n'avez pas idée…
— Une chance que votre patronne m'ait confié à vous alors. Sinon, reprend-t-il d'un ton hésitant. J'ai vraiment apprécié discuter avec vous. Je vais peut-être vous paraître un peu cavalier, ce n'est pas du tout dans mes habitudes de faire ça mais… serait-il possible de vous inviter à dîner ?
— Oh, rougis-je, prise au dépourvu. Oui, bien sûr. Quand ça ?
— Demain ? Ou un autre jour si vous préférez.
— D'accord, disons demain.
— Super, je connais un petit restaurant de spécialités pakistanaises qui sont divines. Vous aimez ce genre de cuisine ?
— Je n'ai jamais goûté, l'idée de découvrir de nouvelles saveurs me plaît beaucoup.
— J'espère que vous apprécierez alors. Je viens vous chercher ici à la fermeture ?
— Faisons comme ça.
— A demain alors. J'ai hâte. Bonne nuit Anaïs.
— A demain Yohan, rentrez bien.
— Vous avez remarqué vous aussi ? Pouffé-je. Aussi accueillant et raide que ces bancs dans les églises.
— C'est moi ou j'ai eu l'impression qu'il nous fusillait du regard ?
— Ne faites pas attention à lui. Il est assez lunatique.
— Ça doit être compliqué de travailler avec quelqu'un comme ça.
— Vous n'avez pas idée…
— Une chance que votre patronne m'ait confié à vous alors. Sinon, reprend-t-il d'un ton hésitant. J'ai vraiment apprécié discuter avec vous. Je vais peut-être vous paraître un peu cavalier, ce n'est pas du tout dans mes habitudes de faire ça mais… serait-il possible de vous inviter à dîner ?
— Oh, rougis-je, prise au dépourvu. Oui, bien sûr. Quand ça ?
— Demain ? Ou un autre jour si vous préférez.
— D'accord, disons demain.
— Super, je connais un petit restaurant de spécialités pakistanaises qui sont divines. Vous aimez ce genre de cuisine ?
— Je n'ai jamais goûté, l'idée de découvrir de nouvelles saveurs me plaît beaucoup.
— J'espère que vous apprécierez alors. Je viens vous chercher ici à la fermeture ?
— Faisons comme ça.
— A demain alors. J'ai hâte. Bonne nuit Anaïs.
— A demain Yohan, rentrez bien.
Alors qu'il sort de l'agence, je flotte littéralement sur un petit nuage. C'était sans compter sur Castier et son ton acéré, qui me font brusquement redescendre sur terre.
— Vous savez que vous êtes ici pour travailler et non batifoler ? Je vous rappelle que nous sommes dans une agence immobilière et non un club de rencontres.
— Très drôle, vous devriez songer à vous reconvertir dans le One-man show.
— Et vous comptez vraiment aller dîner avec lui ?
— Pourquoi pas ? Yohan n'est pas un client et il est très charmant. Un vrai gentleman.
— C'est sûr que cela change de vos partenaires habituels. Il n'est pas marié.
— De toute façon, ce que je fais de ma vie privée ne vous regarde pas. Nous ne sommes pas amis, seulement collègues.
— En effet. Mais nous sommes aussi liés par un contrat au cas où vous l'auriez oublié.
— Nous y voilà ! M'exclamé-je avec aigreur. Alors qu'est-ce que vous voulez cette fois ? Allez-y, j'attends vos ordres . Une petite pipe ? Ou bien vous voulez mon cul cette fois ? Dis-je en me retournant pour lui présenter mon postérieur.
— Arrêtez ça, vous êtes ridicule, crache-t-il, déstabilisé.
— Quoi ? Vous n'avez pas d'idée d'humiliation en stock ? A moins que celle de ce matin vous ait suffit.
— Très drôle, vous devriez songer à vous reconvertir dans le One-man show.
— Et vous comptez vraiment aller dîner avec lui ?
— Pourquoi pas ? Yohan n'est pas un client et il est très charmant. Un vrai gentleman.
— C'est sûr que cela change de vos partenaires habituels. Il n'est pas marié.
— De toute façon, ce que je fais de ma vie privée ne vous regarde pas. Nous ne sommes pas amis, seulement collègues.
— En effet. Mais nous sommes aussi liés par un contrat au cas où vous l'auriez oublié.
— Nous y voilà ! M'exclamé-je avec aigreur. Alors qu'est-ce que vous voulez cette fois ? Allez-y, j'attends vos ordres . Une petite pipe ? Ou bien vous voulez mon cul cette fois ? Dis-je en me retournant pour lui présenter mon postérieur.
— Arrêtez ça, vous êtes ridicule, crache-t-il, déstabilisé.
— Quoi ? Vous n'avez pas d'idée d'humiliation en stock ? A moins que celle de ce matin vous ait suffit.
Il ne répond pas. Pour une fois, c'est à moi d'avoir le dernier mot et cela fait un bien fou !
— Puisque vous ne semblez pas avoir besoin de moi, je vais rentrer. Bonne soirée, ajouté-je en sortant dignement.
Étonnement, il ne me suit pas, ni ne m'empêche de partir. Il n'a donc aucune de ses foutues requêtes à me soumettre, tant mieux ! Il me laisse même tranquille toute la journée du lendemain. Enfin presque. Quand arrive l'heure de mon rendez-vous avec Yohan, Castier débarque dans mon bureau et en verrouille la porte.
— Vous voulez quelque chose ? Demandé-je en fronçant les sourcils. J'allais partir.
— Vous pouvez bien attendre encore un peu. Vous avez un contrat à honorer, dit-il en s'approchant de moi tout en déboutonnant son pantalon.
— Vous pouvez bien attendre encore un peu. Vous avez un contrat à honorer, dit-il en s'approchant de moi tout en déboutonnant son pantalon.
Un coup d'oeil à ma montre m'indique qu'il ne me reste plus beaucoup de temps avant que Yohan n'arrive. Je suis sûre qu'il a choisi ce timing exprès, quel salaud ! Cependant, je ne me démonte pas et alors qu'il présente sa verge devant mon visage, je l'empoigne avec vigueur, prête à lui montrer que tout ceci ne m'atteint plus et que c'est purement professionnel.
Je commence à le sucer mais le coeur n'y est pas et ça se sent dans mes gestes. Castier quant à lui, semble agacé par mon manque d'implication. Il gronde :
Je commence à le sucer mais le coeur n'y est pas et ça se sent dans mes gestes. Castier quant à lui, semble agacé par mon manque d'implication. Il gronde :
— Appliquez-vous un peu . Mettez-y du vôtre si vous voulez pouvoir sortir à temps.
Je ne réponds pas et continue mes succions sans plus d'entrain. Furieux, Castier attrape mon chignon et me tire la tête en arrière.
— Puisque vous n'êtes pas capable d'obéir correctement, je vais le faire moi-même.
Il se masturbe alors au dessus de mon visage avec une rage non dissimulée, forçant sur mon cou jusqu'à me faire mal. Bientôt, il jouit en un grognement et ses giclées de semence viennent s'abattre sur mes joues, mes yeux et mon nez. Sans m'adresser un seul mot, il se rhabille et sort de la pièce, en fermant la porte avec fracas.
Je m'empresse de m'essuyer convenablement avant de voir débouler Sonia, intriguée par le bruit.
— Tout va bien Anaïs ? Vous vous êtes encore disputés ?
— Ça va, ne t'inquiètes pas. J'ai l'habitude.
— Il semblait vraiment furieux. Plus qu'à l'accoutumée. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
— Rien. Des broutilles. Tu connais son sale caractère.
— Oui, exactement comme le tien. Vous allez finir par vous sauter dessus si ça continue.
— Ne dis pas n'importe quoi. Il est odieux et arrogant, absolument pas mon type.
— Pas comme le beau gosse qui vient d'arriver pour toi à l'accueil, plaisante-t-elle. Il t'emmène dîner ? Chanceuse va !
— Il est déjà là ?
— Depuis cinq minutes, mais je n'ai pas osé vous déranger.
— Merci Sonia, dis lui que j'arrive tout de suite.
— Ça va, ne t'inquiètes pas. J'ai l'habitude.
— Il semblait vraiment furieux. Plus qu'à l'accoutumée. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
— Rien. Des broutilles. Tu connais son sale caractère.
— Oui, exactement comme le tien. Vous allez finir par vous sauter dessus si ça continue.
— Ne dis pas n'importe quoi. Il est odieux et arrogant, absolument pas mon type.
— Pas comme le beau gosse qui vient d'arriver pour toi à l'accueil, plaisante-t-elle. Il t'emmène dîner ? Chanceuse va !
— Il est déjà là ?
— Depuis cinq minutes, mais je n'ai pas osé vous déranger.
— Merci Sonia, dis lui que j'arrive tout de suite.
Respirant un bon coup, je chasse les derniers instants de ma mémoire et affiche mon plus beau sourire avant de rejoindre mon charmant architecte.
La soirée se déroule divinement bien. Nous passons un agréable moment à discuter et rire comme si nous nous connaissions depuis des années. Cela fait longtemps que je ne me suis pas sentie aussi à l'aise avec un homme et quand il me dépose à ma voiture, nous convenons d'un second rendez-vous le samedi même. Avant de me quitter, il ose faire le premier pas et se penche vers moi pour m'embrasser.
Alors que ses lèvres caressent doucement les miennes, j'attends impatiemment de sentir cette petite vague de chaleur croître dans mon ventre.
Mais rien. Pas même de légers picotements. Peut-être est-ce trop tôt ? Pourtant les baisers de Castier, eux, ont un effet immédiat sur moi, malgré mon évidente réticence. Pourquoi mon corps et mon esprit ne peuvent-ils pas être d'accord ? C'est rageant !
Le lendemain matin, je n'échappe pas au briefing de ce rendez-vous avec Sonia, qui me targue de questions dès mon arrivée. Au départ innocent, l'interrogatoire devient de plus en plus indiscret.
— Et alors , vous avez couché ensemble ?
— C'était juste un dîner !
— Et alors ? D'habitude tu ne passes même pas par la case dîner.
— Oui mais là c'est différent. Et puis, c'était notre premier rendez-vous.
— Premier ? Ça veut dire qu'il y en aura d'autres ?
— Samedi.
— Déjà ? Et ben ! C'est rapide. Et est-ce qu'il t'a embrassé ?
— Juste avant de se dire au revoir.
— Oh ce que c'est romantique ! Et alors il embrasse bien ?
— C'était juste un dîner !
— Et alors ? D'habitude tu ne passes même pas par la case dîner.
— Oui mais là c'est différent. Et puis, c'était notre premier rendez-vous.
— Premier ? Ça veut dire qu'il y en aura d'autres ?
— Samedi.
— Déjà ? Et ben ! C'est rapide. Et est-ce qu'il t'a embrassé ?
— Juste avant de se dire au revoir.
— Oh ce que c'est romantique ! Et alors il embrasse bien ?
Alors que je suis sur le point de répondre, je sens la présence de Castier dans mon dos.
— Vous avez besoin de quelque chose Cyril ? L'interroge mon amie.
— J'ai un petit souci d'agenda à régler avec Mademoiselle Marchal, répond-il d'une voix morne.
— D'accord… Allons en parler dans mon bureau.
— Inutile, nous pouvons voir cela ici. C'est bien vous qui gérez l'appartement rue Clémenceau ?
— Mes clients l'ont repéré sur internet et ils souhaitent le visiter ce matin. J'aurais besoin des clés.
— Et pourquoi ne pas me confier vos clients ? Vous savez très bien qu'ici, la politique est que chaque agent gère son portefeuille lui-même.
— Je ne vous demande pas de vous asseoir sur votre commission, seulement de me laisser leur faire visiter. Évidemment, s'ils décident de l'acheter, je vous laisserai gérer.
— D'accord mais à une condition : je serai présente pendant la visite. Je tiens à garder les clés.
— Comme il vous plaira, grince-t-il en tournant les talons. Nous devons être là bas pour dix heures. Ne soyez pas en retard.
— J'ai un petit souci d'agenda à régler avec Mademoiselle Marchal, répond-il d'une voix morne.
— D'accord… Allons en parler dans mon bureau.
— Inutile, nous pouvons voir cela ici. C'est bien vous qui gérez l'appartement rue Clémenceau ?
— Mes clients l'ont repéré sur internet et ils souhaitent le visiter ce matin. J'aurais besoin des clés.
— Et pourquoi ne pas me confier vos clients ? Vous savez très bien qu'ici, la politique est que chaque agent gère son portefeuille lui-même.
— Je ne vous demande pas de vous asseoir sur votre commission, seulement de me laisser leur faire visiter. Évidemment, s'ils décident de l'acheter, je vous laisserai gérer.
— D'accord mais à une condition : je serai présente pendant la visite. Je tiens à garder les clés.
— Comme il vous plaira, grince-t-il en tournant les talons. Nous devons être là bas pour dix heures. Ne soyez pas en retard.
Il n'a même pas attendu ma réponse pour confirmer et a déjà fixé le rendez-vous ? Quel culot ! Jamais on a encore fonctionné comme ça, on dirait qu'il cherche juste à m'embêter. Heureusement pour moi, ce logement ne fait pas partie de ceux qu'il ne doit absolument pas visiter. J'ai eu de la chance sur ce coup mais s'il continue ainsi…
Comme prévu, nous nous retrouvons devant l'immeuble à dix heures précises. Le couple est déjà présent et dès les premiers instants, je constate qu'ils font partie de cette catégorie, celle des clients exigeants, pour ne pas dire chiants. La visite s'achève plus vite que prévue quand la femme remarque un détail qui ne lui convient pas : la salle de bain ne contient pas deux vasques mais une seule. Apparemment, pour elle c'est rédhibitoire et ils s'en vont au bout de seulement dix minutes, nous laissant seuls et complètement médusés.
— Et bien… Ils sont…
— Pénibles, oui vous pouvez le dire, souffle-t-il. C'est le dixième appartement que je leur présente et chaque fois ils trouvent un détail qui ne leur convient pas.
— Pour une double vasque ? Franchement ils ne sont pas juste pénibles à ce niveau là, mais carrément chiants.
— Pour une fois, je suis d'accord avec vous.
— Pénibles, oui vous pouvez le dire, souffle-t-il. C'est le dixième appartement que je leur présente et chaque fois ils trouvent un détail qui ne leur convient pas.
— Pour une double vasque ? Franchement ils ne sont pas juste pénibles à ce niveau là, mais carrément chiants.
— Pour une fois, je suis d'accord avec vous.
Un ange passe. Ce silence me met légèrement mal à l'aise. Être seule en sa compagnie est devenue une vraie torture : tout mon corps est tendu à l'extrême. Il faut que je sorte d'ici.
— Bon, puisque cette visite s'est malheureusement écourtée, je vais retourner à l'agence.
— Nous avons encore du temps, profitons un peu des lieux et de sa tranquillité.
— Qu'est-ce que vous voulez ?
— Vous vous en doutez.
— Je croyais que vous n'aimiez pas utiliser les biens à des fins personnelles…
— Nous pouvons faire une exception. D'autant que vous avez encore une punition à accomplir, ajoute-t-il en s'approchant de moi pour venir me toiser de toute sa hauteur.
— Nous avons encore du temps, profitons un peu des lieux et de sa tranquillité.
— Qu'est-ce que vous voulez ?
— Vous vous en doutez.
— Je croyais que vous n'aimiez pas utiliser les biens à des fins personnelles…
— Nous pouvons faire une exception. D'autant que vous avez encore une punition à accomplir, ajoute-t-il en s'approchant de moi pour venir me toiser de toute sa hauteur.
La punition c'est vrai ! Que va-t-il encore inventé cette fois ?
— Déshabillez-vous. Entièrement.
Son ton est si sec que je n'ose contester. J'ai décidé de lui obéir sans discuter mais aussi sans y prendre de plaisir. Il aime ce pouvoir qu'il a sur mes sens alors pas question de lui donner ce qu'il veut. Je vais me contrôler et penser à autre chose.
Désormais complètement nue, j'attends immobile, au milieu de la pièce vide, qu'il me donne un autre ordre.
— A genoux. Nous allons faire cette visite rien que tous les deux, mais vous resterez à quatre pattes.
Je reste abasourdie quelques secondes devant cette requête incongrue. L'appartement est immense ! Et le sol est entièrement carrelé, je vais avoir mal aux genoux et aux mains …
— Vous avez une objection ?
— Non.
— Non.
J'obéis et m'abaisse devant lui. Alors que nous parcourons les pièces lentement, il reste derrière moi, les yeux rivés sur ma croupe. Je suis terriblement humiliée d'être traitée ainsi, comme une vulgaire chienne. Il le sait pertinemment et s'en amuse. Après tout, c'était bien le but.
Malgré tout, j'arrive à y trouver un certain attrait. J'aime sentir son regard peser sur mes fesses qui se balancent. J'aime cette lueur de convoitise qui accompagne son air satisfait.
A mi-parcours, il décide d'agrémenter cette balade d'une manière encore plus avilissante. Retirant sa cravate, il la noue autour de mon cou et s'en sert comme d'une laisse, pour me mener où il le désire. Je ne dis toujours rien, pourtant intérieurement, je peste contre lui. Je sais qu'il veut que je m'insurge, mais je ne lui donnerai pas cette satisfaction.
A mi-parcours, il décide d'agrémenter cette balade d'une manière encore plus avilissante. Retirant sa cravate, il la noue autour de mon cou et s'en sert comme d'une laisse, pour me mener où il le désire. Je ne dis toujours rien, pourtant intérieurement, je peste contre lui. Je sais qu'il veut que je m'insurge, mais je ne lui donnerai pas cette satisfaction.
Nous finissons par la salle de bain et il me mène jusqu'aux toilettes avant de m'ordonner:
— Léchez la cuvette.
— Quoi ? Mais vous êtes fou !
— Elle est propre si cela vous inquiète.
— Vous êtes un grand malade…
— Une punition n'est pas faite pour faire plaisir. Allez-y, obéissez.
— Quoi ? Mais vous êtes fou !
— Elle est propre si cela vous inquiète.
— Vous êtes un grand malade…
— Une punition n'est pas faite pour faire plaisir. Allez-y, obéissez.
J'observe avec dégoût la cuvette en céramique, tentant de peser le pour et le contre. Elle a beau être immaculée, l'idée de devoir poser ma langue dessus me déclenche une nausée. Cependant, je me fais violence et obéis, pressée d'en finir au plus vite. Ma langue passe sur la surface froide, je la lèche progressivement, attendant qu'il décide que c'est suffisant. Le salaud m'oblige à le faire pendant plusieurs minutes, qui me semblent être une éternité.
Cet avilissement a beau me répugner, mon corps, lui, trouve décidément cet acte à son goût puisque je sens la douce vague de chaleur que j'ai essayé de contenir depuis le début, s'emparer de mon bas ventre. Pourvu qu'il ne le remarque pas !
Malheureusement, il passe sa main sur le creux de mes reins et la laisse glisser jusqu'à mes fesses, ce qui me fait inévitablement frissonner. Ses caresses sont douces, trop douces pour que je puisse retenir mon excitation. Foutues pulsions !
D'un doigt, il trace un chemin jusqu'à mon clitoris puis vient se perdre dans la moiteur de mes chairs.
— Vous pouvez cesser, somme-t-il, comme si son doigt, humide de mes sécrétions, témoignait de mon abdication.
J'entends sa braguette s'ouvrir. Ce son enflamme chacune de mes terminaisons nerveuses. Je me déteste d'espérer qu'il me prenne sur le champ, pourtant il faut bien que je me rende à l'évidence : j'ai envie de lui... De le sentir en moi, me fouiller, me ravager de l'intérieur. C'est plus fort que moi.
Il place son membre à l'entrée de ma vulve, l'y frotte pour s'en badigeonner de cyprine mais reste à l'extérieur, ce qui provoque une vive frustration.
— Qu'est-ce que vous attendez ? Marmonné-je.
— Suppliez-moi.
— Quoi ?
— Vous voulez que je vous prenne ? Alors suppliez-moi.
-...
— J'attends.
— Allez-y, prenez-moi, soupiré-je.
— Mieux que cela !
- … Je…
— Ma patience a des limites Mademoiselle Marchal.
- … Je vous en supplie, prenez-moi, le prié-je du bout des lèvres.
— Suppliez-moi.
— Quoi ?
— Vous voulez que je vous prenne ? Alors suppliez-moi.
-...
— J'attends.
— Allez-y, prenez-moi, soupiré-je.
— Mieux que cela !
- … Je…
— Ma patience a des limites Mademoiselle Marchal.
- … Je vous en supplie, prenez-moi, le prié-je du bout des lèvres.
Il ne lui en faut pas plus pour s'enfoncer en moi. D'un seul coup de reins, il se propulse jusqu'à la garde et m'emplit totalement. C'est si bon, comme une délivrance ! Les mains agrippées à mes hanches, il me pénètre de toute sa longueur et me lime avec force, sa peau claquant sur celle de mes fesses à chaque aller-retour.
Ses assauts sont brutaux, comme s'il voulait évacuer sa colère dans cet ébat. Brusquement, Castier empoigne mes cheveux et m'oblige à plonger la tête sans la cuvette, le nez à quelques millimètres de l'eau stagnante. Il poursuit ses coups de boutoirs plus fort et avec une rage non dissimulée. Sa verge se fraye un passage à travers mes chairs, s'y impose sans vergogne.
Ses assauts sont brutaux, comme s'il voulait évacuer sa colère dans cet ébat. Brusquement, Castier empoigne mes cheveux et m'oblige à plonger la tête sans la cuvette, le nez à quelques millimètres de l'eau stagnante. Il poursuit ses coups de boutoirs plus fort et avec une rage non dissimulée. Sa verge se fraye un passage à travers mes chairs, s'y impose sans vergogne.
Soudain, il rugit et en quelques coups de bassin, se vide en moi, ne me laissant pas le temps de jouir à mon tour. Repu, il me relâche et se relève sans se préoccuper une seconde de mon état. La tête enfin hors de cette satanée cuvette, je le foudroie du regard tandis qu'il se rhabille.
Nous y revoilà, l'ancien Castier est de retour. Celui qui prend sans se soucier d'autrui, qui me laisse pétrie de frustration alors que lui a eu ce qu'il désirait.
— Pouvez-vous me rendre ma cravate je vous prie ? Me demande-t-il d'un ton neutre.
Furieuse, j'arrache le bout de tissu et lui jette à la figure, avant de quitter la pièce. Pendant que je prends le temps de me revêtir, j'entends la porte d'entrée se refermer, signe qu'il est désormais parti. Quel enfoiré ! Je déteste ce type, et surtout, je déteste cette façon qu'il a de faire s'écrouler mes convictions et mettre à mal ma détermination.
Cette furieuse faim me taraude toujours, malgré la colère qui gronde en moi. Presque à contrecœur, je glisse quand même une main dans ma culotte et me procure seule l'orgasme qu'il m'a refusé.
Je pense l'avoir plus que mérité sur ce coup.
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Commentaires ()
petit bemol sur le dernier chapitre on sent que ces 2 la non pas finis et pourtant pas de nouveau recit
j'ai particulierement aimer le changement d'atitude de Cyril
Ca se sent que c est écrit par une femme ( voir topic dans section sexy)
J imagine qu on se dirige vers un scénario oû les 2 vont se mettre ensemble comme dans hais moi encore
L'idée de faire de ce duo un trio est diabolique.