Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Semaine blanche — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Semaine blanche
Chapitre 2
Léo
—-------
Je suis groggy. Je ne l'ai pas vu venir. C'est comme si je m'étais pris un crochet de Mike Tyson en pleine face. Bon, OK, physiquement ce n'est sans doute pas aussi douloureux, mais psychologiquement, je me sens brisé.
Je ne sais pas comment cela a pu arriver. Alors certes, je m'étais fait gauler il y a deux ans avec Anne, ma collègue avec qui cela avait commencé classiquement : rencontre au boulot, attirance physique claire, mais sans plus, car je suis fidèle (du moins, je le pensais). Puis un projet où nous travaillons en commun. Les blagues sur les tristes mines de certains de nos collègues. Des messages échangés en dehors du boulot. Les repas en commun à la cantine, les pots après le bureau, la complicité qui s'installe et finalement une convention où l'ambiance festive et l'alcool aidant, on craque.
Sur le coup, on se dit que c'est arrivé comme cela, soudainement, mais en étant honnête, cela faisait des mois qu'on préparait inconsciemment le terrain. Et finalement, une infidélité et les mensonges. Triste, banal et on aurait pu en rester là, mais on a continué, plusieurs fois.
Et nouvelle banalité : Fred qui tombe un jour sur un message qu'elle n'aurait pas dû voir. Les cris, les pleurs, le break pour faire le point.
Puis elle est revenue. Et dans ces conditions pour un retour, il y avait cette épée de Damoclès que j'avais oubliée : sa promesse de me tromper un jour à son tour et l'assurance que je ne dirai rien pour que le karma s'équilibre.
Puis elle est revenue. Et dans ces conditions pour un retour, il y avait cette épée de Damoclès que j'avais oubliée : sa promesse de me tromper un jour à son tour et l'assurance que je ne dirai rien pour que le karma s'équilibre.
Evidemment que j'ai accepté à l'époque : J'avais tellement peur de la perdre ! Et au fil du temps, je me suis dit que c'était une condition pour préserver son égo plutôt qu'une réelle menace. Je ne pensais pas qu'elle me mettrait face à mon infidélité passée pour en profiter à son tour.
Au troisième tour du télésiège, le perchiste me demande si j'ai attrapé les pompons pour faire autant de tours gratuits.
Sa remarque me fait sortir de ma torpeur et je m'engage sur la piste que Fred a prise il y a déjà un moment.
Forcément, je ne la rattrape pas. Je l'appelle, mais elle ne répond pas, probablement lancée en pleine vitesse pour rattraper un gars de l'ESF avec qui elle va s'envoyer en l'air !
Sa remarque me fait sortir de ma torpeur et je m'engage sur la piste que Fred a prise il y a déjà un moment.
Forcément, je ne la rattrape pas. Je l'appelle, mais elle ne répond pas, probablement lancée en pleine vitesse pour rattraper un gars de l'ESF avec qui elle va s'envoyer en l'air !
Je réfléchis alors à sa décision. On n'a pas vu grand monde depuis notre arrivée hier. Myriam de l'agence de location ? Je ne l'imagine pas me tromper avec une femme. Est-ce que ce serait seulement tromper d'ailleurs ? Je ravale vite mon sourire niais naissant en l'imaginant avec elle. Le gars du magasin de sport où on a loué les skis ? Rodolphe ? Un gars du boulot qu'elle aurait croisé hier sur les pistes ?
Je ne vois pas. Je me pose en terrasse d'un bar en bas des pistes et j'attends qu'elle me rappelle.
Ce n'est qu'après des heures d'angoisse que le téléphone sonne.
Je ne vois pas. Je me pose en terrasse d'un bar en bas des pistes et j'attends qu'elle me rappelle.
Ce n'est qu'après des heures d'angoisse que le téléphone sonne.
— Ben alors ? Tu dors encore ? Tu skies pas ?
Je suis surpris de la normalité de son ton alors que mon univers semble s'être effondré.
— Tu es où ? Je te rejoins ?
Elle me dit qu'elle vient de se poser à un bar d'altitude, je regarde le plan des pistes. J'ai besoin d'au moins 45 minutes pour la rejoindre. Je lui annonce et je chausse mes skis.
Je la retrouve un peu plus rapidement : j'ai tracé sur les descentes. Elle est seule, je suis soulagé. Quand elle me voit, elle me sourit, se lève et remonte sur ses skis. Elle s'élance sans que je puisse dire un mot et je la suis.
Je dois attendre un nouveau télésiège pour lui parler.
Je dois attendre un nouveau télésiège pour lui parler.
— C'était sérieux ? Tu as vraiment l'intention de le faire ? Avec qui ? Pourquoi maintenant ?
— Oui. Oui. C'est pas tes affaires et tu comptais que ça n'arrive jamais ? Je t'avertis une dernière fois : tu avais mis un sérieux coup de canif sur notre mariage. Je t'ai donné mes conditions à l'époque pour que je revienne. Tu as accepté, il n'y a rien d'autre à dire. Je ne veux plus de questions à ce sujet !
— Oui. Oui. C'est pas tes affaires et tu comptais que ça n'arrive jamais ? Je t'avertis une dernière fois : tu avais mis un sérieux coup de canif sur notre mariage. Je t'ai donné mes conditions à l'époque pour que je revienne. Tu as accepté, il n'y a rien d'autre à dire. Je ne veux plus de questions à ce sujet !
Nous skions un moment en silence. Nous nous arrêtons pour manger un morceau. Le repas est tendu. On ne dit pas grand-chose. A la fin de celui-ci, elle se lève et me dit :
— Je rentre, si tu pouvais ne pas rentrer avant 22h, ça m'arrange. A toute.
Fred
—--------
Je le laisse là et m'élance pour rentrer à la station. Je comprends son étonnement, moi-même je ne me reconnais pas...
D'ailleurs, je m'avance peut-être en lui disant que je vais le tromper. Il faut être deux pour cela ! Je ne vais quand même pas violer ce pauvre garçon timide !
D'ailleurs, je m'avance peut-être en lui disant que je vais le tromper. Il faut être deux pour cela ! Je ne vais quand même pas violer ce pauvre garçon timide !
Il est près de 16h quand j'arrive au chalet. Je ne sais pas à quelle heure rentre Rodolphe, mais s'il dîne à 19h, il ne devrait pas rentrer très tard.
Je prends une chaise, ma liseuse et me dirige vers la salle de bain. En souriant, je remarque un détail que je n'avais pas noté ce matin : il y a de nouveau une clé sur la porte. Je n'ai clairement pas l'intention de m'en servir.
Je prends une chaise, ma liseuse et me dirige vers la salle de bain. En souriant, je remarque un détail que je n'avais pas noté ce matin : il y a de nouveau une clé sur la porte. Je n'ai clairement pas l'intention de m'en servir.
Je fais une entorse à mes principes écologiques en faisant couler un bain bien chaud. Je m'y glisse tout doucement pour m'habituer à la chaleur. Je m'y plonge enfin avec délectation. Je dois bien y rester 30mn. J'ai du mal à me retenir de me caresser. L'attente me paraît interminable. Je sors enfin totalement délassée et toujours aussi déterminée (et excitée !). Je me passe du lait corporel, me maquille légèrement.
Je mets la serviette sur la chaise face à la porte et je m'y assois en tenue d'Eve, les jambes croisées et j'essaie de lire. J'essaie, car je relis plusieurs fois chaque ligne. La nervosité me gagne.
Dans le silence du chalet, j'entends une porte claquer. J'espère que ce n'est pas Léo qui m'aurait désobéi !
Ce n'est pas son pas.
Ce n'est pas son pas.
Un premier passage devant la pièce. Puis un autre. Il ne pousse toujours pas la porte. Après une attente interminable rythmée par les battements de plus en plus forts de mon cœur, il finit par la franchir. Mais la surprise d'hier l'a incité à la prudence : il porte un pyjama et un t-shirt. Il sursaute en me voyant le fixer telle une lionne face à sa proie.
— Désolé, je ne savais pas que vous étiez ici ! D'ailleurs j'ai retrouvé une clé pour la porte.
— Je sais, je ne voulais pas fermer.
— Je sais, je ne voulais pas fermer.
Je me lève, pose la liseuse et le regarde dans les yeux. Je m'avance vers lui dans le plus simple appareil. Il devient aussi rouge qu'hier.
— Je n'ai pas trouvé cela désagréable hier. J'ai décidé de retenter l'expérience. Mais il semble que toi non... dis-je en prenant un air triste.
Je suis maintenant tout près de lui. Il est figé comme un lapin pris dans les phares d'une voiture. J'attrape son poignet et place sa main sur mon sein. La sensation n'est pas aussi électrisante qu'hier, car il n'y a pas l'effet de surprise, mais sa main chaude me donne tout de même un frisson.
— Mais... je ne vous connais pas ... et votre mari ??
— Nous allons rapidement faire connaissance. Mon mari n'est pas ton problème et vu ce que j'envisage pour nous, il me semble que tu peux aussi passer au tutoiement.
— Nous allons rapidement faire connaissance. Mon mari n'est pas ton problème et vu ce que j'envisage pour nous, il me semble que tu peux aussi passer au tutoiement.
Je me serre encore plus contre lui. Ce que je sens sous son pyjama ne laisse planer aucun doute sur l'effet que je produis sur lui. Je ferme les yeux en levant mes lèvres vers lui et je sais que c'est gagné quand sa bouche se plaque sur la mienne.
Il me soulève comme si je ne pesais rien, ses mains sont sur mon dos, je sens parfois ses ongles griffer légèrement ma peau. Cela m'envoie des frissons partout. Il m'assoit sur le lavabo.
Mes jambes sont autour de son bassin, je fais glisser son pyjama et commence à le caresser. On fera les préliminaires plus tard ! Je guide son sexe vers le mien. Je suis trempée. Il me pénètre doucement. Je souffle. Il est bien plus long et large que Léo. Je m'appuie sur les coudes. Des produits de toilette tombent dans la vasque. C'est le cadet de mes soucis. Je veux seulement le sentir en moi. Il commence un ample va-et-vient.
J'ai l'impression de faire l'amour pour la première fois. C'est moche pour Léo, mais les sensations me submergent et j'ai à peine un petit pincement de culpabilité. Il m'embrasse dans le cou, me mord le lobe. Je me sens comblée et je jouis aussi vite qu'hier. Mon feulement à peine contenu l'informe de mon orgasme. Il me regarde presque surpris que je sois venue avant lui, me sourit. Je l'embrasse et lui souffle de m'emmener dans son lit.
J'ai l'impression de faire l'amour pour la première fois. C'est moche pour Léo, mais les sensations me submergent et j'ai à peine un petit pincement de culpabilité. Il m'embrasse dans le cou, me mord le lobe. Je me sens comblée et je jouis aussi vite qu'hier. Mon feulement à peine contenu l'informe de mon orgasme. Il me regarde presque surpris que je sois venue avant lui, me sourit. Je l'embrasse et lui souffle de m'emmener dans son lit.
Il me porte tout en restant en moi. J'oscille sur son sexe au rythme de ses pas. Il me dépose sur son lit délicatement pour ne pas sortir de mon sexe. Il reprend son mouvement. C'est divin !
Je lui pousse son épaule gauche pour le faire pivoter. Je le suis dans sa rotation et me retrouve en amazone. Une de ses mains malaxe mes seins à tour de rôle. Son autre main se place sur mon ventre et son pouce caresse mon clitoris. Une nouvelle vague de plaisir me submerge, je crie sans retenue. Il jouit avec moi, je sens son sexe pulser en moi et son sperme se répand dans mon vagin.
Je lui pousse son épaule gauche pour le faire pivoter. Je le suis dans sa rotation et me retrouve en amazone. Une de ses mains malaxe mes seins à tour de rôle. Son autre main se place sur mon ventre et son pouce caresse mon clitoris. Une nouvelle vague de plaisir me submerge, je crie sans retenue. Il jouit avec moi, je sens son sexe pulser en moi et son sperme se répand dans mon vagin.
Je bascule à côté de lui, je lui caresse le sexe afin de tirer les dernières gouttes de sa semence. Je les prends sur mon doigt, le porte à la bouche en le regardant dans les yeux et je lui dis :
— Au fait, je m'appelle Fred. Je pense qu'on va passer une bonne semaine !
— Au fait, je m'appelle Fred. Je pense qu'on va passer une bonne semaine !
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Commentaires ()
J'ose espérer que cette histoire ne se limitera pas à une simple tromperie pour rééquilibrer le karma
peut être a t'elle ouvert la boite de pandore;
à l'instar des autres commentaires, la vengeance n'est jamais bonne conseillère et surtout pas la condition d'un "pardon"
a t'elle pris en compte l'état d'esprit de Rodolphe ? ne va t'il pas s'attacher après son "grand malheur" ? et si ca lui plait, va t'elle vouloir continuer sur cette voie du "pluralisme" (que ne veut peut être pas son mari) ? certes , il a fauté d'abord, mais là, on est vraiment sous le coup de la "préméditation", pas de l'impulsion irréfléchie...
histoire bien écrite, si elle ne vire pas vers un énième "cocu content".....
mais seul l'auteur....
Elle pourra choisir entre une rencontre éphémère ou son mariage dont elle fait apparement peu de cas.
Cela dit, c'est bien écrit, plaisant à lire.
La rancune et la vengeance n’a jamais arrangé les choses. Trompé son mari parce qu’il l’a fait n’augure pas un avenir très fort.
“Si tu l’as fait et bien moi aussi je le fais hein hein!” Les enfants raisonnent de façon semblable.
Le futur de votre couple reste très faible. Seul l’amour fait qu’un couple reste soudé. Là je ne vois pas d’amour ou peut-être beaucoup d’amour propre. La confiance entre vous deux est certainement réduite à zéro.
Pour prévoir le coup, ne faites pas d’investissements financiers à deux parce que là les vrais problèmes vont commencer.
Il ne faut pas oublier que:” Les exemptions confirment la règle “.
C est une histoire bien raconte