Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Qui va à la chasse perd sa place — Chapitre 2 · Vive le sport
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Qui va à la chasse perd sa place
Chapitre 2 · Vive le sport
Depuis deux semaines je suis inscrite à un cours de yoga dont bon nombre me vante les bienfaits. Avec l'espoir que cette activité puisse me permettre de trouver un minimum de paix intérieure nécessaire à surmonter mon mal-être et canaliser ma colère.
Et cela a réussi, puisqu'en deux semaines je parviens à diminuer mon stress, maîtriser ma respiration, donc avoir un esprit plus calme et, en définitive, reprendre le contrôle de mes émotions négatives.
Ce qui ne gâche rien, j'y ai rencontré des gens charmants, ouverts, doux et mentalement reposants.
Hélène, une jolie quinquagénaire, blonde, très vive d'esprit et débordante de joie de vivre. Joseph, un homme de soixante ans très vieille France, ancien inspecteur de police à la criminelle.
Il y a aussi Aline, la mère de famille, heureuse d'échapper au joug de ses trois enfants adolescents qui lui mènent la vie dure selon ce qu'elle me raconte.
Et enfin Hugo, quarantenaire divorcé, cheveux et petite barbe de trois jours poivre et sel qui le rendent très séduisant. Un homme plein d'humour et très attentionné aux autres.
Nous formons un groupe soudé face aux difficultés des exercices demandés par notre professeur. Après le cour, nous nous retrouvons au bar du coin pour y déguster quelques breuvages rafraichissants, commenter le cours et féliciter l'un ou l'autre des progrès réalisés.
Et surtout rire. J'ai oublié les bienfaits du rire, l'apaisement qu'il provoque, le bien-être qu'il procure, lutte contre la peur, réduit la douleur, bon pour le cœur et améliore la confiance en soi.
Bref, tout ce qu'il me faut, et du coup, j'en oublie mes déboires conjugaux.
Si je discute volontiers avec Hélène et Aline avec qui nous échangeons quelques confidences, j'apprécie aussi l'humour et la bienveillance d'Hugo ainsi que la sagesse de Joseph même s'il est un peu trop moralisateur à mon goût.
Les semaines passent, et Jérémy n'a pas fini de virer sa cuti. Tous les jeudis, il traine avec sa dulcinée friquée dans cet hôtel qui doit lui coûter un pont. Il m'arrive d'aller les espionner, je me demande pourquoi. Suis-je à ce point maso ?
Sans doute se retrouvent-ils ailleurs, à d'autres moments au vu de ses rares demandes d‘intimité avec moi. Tant mieux, car, petit à petit, je m'éloigne de lui et commence à imaginer la vie sans lui et ses bêtises.
Quelques fois même, je l'éconduis prétextant des soucis typiquement féminins. Le dégoût et le rejet commencent insidieusement à s'immiscer en moi.
Avec le temps, le groupe devient de plus en plus proche et nous parlons de nos vies, de nos joies et de nos difficultés.
Hugo, avec sa voix chaude, son calme et ses yeux d'où émane une chaleur intérieure intense me tranquillise. Il me trouble aussi, me retourne l'esprit et m'attire.
Plus je le rencontre et plus je l'apprécie pour sa simplicité, son humour, son écoute et son respect des autres.
En son absence, un sentiment de solitude et d'abandon, seule face à mes tourments m'envahit. Mais attention, je ne veux pas tomber dans la même dérive que mon cocufieur. C'est sûr, il est à des années-lumière de mon mari, plutôt franchouillard et maintenant infidèle, ce qui me déçoit terriblement.
Mais voilà, il reste mon mari. Je dois tout faire pour avoir une explication franche et claire et peut-être le récupérer.
Hugo est certes charmant, bienveillant et séduisant mais je ne le connais pas vraiment. Pourquoi son ex-femme l'a-t-elle abandonnée ? Qui me dit qu'il ne joue pas un rôle comme beaucoup d'entre nous face à une personne que l'on a envie de séduire ?
C'est humain et il y a parfois de grosses surprises.
De ce divorce, je n'ai qu'un son de cloche, en conséquence, méfiance.
Il vaut mieux tenter d'aller plus loin avec le conjoint que nulle part avec un inconnu me dis-je.
D'abord, tenter de régler le problème avec mon mari, et voir où j'atterris.
Hugo travaille à quelques centaines de mètres de mon bureau. Rapidement, il m'a donc proposé de déjeuner ensemble.
Et cela a réussi, puisqu'en deux semaines je parviens à diminuer mon stress, maîtriser ma respiration, donc avoir un esprit plus calme et, en définitive, reprendre le contrôle de mes émotions négatives.
Ce qui ne gâche rien, j'y ai rencontré des gens charmants, ouverts, doux et mentalement reposants.
Hélène, une jolie quinquagénaire, blonde, très vive d'esprit et débordante de joie de vivre. Joseph, un homme de soixante ans très vieille France, ancien inspecteur de police à la criminelle.
Il y a aussi Aline, la mère de famille, heureuse d'échapper au joug de ses trois enfants adolescents qui lui mènent la vie dure selon ce qu'elle me raconte.
Et enfin Hugo, quarantenaire divorcé, cheveux et petite barbe de trois jours poivre et sel qui le rendent très séduisant. Un homme plein d'humour et très attentionné aux autres.
Nous formons un groupe soudé face aux difficultés des exercices demandés par notre professeur. Après le cour, nous nous retrouvons au bar du coin pour y déguster quelques breuvages rafraichissants, commenter le cours et féliciter l'un ou l'autre des progrès réalisés.
Et surtout rire. J'ai oublié les bienfaits du rire, l'apaisement qu'il provoque, le bien-être qu'il procure, lutte contre la peur, réduit la douleur, bon pour le cœur et améliore la confiance en soi.
Bref, tout ce qu'il me faut, et du coup, j'en oublie mes déboires conjugaux.
Si je discute volontiers avec Hélène et Aline avec qui nous échangeons quelques confidences, j'apprécie aussi l'humour et la bienveillance d'Hugo ainsi que la sagesse de Joseph même s'il est un peu trop moralisateur à mon goût.
Les semaines passent, et Jérémy n'a pas fini de virer sa cuti. Tous les jeudis, il traine avec sa dulcinée friquée dans cet hôtel qui doit lui coûter un pont. Il m'arrive d'aller les espionner, je me demande pourquoi. Suis-je à ce point maso ?
Sans doute se retrouvent-ils ailleurs, à d'autres moments au vu de ses rares demandes d‘intimité avec moi. Tant mieux, car, petit à petit, je m'éloigne de lui et commence à imaginer la vie sans lui et ses bêtises.
Quelques fois même, je l'éconduis prétextant des soucis typiquement féminins. Le dégoût et le rejet commencent insidieusement à s'immiscer en moi.
Avec le temps, le groupe devient de plus en plus proche et nous parlons de nos vies, de nos joies et de nos difficultés.
Hugo, avec sa voix chaude, son calme et ses yeux d'où émane une chaleur intérieure intense me tranquillise. Il me trouble aussi, me retourne l'esprit et m'attire.
Plus je le rencontre et plus je l'apprécie pour sa simplicité, son humour, son écoute et son respect des autres.
En son absence, un sentiment de solitude et d'abandon, seule face à mes tourments m'envahit. Mais attention, je ne veux pas tomber dans la même dérive que mon cocufieur. C'est sûr, il est à des années-lumière de mon mari, plutôt franchouillard et maintenant infidèle, ce qui me déçoit terriblement.
Mais voilà, il reste mon mari. Je dois tout faire pour avoir une explication franche et claire et peut-être le récupérer.
Hugo est certes charmant, bienveillant et séduisant mais je ne le connais pas vraiment. Pourquoi son ex-femme l'a-t-elle abandonnée ? Qui me dit qu'il ne joue pas un rôle comme beaucoup d'entre nous face à une personne que l'on a envie de séduire ?
C'est humain et il y a parfois de grosses surprises.
De ce divorce, je n'ai qu'un son de cloche, en conséquence, méfiance.
Il vaut mieux tenter d'aller plus loin avec le conjoint que nulle part avec un inconnu me dis-je.
D'abord, tenter de régler le problème avec mon mari, et voir où j'atterris.
Hugo travaille à quelques centaines de mètres de mon bureau. Rapidement, il m'a donc proposé de déjeuner ensemble.
- D'accord, mais en tout bien, tout honneur ai-je précisé. Je ne veux pas d'un amant, même si je suis cocue, ne te fais pas d'illusion. La loyauté est une vertu cardinale à mes yeux, même si mon mari l'a oublié, lui. Et je ne veux pas de vengeance, du moins pour l'instant, c'est toujours un peu mesquin.
- Sois sans crainte, me répond-t-il avec un grand sourire, je ne cherche pas une aventure sans lendemain. Je veux seulement un moment agréable qui me fasse oublier ma solitude.
- Alors, tout est parfait, nous sommes d'accord.
- Sois sans crainte, me répond-t-il avec un grand sourire, je ne cherche pas une aventure sans lendemain. Je veux seulement un moment agréable qui me fasse oublier ma solitude.
- Alors, tout est parfait, nous sommes d'accord.
Déjeuner ne mange pas de pain (si j'ose dire) et les rencontres confirment que j'ai affaire à un homme agréable, respectueux et doté d'un humour discret.
Je découvre aussi un homme cultivé, d'un esprit fin, parlant aussi bien de littérature que de cinéma ou de musique, écoutant ce que je lui dis et d'un humour certes parfois féroce mais toujours respectueux.
Pas de propos grivois ni de blagues salaces, voilà qui me change.
Je me suis même surprise à rire aux éclats.
- Quel rire me dit-il, ravi.
- C'est de ta faute dis-je en m'esclaffant.
- Quel plaisir de te voir enfin rire et détendue.
- Merci pour ce bon moment.
- C'est de ta faute dis-je en m'esclaffant.
- Quel plaisir de te voir enfin rire et détendue.
- Merci pour ce bon moment.
Après quelques rendez-vous culinaires, sous le charme et en totale confiance quant à ses intentions à mon égard, je finis par lui raconter en détail ma déconvenue maritale. Toute ma tristesse, mon incompréhension, mon profond désarroi et cette culpabilité qui me ronge sont étalés sans pudeur.
Il m'écoute, me prend la main (familiarité que j'accepte).
Alors, tout à coup, les vannes s'ouvrent, le flot de mes larmes est abondant, comme un barrage qui explose.
Il me prend dans ses bras, me caresse les cheveux dans un geste doux, de réconfort et de protection.
Si je suis sensible à ces marques d'affection, ces gestes d'intimité me dérangent alors même que je suis bien dans ses bras, l'ombre de mon mari plane.
Je me cache la vérité : je commence à apprécier cet homme, peut-être même plus qu'apprécier. Sentiment que je m'efforce de rejeter.
En fait, j'ai très peur de l'explosion de mon mariage. Savoir que je suis cocue a touché mon égo, je n'imagine pas croiser ses collègues. Pour sûr, ils riront sous cape, se moqueront ou en profiteront pour monter à l'assaut de ma vertu. Je ne veux pas être une cocue consentante.
Pourtant, je m'accroche encore à ce mariage qui part à vau- l'eau. Je suis plus dans la tristesse que la colère et je veux sauver mon mariage.
Mais que faire ?
Me détachant de lui, je lui lance :
- J'ai certainement dû rater une marche, mais quoi ? dis-je en reniflant.
- Ce n'est pas ta faute, me dit-il. Je connais bien ce sentiment. Crois-moi, je suis certain que tu as fait tout ce qu'il fallait, tout donné à cet homme.
- Apparemment, non puisque me voici dans cette situation ridicule d'incertitude à me demander quoi faire. Accepter, souffrir et ne rien dire ? Crever l'abcès au risque de divorcer ? Ou même carrément lui signifier la fin de notre vie commune ?
- Je ne peux évidemment pas décider pour toi et n'ai aucun conseil judicieux à te donner. D'après ce que tu m'expliques, ton mari semble plutôt être un adolescent attardé, pas très mature et surtout soucieux de faire une conquête d'envergure.
- Oui, sans doute mais cela ne me donne pas la solution : que faire ?
- Je répète que je n'ai pas de bonne solution tant elle dépend de beaucoup de facteurs : ta propension à pardonner, sa volonté à mûrir et changer de mode de fonctionnement, ta capacité à oublier la trahison et à rétablir une confiance largement ébranlée, et bien d'autres encore.
- Je sais.
- Il a sans doute besoin à tout le moins d'une bonne leçon. Ce que je peux te dire c'est que je serai toujours là pour toi et te soutiendrai et t'aiderai quel que soit ton choix.
- Ce n'est pas ta faute, me dit-il. Je connais bien ce sentiment. Crois-moi, je suis certain que tu as fait tout ce qu'il fallait, tout donné à cet homme.
- Apparemment, non puisque me voici dans cette situation ridicule d'incertitude à me demander quoi faire. Accepter, souffrir et ne rien dire ? Crever l'abcès au risque de divorcer ? Ou même carrément lui signifier la fin de notre vie commune ?
- Je ne peux évidemment pas décider pour toi et n'ai aucun conseil judicieux à te donner. D'après ce que tu m'expliques, ton mari semble plutôt être un adolescent attardé, pas très mature et surtout soucieux de faire une conquête d'envergure.
- Oui, sans doute mais cela ne me donne pas la solution : que faire ?
- Je répète que je n'ai pas de bonne solution tant elle dépend de beaucoup de facteurs : ta propension à pardonner, sa volonté à mûrir et changer de mode de fonctionnement, ta capacité à oublier la trahison et à rétablir une confiance largement ébranlée, et bien d'autres encore.
- Je sais.
- Il a sans doute besoin à tout le moins d'une bonne leçon. Ce que je peux te dire c'est que je serai toujours là pour toi et te soutiendrai et t'aiderai quel que soit ton choix.
Et il m'étreint chaleureusement, m'embrasse sur la joue avec tendresse. Bien que réticente, j'accepte cette étreinte.
Et si ce baiser me crispe, paradoxalement, j'aimerais que cela ne s'arrête pas. J'espère seulement qu'il n'est pas un simple opportuniste.
---OOO---
Au fil des jours, ces rencontres sont devenues un rituel, une nécessité pour moi.
Complices, nos échanges deviennent de plus en plus intimes.
Nous avons parlé, de moi, mais surtout de lui, de sa vie et de l'échec de son mariage, il se dévoile enfin.
Il m'a expliqué et raconté sa vie antérieure, son mariage raté à la suite d'une infidélité de son ex-femme, partie avec leur médecin de famille. Situation inattendue dès lors que la confiance doit exister à l'égard de ce praticien.
- J'ai été dévasté me raconte-t-il par la soudaineté de l'événement et par la double trahison : de l'épouse et du médecin.
- Je suis désolée pour toi.
- Aujourd'hui, je parviens à me dire que c'est la vie.
- Tu t'en es remis semble-t-il ?
- Oui, mais cela a été très compliqué, la pratique du Yoga m'a d'ailleurs bien aidé.
- Tu as eu un sentiment de culpabilité ?
- Au début oui. Qu'avais-je bien pu faire pour qu'elle s'éloigne comme cela ? Cela a été très frustrant.
- Vous n'avez jamais pu en parler ?
- Au début non, elle n'a jamais voulu discuter, uniquement via avocats interposés. Depuis, je l'ai revue par hasard lors d'une soirée et elle m'a expliqué qu'elle avait besoin d'un mec plus audacieux, plus autoritaire. Elle aime l'autoritarisme, la fermeté, le dirigisme y compris dans les relations sexuelles qu'elle veut plus brutales, plus viriles.
- Oh !
- Aujourd'hui, ma conclusion est qu'il faut dialoguer pour réussir son mariage.
- Sagesse, quand tu nous tiens…
- Essaie donc de parler à ton mari, la meilleure méthode pour le reconquérir.
- Le problème est : lui, le veut-il ?
- Je suis désolée pour toi.
- Aujourd'hui, je parviens à me dire que c'est la vie.
- Tu t'en es remis semble-t-il ?
- Oui, mais cela a été très compliqué, la pratique du Yoga m'a d'ailleurs bien aidé.
- Tu as eu un sentiment de culpabilité ?
- Au début oui. Qu'avais-je bien pu faire pour qu'elle s'éloigne comme cela ? Cela a été très frustrant.
- Vous n'avez jamais pu en parler ?
- Au début non, elle n'a jamais voulu discuter, uniquement via avocats interposés. Depuis, je l'ai revue par hasard lors d'une soirée et elle m'a expliqué qu'elle avait besoin d'un mec plus audacieux, plus autoritaire. Elle aime l'autoritarisme, la fermeté, le dirigisme y compris dans les relations sexuelles qu'elle veut plus brutales, plus viriles.
- Oh !
- Aujourd'hui, ma conclusion est qu'il faut dialoguer pour réussir son mariage.
- Sagesse, quand tu nous tiens…
- Essaie donc de parler à ton mari, la meilleure méthode pour le reconquérir.
- Le problème est : lui, le veut-il ?
Hugo est un sage doublé d'un vrai gentleman. Il ne cherche pas à me séduire.
Mais plus je le côtoie et plus je me sens attirée. Je dois admettre qu'il me touche le cœur.
Mon cerveau est en ébullition.
D'un côté, mon mari, volage et j'en souffre terriblement.
De l'autre, un homme aux qualités qui me plaisent, au discours apaisant mon sentiment de culpabilité.
Ne pas se laisser aller et tomber dans ce piège de l'infidélité, même si Jérémy le mérite. Je dois tenter de le récupérer car un serment a été conclu, il ne faut pas que je l'oublie. Lui l'a peut-être oublié et je me convainc qu'il a commis une erreur, qu'il ne s'agit que d'une passade malheureuse.
---OOO---
C'est décidé, ce soir (un jeudi !), je me lance et interpelle mon mari d'un ton autoritaire :
- Chéri, nous devons parler.
- Ah. De quoi ? dit-il surpris et sur le qui-vive.
- De nous, de notre vie, de notre couple.
- Oh ! Sujet important s'il en est !
- En effet.
- Chérie, pour des sujets aussi sérieux et importants, je veux être en pleine forme et totalement lucide. Là, je suis éreinté, littéralement sur les rotules.
- Au point de ne pouvoir discuter ?
- Franchement, je préfèrerais que nous prenions le temps d'échanger dans les meilleures conditions. Ne pouvons-nous attendre samedi, un moment plus calme et détendu ?
- Très bien dis-je un peu froidement. J'en prends bonne note.
- Ah. De quoi ? dit-il surpris et sur le qui-vive.
- De nous, de notre vie, de notre couple.
- Oh ! Sujet important s'il en est !
- En effet.
- Chérie, pour des sujets aussi sérieux et importants, je veux être en pleine forme et totalement lucide. Là, je suis éreinté, littéralement sur les rotules.
- Au point de ne pouvoir discuter ?
- Franchement, je préfèrerais que nous prenions le temps d'échanger dans les meilleures conditions. Ne pouvons-nous attendre samedi, un moment plus calme et détendu ?
- Très bien dis-je un peu froidement. J'en prends bonne note.
Et je tourne les talons marquant ainsi ma déception.
En fait, je suis vraiment furieuse devant une telle fuite. Trop fatigué ? C'est vrai que le jeudi est le jour de « madame » ! Je le sens inquiet et il n'a pas tort de l'être, il va bien devoir avouer et s'expliquer.
S'il croit qu'il va m'échapper, il se trompe lourdement. Le lâche, il se débine, mais, moi, je ne le lâcherai pas.
Le samedi, je reviens à la charge et j'y vais franco.
- Dis-moi, as-tu une maîtresse ?
- Quoi ? Mais n…non, non ! Que vas-tu chercher ? C'est quoi ce délire ?
- Nous ne sortons plus, tu ne veux plus faire l'amour, tu t'éloignes de moi !
- Mais non. Je suis simplement las mentalement et épuisé physiquement dit-il le regard fuyant.
- Tu as un problème au boulot ? Tu peux tout me dire tu sais, je suis capable de tout entendre.
- Non, non, je te rassure, tout va bien.
- Comment expliques-tu cet état de délabrement ? Au point de vivre l'un à côté de l'autre et pas l'un avec l'autre ? Plus de câlins, de moments de complicité.
- N'exagère pas, je suis seulement crevé.
- Tu ne m'aimes plus dis-je la gorge serrée ?
- Mais bien sûr que si, voyons. Ôte-toi cette idée de la tête !
- Les yeux dans les yeux, tu m'aimes encore ? Est-ce que tu n'aimes que moi ?
- Mais oui, je t'aime comme au premier jour ! Oui, je n'aime que toi, tu es la seule dans mon cœur. C'est vrai que je ne peux m'empêcher de regarder les autres femmes, surtout si elles sont jolies. Mais ce n'est pas parce que je regarde le menu que je consomme, aussi alléchant soit-il !
- Ton comportement ne correspond pas à ton discours ! Tu sembles plus occupé ailleurs, j'ai l'impression que je ne t'intéresse plus !
- Allons, je t'ai expliqué. Sois patiente. Que veux-tu que je te dise ? Impossible de prouver quelque chose que l'on n'a pas commis !
- Quoi ? Mais n…non, non ! Que vas-tu chercher ? C'est quoi ce délire ?
- Nous ne sortons plus, tu ne veux plus faire l'amour, tu t'éloignes de moi !
- Mais non. Je suis simplement las mentalement et épuisé physiquement dit-il le regard fuyant.
- Tu as un problème au boulot ? Tu peux tout me dire tu sais, je suis capable de tout entendre.
- Non, non, je te rassure, tout va bien.
- Comment expliques-tu cet état de délabrement ? Au point de vivre l'un à côté de l'autre et pas l'un avec l'autre ? Plus de câlins, de moments de complicité.
- N'exagère pas, je suis seulement crevé.
- Tu ne m'aimes plus dis-je la gorge serrée ?
- Mais bien sûr que si, voyons. Ôte-toi cette idée de la tête !
- Les yeux dans les yeux, tu m'aimes encore ? Est-ce que tu n'aimes que moi ?
- Mais oui, je t'aime comme au premier jour ! Oui, je n'aime que toi, tu es la seule dans mon cœur. C'est vrai que je ne peux m'empêcher de regarder les autres femmes, surtout si elles sont jolies. Mais ce n'est pas parce que je regarde le menu que je consomme, aussi alléchant soit-il !
- Ton comportement ne correspond pas à ton discours ! Tu sembles plus occupé ailleurs, j'ai l'impression que je ne t'intéresse plus !
- Allons, je t'ai expliqué. Sois patiente. Que veux-tu que je te dise ? Impossible de prouver quelque chose que l'on n'a pas commis !
Et il me prend dans ses bras, cherche à m'embrasser. Le baiser qu'il me donne a le parfum du baiser de Judas. Ses mensonges et cette lâcheté me font très mal et me laissent le goût amer d'une rancœur d'autant plus vivace que mon humiliation s'accroît.
Plus il cache et nie, et plus mon dégoût pour lui augmente.
Il a voulu me faire l'amour, mais j'ai refusé, ce qui ne lui a pas plu. Cela n'arrange rien direz-vous, mais je me sens incapable d'encore faire semblant, de jouer à l'hypocrite.
---OOO---
Poussée par les encouragements de Hugo, je lance d'autres tentatives.
Malheureusement, toutes sans succès, avec toujours cette saveur amère de la trahison, de l'injustice, du mensonge.
J'essaie de lui plaire, le laisse me caresser, nous nous embrassons mais je sens que tout cela manque de spontanéité, de chaleur voire d'amour. De mon côté en tout cas.
Le courage me manque et, je dois à présent faire le constat que je redoute depuis plusieurs jours : je ressens pour Jérémy plus qu'un peu de tendresse liée à nos quelques années de vie commune et beaucoup de colère pour cette lâcheté.
Un constat d'échec navrant.
En même temps que le rejet de Jérémy croît, l'attirance pour Hugo augmente, selon le principe du vase communicant.
Hugo m'attire de plus en plus, me plaît vraiment et je commence à développer des sentiments pour lui. L'abstinence imposée par cet époux volage me pèse, les jouets et autres plaisirs solitaires finissent par lasser et être insuffisants.
Chaque fois que je retrouve Hugo, mon corps réclame la chaleur du mâle et mon cœur espère la tendresse d'un amoureux.
Vais-je accepter de transgresser mes principes, oublier ma fidélité et ma loyauté à l'égard de Jérémy ? Malgré mon déni, je crains de devoir admettre que mon mariage est derrière moi.
Croire qu'il m'aime encore est utopique malgré ses déclarations, et ses tentatives pathétiques de sexe.
J'en suis convaincue.
Les attraits et les probables exigences de sa maîtresse ne lui permettent sans doute pas d'assurer une double vie. Jérémy, s'il est bien monté, n'est tout de même pas un surhomme, il ne parvient pas à assurer les envies de deux femmes en même temps, tout au moins dans la longueur.
Sans doute est-elle plus douée au lit que moi et l'attrait de l'interdit est un puissant aphrodisiaque. Elle le tient par le bas-ventre, assurément.
Et l'amour dans tout cela ?
Il a fait son choix, je vais faire le mien.
A force de m'inquiéter pour mon mariage et d'espérer un retour, je me suis oubliée et j'ai besoin de savoir si je peux encore plaire, besoin d'être vivante, d'aimer.
Je voudrais me rassurer.
Hugo développe-t-il aussi une attirance à mon égard ? Cette question commence à tourner sérieusement dans ma petite tête. Bon sang pourquoi ai-je été lui dire que je ne voulais pas de rapprochement ?
---OOO---
Une semaine s'écoule et je retrouve Hugo presque tous les jours, toujours au restaurant.
A chaque rencontre, notre complicité se raffermit, et mon attirance pour lui grandit à une allure de TGV.
Mais lui ? Jamais le moindre geste déplacé de sa part, ni la moindre tentative de rapprochement. Il respecte à la lettre mes demandes initiales sans se douter qu'aujourd'hui, j'aimerais un peu de hardiesse.
Je ne suis ni prude ni coincée et j'aime le sexe, mais pas n'importe comment ni avec n'importe qui. Dans l'amour, oui, mais pas dans la luxure.
Elle n'est pas exclue, je ne suis pas totalement coincée, mais pas débridée à faire n'importe quoi, je ne suis pas assez perverse.
Il faudra d'abord créer des liens forts, que l'homme qui m'accompagne soit l'amour de ma vie et qu'il ait une ouverture d'esprit permettant de pimenter notre vie sexuelle. Toujours avec lui, jamais sans lui. Et comme l'alcool, avec modération.
Certes, j'apprécie ce respect, il est vraiment gentleman.
Je m'arrange pour que nos mains s'effleurent, se touchent mine de rien.
Parfois, il recouvre ma main de la sienne, la laissant plus de temps que nécessaire, petits attouchements que je ne refuse évidemment pas, bien au contraire. Je les sollicite même ; mais en douceur, sans forcer, j'ai bien trop peur d'une réaction négative qui ruinerait mes espoirs.
Nos regards deviennent plus accrochés, plus profonds, surtout plus expressifs.
Au travers de mes yeux, je tente de lui lancer le message, lui faire comprendre mon souhait. Lui dire sans parole que j'ai envie de le connaitre plus intimement.
Je crois percevoir chez lui une lueur, une brillance qui témoignent de sentiments amoureux envers moi, enfin j'ai envie de le croire. Je l'espère.
Je vibre, heureuse de sentir qu'un homme puisse m'aimer, me désirer.
Il m'invite à prendre le café chez lui, comme chaque fois.
Avant, je refusais, mais cette fois j'accepte, consciente qu'un pas est franchi. Je ne suis pas gourde au point de ne pas imaginer la suite des événements.
Sortant du restaurant, je n'en peux plus et me retourne vers lui, je me lance, j'ose et je l'embrasse d'abord d'un baiser furtif.
Ensuite, plus appuyé.
Il répond à mon baiser.
Je l'embrasse plus goulument et il m'ouvre les lèvres pour chercher ma langue. Nous jouons, c'est doux.
Abandonnant ce baiser, il me gratifie d'un large sourire
Plus il cache et nie, et plus mon dégoût pour lui augmente.
Il a voulu me faire l'amour, mais j'ai refusé, ce qui ne lui a pas plu. Cela n'arrange rien direz-vous, mais je me sens incapable d'encore faire semblant, de jouer à l'hypocrite.
---OOO---
Poussée par les encouragements de Hugo, je lance d'autres tentatives.
Malheureusement, toutes sans succès, avec toujours cette saveur amère de la trahison, de l'injustice, du mensonge.
J'essaie de lui plaire, le laisse me caresser, nous nous embrassons mais je sens que tout cela manque de spontanéité, de chaleur voire d'amour. De mon côté en tout cas.
Le courage me manque et, je dois à présent faire le constat que je redoute depuis plusieurs jours : je ressens pour Jérémy plus qu'un peu de tendresse liée à nos quelques années de vie commune et beaucoup de colère pour cette lâcheté.
Un constat d'échec navrant.
En même temps que le rejet de Jérémy croît, l'attirance pour Hugo augmente, selon le principe du vase communicant.
Hugo m'attire de plus en plus, me plaît vraiment et je commence à développer des sentiments pour lui. L'abstinence imposée par cet époux volage me pèse, les jouets et autres plaisirs solitaires finissent par lasser et être insuffisants.
Chaque fois que je retrouve Hugo, mon corps réclame la chaleur du mâle et mon cœur espère la tendresse d'un amoureux.
Vais-je accepter de transgresser mes principes, oublier ma fidélité et ma loyauté à l'égard de Jérémy ? Malgré mon déni, je crains de devoir admettre que mon mariage est derrière moi.
Croire qu'il m'aime encore est utopique malgré ses déclarations, et ses tentatives pathétiques de sexe.
J'en suis convaincue.
Les attraits et les probables exigences de sa maîtresse ne lui permettent sans doute pas d'assurer une double vie. Jérémy, s'il est bien monté, n'est tout de même pas un surhomme, il ne parvient pas à assurer les envies de deux femmes en même temps, tout au moins dans la longueur.
Sans doute est-elle plus douée au lit que moi et l'attrait de l'interdit est un puissant aphrodisiaque. Elle le tient par le bas-ventre, assurément.
Et l'amour dans tout cela ?
Il a fait son choix, je vais faire le mien.
A force de m'inquiéter pour mon mariage et d'espérer un retour, je me suis oubliée et j'ai besoin de savoir si je peux encore plaire, besoin d'être vivante, d'aimer.
Je voudrais me rassurer.
Hugo développe-t-il aussi une attirance à mon égard ? Cette question commence à tourner sérieusement dans ma petite tête. Bon sang pourquoi ai-je été lui dire que je ne voulais pas de rapprochement ?
---OOO---
Une semaine s'écoule et je retrouve Hugo presque tous les jours, toujours au restaurant.
A chaque rencontre, notre complicité se raffermit, et mon attirance pour lui grandit à une allure de TGV.
Mais lui ? Jamais le moindre geste déplacé de sa part, ni la moindre tentative de rapprochement. Il respecte à la lettre mes demandes initiales sans se douter qu'aujourd'hui, j'aimerais un peu de hardiesse.
Je ne suis ni prude ni coincée et j'aime le sexe, mais pas n'importe comment ni avec n'importe qui. Dans l'amour, oui, mais pas dans la luxure.
Elle n'est pas exclue, je ne suis pas totalement coincée, mais pas débridée à faire n'importe quoi, je ne suis pas assez perverse.
Il faudra d'abord créer des liens forts, que l'homme qui m'accompagne soit l'amour de ma vie et qu'il ait une ouverture d'esprit permettant de pimenter notre vie sexuelle. Toujours avec lui, jamais sans lui. Et comme l'alcool, avec modération.
Certes, j'apprécie ce respect, il est vraiment gentleman.
Je m'arrange pour que nos mains s'effleurent, se touchent mine de rien.
Parfois, il recouvre ma main de la sienne, la laissant plus de temps que nécessaire, petits attouchements que je ne refuse évidemment pas, bien au contraire. Je les sollicite même ; mais en douceur, sans forcer, j'ai bien trop peur d'une réaction négative qui ruinerait mes espoirs.
Nos regards deviennent plus accrochés, plus profonds, surtout plus expressifs.
Au travers de mes yeux, je tente de lui lancer le message, lui faire comprendre mon souhait. Lui dire sans parole que j'ai envie de le connaitre plus intimement.
Je crois percevoir chez lui une lueur, une brillance qui témoignent de sentiments amoureux envers moi, enfin j'ai envie de le croire. Je l'espère.
Je vibre, heureuse de sentir qu'un homme puisse m'aimer, me désirer.
Il m'invite à prendre le café chez lui, comme chaque fois.
Avant, je refusais, mais cette fois j'accepte, consciente qu'un pas est franchi. Je ne suis pas gourde au point de ne pas imaginer la suite des événements.
Sortant du restaurant, je n'en peux plus et me retourne vers lui, je me lance, j'ose et je l'embrasse d'abord d'un baiser furtif.
Ensuite, plus appuyé.
Il répond à mon baiser.
Je l'embrasse plus goulument et il m'ouvre les lèvres pour chercher ma langue. Nous jouons, c'est doux.
Abandonnant ce baiser, il me gratifie d'un large sourire
- Enfin me dit-il conquis. Et il m'embrasse cette fois intensément.
Je m'accroche à son cou, le regarde.
- Je pense bien que je suis tombée amoureuse de toi.
- Tu penses ? me dit-il. Moi, je suis amoureux de toi et depuis le premier jour où je t'ai rencontré. C'est la première fois de ma vie que je rencontre quelqu'un avec qui je ressens une telle alchimie.
- Tu penses ? me dit-il. Moi, je suis amoureux de toi et depuis le premier jour où je t'ai rencontré. C'est la première fois de ma vie que je rencontre quelqu'un avec qui je ressens une telle alchimie.
Je suis bouleversée, lui prend la tête et l'embrasse à nouveau.
- Et tu ne m'as rien dit ?
- Je ne voulais pas être l'étincelle qui fasse exploser ton mariage.
- Malheureusement, je crains que mon mari s'en soit parfaitement acquitté. Tu es un gentleman Hugo, cela me réconcilie avec la gent masculine. A voir mon mari et ses collègues, j'avais plus l'impression d'être promise aux travaux sexuels.
- Oh, tu exagères !
- Non, crois-moi, j'ai l'impression d'être un objet, un paquet de viande à conquérir et échanger.
- Tu n'aimes pas être désirée ?
- Bien sûr que si, mais il y a une grande différence à être désirée et être un enjeu comme un vulgaire paquet de viande.
- Tu ne fabules pas un peu ?
- Peut-être, mais je sens bien les regards concupiscents de ces mâles avec une lubricité à peine masquée. Et mon mari qui s'enorgueillit en me plaçant sur la scène de cette paillardise, fier, voire arrogant pétri d'autosatisfaction.
- Tout de même, tu y vas un peu fort.
- C'est en tout cas mon impression. Et pour couronner le tout, il me trompe sans le moindre remord ni regret. Un coq sur son fumier. Lamentable. J'ai vraiment manqué de clairvoyance et de lucidité. L'amour rend aveugle dit-on…
- A présent, que vas-tu faire ? me demande-t-il en me caressant les cheveux amoureusement.
- D'abord, aller chez toi et te montrer tout l'amour que j'ai pour toi.
- Excellent plan, j'approuve dit-il en me serrant dans ses bras avec un sourire de conquistador satisfait. Viens.
- Je ne voulais pas être l'étincelle qui fasse exploser ton mariage.
- Malheureusement, je crains que mon mari s'en soit parfaitement acquitté. Tu es un gentleman Hugo, cela me réconcilie avec la gent masculine. A voir mon mari et ses collègues, j'avais plus l'impression d'être promise aux travaux sexuels.
- Oh, tu exagères !
- Non, crois-moi, j'ai l'impression d'être un objet, un paquet de viande à conquérir et échanger.
- Tu n'aimes pas être désirée ?
- Bien sûr que si, mais il y a une grande différence à être désirée et être un enjeu comme un vulgaire paquet de viande.
- Tu ne fabules pas un peu ?
- Peut-être, mais je sens bien les regards concupiscents de ces mâles avec une lubricité à peine masquée. Et mon mari qui s'enorgueillit en me plaçant sur la scène de cette paillardise, fier, voire arrogant pétri d'autosatisfaction.
- Tout de même, tu y vas un peu fort.
- C'est en tout cas mon impression. Et pour couronner le tout, il me trompe sans le moindre remord ni regret. Un coq sur son fumier. Lamentable. J'ai vraiment manqué de clairvoyance et de lucidité. L'amour rend aveugle dit-on…
- A présent, que vas-tu faire ? me demande-t-il en me caressant les cheveux amoureusement.
- D'abord, aller chez toi et te montrer tout l'amour que j'ai pour toi.
- Excellent plan, j'approuve dit-il en me serrant dans ses bras avec un sourire de conquistador satisfait. Viens.
Arrivés chez lui, je découvre un appartement coquet, bien rangé, respirant la sérénité.
Il ne perd pas de temps, et je me laisse faire. Il m'embrasse goulûment.
Mon chemisier m'est retiré en douceur, il veut me découvrir lentement. Mes seins fermes et volumineux sont ôtés de leur poches pour atterrir dans les paumes de ses mains.
Nous nous embrassons amoureusement, nos langues s'enroulent et jouent pendant que je lui retire prestement sa chemise et défait la boucle de sa ceinture.
Son pantalon chute en corolle à ses pieds dévoilant un chapiteau impressionnant. Je plonge la main dans son boxer et caresse l'objet de mes désirs ardents.
Pendant ce temps, Hugo n'est pas en reste. Il a dégrafé mon soutien-gorge libérant totalement mes atouts moelleux, a retiré ma jupe me laissant en petite culotte sage devant lui. Sa main droite abandonne mon sein gauche et descend en douceur vers mon mont de vénus, rencontre ma toison abondante mais soignée et finit par atteindre ma fente devenue une fontaine à cyprine.
Nous nous caressons mutuellement, debout dans le salon, sans un mot mais enveloppé de désir, d'amour, de plaisir partagé. Tous deux, nous profitons de ce moment où l'imagination attise les sens, ou l'espoir d'une suite sublime nous entraine vers le nirvana.
Il me soulève comme une plume et j'accroche les jambes autour de sa taille. Ainsi harnaché, il m'entraîne vers sa chambre et me dépose délicatement sur le lit.
Placé au-dessus de mon corps, je lui retire son boxer et voit son sexe sortir comme un diable de sa boîte, imposant, d'une longueur et d'une largeur moyennes, en tout cas suffisantes pour satisfaire une femme.
C'est maintenant lui qui, dans un geste lent, souhaitant découvrir mon sexe et sa toison de femme, me retire mon dernier rempart protégeant mes trésors.
Sa main caresse ma vulve de haut en bas, doucement. Ses doigts jouent avec les boucles de ma toison pubienne, effleurent l'entrée de mon vagin augmentant encore mes envies. Un doigt rencontre mon bourgeon d'amour et je frémis, traversée par des élans d'extase.
J'en veux plus, et mon bassin se met à monter et descendre recherchant l'attouchement du gland.
Il prend son temps le bougre et je me liquéfie.
Il stoppe ses caresses et je me sens frustrée.
Il me présente son sexe dressé, dur et odorant. Je le prends d'une main, les doigts entourant le mandrin, imprime un léger mouvement qui le fait à son tour gémir de plaisir.
Mon bassin s'est arrêté et c'est à présent le sien qui se met à danser. Mes jambes s'écartent encore plus pour faciliter l'accès à mon antre. Le frottement m'excite, me fait vibrer mais il se contrôle et maintient son pubis contre mon sexe très humide.
A mon tour de le frustrer en me pliant pour que ma bouche atteigne son vit.
Je maintiens la pression sur ce sexe tentant, décalotte pour faire apparaître le prépuce et, doucement, je le lèche.
Il se cabre et apprécie.
Tout en le gardant dans la main, je le lèche consciencieusement, l'enfourne, le masturbe doucement.
- Arrête, je vais venir et ce sera trop vite
Je maintiens néanmoins la cadence lente, guettant les signes d'une jouissance.
Lorsque je sens les spasmes proches, je le lâche, remonte contre lui, l'embrasse et porte ce vit vers l'entrée de mon sexe, caresse mes grandes lèvres puis les petites de ce prépuce dégoulinant de sécrétion mâle.
Je me cambre, appelle l'intromission de mes vœux.
Cette fois, il entre, glisse en moi, me pourfend de son bâton, s'installe profondément. Je feule comme une lionne marquant ainsi mon contentement, ceint sa taille de mes jambes comme pour l'emprisonner, cherche une introduction plus profonde.
Puis, il commence à monter et descendre dans des va-et-vient doux, langoureux et terriblement excitants.
Nous nous embrassons alors qu'il augmente progressivement la cadence.
Abandonnant le baiser, il me regarde, plonge dans mes yeux vitreux pour y puiser les preuves de mon plaisir alors que je suis au bord de l'évanouissement.
Alors, au bout d'un temps qui semble trop court, il s'épanche en moi, grogne sa satisfaction pendant que je crie mon orgasme.
Jamais, même avec Jérémy, je n'avais connu un orgasme aussi puissant, aussi fort au point de ne plus savoir où je suis.
En sueur, il se retire, se couche à mes côtés pour reprendre nos esprits baignés d'une volupté inégalée jusqu'à présent.
Pendant cette union, nous n'avons presque pas parlé, presque uniquement des pressions de mains, de sexe ou des regards enamourés.
Redescendue de mon nuage, je lui dis :
Lorsque je sens les spasmes proches, je le lâche, remonte contre lui, l'embrasse et porte ce vit vers l'entrée de mon sexe, caresse mes grandes lèvres puis les petites de ce prépuce dégoulinant de sécrétion mâle.
Je me cambre, appelle l'intromission de mes vœux.
Cette fois, il entre, glisse en moi, me pourfend de son bâton, s'installe profondément. Je feule comme une lionne marquant ainsi mon contentement, ceint sa taille de mes jambes comme pour l'emprisonner, cherche une introduction plus profonde.
Puis, il commence à monter et descendre dans des va-et-vient doux, langoureux et terriblement excitants.
Nous nous embrassons alors qu'il augmente progressivement la cadence.
Abandonnant le baiser, il me regarde, plonge dans mes yeux vitreux pour y puiser les preuves de mon plaisir alors que je suis au bord de l'évanouissement.
Alors, au bout d'un temps qui semble trop court, il s'épanche en moi, grogne sa satisfaction pendant que je crie mon orgasme.
Jamais, même avec Jérémy, je n'avais connu un orgasme aussi puissant, aussi fort au point de ne plus savoir où je suis.
En sueur, il se retire, se couche à mes côtés pour reprendre nos esprits baignés d'une volupté inégalée jusqu'à présent.
Pendant cette union, nous n'avons presque pas parlé, presque uniquement des pressions de mains, de sexe ou des regards enamourés.
Redescendue de mon nuage, je lui dis :
- Mon amour, tu m'as donné un plaisir incroyable. J'avais oublié ce que faire l'amour procure de bien être, de plaisir. Merci pour cette indescriptible jouissance.
- Tu ne seras plus jamais en manque d'amour, je t'aime Audrey, à en crever.
- Je t'aime aussi.
- Je veux vivre avec toi, te retrouver chaque matin à mes côtés.
- Ce serait magnifique mon chéri.
- Mais tu es mariée malheureusement.
- Oui, en effet. Mais, ne crois-tu pas que ma décision ne soit déjà prise ? J'ai transgressé mes convictions et fait l'amour avec toi, je ne suis pas de celles qui se partagent entre deux ou plusieurs hommes. Aussi, je vais régler le problème de mon futur ex-mari.
- Tu es donc bien décidée ?
- Tu en doutais après ce que nous venons de faire ? Tu me connais tout de même !
- Je l'espérais et tu ne peux me rendre plus heureux.
- A présent, je vais régler le problème de mon futur ex, mais j'ai besoin de toi. Je veux que Jérémy sente le poids de la honte et de la culpabilité.
- Pour autant qu'il n'y ai pas de violence et que la légalité soit respectée, tu peux compter sur moi.
- J'en était certaine. Voici ce que nous allons faire…
- Tu ne seras plus jamais en manque d'amour, je t'aime Audrey, à en crever.
- Je t'aime aussi.
- Je veux vivre avec toi, te retrouver chaque matin à mes côtés.
- Ce serait magnifique mon chéri.
- Mais tu es mariée malheureusement.
- Oui, en effet. Mais, ne crois-tu pas que ma décision ne soit déjà prise ? J'ai transgressé mes convictions et fait l'amour avec toi, je ne suis pas de celles qui se partagent entre deux ou plusieurs hommes. Aussi, je vais régler le problème de mon futur ex-mari.
- Tu es donc bien décidée ?
- Tu en doutais après ce que nous venons de faire ? Tu me connais tout de même !
- Je l'espérais et tu ne peux me rendre plus heureux.
- A présent, je vais régler le problème de mon futur ex, mais j'ai besoin de toi. Je veux que Jérémy sente le poids de la honte et de la culpabilité.
- Pour autant qu'il n'y ai pas de violence et que la légalité soit respectée, tu peux compter sur moi.
- J'en était certaine. Voici ce que nous allons faire…
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Commentaires ()
Pour l’instant, tout est beau de tout les côtés mais l’avenir n’est pas arrivé.
Elle sent que les discussions mèneront à rien donc madame a décidé de laisser tomber les explications et elle choisit d’aller vers l’inconnu. Peut-être aura t’elle raison mais souvenons-nous que “ Qui choisit prend pire”
À suivre.
Au risque de me répéter, j'adore tes récits.