Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mille et une nuits de sexe — Chapitre 8 · Noémie
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mille et une nuits de sexe
Chapitre 8 · Noémie
Olga s'était donnée corps et âme à Lucas, et elle était tout à la fois sa chienne, sa putain et sa concubine. Contrairement à Aneska et à Tina, il pouvait tout lui demander. La femme imbue d'elle-même et méprisante n'existait plus. Seule demeurait la soumise sexuellement comblée. D'ailleurs, reconnaissant ses besoins importants, Lucas se demandait si son attitude précédente ne résultait pas, tout simplement, d'une frustration chronique.
Les semaines s'écoulaient paisiblement. Un jour, le professeur reçut un message de Misato. Elle avait ouvert un petit commerce de fleurs, dans la banlieue de Tokyo, qui marchait plutôt bien et elle avait rencontré un homme avec lequel elle espérait refaire sa vie. En un mot, elle était heureuse. Anetzka, quant à elle, commençait à s'ennuyer. Les frontières du Waddah étaient trop étroites pour elle et l'appel du vaste monde avait pour elle le charme des sirènes.
Un matin, elle demanda à voir Lucas, qui la reçut dans son bureau. Elle se tortillait sur sa chaise, un peu mal à l'aise.
— J' me plaît bien ici, t' sais, mais... comment dire ? Elle cherchait ses mots.
— Tu aimerais voir autre chose.
— Ouais, c'est ça. J'ai pas commencé un' espèce d' tour du monde pour m'enfermer dans un riad. Tu vois c' que j' veux dire ?
— Je vois très bien. Ce que tu essaies de me dire, c'est que tu aimerais bien partir.
— Ben... ouais. C'est vrai que côté cul j' trouverai pas mieux... mais bon... y a pas qu' ça dans ma vie...
— Je ne m'opposerai pas à ton départ si c'est ton souhait. Je vais même te donner un peu d'argent pour continuer ton voyage.
— Cool ! T' es super comme mec. J'te kiffe grave!
— J' me plaît bien ici, t' sais, mais... comment dire ? Elle cherchait ses mots.
— Tu aimerais voir autre chose.
— Ouais, c'est ça. J'ai pas commencé un' espèce d' tour du monde pour m'enfermer dans un riad. Tu vois c' que j' veux dire ?
— Je vois très bien. Ce que tu essaies de me dire, c'est que tu aimerais bien partir.
— Ben... ouais. C'est vrai que côté cul j' trouverai pas mieux... mais bon... y a pas qu' ça dans ma vie...
— Je ne m'opposerai pas à ton départ si c'est ton souhait. Je vais même te donner un peu d'argent pour continuer ton voyage.
— Cool ! T' es super comme mec. J'te kiffe grave!
Et c'est ainsi que la jeune tchèque fit sa valise et quelques jours plus tard reprit la route avec en poche l'argent que lui avait donné Lucas, dont une partie lui avait servi à prendre un billet d'avion pour Bangkok.
Le professeur vit partir la jeune fille avec tristesse. Elle mettait de la vie dans sa maison et, même si elle n'était pas spécialement canon, elle se défendait très bien au lit. Il se disait qu'il allait regretter son caractère « soupe au lait » et ses expressions imagées. Par ailleurs, il se demandait si, finalement, il allait solliciter auprès du secrétaire de l'émir son remplacement ou pas. Il avait déjà largement de quoi s'occuper avec Olga et Tina, cette dernière se révélant particulièrement motivée. D'un autre côté, une nouvelle concubine lui éviterait de tomber dans la routine...
Il en était là de sa réflexion, lorsque lui parvint une invitation de la petite communauté française qui habitait les émirats. Elle était pour la plupart composée d'hommes d'affaires, de commerçants, d'ingénieurs, de fonctionnaires, qui de temps en temps se réunissaient autour d'un buffet pour discuter du pays et de leur vie ici, à Waddah. Titillé par la curiosité, il décida de s'y rendre.
C'était un soir, dans un hôtel situé au cœur de la ville, non loin du palais de l'émir. Lorsqu'il entra dans la salle de réception, il découvrit une cinquantaine de personnes, qui discutaient par petits groupes, de tous âges, hommes et femmes à peu près à parité. Un homme d'une soixantaine d'années, un peu enveloppé, s'avança vers lui.
— Jean Delamare, société Golfeuragaz. Bienvenue dans notre petite communauté. L'émir m'a parlé de vous. Ici vous êtes un héros !
— N'exagérons pas. Je me suis trouvé là au bon moment, au bon endroit.
— N'empêche, tout le monde n'aurait pas eu votre sang-froid ni votre courage. Grâce à vous, ici, les Français sont les bienvenus. Et c'est bon pour nos affaires. Venez, je vais vous présenter à nos amis.
— Jean Delamare, société Golfeuragaz. Bienvenue dans notre petite communauté. L'émir m'a parlé de vous. Ici vous êtes un héros !
— N'exagérons pas. Je me suis trouvé là au bon moment, au bon endroit.
— N'empêche, tout le monde n'aurait pas eu votre sang-froid ni votre courage. Grâce à vous, ici, les Français sont les bienvenus. Et c'est bon pour nos affaires. Venez, je vais vous présenter à nos amis.
M. Delamare entraîna le professeur de groupe en groupe en rappelant à tous son réflexe qui avait sauvé la vie de l'émir. Les hommes le regardaient avec envie, voire jalousie, les femmes avec intérêt...L'une d'entre elles, en particulier, le dévorait des yeux. La cinquantaine, brune aux yeux bleus, une voix de fumeuse, une robe de soirée dont le décolleté plongeant montrait sans équivoque qu'elle ne portait pas de soutien-gorge. Pas mal pour son âge.
— Mylène Cipriani, responsable d'une société d'import-export, chuchota Delamare. Et encore plus bas : une croqueuse d'hommes. Je pense que la quasi-totalité de la communauté masculine y est passée...et même plutôt deux fois qu'une. Sans parler d'un certain nombre de femmes. Elle saute sur tout ce qui bouge et a surtout un penchant pour les petits nouveaux. Alors quand en plus ils sont jeunes et séduisants... mais je ne vous ai rien dit ! Bon je vous laisse faire plus ample connaissance avec nos compatriotes !
Par devers lui, Lucas se dit, en pensant à l'homme d'affaires :
— Alors, si je comprends bien, toi aussi, mon gros, tu te l'ai tapée !
— Alors, si je comprends bien, toi aussi, mon gros, tu te l'ai tapée !
Il s'approcha du buffet et se servit des petits fours salés et de l' eau gazeuse. Du coin de l'oeil il épiait la quinquagénaire, qui, l'air de rien, se rapprochait imperceptiblement, comme une panthère de sa proie. Faisant mine de vouloir se resservir en champagne, elle lui dit :
— C'est la première fois que je vous vois dans notre petit cercle. Si vous étiez déjà venu, je vous aurais remarqué...
— En effet, j'ai eu pas mal d'occupation depuis mon arrivée dans l'émirat et n'ai pas disposé de beaucoup de temps pour mes loisirs...
— Oh, vous savez, ici les loisirs sont très limités.
— C'est la première fois que je vous vois dans notre petit cercle. Si vous étiez déjà venu, je vous aurais remarqué...
— En effet, j'ai eu pas mal d'occupation depuis mon arrivée dans l'émirat et n'ai pas disposé de beaucoup de temps pour mes loisirs...
— Oh, vous savez, ici les loisirs sont très limités.
Se rapprochant pour lui parler dans le creux de l'oreille :
— J'organise, de temps en temps, des petites soirées entre amis... choisis.
Et devant l'air incrédule de son interlocuteur :
— Des petites soirées où l'on se donne du plaisir...
— Ah, je vois !
— J'espère que vous me ferez l'amitié de venir. Ajouta-t-elle d'un air entendu.
— Pourquoi pas ? Répondit-il, sans vouloir s'engager.
Prenant sa réponse pour une acceptation, Mylène lui fit un large sourire découvrant de belles dents carnassières.
— Super ! Vous verrez, vous ne le regretterez pas...
— J'organise, de temps en temps, des petites soirées entre amis... choisis.
Et devant l'air incrédule de son interlocuteur :
— Des petites soirées où l'on se donne du plaisir...
— Ah, je vois !
— J'espère que vous me ferez l'amitié de venir. Ajouta-t-elle d'un air entendu.
— Pourquoi pas ? Répondit-il, sans vouloir s'engager.
Prenant sa réponse pour une acceptation, Mylène lui fit un large sourire découvrant de belles dents carnassières.
— Super ! Vous verrez, vous ne le regretterez pas...
Puis changeant de sujet de conversation:
— Il fait une chaleur incroyable dans ce pays. Depuis que je suis ici, je n'arrive plus à mettre de sous-vêtements ! Et si je pouvais, je me promènerais en permanence complètement nue. Remarquez, c'est ce que je fais dans mon appartement...Tenez, voici ma carte. Appelez-moi. J'y tiens ! Je compte sur vous pour ma prochaine petite fête. À bientôt !
Elle s'éloigna, papillonnant autour d'un groupe de jeunes ingénieurs.
— Il fait une chaleur incroyable dans ce pays. Depuis que je suis ici, je n'arrive plus à mettre de sous-vêtements ! Et si je pouvais, je me promènerais en permanence complètement nue. Remarquez, c'est ce que je fais dans mon appartement...Tenez, voici ma carte. Appelez-moi. J'y tiens ! Je compte sur vous pour ma prochaine petite fête. À bientôt !
Elle s'éloigna, papillonnant autour d'un groupe de jeunes ingénieurs.
— La Cipriani vous a invité à sa prochaine partouze ? Fit une voix moqueuse dans le dos du professeur.
Il se retourna:
— Comment le savez-vous ?
— Oh ce n'est pas difficile à deviner ! Dès qu'un jeune et séduisant nouveau débarque, elle met le grappin dessus !
— Vous êtes ?
— Pardon, je suis arrivée en retard et ne me suis pas présentée : Noémie Legrand, journaliste. Vous êtes Lucas Delvaux, n'est-ce pas? Tout le monde parlait de vous ici, il y a quelques mois...
Il se retourna:
— Comment le savez-vous ?
— Oh ce n'est pas difficile à deviner ! Dès qu'un jeune et séduisant nouveau débarque, elle met le grappin dessus !
— Vous êtes ?
— Pardon, je suis arrivée en retard et ne me suis pas présentée : Noémie Legrand, journaliste. Vous êtes Lucas Delvaux, n'est-ce pas? Tout le monde parlait de vous ici, il y a quelques mois...
La femme pouvait avoir une petite trentaine d'années environ, blonde, les yeux gris-bleus, plutôt jolie. Elle portait une mini-jupe en jean, un polo et des baskets. Sa queue de cheval dégagerait son visage ovale d'où émanait une certaine gaieté naturelle.
— Enchanté. Pour quel journal travaillez-vous ?
— Pour plusieurs, mais principalement pour "Le globe international". En fait, je ne suis pas reporter, j'écris des articles de société sur le Moyen-Orient. Je suis basée ici, à Waddah mais me déplace dans toute la péninsule arabique. Actuellement, chaque mois, je fais le portrait d'un Français qui travaille dans les émirats. C'est aussi l'occasion de mettre en lumière le choc des cultures. D'ailleurs... je me demandais si...
— Enchanté. Pour quel journal travaillez-vous ?
— Pour plusieurs, mais principalement pour "Le globe international". En fait, je ne suis pas reporter, j'écris des articles de société sur le Moyen-Orient. Je suis basée ici, à Waddah mais me déplace dans toute la péninsule arabique. Actuellement, chaque mois, je fais le portrait d'un Français qui travaille dans les émirats. C'est aussi l'occasion de mettre en lumière le choc des cultures. D'ailleurs... je me demandais si...
Lucas la voyait venir.
— Ne me dites pas que vous êtes venue ici ce soir pour me proposer de faire mon portrait ?
— Ben..en fait, si...Répondit-elle piteusement. Devant son air déconfit, le professeur éclata de rire. Soulagée, elle fit de même. Il lui tendit sa carte.
— Tenez, voici mon adresse et mon numéro de mobile. Mercredi prochain, en début de matinée avant qu'il ne fasse trop chaud, cela vous convient?
— Parfaitement ! En attendant, faites attention à vous...il y a des cougars qui rôdent par ici ! Il partagèrent à nouveau un rire complice.
— À mercredi !
— Ne me dites pas que vous êtes venue ici ce soir pour me proposer de faire mon portrait ?
— Ben..en fait, si...Répondit-elle piteusement. Devant son air déconfit, le professeur éclata de rire. Soulagée, elle fit de même. Il lui tendit sa carte.
— Tenez, voici mon adresse et mon numéro de mobile. Mercredi prochain, en début de matinée avant qu'il ne fasse trop chaud, cela vous convient?
— Parfaitement ! En attendant, faites attention à vous...il y a des cougars qui rôdent par ici ! Il partagèrent à nouveau un rire complice.
— À mercredi !
Noémie quitta l'hôtel. Avant de partir à son tour, Lucas décida de passer aux toilettes. Alors qu'il était en train de vider sa vessie, il lui sembla entendre, du côté des femmes, des bruits bizarres. Il se rapprocha et il se confirma qu'il s'agissait de gémissements. Soudain, une voix caractéristique, grave et rauque, laissa échapper :
— Oh oui, baise-moi, fourre-moi bien complètement!
— Tiens prends ça, vieille salope! Han! Han! Han!
Décidément, la réputation de Mylène n'était pas usurpée !
— Oh oui, baise-moi, fourre-moi bien complètement!
— Tiens prends ça, vieille salope! Han! Han! Han!
Décidément, la réputation de Mylène n'était pas usurpée !
Le mercredi matin, ponctuelle, Noémie se présenta au riad. Elle s'était légèrement maquillée et portait une robe bleue à grandes fleurs. Ses cheveux lâchés lui donnaient un air encore plus juvénile. Le professeur l’accueillit par un chaleureux :
— Bienvenue dans ma modeste demeure !
La jeune femme était impressionnée par les dimensions et le confort de la propriété. Avant d'entrer dans le vif du sujet, il la lui fit visiter.
— Bienvenue dans ma modeste demeure !
La jeune femme était impressionnée par les dimensions et le confort de la propriété. Avant d'entrer dans le vif du sujet, il la lui fit visiter.
Une fois dans le bureau, elle lui posa de nombreuses questions, enregistrant l'entretien, notamment sur la présence des concubines.
— C'est un peu moyenâgeux, comme pratique, vous ne trouvez pas?
— À vrai dire, cela ne choque personne, ici. C'est une manière d'organiser la vie où chacun trouve son compte. Les femmes sont libres d'accepter ou de refuser ce statut qui leur assure la sécurité. Et, poursuivant:
— D'ailleurs deux de mes concubines sont parties, avec un pécule pour les aider à refaire leur vie ou pour continuer à voyager. La monogamie est une convention occidentale, finalement hypocrite car chacun sait que la fidélité est assez peu respectée...du côté des hommes comme des femmes. Ce qui revient, de fait, à une certaine forme de polygamie.
— C'est un peu moyenâgeux, comme pratique, vous ne trouvez pas?
— À vrai dire, cela ne choque personne, ici. C'est une manière d'organiser la vie où chacun trouve son compte. Les femmes sont libres d'accepter ou de refuser ce statut qui leur assure la sécurité. Et, poursuivant:
— D'ailleurs deux de mes concubines sont parties, avec un pécule pour les aider à refaire leur vie ou pour continuer à voyager. La monogamie est une convention occidentale, finalement hypocrite car chacun sait que la fidélité est assez peu respectée...du côté des hommes comme des femmes. Ce qui revient, de fait, à une certaine forme de polygamie.
Même si elle ne semblait pas totalement convaincue, la journaliste mena consciencieusement son interview. Pour autant, elle était troublée par l'aisance et le charisme de l'homme. Sans se l'avouer, elle était sous le charme. Et lorsqu'il lui proposa de partager son repas du midi, elle accepta avec enthousiasme.
Ils firent plus ample connaissance. Lucas apprit que la jeune femme avait vingt-neuf ans et qu'elle était parisienne d'origine, comme lui. Après l'école de journalisme de Lille, elle avait passé trois ans comme reporter en Chine, pour y couvrir notamment la crise de la covid dix-neuf. Depuis deux ans, elle était journaliste indépendante au Moyen-Orient pour le compte de divers magazines. Elle avait un vague copain en France qu'elle revoyait de temps en temps, mais rien de sérieux. Elle privilégiait les rencontres impromptues.
Concernant la communauté française du Waddah, elle précisa:
— Je ne suis pas à l'aise dans ce microcosme où tout le monde surveille tout le monde et où circulent en permanence des ragots. Je préfère rester à l'écart même si cela ne plaît pas à certains. Je n'ai pas de conseil à vous donner mais méfiez-vous de ce panier de crabes.
— Oui, c'est un peu l'impression que j'ai eue la dernière fois. Ne vous inquiétez pas pour moi, je serai sur mes gardes.
— Je ne suis pas à l'aise dans ce microcosme où tout le monde surveille tout le monde et où circulent en permanence des ragots. Je préfère rester à l'écart même si cela ne plaît pas à certains. Je n'ai pas de conseil à vous donner mais méfiez-vous de ce panier de crabes.
— Oui, c'est un peu l'impression que j'ai eue la dernière fois. Ne vous inquiétez pas pour moi, je serai sur mes gardes.
Visiblement, le courant passait entre eux. Leurs points de vue concordaient à cent pour cent sur leurs compatriotes et sur un certain nombre d'autres sujets. Ils décidèrent de se revoir.
Une semaine plus tard, Lucas reçut un appel téléphonique.
— Bonjour Lucas, Mylène, à l'appareil.
— Bonjour Mylène.
— Il faut que je vous gronde ! Vous deviez m'appeler ! Bon...est-ce-que après demain soir vous êtes libre, pour participer à une de mes petites fêtes dont je vous ai parlé?
— Qui sera là?
— Eh bien le couple Ducasse, le couple Steiner, le jeune Dampierre qui vient d'arriver et Sybille Hermont. Si vous venez nous serons quatre hommes et quatre femmes... ce sera parfait pour nous échanger. Ah, petite précision, le couple Steiner est SM, madame étant domina.
— Merci, Mylène, mais pas cette fois-ci, j'ai pris un autre engagement...
— Ne me dites pas que c'est avec cette petite cruche de journaliste ?
Comment avait-elle pu savoir? Ou avait-elle juste lancé le nom, comme cela, au hasard ? Lucas se dit que, décidément, tout se savait dans ce petit monde des expatriés.
— Bonjour Lucas, Mylène, à l'appareil.
— Bonjour Mylène.
— Il faut que je vous gronde ! Vous deviez m'appeler ! Bon...est-ce-que après demain soir vous êtes libre, pour participer à une de mes petites fêtes dont je vous ai parlé?
— Qui sera là?
— Eh bien le couple Ducasse, le couple Steiner, le jeune Dampierre qui vient d'arriver et Sybille Hermont. Si vous venez nous serons quatre hommes et quatre femmes... ce sera parfait pour nous échanger. Ah, petite précision, le couple Steiner est SM, madame étant domina.
— Merci, Mylène, mais pas cette fois-ci, j'ai pris un autre engagement...
— Ne me dites pas que c'est avec cette petite cruche de journaliste ?
Comment avait-elle pu savoir? Ou avait-elle juste lancé le nom, comme cela, au hasard ? Lucas se dit que, décidément, tout se savait dans ce petit monde des expatriés.
Le soir venu, Noémie et Lucas dînèrent dans le patio. La lumière se retirait doucement et la chaleur de la journée était peu à peu remplacée par une douceur bienvenue. Les parfums des fleurs s’exhalaient délicatement, tandis que la fontaine faisait entendre son subtile murmure, créant une intimité propice aux confidences.
La jeune femme avait mis une élégante robe de soirée rouge qui laissait deviner en transparence ses seins libres et de jolies sandales de corde. À ses oreilles pendaient des boucles en turquoise et à son poignet gauche brillait un bracelet en or. D'elle émanait un parfum où perçaient l'ambre, le jasmin et la bergamote. Ses yeux étaient mis en valeur par un discret maquillage et ses lèvres réhaussées de rouge. Le professeur la trouvait particulièrement désirable et il remarqua la sensualité de sa voix dont elle savait parfaitement moduler la musicalité. Manifestement, elle sortait le grand jeu pour le séduire.
Ils mangèrent avec appétit, burent une bouteille de bon vin, plaisantèrent et rirent beaucoup, se confièrent quelques secrets de leur vie passée. Tout en discutant leurs yeux se faisaient la cour, leurs mains s'effleuraient, leurs pieds se caressaient. Puis, après le dessert, un silence complice s'installa entre eux. La nuit les protégeait de son large manteau et leurs désirs vibraient à l'unisson. Plus rien ne comptait, ils étaient seuls au monde.
Prenant Noémie par le bras, Lucas l'amena s'asseoir sur le banc de pierre. Dans l'ombre, il entendait le souffle de sa respiration. Elle posa sa main sur la cuisse du professeur. Il sentait la douceur et la chaleur des doigts à travers l'étoffe et commençait peu à peu à bander. Saisissant cette main, il la fit remonter lentement jusqu'à son sexe pour qu'elle le sente gonfler se rigidifier. Elle ne la retira pas, se pencha, vers lui et chuchota :
— Embrasse-moi, j'ai très envie de toi.
— Embrasse-moi, j'ai très envie de toi.
Il s'approcha des lèvres entrouvertes et y glissa sa langue. Il fouilla d'abord avec précaution puis de plus en plus impérieusement cette bouche qui s'abandonnait. Noémie le saisit par le cou et se colla à lui. Il pouvait sentir ses seins frémissants contre sa poitrine. Déboutonnant le haut de la robe, il en fit sortir les deux trésors doux et fermes dont il avait terriblement envie. Les pointes dressées étaient un appel à la sensualité. Il les lécha avec une infinie douceur, portant leur excitation à son paroxysme.
La tête rejetée en arrière, les yeux fermés, la jeune femme savourait chaque coup de langue sur ses tétons et chacun de ses gémissements était une incitation à toujours plus de plaisir. Sa voix dégageait un érotisme inouï et jamais Lucas n'avait fait l'amour avec une femme produisant des notes aussi voluptueuses. Il lécha et suça ses deux fruits magnifiques pendant de longues minutes procurant à Noémie une gamme de sensations d'une intensité exceptionnelle.
S'agenouillant face à elle, il acheva d'ouvrir complètement la robe, enleva le string qui protégeait les derniers secrets de la jeune femme. Son sexe était déjà trempé et les petites lèvres palpitaient au milieu d'une touffe de poils blonds. Avançant son visage, le professeur huma l'odeur qui s'en dégageait. C'était un parfum de femme envoûtant, enivrant, une fragrance unique et mystérieuse qui exacerbait ses désirs et portait son érection à son comble.
Il déposa, comme autant de papillons, une myriade de légers baisers sur le triangle intime de Noémie qui se sentait peu à peu happée par les flots de la jouissance. Aux baisers succédèrent de subtils coups de langue qui provoquèrent des vagues de frissons et de décharges électriques dans tout le corps de la journaliste. Elle était soumise à l'attente de chaque attouchement qui libérait en elle un plaisir nouveau.
— Prends-moi, mon amour ! Laissa-t-elle échapper.
Allongeant la jeune femme sur le banc, il lui remonta les cuisses au niveau du visage, dégageant ainsi totalement sa vulve, ouvrit sa braguette et enfonça lentement sa verge dans le vagin grand ouvert. Elle l'accueillit en elle avec soulagement. Ce sexe d'homme chaud et dur faisait frémir ses parois internes de douces vibrations. Une incroyable alchimie se mettait en place. Dans une harmonie parfaite, les sexes s'épousaient en un rythme unique. Comme s'ils se connaissaient depuis toujours, leurs corps s'unissaient pour n'en faire qu'un.
Allongeant la jeune femme sur le banc, il lui remonta les cuisses au niveau du visage, dégageant ainsi totalement sa vulve, ouvrit sa braguette et enfonça lentement sa verge dans le vagin grand ouvert. Elle l'accueillit en elle avec soulagement. Ce sexe d'homme chaud et dur faisait frémir ses parois internes de douces vibrations. Une incroyable alchimie se mettait en place. Dans une harmonie parfaite, les sexes s'épousaient en un rythme unique. Comme s'ils se connaissaient depuis toujours, leurs corps s'unissaient pour n'en faire qu'un.
Le temps était suspendu ; ce moment de grâce les enveloppait dans une parenthèse d'éternité. Lucas parvenait parfaitement à contrôler son éjaculation. Il put ainsi donner le cadeau d'orgasmes multiples à sa partenaire, avant de s'autoriser à jouir. Ils finirent le reste de la nuit dans la chambre de Lucas, ivres de désir et de plaisir, ne s'endormant enfin qu' au petit matin, épuisés et heureux.
Lorsque Noémie fut partie, Lucas se rendit compte à quel point il était troublé. Cette rencontre et la nuit d'amour qui avait suivi le laissaient désorienté. Sa vie, jusqu'ici faite de certitudes, pourrait bien basculer et prendre un nouveau tournant. Serait-ce le grand amour ? Lucas ne l'excluait pas.
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Commentaires ()
Très belle histoire.
Je pensais qu'elle tournerait un peu en rond avec son Harem.
Je me suis bien trompé.
Un peu de sexe hard de l'empathie et vous ouvrez d'autres voix avec ce dernier épisode.
En bref j'ai adoré et encore mille mercis de penser à faire une suite.
Belle histoire d’amour en devenir
Vivement la suite