La femme sans main
Chapitre 1 · La curiosité est un merveilleux défaut
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✦ Silvio P La femme sans main XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

La femme sans main — Chapitre 1 · La curiosité est un merveilleux défaut

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Silvio P
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La femme sans main

Chapitre 1 · La curiosité est un merveilleux défaut

I
Quand elle avait vu son nom dans l'organigramme des filiales du groupe, c'est peu dire qu'elle fut surprise. Comment le garçon qu'elle avait connu au lycée avait-il pu, à peine dix ans plus tard, accéder à ce poste de direction convoité ? Elle se souvenait d'un adolescent qui l'avait, de prime abord, attiré par son physique avantageux et son allure énigmatique mais très vite, elle avait compris que l'écart de condition interdisait toute relation avec lui. Elle la fille de bonne famille, aussi brillante que séduisante et qui éclaboussait de sa supériorité tout le lycée, n'avait rien à faire avec un garçon plutôt taciturne, élève médiocre et camarade terne. Elle l'avait snobé comme le reste de ses camarades pour se focaliser sur les lycéens de son niveau.
Elle avait logiquement enchainé sur des études éblouissantes, concentrée pleinement sur son avenir et sa carrière, sacrifiant tout pour arriver à ce poste de direction : DRH d'un grand groupe industriel français, comptant plusieurs dizaines de milliers de salariés dans ses nombreuses filiales. Elle s'était promise d'entamer son mandat par de fréquentes visites de terrain et lorsqu'elle lut son nom à la tête de l'une des principales filiales, elle fut interloquée au point de décider sur le champ que ses visites en province débuteraient par la filiale qu'il dirigeait.
Elle prit le TGV un vendredi matin, direction le sud et fut accueillie comme il se devait par l'ensemble de l'encadrement. Ils se reconnurent immédiatement, moins de dix ans s'étant écoulés depuis leur bac. Ils se signalèrent très vite le plaisir respectif et plus ou moins réel qu'ils éprouvaient à se retrouver là et enchainèrent par une visite en règle de l'entreprise et une série de réunions. Parce qu'elle avait prévu de passer le week-end dans la région et que la curiosité la dévorait - comment un être aussi médiocre avait pu en si peu de temps accéder à ce poste enviable ? - elle lui proposa de se retrouver le soir même dans un bar de la ville pour évoquer le bon vieux temps. A sa grande surprise, il accepta avec enthousiasme et lui suggéra un lieu où dit-il, « on ne serait pas dérangés ».
II
Elle arriva avec moins de retard qu'elle ne l'eut voulu mais l'envie de savoir le fin mot de cette carrière étonnamment fulgurante était trop forte. Elle l'aperçu au fond de la salle, dans une de ces alcôves à 1 table et deux banquettes qui effectivement leur assurerait sinon de l'intimité, du calme pour discuter. Le bar était assez animé mais les tables proches d'eux étaient vides, à l'exception de l'une d'entre elles où une jeune femme, étudiante probablement, travaillait sur un ordinateur. L'étudiante jeta un bref coup d'oeil à la femme lorsqu'elle passa devant elle pour rejoindre son rendez-vous. Son regard s'attarda sur l'allure de la femme, élégante et terriblement sensuelle, et elle ne put s'empêcher de juger le contraste assez violent avec l'homme qui manifestement avait rendez-vous avec elle. Elle se dit que ce n'était sans doute pas un rendez-vous galant et se replongea dans son écran d'ordinateur.
L'homme avait lui aussi un ordinateur déployé devant lui et semblait plutôt lire ou regarder des images. Quand la femme arriva à sa table, elle déposa son manteau sur la banquette en face de lui et fit mine de vouloir s'y installer. Il l'arrêta et lui proposa de venir s'installer à côté de lui pour, montrant son ordinateur, qu'il lui présente le document qu'il n'avait pu trouver l'après-midi même lors d'une réunion et sur lequel il avait, enfin, remis la main. Elle s'installa donc sur sa droite et il se lança aussitôt dans un laïus à propos d'accidentologie sur les chaines de production qu'elle écouta poliment. Ils s'étaient petit à petit collés l'un à l'autre et quand il eut terminé, elle le remercia et décida de rester ainsi, estimant cette proximité favorable à l'obtention d'une confession. Ils levèrent donc les verres qui attendaient depuis 10 bonnes minutes qu'on s'intéresse à eux et trinquèrent à leurs retrouvailles.
Elle l'interrogea sur son parcours et bien qu'il fut étonnamment brillant, il restait évasif et peu enthousiaste quant à son cursus. Pourtant, dit-elle, il y avait de quoi être fier ! Elle ne put s'empêcher d'être honnête et de lui dire qu'elle gardait le souvenir d'un lycéen « effacé », délicate métaphore, qu'elle ne s'attendait pas à retrouver en si belle position. Et prenant une voix trop douce, elle lui demanda quel était son secret. Comment avait il pu franchir aussi vite les étapes ardues des classes préparatoires, grandes écoles, embauche et progression au sein d'un grand groupe ? Avait-il donc un super-pouvoir demanda-t'elle dans un éclat de rire.
Il la regardait parler avec un air qui exprimait d'avantage la patience que l'intérêt. Il se doutait depuis l'invitation qu'elle avait pour moteur la curiosité pure de son ancienne camarade de classe, curiosité née de la remise en question de son système de valeurs et de la stabilité sociale qu'elle pensait gravés dans le marbre. Elle s'arrêta brutalement de parler et le fixa sans bienveillance, son sourire ne masquant pas son exigence de réponse.
Sa tournant franchement vers elle et prenant le temps d'admirer son beau visage et le décolleté qu'elle mettait sous ses yeux, il dit avec calme : c'est assez simple en réalité. Je contrôle les mains des gens. C'est très pratique et cela permet d'obtenir bien des choses.
III
Elle le regarda interloquée, puis elle regarda ses mains qui gisaient sur la table, la droite tenant son téléphone portable. Elle tenta de le soulever mais ses mains ne répondirent pas et ne bougèrent pas d'un millimètre.
Elle lui adressa un regard paniqué, réussissant toutefois à garder suffisamment de calme pour lui lancer :
Qu'est ce que c'est que ces conneries !? Arrête ça tout de suite ou je m'en vais !
Aucune chance.
Outrée par la menace, elle fit mine de se lever mais ses mains agrippèrent le bord de la table avec force et elle ne put décoller ses fesses de la banquette. Elle se laissa retomber sur le dossier, les mains toujours solidement cramponnées à la table et plongea son regard dans celui de l'homme.
Je te conseille de me laisser partir maintenant ! N'oublie pas que je suis ta supérieure et que ce que tu fais est certainement illégal.
Tu m'as posé une question et je ne fais qu'y répondre. Sitôt que je serai bien sûr que tu auras compris comment j'en suis arrivé là, je le laisserai partir.
La scène, passablement animée, avait attiré l'attention de l'étudiante qui leva les yeux sur eux. Voyant le regard noir de la femme elle prit un air interrogateur. Avait-elle un souci avec cet homme ? Consciente des risques pour sa réputation, la femme décida d'adresser un petit sourire rassurant à l'étudiante. Qu'elle ne s'inquiète pas, tout allait bien. L'étudiante replongea dans son travail.
Et maintenant ? Demanda la femme.
Et maintenant ? Dit-il. Et bien c'est simple, je vais moi aussi assouvir ma curiosité. J'étais amoureux de toi au lycée, comme tout le monde. Mais tu étais si lointaine, si inaccessible, si peu humaine pour nous autres pauvres mortels. Je me demandais si tu étais capable d'amour, ou même simplement de jouissance physique. De te laisser aller. De jouir tout simplement. Je crois que oui et on va vérifier.
Pour la première fois de sa vie, la femme était dans une situation qui lui échappait à 100%. C'était très angoissant mais elle se surprit à éprouver, une fois de plus, de la curiosité. Elle ne sentait aucun danger pour sa santé et se demandait ce qu'elle allait être capable de faire.
IV
L'homme adopta une voix posée et autoritaire. Maintenant dit-il, tu vas lâcher la table de ta main droite et la poser sur ton entrejambe. La main obéit instantanément et vint se poser sur la fermeture-éclair de son jean. Par réflexe, elle sera les jambes mais la main insista. Son contact était surprenant, c'était comme si toute sensibilité avait disparu de son poignet aux bouts des doigts. La sensibilité de son sexe par contre en était décuplée lui semblât-il. Et sans réellement le vouloir, elle écarta doucement les jambes pour que ses doigts puissent frotter délicatement son clitoris au travers du pantalon. Elle ferma brièvement les yeux, tenta de lutter contre le plaisir qui montait mais le combat était perdu d'avance. Comment résister à sa propre main qui avait la connaissance de sa propre anatomie et les sensations d'un tiers voluptueux tout entier consacré à votre plaisir ?
Sans même qu'elle la voit, sa main gauche était à son tour descendu sous la table pour dégrafer son jean et l'entrouvrir. Sa main droite s'engouffra dans la brèche et, passant sous sa culotte, envoya le majeur s'occuper de son clitoris. Il le massa d'abord délicatement et la femme eut bien du mal à retenir les premiers gémissements. Elle s'avachit sans retenu dans le canapé et accéléra le rythme à l'entrée de sa chatte. Elle descendit deux doigts qu'elle rentra puissamment dans son vagin tout en continuant à exciter son clito avec sa paume de main. Les mouvements étaient si précis, parfaitement dosés qu'elle sentit la chaleur envahir tout son corps. Elle sentit alors sa main gauche qui déboutonnait son corsage pour venir caresser son sein droit. Ses propres mains se comportaient à la fois comme des étrangères et en même temps comme si elle connaissaient parfaitement ses envies et ses sensibilités érogènes.
Les mouvements ralentirent et lui offrirent un peu de répit. Reprenant ses esprits, elle vit que l'étudiante la regardait avec un sourire intrigué. De sa place elle en devait pas voir grand chose mais les indices étaient suffisamment nombreux pour qu'elle devine ce qu'il se passait. Cela n'inquiéta pas la femme qui sembla soudain se souvenir de l'existence de son ex camarade de classe. Elle tourna la tête de son côté et le vit qui l'observait avec attention. Haletante, elle demanda pour la deuxième fois : Et maintenant ?
La réponse arriva une nouvelle fois par ses mains, hors de contrôle. Elles retrouvèrent toutes deux l'air libre et la femme en profita pour se redresser sur la banquette. La main gauche pris la direction du jean de l'homme et, aidée de la droite, le déboutonna de haut en bas. La femme regarda l'homme avec une colère mâtinée de défi. Les mains sortir le sexe de l'homme, bandé à bloc par la scène de masturbation à laquelle il venait d'assister. Elle commença à le branler de la main droite et l'homme se colla à elle pour lui faciliter les mouvements. Elle n'esquissa aucun mouvement de recul et semblait trouver la situation presque normale. Elle observait avec curiosité ces mains qui faisaient ce qu'elles voulaient, masturbant en expertes la queue de son ancien camarade. L'homme semblait d'ailleurs gouter l'exercice car il avait passé le bras droit autour de son épaule et laissait sa tête partir en arrière, les yeux clos.
Sa main adoptait un rythme lent et des mouvements amples sur le sexe de l'homme, son pouce caressant à chaque aller-retour la pointe de son dard. Sa main semblait accomplir des merveilles à en juger par la réaction de l'homme, merveilles qu'elle eut été incapable d'accomplir de sa propre initiative. Elle observait donc ses mains travailler avec curiosité. Sa main gauche n'était pas en reste et avait trouvé sa mission sous les testicules de l'homme, tantôt les massant délicatement, tantôt les caressant par dessous de la paume de la main.
Ses mains interrompirent brusquement leur travail et la femme en fut presque contrariée. Elle releva les yeux vers l'homme, interrogative, mais ne trouva comme seule réponse que son regard fixé derrière elle. Elle tourna la tête et découvrit l'étudiante qui s'était approchée. Elle avait depuis longtemps compris ce qui se passait à cette table et la beauté du couple l'avait attirée. Elle le leur dit simplement et demanda tout aussi simplement si elle pouvait s'assoir à côté d'eux. Pour seule réponse, ils se décalèrent sur la banquette pour lui laisser la place de poser ses petites fesses.
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Ced67220
23 novembre 2023 à 20:46
Super excitant et génial bravo vivement la suite
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Photo de profil de Pierre771
Pierre771
18 novembre 2023 à 14:39
Sans même qu'elle la "voie"
La faute de syntaxe a manifestement échappé à l'automate...
Amusante histoire, enfin je dis amusante...
Moi, ce que j'adore, ce sont tous ces gens brillants qui évoluent dans les Etats-Majors de grands groupes après être passés par les classes préparatoires, les grandes écoles, etc
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Photo de profil de rechabual
rechabual
18 novembre 2023 à 14:31
Beaucoup de sensualité avec une bonne dose de perversion, agréable à lire !
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rechabual
18 novembre 2023 à 14:24
Beaucoup de sensualité avec une bonne dose de perversion, agréable à lire !
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Utilisateur supprimé
17 novembre 2023 à 21:15
C'est assez troublant comme histoire on va attendre la suite
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