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✦ Grenade Un pas de côté XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Un pas de côté — Chapitre 7

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Grenade
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Un pas de côté

Chapitre 7

Il avait été clair dans mon esprit, dès que l'idée m'en était venu, que cette incartade dans les toilettes de notre lieu de formation serait un événement exceptionnel. Il n'y avait pas des journées portes ouvertes tous les quatre matins, et j'étais toujours aussi fermement décidé à ne pas aller chez Théo et à ce que notre liaison se déroule dans des lieux publics, qu'elle reste l'espèce d'accident involontaire que je me figurais qu'elle était. En planifiant notre baise dans les toilettes, j'avais déjà dérogé à cette règle, et je n'avais pas l'intention de recommencer de sitôt.
Je compris très vite, cependant, que je m'étais lourdement trompé, et que cette soirée allait tout changer entre Théo et moi. Pour une fois, cela ne vint pas de moi et de ma faiblesse face à mon amant, mais bien de lui. Dès le lendemain, il commença à m'écrire, m'envoyant des petits SMS pour savoir si j'étais bien rentré d'abord, puis le lendemain pour me demander comment j'allais. Je répondis au premier rapidement, au second avec un petit délai. Au troisième message, je compris que les choses étaient en train de déraper sérieusement et le laissai sans réponse.
Le lundi, je tentais de mettre les choses au clair, et l'abordai dans la cour, pendant une de ses pauses clopes. Il me vit arriver avec un sourire, et j'eus le coeur serré de devoir lui être désagréable. Après les salutations et quelques échanges banals, j'en vins au vif du sujet.
— Écoute, je voulais te reparler de tes messages. C'est super gentil d'avoir voulu vérifier que j'étais bien rentré, et pas de souci pour que tu m'écrives pour ça. Mais on ne peut pas commencer à s'écrire trop souvent...
Il me regarda d'un air blessé qui m'étonna et me peina. Je repris.
— Tu sais que je ne veux pas prendre le risque avec mon mec.
Sa bouche se tordit de dépit. Il y eut un silence, puis d'un ton sec :
— OK. J'aurais dû m'en douter.
— Je suis désolé.
Je l'étais vraiment. Moi qui avait l'habitude d'être celui qui lui courait après comme un petit chien, voilà que je devais le repousser. J'ajoutai :
— Ça ne veut pas dire que je veux qu'on arrête ou...
Il me coupa brusquement.
— Non mais c'est bon, j'ai compris. Pour me sucer la queue dans des chiottes de bar, tu es à genoux avant même que j'ouvre ma braguette, mais pour échanger trois mots pour savoir comment ça va, là y a plus personne.
Il était tellement amer que j'en restais abasourdi. Il tira une taffe de sa cigarette et reprit :
— J'imagine que ça veut aussi dire que vendredi, c'était une fois comme ça ? Pour le fantasme ? C'est quoi ton truc en fait, ça t'excite de faire grimper dans des endroits publics c'est ça ? T'en as quelque chose à foutre, au moins, que ce soit moi ou un autre ? Parce que si non, t'as qu'à aller dans des backrooms avec une cagoule, et crois moi que t'auras un paquet de queues à pomper.
J'étais toujours muet devant sa violence et sa vulgarité, qui à mes yeux sortaient de nulle part. Incapable de répondre, la gorge nouée, je tendis le bras pour lui saisir doucement le poignet.
— Théo...
Je ne réussis pas à en dire plus. A ma plus grande surprise, j'étais au bord des larmes. Je réalisais soudain que je risquais de le perdre, qu'avoir un mec et un amant pour satisfaire tous mes désirs étaient sans doute une illusion qui ne pouvait pas durer. Il ne me regarda pas dans les yeux, mais ne retira pas sa main non plus. Quand il ouvrit de nouveau la bouche, il avait toujours un ton dur, mais plus calme.
— C'est bientôt la fin de notre formation. Dans deux mois, c'est fini, on part chacun de notre côté. Ça veut dire qu'à ce moment là, nous c'est fini aussi ? Salut, bye, sympa de t'avoir connu ? J'ai pas envie d'être qu'un divertissement pour toi, Benjamin.
— On trouvera une solution...
Ma voix tremblait. J'avais moi aussi conscience de l'échéance qui approchait, mais je m'étais toujours figuré que les choses s'arrangeraient toutes seules, d'une façon ou d'une autre, comme elles avaient commencé - du moins à mes yeux. Je repris :
— T'es pas qu'un divertissement. J'ai pas envie de te perdre, j'ai pas envie d'aller me "faire grimper" par d'autres mecs, comme tu dis, et j'ai pas envie que ça s'arrête dans deux mois. J'ai envie de toi, je veux qu'on continue ce qu'on a.
Je fis une brève pause.
— Mais t'as toujours su que je pouvais pas te donner plus, et j'ai toujours été clair là-dessus. S'il-te-plait, me reproche pas ça maintenant.
Il ne me regardait toujours pas dans les yeux - mais il resta silencieux. Il était temps d'aller en cours. Je lâchai son poignet, me dirigeais vers les portes automatiques et entrai dans le bâtiment. Derrière moi, je l'entendis soudain me rattraper d'un pas pressé.
— Benjamin...
Il me saisit l'épaule, et je me retournai. Son visage était tout proche, et l'instant d'après il m'embrassait. C'était notre baiser le plus doux depuis le début, un baiser triste, tendre, qui me brisa le coeur. Ma joue se mouilla, et je compris qu'il pleurait. Mais je ne dis rien, et me contentai de l'embrasser longuement. J'avais l'impression d'un adieu.
Les jours suivants, je fus envahi d'une tristesse inattendue. Avec cette liaison, je m'étais cru imprudent, aventureux peut-être, débridé, mais jamais je n'aurais cru que nous en viendrions là. Théo respectait mon souhait et ne m'écrivait plus, mais il m'évitait aussi en journée, et quand je le rencontrai, son regard ne croisait jamais le mien. Si je le rejoignais au coin fumeur, il écrasait sa cigarette et remontait en cours. Je crus, pendant quatre longs jours, l'avoir définitivement perdu. Cela me bouleversait tellement que je n'arrivais pas à accorder à mon copain l'attention que je souhaitais, et j'eus soudain en face de moi la terrible perspective de foutre en l'air mes deux relations la même semaine.
Le vendredi, enfin, j'eus une première lueur d'espoir. Le soir, en partant vers le bar, je vis que Théo faisait partie du groupe, et pendant le trajet à pied, ses yeux croisèrent enfin les miens, il cessa de m'éviter ostensiblement, et j'eus même l'impression qu'il me souriait légèrement. Une fois arrivé, j'allai me chercher une pinte de bière et en vidai la moitié rapidement pour essayer de me remettre des émotions de la semaine, puis je discutai avec une camarade de promo de notre recherche de stage - un sujet stressant, mais qui avait le mérite de nécessiter toute mon attention. Régulièrement, je sentais le regard de Théo sur moi, et bien que je n'ose faire le moindre geste vers lui, j'espérais que c'était le début d'une réconciliation.
Après deux pintes de bière forte, et alors que j'étais déjà passablement alcoolisé, je me levai pour en commander une troisième et attendais qu'on me serve, accoudé au bar, quand je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche. L'esprit embrumé par l'alcool, je sortis mon téléphone sans réfléchir, et ouvris le message.

Du coup j'imagine que si je te demande de venir me sucer dans les chiottes dans 5 minutes, tu seras partant ?

Je rougis violemment et fermai immédiatement l'application de messagerie. Relevant la tête, je vis Théo qui me regardait droit dans les yeux depuis la table, un sourire sur les lèvres, provocateur. Je vérifiai que personne n'était à côté de moi, puis rouvris mon téléphone et effaçai le message avec précipitation. J'étais paniqué, mais j'avais aussi déjà un début d'érection, et surtout j'étais extatique à l'idée que Théo voulait encore de moi. J'avais à peine fini d'effacer le SMS qu'un second s'afficha à l'écran.

Va m'attendre dans la dernière stalle de droite. Laisse ta bière sur le bar.

De nouveau, je supprimai immédiatement le message. Mais quand la serveuse revint pour me donner ma bière, elle ne trouva qu'un comptoir désert.
Le souffle court, le coeur battant, j'entrai dans les dernières toilettes de la rangée et attendis. J'hésitai à l'attendre à genoux, comme je l'avais déjà fait de nombreuses fois auparavant, prêt à le servir - mais j'avais peur de sa réaction, et pour la première fois j'étais totalement pétrifié. Quand la porte s'ouvrit enfin, et que Théo se glissa en face de moi, j'avais l'impression d'avoir été en apnée pendant les cinq minutes précédentes. Il ferma la porte.
— C'est bien.
J'avais les yeux baissés. Pas de baiser cette fois. Oubliée, la tendresse du début de semaine. Je soufflais à demi-voix :
— J'avais peur que tu ne veuilles plus me voir.
Il haussa les épaules.
— J'avais besoin de prendre le temps de digérer tout ça. Comprendre que parfois, il faut renoncer à certaines choses, et accepter ce qu'on nous offre.
Une pause. Sa main saisit mon épaule. Il finit dans un murmure :
— Et toi, tu m'offres ta bouche.
Il appuya. Docilement, la queue déjà dressée dans mon jean, je me mis à genoux, le visage devant son entrejambe gonflé. Il baissa sa braguette, tira l'élastique de son boxer, et sortit sa verge à moitié bandée qu'il me plaça devant la bouche. Je la saisis d'une main et la guidai vers mes lèvres. D'abord, je léchai le gland turgescent, où perlait une goutte de pré-sperme. Je fis lentement tourner ma langue autour tout en branlant doucement sa hampe entre mes doigts. Je le sentis gonfler et durcir petit à petit, tandis que je faisais glisser progressivement sa verge sur ma langue et que je le prenais en bouche centimètre après centimètre. Son gland frottait contre mon palais alors que je le caressais de ma langue et que ma main venait se placer sur ses bourses. Son érection devenait de plus en plus imposante, et bientôt il atteint ce que je savais être son diamètre maximal. Je reculais la tête, et fis glisser son sexe hors de ma bouche pour me concentrer de nouveau sur son gland. Mais, alors que je plaçais de nouveau les lèvres autour de l'extrémité de sa queue, il me saisit soudain la tête des deux mains, et se poussa d'un coup au fond de ma gorge. Je m'étouffai, poussai un petit cri, me débattis sans le vouloir alors que sa bite me coupait la respiration et m'envahissait la bouche. Des larmes perlèrent au coin de mes yeux alors que je luttais pour reprendre ma respiration - mais il n'avait aucune intention de m'en laisser le temps. Se retirant, il me permit à peine de prendre une goulée d'air avant de donner de nouveau un puissant coup de reins. Je compris que je payais ma rebuffade de début de semaine - et c'était un prix dont je m'acquittais avec le plus grand plaisir. Ses mains se resserrèrent dans mes cheveux, les agrippant fermement, alors qu'il se mettait à me baiser la bouche avec violence. A chacun de ses mouvements de bassin, son gland venait se glisser au fond de ma gorge, sa queue me distendait les lèvres, ses couilles frappaient contre mon menton. Il agissait en silence, c'est tout juste si j'entendais sa respiration hachurée. Quant à moi, je retenais mes gémissements, malgré la trique toujours plus intenable qui déformait mon jean et me faisait mal. Je me concentrais sur ma respiration, ou plutôt sur les minuscules inspirations que je parvenais à prendre alors qu'il me pilonnait la bouche sans répit. Les commissures de mes lèvres me faisaient mal, ma mâchoire me faisait mal, ses mains me tiraient les cheveux et mon érection était douloureuse, et pourtant j'aurais voulu qu'il ne s'arrête jamais. Je fus parcouru d'un long frisson alors que je me laissais traverser par la dévotion et la soumission que je ressentais en cet instant envers Théo. Il le savait, bien sûr, mais j'espérais qu'il ne se rendait pas compte d'à quelle point cette quasi-piété était ardente - il avait déjà tant de pouvoir sur moi.
Mon nez butait contre son pubis, m'étouffant encore plus, alors qu'il continuait de me prendre la gorge. Nous avions reculé petit à petit, et ma tête reposait maintenant contre le mur. Il lâcha mes cheveux de sa main droite, me maintenant uniquement de la gauche, et appuya sa paume contre le carrelage. Puis il augmenta encore la rapidité et l'amplitude de ses mouvements. Le sentant proche de la jouissance, je ne tentai même plus de respirer et retins mon souffle, me concentrant sur le fait de garder la bouche ouverte au maximum. Enfin, il poussa un petit râle et je sentis son sperme se déverser directement au fond de ma gorge. Je n'eus même pas besoin de vraiment avaler alors que sa semence coulait en moi. Sa prise sur mes cheveux se desserra, il prit une grande respiration et se retira légèrement pour me laisser faire de même. Puis, presque paresseusement, il continua de me baiser lentement la bouche alors que les spasmes de sa queue se poursuivaient, et qu'il se déchargeait sur ma langue petit à petit. Quand il eut fini de se vider, il reprit lentement son souffle tandis que je nettoyais son membre en le suçant soigneusement. Puis il se rhabilla sans hâte alors que je me relevais. 
Quand nos visages furent l'un en face de l'autre, il me jeta un regard un peu triste, posa délicatement sa main sur ma joue, et m'embrassa légèrement. Je ne dis rien, et le regardai ouvrir la porte, jeter un coup d'oeil par l'entrebaillement, puis sortir. C'était la situation que j'avais choisie, et je ne pouvais blâmer personne d'autre que moi-même.
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tounet777
4 octobre 2025 à 00:22
y auta t il une suite ?
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Utilisateur supprimé
18 février 2024 à 23:48
Benjamin est tirailler entre son amant Théo et son petit ami, il risque à tous moment de les perdre à deux
Soyez respectueux
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