Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un pas de côté — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un pas de côté
Chapitre 5
Après cette seconde incartade au bar, j'acceptai soudainement et totalement qu'il m'était impossible de revenir en arrière, que j'étais devenu un de ces mecs infidèles que je méprisais auparavant en les jugeant sans les comprendre. Je voulais que Théo soit mien, le plus complètement possible, et je faisais tout pour m'en assurer.
Je dis tout, mais ce n'est pas tout à fait juste. Dans un semblant de logique somme toute assez absurde, j'avais décidé de plusieurs règles pour rendre ma "liaison" acceptable à mes propres yeux. D'abord, rien ne devait se passer chez moi, ou chez Théo. C'était toujours lors de sorties, dans des toilettes de bar, des recoins d'escalier et de halls d'immeubles. Ensuite, je ne me déshabillais jamais. Je gardais toujours mon érection comprimée dans mon jean tandis que je le branlais ou le suçais, et quand il était satisfait - ce qui ne manquait jamais de se produire, et nos entrevues se concluaient toujours par une éjaculation abondante dont je me félicitais, Théo remontait sa braguette et me laissait là sans autre forme de cérémonie.
Je ne lui demandais rien d'autre. En fait, j'étais satisfait simplement de sentir que je pouvais satisfaire ses envies sur demande, et de toujours réussir à le faire bander et jouir. La sensation d'être à son service était ma propre jouissance, et même si j'en retirais une certaine honte, c'était aussi une drogue dont je ne pouvais plus me passer. Nous sortions au bar toutes les semaines. Parfois, dès le début de soirée, il venait s'asseoir près de moi et coller sa cuisse à la mienne, et alors je savais que quelques dizaines de minutes plus tard il prétexterait un appel à passer ou une envie d'acheter des clopes, puis rentrerait par la porte de derrière du bar pour me retrouver dans une stalle des toilettes, déjà à genoux, et qu'il sortirait sa queue bandée pour me prendre brutalement la bouche de toute la longueur de sa hampe. Parfois, il faisait mine de m'ignorer, me battait froid, puis me donnait petit à petit quelques miettes d'attention au fil de la soirée - et alors, quand je l'attirais enfin dans un endroit discret à force de minauderies et d'allusions discrètes, je le branlais doucement pour finir de dresser sa bite avant de la lécher doucement jusqu'à ce qu'il me jute entre les lèvres.
Une seconde soirée fut organisée chez l'ami chez qui nous nous étions embrassés la première fois. Avec délice, je laissais Théo m'entraîner de nouveau dans le hall, une fois que tout le monde fût trop alcoolisé pour se rendre compte de notre absence, et il me baisa furieusement la bouche dans l'ombre, derrière l'escalier, en poussant des gémissements bruyants qui me transirent de frayeur et d'excitation à la fois.
Une seconde soirée fut organisée chez l'ami chez qui nous nous étions embrassés la première fois. Avec délice, je laissais Théo m'entraîner de nouveau dans le hall, une fois que tout le monde fût trop alcoolisé pour se rendre compte de notre absence, et il me baisa furieusement la bouche dans l'ombre, derrière l'escalier, en poussant des gémissements bruyants qui me transirent de frayeur et d'excitation à la fois.
Ces séances de fellation volées et clandestines me fournissaient une source de fantasmes inépuisables, et j'avais une libido plus déchaînée que jamais. En fait, c'était surtout mon copain qui en récoltait les fruits - car j'ai honte d'écrire que si je mourais d'envie de sentir la queue de Théo entre mes lèvres et surtout, ô tentation interdite, la sentir me prendre par derrière sans ménagement, je déchargeais ces frustrations sur mon copain et le laissai me baiser dès que l'envie lui prenait, voire le provoquait à ces fins.
Si j'avais eu la maîtrise de moi-même dont je me targuais bien à tort durant toutes ces semaines, cette histoire pourrait presque s'arrêter là - j'aurais simplement continuer à sucer Théo régulièrement, peut-être même me serais-je lassé, en aurais-je eu assez de cette relation asymétrique que je m'imposais. Mais bien sûr, en vérité, j'étais incapable de contrôler mes envies.
Si j'avais eu la maîtrise de moi-même dont je me targuais bien à tort durant toutes ces semaines, cette histoire pourrait presque s'arrêter là - j'aurais simplement continuer à sucer Théo régulièrement, peut-être même me serais-je lassé, en aurais-je eu assez de cette relation asymétrique que je m'imposais. Mais bien sûr, en vérité, j'étais incapable de contrôler mes envies.
Comme les fois précédentes, un déclencheur tout bête suffit à faire basculer les choses.
Un jour, en sortant de formation, nous nous retrouvâmes tous les deux dans l'ascenseur par hasard, Théo et moi. C'était un hasard véritable : nous discutions avec un ami devant les portes, mais l'attente s'était éternisée, et il s'était impatienté avant de décider de prendre les escaliers. Dès que les portes se refermèrent derrière nous, Théo se retourna vers moi et m'embrassa avec une violence qui me surprit. Il se pressa contre moi, et je sentis sa queue gonflée et raide contre ma cuisse. D'une main, il saisit mon poignet tout en continuant de m'embrasser, et guida mes doigts vers sa verge. J'obéis et le caressai avec empressement à travers son jean. Mais quand il voulut déboutonner son pantalon, je l'arrêtai d'un geste.
— T'es fou, n'importe qui peut arriver à tout moment.
Il haussa les épaules.
— C'est pas ça qui t'arrête quand tu me suces dans un hall d'immeuble.
J'avais déjà un début d'érection, qui se renforça à ces mots, mais je maintins mon refus.
— Là, c'est pas pareil. En plus on est à l'école merde !
Il eut un petit sourire entendu.
— J'ai déjà baisé un mec dans les toilettes de son école.
Ces mots me foudroyèrent sur place. Je rompis instantanément tout contact, dévoré de jalousie, le ventre noué, la tête qui tournait. Je ne répondis rien, incapable de réagir, et je regardai le sol pendant le reste du trajet.
Un jour, en sortant de formation, nous nous retrouvâmes tous les deux dans l'ascenseur par hasard, Théo et moi. C'était un hasard véritable : nous discutions avec un ami devant les portes, mais l'attente s'était éternisée, et il s'était impatienté avant de décider de prendre les escaliers. Dès que les portes se refermèrent derrière nous, Théo se retourna vers moi et m'embrassa avec une violence qui me surprit. Il se pressa contre moi, et je sentis sa queue gonflée et raide contre ma cuisse. D'une main, il saisit mon poignet tout en continuant de m'embrasser, et guida mes doigts vers sa verge. J'obéis et le caressai avec empressement à travers son jean. Mais quand il voulut déboutonner son pantalon, je l'arrêtai d'un geste.
— T'es fou, n'importe qui peut arriver à tout moment.
Il haussa les épaules.
— C'est pas ça qui t'arrête quand tu me suces dans un hall d'immeuble.
J'avais déjà un début d'érection, qui se renforça à ces mots, mais je maintins mon refus.
— Là, c'est pas pareil. En plus on est à l'école merde !
Il eut un petit sourire entendu.
— J'ai déjà baisé un mec dans les toilettes de son école.
Ces mots me foudroyèrent sur place. Je rompis instantanément tout contact, dévoré de jalousie, le ventre noué, la tête qui tournait. Je ne répondis rien, incapable de réagir, et je regardai le sol pendant le reste du trajet.
Pendant les jours qui suivirent, ses paroles tournèrent en boucle dans mon esprit. J'étais anéanti de constater que d'autres lui avaient donné ce que j'étais incapable de lui offrir. J'avais de nouveau le sentiment que je devais faire absolument tout ce qui était en mon pouvoir pour le reconquérir - tout en me rendant compte du ridicule de cette ambition, car de tout ce temps, il ne m'avait jamais juré fidélité, et j'avais moi-même couché avec mon copain de très nombreuses fois. Je n'avais plus qu'une obsession, pouvoir lui offrir la possibilité de me baiser comme il avait baisé cet autre mec. J'avais immédiatement pensé à le faire dans les toilettes de l'école, bien sûr, mais le bâtiment fermait dès notre sortie de classe, et je n'osai pas lui proposer en pleine journée, où nous aurions été remarqués immédiatement. Cette fièvre jalouse avait immédiatement balayé mon principe de ne pas me mettre nu devant lui : comme déjà trop de fois auparavant, j'étais mis en face de mes faiblesses, et du constat que j'étais prêt à tout pour qu'il soit mien.
Ce ne fut que quelques jours plus tard, en ouvrant ma boite mail, que je trouvais une solution à mon angoisse. Un nouveau courrier s'affichait en gras dans ma boite de réception, de la part de notre responsable de formation : "Soirée portes ouvertes la semaine prochaine". J'avais déjà participé à l'une de ces soirées, le campus restait ouvert tard, il y avait un buffet de petits fours et de boissons à disposition, de nombreux élèves et futurs étudiants sur place. Un plan commença à se former immédiatement dans mon esprit.
Ce ne fut que quelques jours plus tard, en ouvrant ma boite mail, que je trouvais une solution à mon angoisse. Un nouveau courrier s'affichait en gras dans ma boite de réception, de la part de notre responsable de formation : "Soirée portes ouvertes la semaine prochaine". J'avais déjà participé à l'une de ces soirées, le campus restait ouvert tard, il y avait un buffet de petits fours et de boissons à disposition, de nombreux élèves et futurs étudiants sur place. Un plan commença à se former immédiatement dans mon esprit.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()