Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Véro et Jacques, jeunes mariés en Afrique — Chapitre 10 · La revanche
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Véro et Jacques, jeunes mariés en Afrique
Chapitre 10 · La revanche
Voilà presque deux ans que Véro et Jacques sont installés au Cameroun. Leur directeur a été nommé responsable de la zone Afrique et avec sa femme Mathilde, a rejoint Dakar. C'est Patrice qui a été fort logiquement promu et qui depuis quelques mois exerce cette fonction de directeur Pays. Pour le remplacer comme chef des opérations, et à l'étonnement de certains, il a choisi Jacques.
Léa et Jérémy sont rentrés en France, pour occuper ce poste au siège qu'ils convoitaient tant. Un jeune couple les a remplacés : Rayan et Alya, deux beurs marseillais qui se sont rencontrés à la fac. d'Aix durant leurs études. Comme pour Jacques et Véro, c'est leur première expérience d'expatriation et même le premier poste de manager de Rayan. Alya est une jeune femme mince à la peau légèrement mate. Ses cheveux longs et raides, châtain foncé avec des reflets plus clairs tombent en dessous de ses épaules et encadrent le joli ovale de son visage aux traits doux et délicats, son nez fin et droit et ses grands yeux marrons.
Sa femme travaillant toujours à Kribi, Patrice fait régulièrement appel à Véro pour tenir le rôle d'hôtesse de maison lors des réceptions officielles qu'il est tenu d'organiser en raison de ces nouvelles responsabilités. En parallèle, Véro continue occasionnellement ses « missions » plus confidentielles à son profit. Jacques en a pris son parti.
Patrice a également récupéré sa fille Agathe avec lui. Vivant jusque-là à Kribi avec sa mère, sa brillante réussite au bac à 18 ans lui a ouvert les portes des classes prépas de l'École Nationale Supérieure Polytechnique de Douala, elle qui rêve de travailler dans le pétrole comme sa mère. Elle s'est donc installée depuis quelques mois dans le studio aménagé dans une dépendance du jardin de la concession du directeur.
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Le soleil décline lentement derrière l'horizon, plongeant le bar de la plage dans une lumière dorée et tamisée. Jacques, assis à une table en bois usé, sirote sa bière en observant distraitement l'océan. Son esprit est ailleurs, occupé par les soucis du travail et les tensions silencieuses qui pèsent parfois sur son couple. Véro a accompagné Patrice en ville pour une de ces soirées insipides et sans fin. Jacques profite de ce moment seul pour se détendre, mais l'absence de Véro laisse un vide qu'il ne parvient pas toujours à combler.
Le soleil décline lentement derrière l'horizon, plongeant le bar de la plage dans une lumière dorée et tamisée. Jacques, assis à une table en bois usé, sirote sa bière en observant distraitement l'océan. Son esprit est ailleurs, occupé par les soucis du travail et les tensions silencieuses qui pèsent parfois sur son couple. Véro a accompagné Patrice en ville pour une de ces soirées insipides et sans fin. Jacques profite de ce moment seul pour se détendre, mais l'absence de Véro laisse un vide qu'il ne parvient pas toujours à combler.
C'est alors qu'Agathe apparait, comme une apparition sortie de nulle part. La fille de Patrice est une beauté qui ne passe jamais inaperçue. Sa peau brune, chaude et riche, irradie une lumière intérieure. Ses longs cheveux noirs, tressés en fines nattes, tombent sur ses épaules et son dos, encadrant un visage aux traits fins et délicats. Ses grands yeux foncés, expressifs et mystérieux, semblent capter chaque rayon de lumière, tandis que ses lèvres pulpeuses esquissent un sourire espiègle. Son corps, athlétique et féminin, sculpté par des années de sport, se meut avec une grâce naturelle, mettant en valeur sa silhouette en sablier et sa poitrine généreuse.
Elle s'approche de Jacques avec une assurance déconcertante, son regard intense fixé sur lui. Jacques lève les yeux, surpris, et sent son cœur manquer un battement. Il a toujours trouvé Agathe belle, mais ce soir, il y a quelque chose de différent dans son attitude, une audace qu'il ne lui connaissait pas.
— Jacques, tu es seul ce soir ? murmure-t-elle en s'arrêtant devant lui, sa voix douce mais chargée d'une intention claire.
Il hoche la tête, incapable de détourner son regard du sien. Elle s'assoit à côté de lui, trop près pour être innocente, et pose sa main sur la sienne. Sa peau est chaude, électrique, et Jacques sent un frisson parcourir son corps.
— Véro est partie bosser avec mon père. Et moi, j'ai envie de m'amuser, continue-t-elle en souriant.
Jacques déglutit, sentant son esprit s'embrumer sous l'effet de son charme. Agathe est une jeune femme, mais elle dégage une maturité troublante, une assurance qui contraste avec son âge. Il sait que c'était une mauvaise idée, mais il ne parvient pas à résister. Le flirt s'installe naturellement, les regards se faisant plus lourds, les gestes plus proches. Agathe se penche vers lui, son parfum envoûtant l'enveloppant, et murmure à son oreille :
— Viens avec moi.
Sans attendre sa réponse, elle se lève, prend sa main et l'entraîne vers la villa de son père, distante d'une centaine de mètres. Jacques la suit, captivé par son audace, mais aussi conscient de la nervosité qui perce dans ses gestes. Son pas est décidé, mais ses mains tremblent légèrement, trahissant son manque d'expérience.
Son studio est plongé dans une semi-pénombre, éclairé seulement par la lueur de la lune qui filtre à travers les rideaux fins. Le climatiseur est en route. Agathe referme la porte derrière eux et se tourne vers Jacques, son regard intense mais teinté d'une hésitation qu'elle tente de cacher. Elle s'avance vers lui, ses doigts effleurant sa poitrine, puis son cou, avant de s'arrêter à quelques centimètres de son visage.
Son studio est plongé dans une semi-pénombre, éclairé seulement par la lueur de la lune qui filtre à travers les rideaux fins. Le climatiseur est en route. Agathe referme la porte derrière eux et se tourne vers Jacques, son regard intense mais teinté d'une hésitation qu'elle tente de cacher. Elle s'avance vers lui, ses doigts effleurant sa poitrine, puis son cou, avant de s'arrêter à quelques centimètres de son visage.
— Tu as peur ? murmure-t-elle, ses yeux scrutant les siens.
Jacques secoue la tête, bien qu'il sente son cœur battre la chamade. Il pose ses mains sur ses hanches, la rapprochant de lui, et répond d'une voix rauque :
— Non. C'est toi qui sembles nerveuse.
Agathe baisse les yeux, un léger rougissement teintant ses joues. Elle est consciente de son manque d'expérience, mais elle veut cette nuit. Elle veut Jacques. Elle se veut femme. Elle se mord la lèvre inférieure, puis lève les yeux vers lui, son regard rempli d'une détermination nouvelle.
— Alors aide-moi, chuchote-t-elle.
Lentement, Jacques l'attire vers lui et l'embrasse, doucement d'abord, puis avec plus de passion. Agathe répond à son baiser avec une avidité qui le surprend. Elle enroule ses bras autour de son cou, se pressant contre lui, et Jacques sent son désir s'éveiller pleinement.
Il recule légèrement, la regardant avec un sourire tendre, et commence à défaire les boutons de sa robe d'été légère. Agathe ferme les yeux, son visage reflétant un mélange d'excitation et d'appréhension. Jacques prend son temps. La robe glisse sur ses épaules, révélant sa peau lisse et brune, et Jacques sent son souffle se couper à la vue de sa beauté.
Elle porte un soutien-gorge en dentelle blanche qui met en valeur sa peau et ses seins fermes et généreux. Jacques pose ses mains sur ses hanches, la faisant tourner lentement, admirant chaque courbe de son corps. Agathe sourit, un sourire timide mais radieux, et pose sa main sur sa poitrine, sentant son cœur battre rapidement. Jacques l'attire à nouveau vers lui, ses lèvres cherchant les siennes, et ils s'embrassent longuement, leurs corps se pressant l'un contre l'autre. Agathe sent ses genoux faiblir, et Jacques la soutient, la portant jusqu'au lit où il la dépose délicatement.
Il se penche au-dessus d'elle, ses mains caressant doucement sa peau, et Agathe ferme à nouveau les yeux, se laissant porter par ses sensations. Jacques descend le long de son corps, embrassant chaque centimètre de peau, murmurant des mots doux à son oreille. Il défait son soutien-gorge, révélant ses seins, et les caresse avec tendresse, sentant ses tétons se durcir sous ses doigts. Une sensation très différente de celle qui éprouve habituellement en caressant les seins de Véro. Agathe gémit doucement, son corps réagissant à chaque toucher, chaque baiser.
— Tu es si douce, chuchote-t-il, son souffle chaud contre sa peau.
Elle ouvre les yeux, le regardant avec une intensité nouvelle, et pose sa main sur sa nuque, l'attirant vers elle. Agathe sent son désir grandir, une chaleur intense s'emparant de son bas-ventre, et elle se presse contre lui, cherchant une intimité plus profonde.
Jacques sent également son propre désir monter en flèche, son membre durcissant contre elle. Il recule légèrement, la regardant avec une intensité qui la fait frissonner, et commence à défaire sa ceinture, puis son pantalon. Agathe le regarde, son cœur battant la chamade, et pose sa main sur son torse, sentant les muscles saillants sous sa peau.
Jacques sent également son propre désir monter en flèche, son membre durcissant contre elle. Il recule légèrement, la regardant avec une intensité qui la fait frissonner, et commence à défaire sa ceinture, puis son pantalon. Agathe le regarde, son cœur battant la chamade, et pose sa main sur son torse, sentant les muscles saillants sous sa peau.
— Tu es sûr ? murmure-t-elle, son regard rempli d'une inquiétude soudaine.
Jacques acquiesce, posant ses mains sur ses joues, et répond d'une voix ferme mais douce :
— Je veux que tu t'en souviennes très longtemps.
Agathe sent ses doutes s'évanouir, remplacés par une excitation intense. Elle enroule ses jambes autour de sa taille, le rapprochant d'elle, et Jacques sent son désir atteindre un point de non-retour. Il se positionne entre ses jambes, ses mains caressant doucement ses cuisses. Jacques la regarde, cherchant son approbation, et elle hoche la tête, le regard rempli d'une confiance nouvelle. Il pénètre lentement en elle, sentant sa chaleur l'envelopper, et Agathe retient son souffle, son visage reflétant un mélange de plaisir et de douleur.
— Doucement, chuchote-t-elle, ses doigts s'agrippant à ses épaules.
Jacques acquiesce, se mouvant avec précaution, et Agathe sent son corps s'adapter à lui, la douleur initiale se transformant en un plaisir intense. Elle ferme les yeux, se laissant emporter par les sensations, et Jacques augmente progressivement le rythme, leurs corps se mouvant en parfaite synchronisation.
Les gémissements d'Agathe remplissent la pièce, doux et mélodieux, et Jacques sent son désir atteindre des sommets inexplorés. Il la regarde, son visage illuminé par la lune, et voit une expression de pur abandon sur ses traits. Elle était belle, si belle…
Il se penche vers elle, l'embrassant passionnément, et Agathe répond à son baiser avec une ferveur qui le fait frissonner. Leurs corps se meuvent en parfaite harmonie, chaque mouvement les rapprochant un peu plus de l'extase. Jacques sent son orgasme monter, une vague irrésistible qui le submerge, et il murmure son nom, la voix chargée d'émotion.
Agathe atteint son propre sommet peu après, son corps se cambrant sous le plaisir, et elle crie doucement, son visage reflétant une extase pure. Jacques la serre contre lui, sentant leurs cœurs battre à l'unisson, et ils restent ainsi, enlacés, pendant de longues minutes.
Le silence qui suit est lourd de sens, chacun perdu dans ses pensées. Agathe, allongée à côté de Jacques, fixe le plafond, son esprit oscillant entre la satisfaction et une étrange mélancolie. Elle vient de vivre quelque chose de profond, une initiation à la fois physique et émotionnelle, et elle sent que cette nuit marque un tournant dans sa vie.
Jacques, quant à lui, observe discrètement son profil, se demandant ce qui se cache derrière son regard lointain. Il se sent à la fois comblé et troublé, conscient des implications de cette nuit. Il ne peut ignorer la situation : cette nuit est une revanche silencieuse contre Patrice, son patron, le père d'Agathe, qui a utilisé Véro pendant près de deux ans pour gravir les échelons professionnels. Chaque coup de rein pour pénétrer Agathe était un pas vers la libération.
Agathe se tourne vers Jacques, son regard croisant le sien, et elle sourit doucement, un sourire rempli de gratitude et de tendresse.
— Merci, murmure-t-elle, sa voix à peine audible.
Jacques lui caresse la joue, son cœur se serrant sous l'émotion, et il répond d'une voix rauque :
— C'est moi qui devrais te remercier.
Elle lui a offert son innocence, sa confiance, mais il sait que cette nuit laissera des traces indélébiles. Il pense toujours à Patrice, à toutes les fois où il a dû baisser les yeux, à toutes les fois où Véro a souffert en silence. Et en embrassant à nouveau Agathe, il sent une vague de culpabilité le submerger. Il pense à Véro, à sa force silencieuse.
Un quart d'heure plus tard, il se glisse discrètement hors de la dépendance et du jardin. Il entrevoit de la lumière chez Patrice. Il est donc rentré de sa soirée.
De retour chez lui, il trouve Véro allongée sur le canapé du salon plongé dans le noir. Elle lève les yeux vers lui, son regard perçant à travers ses doutes.
Un quart d'heure plus tard, il se glisse discrètement hors de la dépendance et du jardin. Il entrevoit de la lumière chez Patrice. Il est donc rentré de sa soirée.
De retour chez lui, il trouve Véro allongée sur le canapé du salon plongé dans le noir. Elle lève les yeux vers lui, son regard perçant à travers ses doutes.
— Tu rentres tard, dit-elle simplement, la voix calme mais chargée d'une tension sous-jacente.
Jacques s'assoit à côté d'elle, ses mains tremblantes. Il ne sait pas quoi dire, comment expliquer ce qu'il a fait. Mais Véro pose une main sur la sienne, son regard plein de compréhension.
— Je sais que tu as souffert, Jacques. Et je sais que tu as besoin de te libérer. Mais nous sommes ensemble, depuis le début. Nous allons bientôt partir, commencer une nouvelle vie.
Il la regarde, les larmes aux yeux. Il réalise que Véro, avec son passé et malgré le présent, est sa force, son ancrage. Il l'embrasse tendrement.
— Je t'aime, Véro.
— Je le sais. Moi aussi je t'aime. Allons nous coucher et demain soir, essaie de rentrer pour 19h.
— Je le sais. Moi aussi je t'aime. Allons nous coucher et demain soir, essaie de rentrer pour 19h.
*************************
Le lendemain soir, très respectueux des consignes de sa femme, Jacques franchit le portail de la concession à 19h pétantes. Curieusement, il ne voit pas beaucoup de lumière dans la villa.
Il pénètre dans le salon et ne cache pas sa surprise. Véro l'a métamorphosé en un bar feutré baigné par la lueur vacillante des bougies. L'atmosphère est lourde de promesses, chaque ombre dansant sur les murs semblait murmurer des secrets du passé : le canapé, la table basse, la grande nappe blanche, les bougies. Véro est vêtue d'un pantalon de cuir si serré qu'il aurait pu être peint, d'un chemisier de soie ajusté, ses mamelons bien dessinés en l'absence de soutien-gorge. C'était la tenue qu'elle portait lors de leur première rencontre. Ses bijoux discrets, mais évocateurs, scintillent doucement, ajoutant une touche de sophistication à son allure.
Le lendemain soir, très respectueux des consignes de sa femme, Jacques franchit le portail de la concession à 19h pétantes. Curieusement, il ne voit pas beaucoup de lumière dans la villa.
Il pénètre dans le salon et ne cache pas sa surprise. Véro l'a métamorphosé en un bar feutré baigné par la lueur vacillante des bougies. L'atmosphère est lourde de promesses, chaque ombre dansant sur les murs semblait murmurer des secrets du passé : le canapé, la table basse, la grande nappe blanche, les bougies. Véro est vêtue d'un pantalon de cuir si serré qu'il aurait pu être peint, d'un chemisier de soie ajusté, ses mamelons bien dessinés en l'absence de soutien-gorge. C'était la tenue qu'elle portait lors de leur première rencontre. Ses bijoux discrets, mais évocateurs, scintillent doucement, ajoutant une touche de sophistication à son allure.
— Bonjour monsieur et bienvenue au Bien Aimé. Je m'appelle Véro. J'ai l'impression que c'est la première fois que vous venez ici ?
— Effectivement. Je m'appelle Jacques.
— Installez-vous Jacques. puis-je prendre une coupe en votre compagnie ?
— Effectivement. Je m'appelle Jacques.
— Installez-vous Jacques. puis-je prendre une coupe en votre compagnie ?
Véro retourne vers la cuisine pour récupérer le seau avec une bouteille de champagne et deux coupes. Puis elle revient, ses talons hauts claquant doucement sur le sol. Chaque pas est calculé, chaque mouvement une invitation. Elle s'arrête devant lui, son regard vert perçant le sien avec une intensité qui fait frissonner Jacques. Elle murmure, la voix douce mais chargée d'une subtile autorité.
— Tu te souviens de cette époque, Jacques ? Quand je jouais un rôle, quand je contrôlais la situation, mais que je laissais aussi les autres croire qu'ils avaient le pouvoir ?
Jacques hoche la tête, son cœur battant plus vite. Il se souvient des histoires que Véro lui avait racontées sur son passé d'hôtesse, sur les jeux de séduction et de pouvoir qu'elle maîtrisait avec une précision chirurgicale, mais aussi de ce qu'il avait vécu à l'époque.
— Je m'en souviens. Tu étais intouchable, mais en même temps, si proche.
Véro sourit, un sourire qui mélangeait nostalgie et désir. Elle s'assoit sur le bras du canapé, trop près pour que ce soit innocent, trop loin pour que ce soit confortable.
— Ce soir, c'est toi qui vas jouer. Mais n'oublie pas, c'est moi qui mène la danse.
Jacques sent un frisson d'excitation parcourir son échine. Il a toujours été fasciné par les jeux de pouvoir, par la tension qui nait quand les rôles sont inversés. Mais avec Véro, c'est différent. Il y a une histoire entre eux, une connexion qui va au-delà des mots et des gestes. De l'amour, tout simplement.
— Et si je refuse ? demande-t-il, un sourire espiègle aux lèvres.
Véro penche la tête, son regard se faisant plus intense.
— Tu ne refuseras pas. Parce que tu sais que c'est ce dont nous avons besoin. Pour nous retrouver. Pour tout effacer.
Jacques sent ses défenses s'effondrer. Il a essayé de fuir ses émotions, de se cacher derrière ses erreurs, mais Véro a raison. Ils ont tous deux besoin de cela. Pour se reconnecter, pour se pardonner. Il pose son verre sur la table et se tourne vers elle, ses yeux reflétant une vulnérabilité qu'il n'avait pas montrée depuis des années. Il dit d'une voix à peine audible :
— Alors mène la danse !
Véro se lève, son corps se déplaçant avec une grâce féline. Elle se place devant lui, ses mains posées sur ses épaules. Elle ordonne, d'une voix à la fois douce et ferme :
— Lève-toi !.
Jacques obéit, ses muscles tendus sous ses doigts. Elle le fait tourner, le plaçant face au canapé, puis elle se glisse derrière lui, ses lèvres effleurant son oreille.
— Tu es à moi ce soir, Jacques. Entièrement à moi.
Son souffle chaud sur sa peau fait frissonner Jacques. Il sent ses mains glisser le long de ses bras, puis s'arrêter sur ses poignets. Elle les serre doucement, un geste de possession qui envoie une onde de désir dans tout son corps. Il murmure d'une voix tremblante :
— Oui. Je suis à toi.
Véro le fait s'asseoir sur le canapé, puis elle s'agenouille devant lui, ses yeux fixés sur les siens. Elle prend sa flûte de champagne et la porte à ses lèvres, buvant une gorgée avant de la tendre à Jacques.
— Bois ! ordonne-t-elle, ses doigts effleurant les siens.
Jacques prend une gorgée, le liquide frais contrastant avec la chaleur qui monte en lui.
Elle pose la flûte sur la table et se rapproche, ses mains glissant sur ses cuisses.
Elle pose la flûte sur la table et se rapproche, ses mains glissant sur ses cuisses.
— Tu te souviens comment c'était, Jacques ? Quand tu me désirais au point de ne plus pouvoir penser à autre chose ?
Ses lèvres effleurent les siennes.
Jacques hoche la tête, incapable de parler. Il se souvient des nuits où il avait désiré Véro, où il avait rêvé de ses lèvres, de ses mains, de son corps. Il se souvient de la façon dont elle l'avait fait se sentir vivant, désiré, aimé.
Jacques hoche la tête, incapable de parler. Il se souvient des nuits où il avait désiré Véro, où il avait rêvé de ses lèvres, de ses mains, de son corps. Il se souvient de la façon dont elle l'avait fait se sentir vivant, désiré, aimé.
— Je m'en souviens !
Véro sourit, un sourire qui promet des plaisirs inavoués. Elle se lève, se plaçant entre ses jambes, et commence à défaire lentement les boutons de sa chemise. Chaque mouvement est une torture délicieuse, chaque toucher une promesse de plus.
— Ce soir, je vais te rappeler pourquoi tu m'as choisie. Pourquoi tu m'as aimée.
Jacques sent ses mains se poser sur ses hanches, le tirant vers elle. Il la serre contre lui, ses lèvres cherchant les siennes avec une urgence qu'il ne peut plus contenir. Leur baiser est féroce, passionné, chargé de toutes les émotions refoulées, de tous ces non-dits. Les semaines de distance, de douleur, de regrets, se fondent dans ce moment, dans cette étreinte qui semble durer une éternité.
Véro se dégage légèrement, ses yeux brillants de larmes et de désir.
Véro se dégage légèrement, ses yeux brillants de larmes et de désir.
— Dis-le-moi, Jacques. Dis-moi que tu m'aimes.
Jacques la regarde, son cœur débordant d'émotions. Il avait pu douter à un moment mais il ne peut plus les retenir.
— Je t'aime, Véro. Je t'ai toujours aimée.
Véro sourit à nouveau, un sourire qui efface les ombres du passé. Elle l'embrasse à nouveau, doucement cette fois, comme si elle voulait graver ce moment dans leur mémoire. Puis elle se laisse glisser sur lui, leurs corps se mêlant dans une danse ancienne et nouvelle à la fois.
La nuit s'écoule, les bougies se consument lentement, le champagne oublié sur la table. Ils s'aiment avec une intensité qui transcende les mots, avec une tendresse qui guérit les blessures les plus profondes. Quand ils s'allongent enfin, épuisés mais apaisés, Véro pose sa tête sur l'épaule de Jacques, et il l'entoure de ses bras, murmurant des mots d'amour et de pardon.
Le silence qui s'installe est agréable, rempli seulement du son de leurs cœurs qui battent à l'unisson. Leur passé est enfin en paix, et leur avenir s'ouvre sur une nouvelle page, remplie de promesses et de complicité retrouvée. Dans ce moment, ils savent qu'ils ont tout ce dont ils ont besoin : l'un l'autre.
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À cette hauteur, le ciel est d'un azur parfait, les nuages blancs gonflés semblent être loin en dessous et la terre incroyablement plus loin encore. Il n'y a pas grand-chose à voir par le hublot, mais Véro sait que même s'ils étaient beaucoup plus bas, ce continent sans fin et brûlé à 10 000 mètres sous l'avion n'offrirait qu'une vue sans relief.
À cette hauteur, le ciel est d'un azur parfait, les nuages blancs gonflés semblent être loin en dessous et la terre incroyablement plus loin encore. Il n'y a pas grand-chose à voir par le hublot, mais Véro sait que même s'ils étaient beaucoup plus bas, ce continent sans fin et brûlé à 10 000 mètres sous l'avion n'offrirait qu'une vue sans relief.
Poursuivant ses rêveries tout en sirotant un Perrier, Véro se souvient amusée de leur pot de départ, la veille. La jeune Alya s'est présentée à la réception avec des cheveux noirs de jais et cette fameuse coupe Boyish très courte, audacieuse et nettement androgyne, qu'elle aussi avait portée. Patrice avait déjà trouvé une remplaçante.
Véro quitte, de nouveau, une vie et va vers une autre. Celle au Cameroun est définitivement terminée. Jacques, son mari depuis plus de 2 ans maintenant, est à côté d'elle, somnolant paisiblement. Il va prendre le mois prochain un poste de sous-directeur au siège, à Paris.
Véro touche son ventre : elle est enceinte…de lui. Et elle est heureuse.
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