Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'âge des premières fois — Chapitre 14 · Le nouvel an
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'âge des premières fois
Chapitre 14 · Le nouvel an
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Julie
— On sonne où on entre ?
— Laura, c'est pas comme les soirées que tu vois dans les films américains. Bien sûr que tu sonnes, la raille Camille.
— Laura, c'est pas comme les soirées que tu vois dans les films américains. Bien sûr que tu sonnes, la raille Camille.
Laura s'exécute et la porte ne tarde pas à s'ouvrir.
— Hé bien, vous arrivez en avance, les filles ! déclare Hugo en nous voyant.
Camille jette un regard noir à Laura qui nous a pressées jusqu'ici.
— Mais entrez donc ! On finit les préparatifs, les gens vont pas tarder à arriver.
Nous passons le pas de la porte et Hugo nous mène à la cuisine.
— Je vous avoue que je stresse un peu, c'est la plus grosse soirée que j'ai jamais organisée.
Dans la cuisine, trois personnes s'activent encore autour des fourneaux.
— Je vous présente Jade, ma copine.
Une jolie fille aux cheveux blonds en train de préparer du punch lève les yeux et nous salue, sans vraiment sourire. Il me semble l'avoir déjà aperçu aux côtés d'Hugo quand je l'avais croisé en ville il y a quelques mois.
— Et là-bas, Marion et Baptiste, continue Hugo.
Affairés à la gazinière, ces deux derniers nous saluent.
— Et je vous présente Louise, Laura, Camille et Julie, des potes de mon lycée, finit-il en s'adressant à ses amis.
— Tiens, on a rapporté des cookies, dit Laura en lui tendant un plat.
— Oh, merci ! Je sens qu'ils vont pas faire long feu.
— Comment on peut aider ? demande Louise.
— Mmmh, j'aurais besoin de deux-trois d'entre vous avec moi pour aller chercher des trucs à la cave.
— Tiens, on a rapporté des cookies, dit Laura en lui tendant un plat.
— Oh, merci ! Je sens qu'ils vont pas faire long feu.
— Comment on peut aider ? demande Louise.
— Mmmh, j'aurais besoin de deux-trois d'entre vous avec moi pour aller chercher des trucs à la cave.
Il sort de la cuisine et Louise, Laura et Camille le suivent, me laissant seule face à ces trois inconnus.
— Tu t'appelles comment, déjà ? me demande Jade.
— Julie.
— Et tu t'y connais un peu en punch, Julie ?
— Euh… Pas vraiment.
— Goûte-moi ça et dis-moi si c'est bien dosé.
— Julie.
— Et tu t'y connais un peu en punch, Julie ?
— Euh… Pas vraiment.
— Goûte-moi ça et dis-moi si c'est bien dosé.
Elle me tend une cuillère que je ne tarde de boire. Le goût âpre de l'alcool me brûle légèrement le fond de la gorge.
— Wouah, c'est fort.
— C'est parfait alors. Allez, viens avec moi, dit-elle en partant vers le salon.
— C'est parfait alors. Allez, viens avec moi, dit-elle en partant vers le salon.
Je la suis et découvre une grande pièce vide, viré de tous ses meubles, sûrement pour faire de la place.
— Faut qu'on installe ces guirlandes lumineuses. Tiens-moi ça.
Elle se saisit du bout de la guirlande et me donne le reste avant de monter sur un tabouret pour la fixer au mur. Je la regarde. Elle a une assurance que j'ai rarement vue jusqu'alors, et qui contraste avec le ton froid qu'elle a adopté pour me parler.
— Ça fait combien de temps que vous êtes ensemble avec Hugo ? osé-je demander.
— Pas très longtemps.
— Pas très longtemps.
Dépourvue par sa réponse, je relance :
— Et ça se passe bien ?
— Ça te regarde pas.
— Ça te regarde pas.
* * * * *
Louis
— Bienvenue les gars ! nous lance Hugo.
Nous rentrons dans le salon d'Hugo où une trentaine de personnes sont déjà présentes sous une guirlande lumineuse qui parcourt toute la salle.
— Waouh, mais c'est quoi cette soirée ? s'exclame Tom.
— Ouais, j'ai mis le paquet je dois l'avouer, répond Hugo.
— Ouais, j'ai mis le paquet je dois l'avouer, répond Hugo.
Sa voix est à peine audible à cause de la musique.
— On se croirait dans un teenage movie américain.
— C'était l'idée. En tout cas merci pour le rhum, je vous laisse aller le déposer sur la table des alcools là-bas. Vous pouvez vous servir tout ce que vous voulez. Jade a même fait du punch.
— C'était l'idée. En tout cas merci pour le rhum, je vous laisse aller le déposer sur la table des alcools là-bas. Vous pouvez vous servir tout ce que vous voulez. Jade a même fait du punch.
Il nous quitte, Tom me regarde et un signe de tête suffit pour que l'on se rue sur le punch. Tom me sert et je me retourne vers la salle pour dévisager les gens. Aucune tête ne m'est familière.
— Tu la cherches ? me demande Tom.
— Oui.
— Elle est peut-être pas encore arrivée.
— Si, elle m'a dit qu'elle viendrait vers 21h.
— Oui.
— Elle est peut-être pas encore arrivée.
— Si, elle m'a dit qu'elle viendrait vers 21h.
Je regarde chaque fille une à une quand soudain je l'aperçois, au fond de la pièce dans un coin, en train de parler avec Marion et Baptiste. Je fais signe à Tom de me suivre et je m'avance vers eux.
— Hello ! Comment ça va ? lance Marion en nous voyant arriver.
— Ça va et vous ? réponds-je surtout en m'adressant à Pauline qui me sourit timidement à côté de moi.
— Vous aimez bien la soirée ? On a aidé au préparatif.
— C'est super, répond Tom.
— Toi aussi t'as participé ? demandé-je à Pauline plus bas.
— Oh non, avec Fanny on vient juste d'arriver y a 20 minutes.
— Mais elles ont apporté un super banana bread, renchérit Marion.
— Ça va et vous ? réponds-je surtout en m'adressant à Pauline qui me sourit timidement à côté de moi.
— Vous aimez bien la soirée ? On a aidé au préparatif.
— C'est super, répond Tom.
— Toi aussi t'as participé ? demandé-je à Pauline plus bas.
— Oh non, avec Fanny on vient juste d'arriver y a 20 minutes.
— Mais elles ont apporté un super banana bread, renchérit Marion.
Je ne prête pas vraiment attention à la remarque de Marion. Je regarde Pauline, rêvant d'être seul avec elle là-maintenant. Et je crois que les autres le comprennent parce que sans vraiment m'en rendre compte, ils disparaissent.
— T'as l'air en meilleure forme, dis-je timidement à Pauline.
— Je sais pas comment le prendre, répond-elle.
— Prends-le bien. C'est un compliment.
— Tu recommences à me draguer ? Je croyais qu'on avait dit non à tout ça.
— Je sais pas comment le prendre, répond-elle.
— Prends-le bien. C'est un compliment.
— Tu recommences à me draguer ? Je croyais qu'on avait dit non à tout ça.
Je sens dans sa voix une pointe de légèreté, comme si elle commençait à flirter. Et, peut-être à cause du punch qui commence déjà à taper, je réponds naturellement :
— Pardon. C'est difficile de m'en empêcher quand je te vois.
Elle baisse la tête en souriant. Pendant quelques secondes, aucun de nous n'ose parler, nos regards se croisent timidement. J'aperçois la porte-fenêtre du balcon pas loin de nous et voyant la situation rêvée de me retrouver complètement seul avec elle, je lui propose :
— Tu veux aller discuter sur le balcon ?
Elle jette un coup d'œil au balcon et hoche la tête. Nous sortons dehors, dans le froid de ce dernier jour de décembre.
— En acceptant, j'avais pas pensé à la température, plaisante-t-elle tout en étant prise d'un frisson.
— Tu veux mon pull ?
— Non merci c'est gentil, tu vas attraper froid.
— Tu veux mon pull ?
— Non merci c'est gentil, tu vas attraper froid.
Pendant un instant j'hésite à la serrer contre moi. Mais je me ravise, jugeant cela peut être inapproprié, après tout on se connaît à peine. Nous nous accoudons tous les deux au balcon côté à côté, en regardant la rue.
— Vu qu'on a décidé d'être honnête entre nous, je voulais te dire… commence-t-elle après un moment de silence.
Je tourne la tête vers elle.
— Enfin, tu le sais déjà, mais je voulais quand même te le dire de moi-même si jamais il se passe quelque chose entre nous : je me suis toujours pas remis de mon ex.
— Thibaut ?
— Oui.
— Thibaut ?
— Oui.
Si jamais il se passe quelque chose entre nous. Elle n'est pas fermée à l'idée, cette petite phrase fait chavirer mon cœur et j'en oublie tout le reste. Elle me regarde à son tour, attendant ma réaction.
— J'ai jamais eu d'ex mais j'imagine que si j'en avais une, j'aurais moi aussi du mal à l'oublier. Je comprends.
Elle me sourit. J'hésite à l'embrasser. Mais là encore je me ravise.
* * * * *
Julie
— Les filles !! s'écrie Louise en arrivant vers nous.
— Qu'est-ce qu'il y a ? lui demande Camille.
— Je viens d'avoir Noé au téléphone, il arrive ! Je suis trop contente, j'aurais quelqu'un à embrasser à minuit !
— Qu'est-ce qu'il y a ? lui demande Camille.
— Je viens d'avoir Noé au téléphone, il arrive ! Je suis trop contente, j'aurais quelqu'un à embrasser à minuit !
Je souris, contente pour Louise, mais cette nouvelle ne me remplit pas de joie. Louise, Noé et leur amour incommensurable me tapent sur les nerfs des fois. Pourquoi je ne peux pas avoir ça ? Je bois une autre gorgée du punch.
— Mais il avait pas une soirée ?
— Oui mais c'est pas fou il m'a dit. Du coup il vient ici.
— Oui mais c'est pas fou il m'a dit. Du coup il vient ici.
Moi aussi j'aurais pu inviter Nathan et avoir quelqu'un à embrasser à minuit. Mais bizarrement cette idée me rebute plus qu'elle ne me plaît. Il faut vraiment que je rompe avec lui.
— Ça va Julie ? me demande Louise.
— Oui oui.
— T'es à ton combientième verre ?
— C'est juste mon deuxième, me défends-je.
— Fais gaffe, à ce rythme-là t'auras gerbé avant minuit !
— Oui oui.
— T'es à ton combientième verre ?
— C'est juste mon deuxième, me défends-je.
— Fais gaffe, à ce rythme-là t'auras gerbé avant minuit !
Je souris faussement à la blague de Camille.
— Elle est où Laura ? demande cette dernière.
— Là-bas, répond Louise, allons la rejoindre.
— Là-bas, répond Louise, allons la rejoindre.
Elles partent toutes les deux avec une énergie qui ne matche pas avec moi. Je décide de rester là. Je regarde autour de moi et ne vois que des inconnus. Merde, j'aurais dû les suivre, qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Qu'est-ce que je fais à cette soirée ?
— Julie !
Marion, une des potes d'Hugo, déboule soudainement et m'attrape par le bras.
— Viens ! On cherche des gens pour un shot collectif.
Elle m'entraîne jusqu'à la table des alcools où je reconnais Baptiste, son copain. Trois autres personnes que je ne connais pas sont présentes.
— Allez, tiens Julie, voilà ton shot, me dit Marion en me tendant un verre.
— C'est quoi ?
— Du rhum ! répond un des garçons inconnus. Je l'ai apporté.
— Vous êtes tous prêts ? enchaîne Baptiste. Trois, deux, un, go !
— C'est quoi ?
— Du rhum ! répond un des garçons inconnus. Je l'ai apporté.
— Vous êtes tous prêts ? enchaîne Baptiste. Trois, deux, un, go !
Comme les autres, je porte le verre à mes lèvres et commence à boire. Le goût du rhum me fait grimacer mais j'arrive à le finir.
— Un autre ?
Je secoue la tête.
— Allez Julie, c'est le nouvel an ! s'exclame un des inconnus.
Marion me lance un regard rassurant.
— T'inquiètes je suis là, si tu veux pas c'est okay, me murmure-t-elle.
— Bon… Un dernier, finis-je par concéder.
— Yes !
— Bon… Un dernier, finis-je par concéder.
— Yes !
Baptiste ressert tout le monde et je grimace rien qu'en le voyant.
* * * * *
Louis
— On rentre ? demande Pauline.
Voyant Pauline trembloter légèrement de froid, j'acquiesce à contre-cœur. Je lui ouvre la porte-fenêtre du balcon et la laisse passer. A l'intérieur la fête suit son cours. Je cherche Tom du regard et il me semble l'apercevoir avec Baptiste à côté de la table des alcools. Je vais pour les rejoindre quand soudain Mathilde, ma voisine, surgit devant moi.
— Louis ! Je savais pas que tu venais !
— Ma… Mathilde ? Moi aussi je savais pas que tu venais.
— Oh tu sais, j'suis une bonne pote de Marion et Baptiste. Et toi comment ça se fait que t'es là ?
— Ma… Mathilde ? Moi aussi je savais pas que tu venais.
— Oh tu sais, j'suis une bonne pote de Marion et Baptiste. Et toi comment ça se fait que t'es là ?
Elle tourne son regard vers Pauline, qui se tient à côté de moi. J'ai l'impression qu'elle l'inspecte. C'est la première fois que je la revois depuis nos premiers ébats sexuels chez elle, et l'idée de me retrouver entre elle et Pauline me déplaît fortement. Pour détendre l'atmosphère, je m'efforce de faire les présentations :
— Je… Pauline, je te présente Mathilde ma voisine. Mathilde, voici Pauline. Une pote de Marion également.
— Il me semble avoir entendu parler de toi, lui dit Mathilde.
— Moi aussi, répond Pauline.
— Il me semble avoir entendu parler de toi, lui dit Mathilde.
— Moi aussi, répond Pauline.
Mathilde esquisse un sourire, mais son regard glisse brièvement vers moi comme si elle attendait une explication. Mais je n'ai rien à donner. C'est à ce moment-là que je remarque sa tenue, une très belle robe noire de soirée mettant très bien en valeur ses formes.
— Vous vous connaissez bien ? nous demande Pauline curieuse.
— Disons qu'on se croise souvent… entre voisins, tu sais comment c'est, répond Mathilde sur un ton un peu trop joueur à mon goût.
— Disons qu'on se croise souvent… entre voisins, tu sais comment c'est, répond Mathilde sur un ton un peu trop joueur à mon goût.
Elle rit doucement. J'ai l'impression qu'elle veut me coincer.
— Vous voulez boire quelque chose ? proposé-je pour nous sortir de cette situation.
Mais Mathilde secoue la tête.
— Non désolée, je dois rejoindre ma pote. J'vous laisse, profitez bien.
Elle me fait un clin d'œil et s'éloigne en frôlant Pauline de l'épaule. Cette dernière me lance un petit sourire en coin, mi-amusé, mi-blasé.
— Sympa ta voisine, ironise-t-elle.
— Je… C'est pas ce que tu crois.
— T'inquiètes, Louis. Je m'en fous et j'ai pas envie de savoir.
— Je… C'est pas ce que tu crois.
— T'inquiètes, Louis. Je m'en fous et j'ai pas envie de savoir.
* * * * *
Julie
Je sens que les deux shots de rhum commencent à faire effet et j'ai besoin d'air. Je m'extirpe du groupe de Marion et Baptiste, qui rigolent un peu trop fort pour moi, et je zigzague entre les gens pour trouver un coin plus calme.
J'atterris dans le couloir où je m'appuie dos au mur, avec une légère envie de vomir. Je me laisse glisser jusqu'au sol et ferme les yeux. La musique est un peu trop forte tout à coup. Je crois que j'ai trop bu trop vite. Je vais finir mal, comme à mon anniversaire.
J'atterris dans le couloir où je m'appuie dos au mur, avec une légère envie de vomir. Je me laisse glisser jusqu'au sol et ferme les yeux. La musique est un peu trop forte tout à coup. Je crois que j'ai trop bu trop vite. Je vais finir mal, comme à mon anniversaire.
— Ça va, toi ? T'as l'air paumé.
Je lève la tête. Un type d'une vingtaine d'année, un verre à la main, me regarde en souriant.
— Oui oui, je prends juste un peu l'air.
— T'as besoin d'aide ?
— Non c'est bon.
— Je vais pas te laisser toute seule comme ça.
— T'as besoin d'aide ?
— Non c'est bon.
— Je vais pas te laisser toute seule comme ça.
Je le regarde. Il ne m'inspire rien de bon mais je me sens trop mal pour me défendre.
— Non… Laisse-moi.
— T'inquiètes. Je t'emmène juste dans une chambre en haut pour que tu puisses te reposer.
— T'inquiètes. Je t'emmène juste dans une chambre en haut pour que tu puisses te reposer.
Il me tend le bras. Ne voyant aucune porte de sortie et paralysée par la peur, j'obéis et attrape la main qu'il me tend. Il me tire et me fait me lever avant de s'approcher trop près de moi.
— Tu vois, tu vas déjà mieux. On va en haut ? T'es très jolie dis-donc…
Je regarde le sol, n'osant pas relever la tête de peur de croiser son regard.
— Hé ! Tu fais quoi toi ? l'interpelle une voix au bout du couloir.
Je tourne la tête et vois un autre inconnu débarqué. Grand aux cheveux bruns, il s'avance vers nous d'un pas assuré. Je sens tout à coup l'autre type, encore collé à moi, se tendre.
— Je… Je m'assurais juste qu'elle aille bien, bafouille-t-il.
— Écarte-toi de ma copine.
— Écarte-toi de ma copine.
Je fronce les sourcils et regarde ce nouvel inconnu. A quoi joue-t-il ? Je sens l'autre type faire marche arrière et s'éloigner sans un mot.
— Ça va ? me demande l'inconnu. Il t'a rien fait de mal ?
— Non, ça va. Merci…
— Non, ça va. Merci…
Encore sous le choc et ne lui faisant pas vraiment confiance non plus, je ne sais quoi dire.
— Désolé d'avoir dit que t'étais ma copine, au moins ça l'a fait fuir.
Je lui souris timidement. Je constate alors sa beauté. Il est doté de grands yeux bleus et d'un sourire vraiment mignon.
— Tu veux que je te raccompagne auprès de tes potes ? demande-t-il.
— Euh… C'est que… je voulais prendre l'air à la base.
— Ah, okay. Bon. Je peux te laisser tranquille si tu veux.
— Non… Tu peux rester.
— Euh… C'est que… je voulais prendre l'air à la base.
— Ah, okay. Bon. Je peux te laisser tranquille si tu veux.
— Non… Tu peux rester.
Il me sourit et hoche la tête. Il s'assois alors au sol contre le mur, et, me sentant idiote debout face à lui, je fais de même en m'asseyant contre le mur opposé. Nos genoux se frôlent légèrement.
— Pourquoi tu avais besoin de prendre l'air ?
— Je crois que j'ai trop bu.
— Il est même pas minuit, remarque-t-il en souriant.
— Je crois que j'ai trop bu.
— Il est même pas minuit, remarque-t-il en souriant.
Je souris et baisse les yeux tant son regard m'intimide.
— Je sais, c'est ce que j'arrête pas de me dire…
— T'inquiètes, ça arrive même aux meilleurs. Surtout aux gens qui ont pas envie d'être là.
— T'inquiètes, ça arrive même aux meilleurs. Surtout aux gens qui ont pas envie d'être là.
Je le regarde à nouveau, surprise par sa remarque.
— Ça se voit tant que ça ?
— Que t'as pas envie d'être là ? Oui, un peu. Tu serais pas venu t'isoler dans ce couloir sinon.
— C'est vrai…
— Que t'as pas envie d'être là ? Oui, un peu. Tu serais pas venu t'isoler dans ce couloir sinon.
— C'est vrai…
Il me sourit à nouveau, mais cette fois d'une manière beaucoup plus douce, presque apaisante. Mais des cris plus appuyés nous parviennent soudain du salon.
— Plus que deux minutes ! déclare une voix éloignée.
Après un court regard vers la porte du salon, il tourne la tête vers moi.
— Ça y est l'année se termine, je crois qu'il faut y retourner, dit-il. Tu te sens prête ?
J'acquiesce. Il se lève et me tend la main.
— Il faut que je retrouve mes copines, réponds-je une fois levée.
Nous nous dirigeons vers le salon et entrons dans la foule. Sa présence derrière-moi me rassure, comme une garantie qu'il ne pourrait rien m'arriver. Je scrute les quatre coins de la pièce pour retrouver mes potes, sans grand succès.
Je les vois pas, crié-je en me retournant vers lui.
Mais il n'est plus là. Je regarde autour de moi, plus aucune trace de lui. J'aperçois juste Hugo au loin, debout sur la table, qui tel un chef d'orchestre, dirige la foule qui crie :
Je les vois pas, crié-je en me retournant vers lui.
Mais il n'est plus là. Je regarde autour de moi, plus aucune trace de lui. J'aperçois juste Hugo au loin, debout sur la table, qui tel un chef d'orchestre, dirige la foule qui crie :
— 10 !
Était-ce réel ou simplement moi qui suis trop alcoolisée ? Cet inconnu a-t-il vraiment existé ?
— 9 !
Merde, la nouvelle année va arriver et je suis seule dans la masse.
* * * * *
Louis
Je lève les yeux vers Pauline, face à moi. Je redoute ce moment depuis le début de la soirée. Elle a bien dit qu'il pourrait se passer plus entre nous, mais maintenant que nous sommes seuls dans la foule à quelques secondes de minuit, vais-je seulement oser ?
— 8 ! crie les gens autour de nous.
Elle a l'air aussi nerveuse que moi.
* * * * *
Julie
Je cherche encore sans espoir un visage familier autour de moi, quand soudain on m'interpelle :
— Julie !
Je me retourne et vois Laura, Louise et Noé, son copain, qui s'avancent vers moi. Soulagée, je leur souris.
— 7 !
Mais où est Camille ?
* * * * *
Louis
— Tu vas pas m'embrasser, hein ? me demande Pauline droit dans les yeux.
Sa question me fait l'effet d'une douche froide. Elle a dû lire l'hésitation sur mon visage et veut s'assurer que je ne vais pas le faire. À moins que ce soit l'inverse ? Je lui souris bêtement, ne sachant que répondre.
— 6 !
* * * * *
Julie
— Camille n'est pas avec vous ? demandé-je à Louise et Laura.
— Non, on l'a perdu y a 20 minutes, on pensait qu'elle était avec toi !
— Non, on l'a perdu y a 20 minutes, on pensait qu'elle était avec toi !
Je ne veux pas passer le nouvel an sans elle, merde, où est-elle encore allée ?
— 5 !
* * * * *
Louis
C'était sûrement de l'ironie, elle ne veut pas que je l'embrasse à minuit. En même temps, bien sûr, c'est tellement cliché. Qu'est-ce que je suis con d'avoir pensé à le faire… Je me sens piégé face à elle. Où est Tom ? Il faut que je le trouve pour éviter d'être seul face à elle quand minuit sonne.
— 4 !
* * * * *
Julie
Elle doit forcément être dans la foule ! Je me mets sur la pointe des pieds et la cherche du regard. Mais non, pas de Camille. Juste la foule qui crie :
— 3 !
* * * * *
Louis
Je parcours vite fait la pièce du regard à la recherche de Tom et il me semble, à ses cheveux, l'apercevoir au loin de dos en train d'embrasser quelqu'un.
— 2 !
J'ai à peine le temps de m'y attarder que d'un coup, un visage au milieu de la foule m'attire. Tout se fige, le regard avec cette fille est magnétique, presque rassurant. Qu'est-ce qu'elle fait là ? Elle n'a pas l'air d'être bien.
* * * * *
Julie
Soudain, je croise le regard d'un garçon et tout s'arrête. Il a l'air aussi perdu que moi ce soir au milieu de tous ces gens, et sa présence m'apaise tout d'un coup. La pression retombe, enfin quelqu'un qui me comprend.
— 1 !
Je lui souris. Merci d'être là.
JANVIER
Louis
— BONNE ANNÉE !!!
Tout le monde crie, tout le monde saute, tout le monde jette ses bras en l'air. Je vois cette fille me sourire et j'ai à peine le temps de lui rendre la pareille qu'elle disparait aussitôt de ma vue. Merci d'avoir été là, toi aussi.
— Bonne année, Louis.
Je me retourne vers Pauline. C'est vrai ! Pauline est toujours en face de moi. Le temps d'un instant je l'avais complètement oublié.
— Bonne année, Pauline.
Elle sourit timidement. Je l'embrasserai bien mais je suis bloqué par la situation. Je crois qu'elle le comprend.
— Je vais essayer de retrouver Fanny pour lui souhaiter la bonne année, à plus tard.
Je crois qu'elle cherchait surtout juste à sortir de ce malaise. Je reparcours la foule des yeux, cherchant cette fille encore une fois, en vain.
Faut que j'aille prendre l'air.
Faut que j'aille prendre l'air.
* * * * *
Julie
— Bonne année les filles ! crie Camille en nous rejoignant.
— Camille ! On te cherchait partout au moment du décompte ! T'étais où ? demande Laura.
— Peu importe. J'ai eu droit à mon bisou de minuit, c'est tout ce qui compte.
— C'est pas vrai ! s'exclame Louise. Avec qui ?
— Je vous dirai pas. Et toi alors, Julie ? T'étais passé où tout à l'heure ?! Je te cherchais partout.
— T'as pas cherché bien loin, plaisante Laura.
— Je… Je me suis assise dans le couloir pour prendre l'air, réponds-je. J'ai discuté avec un mec.
— Hé bah ! Je suis la seule à avoir embrassée personne ici ce soir ! remarque Laura.
— On s'est pas embrassé ! me défends-je. On a juste discuté, c'était cool.
— T'as pris son insta ?
— Non, il a disparu avant que je sache son nom.
— Camille ! On te cherchait partout au moment du décompte ! T'étais où ? demande Laura.
— Peu importe. J'ai eu droit à mon bisou de minuit, c'est tout ce qui compte.
— C'est pas vrai ! s'exclame Louise. Avec qui ?
— Je vous dirai pas. Et toi alors, Julie ? T'étais passé où tout à l'heure ?! Je te cherchais partout.
— T'as pas cherché bien loin, plaisante Laura.
— Je… Je me suis assise dans le couloir pour prendre l'air, réponds-je. J'ai discuté avec un mec.
— Hé bah ! Je suis la seule à avoir embrassée personne ici ce soir ! remarque Laura.
— On s'est pas embrassé ! me défends-je. On a juste discuté, c'était cool.
— T'as pris son insta ?
— Non, il a disparu avant que je sache son nom.
C'est vrai ça. Ce regard avec ce garçon au milieu de la foule m'a presque fait oublier le mystérieux inconnu de tout à l'heure. Je rebalaye la pièce des yeux, sans revoir ni l'un, ni l'autre. J'ai soudainement soif.
— J'vais chercher de l'eau, déclaré-je aux filles en les quittant.
Je me faufile dans la foule et entre dans la cuisine. Je prends un verre dans un placard et le remplis d'eau. Mais des voix provenant du couloir adjacent me sortent de ma bulle. Je me rapproche de la porte, entrouverte, et il me semble reconnaître les voix d'Hugo et Jade.
— Merde ! C'est la 10e fois qu'on s'engueule là-dessus ! crie Jade. C'est toi qui voulais d'une relation libre !
— Ça t'autorisait pas à coucher avec un de mes potes !
— Ah oui, parce que Thibaut c'est ton pote, bien sûr !
— Ça l'était oui !
— Il s'en battait les couilles de toi ! Si c'était ton pote il m'aurait jamais approché !
— Ça t'autorisait pas à coucher avec un de mes potes !
— Ah oui, parce que Thibaut c'est ton pote, bien sûr !
— Ça l'était oui !
— Il s'en battait les couilles de toi ! Si c'était ton pote il m'aurait jamais approché !
Tout à coup, Hugo pousse violemment la porte du couloir. Pris de peur je me colle au mur et le vois passer en trombe dans la cuisine avant de partir vers le salon. Jade le suit sur quelques mètres, mais s'arrête et lui dit :
— Un jour va falloir que tu te décides ! Tu me quittes ou tu me pardonnes, mais comme ça ça peut plus durer !
Il ne répond rien et quitte la pièce. Jade, elle, se retourne vers moi, des larmes aux coins des yeux.
— Qu'est-ce que tu fais là, toi ? demande-t-elle sèchement.
* * * * *
Louis
Après une courte pause au frais sur le balcon, je me décide à rentrer à l'intérieur. Je cherche Pauline du regard et la vois un peu plus loin à côté de Fanny. Mais elle ne parle pas à cette dernière, elle parle à un mec. Un mec que je ne connais pas. Cette image m'irrite.
— Bonne année, Louis ! dit soudainement Mathilde en s'avançant vers moi.
Voyant que je l'écoute à peine, elle regarde dans la même direction que moi et voit, elle aussi, Pauline rire à la blague de ce mec.
— T'as des sentiments pour elle ? me demande-t-elle après un silence.
— Non, réponds-je même si au fond de moi je n'en suis pas si sûr.
— Tu mens mal, Louis.
— Non, réponds-je même si au fond de moi je n'en suis pas si sûr.
— Tu mens mal, Louis.
Je la regarde. Une lueur brille dans ses yeux.
— Allez viens, reste pas là. Je connais quelque chose qui va te faire aller mieux.
Elle me prend par la main et me guide jusqu'aux toilettes. Me sentant trahi par Pauline, je me laisse faire. Elle me fait entrer à l'intérieur et ferme la porte avant de se jeter sur moi. Ses mains montent sur ma nuque et sa bouche se joint à la mienne. J'accepte le baiser à défaut d'avoir eu celui de Pauline.
Et puis merde. Elle a raison, je vais pas me laisser affecter par ça. Je sors Pauline de mon esprit et focus sur Mathilde. Je laisse mes mains parcourir son corps et ses formes alors que nos langues s'entremêlent toujours et encore. Je romps le baiser et explore son cou, mordillant légèrement sa peau en descendant vers son épaule. Je sens une de ses mains se poser sur mon érection et l'autre défaire mon pantalon.
Et puis merde. Elle a raison, je vais pas me laisser affecter par ça. Je sors Pauline de mon esprit et focus sur Mathilde. Je laisse mes mains parcourir son corps et ses formes alors que nos langues s'entremêlent toujours et encore. Je romps le baiser et explore son cou, mordillant légèrement sa peau en descendant vers son épaule. Je sens une de ses mains se poser sur mon érection et l'autre défaire mon pantalon.
— Prends ça comme un cadeau pour te remonter le moral, me glisse-t-elle à l'oreille.
Ne comprenant pas ce qu'elle veut dire par là, je suis tout à coup surpris de la voir s'agenouiller tout en entraînant mon pantalon avec elle. Elle regarde la bosse qui déforme mon boxer et passe sa main dessus avant de lever les yeux vers moi.
— T'es sûre ? lui demandé-je.
— Bien sûr.
— Bien sûr.
Elle agrippe les bords de mon boxer et le fait glisser le long de mes jambes, laissant mon sexe à l'air libre, devant ses yeux. D'une main elle l'attrape et le masturbe. Ses mouvements de va-et-vient commencent à peine à faire son effet qu'elle se penche en avant et sort sa langue pour lécher le bout de mon membre. Je laisse échapper un gémissement quand elle me prend en bouche pour la première fois, ses lèvres glissant sur ma longueur, sa main continuant de pomper ce qu'elle ne peut pas atteindre avec sa bouche.
Je regarde la scène devant moi, incrédule. Il y a quelques minutes j'étais préoccupé par Pauline et maintenant je suis là, recevant une fellation de Mathilde, ma voisine. La vie était parfois bien faite.
Ses yeux croisent les miens tandis que mon sexe coulisse entre ses lèvres. Je peux voir le désir brûler dans son regard et cela m'excite encore plus. Instinctivement, mes mains se posent sur sa tête, guidant légèrement ses mouvements. Mais après quelques minutes délicieuses, elle retire ma queue de sa bouche avec un pop audible. Elle me regarde, un filet de salive reliant encore ses lèvres à mon gland.
— Tu veux que je continue ? demande-t-elle.
— S'il-te-plaît… soufflé-je la suppliant presque.
— S'il-te-plaît… soufflé-je la suppliant presque.
Elle sourit, satisfaite de son emprise sur moi avant de me reprendre en bouche. Je sens sa langue tourner autour de mon gland et je ne peux m'empêcher de lâcher un nouveau gémissement quand elle caresse mon frein. Je sens qu'elle accélère la cadence. Mes hanches commencent à bouger d'elles-mêmes poussant ma queue plus profondément dans sa gorge accueillante. L'orgasme arrive, j'ai à peine le temps de la prévenir :
— Je vais jouir…
Mais elle ne s'arrête pas pour autant. Au contraire, elle redouble d'efforts. Ses lèvres continuent de glisser le long de mon membre, sa main droite s'active toujours sur la base alors que sa main gauche caresse mes testicules. Ses yeux croisent les miens une dernière fois mais c'en est trop. D'un grognement sourd, je jouis violemment dans sa bouche, envoyant plusieurs jets de sperme chaud au fond de sa gorge. Mathilde avale tout ce que je lui donne, ne laissant pas une seule goutte s'échapper. Lorsque je finis, elle retire lentement ma queue de sa bouche et lèche ses lèvres d'un air satisfait.
— C'était bon ?
— C'était incroyable…
— C'était incroyable…
J'en reste presque bouche bée. À côté, la pipe de Jade que j'avais reçu il y a quelques semaines n'était qu'un simple frisson. Mais j'étais, à l'époque, sans doute trop stressé de me faire surprendre par Hugo pour pouvoir l'apprécier.
Mathilde se relève, m'embrasse une nouvelle fois puis m'aide à me rhabiller.
Mathilde se relève, m'embrasse une nouvelle fois puis m'aide à me rhabiller.
— T'es sûr que tu veux pas que je te rende la pareille ? demandé-je en la stoppant.
— Mais non, c'était un cadeau je t'ai dit. C'est gentil de proposer, t'aura l'occasion une prochaine fois.
— Mais non, c'était un cadeau je t'ai dit. C'est gentil de proposer, t'aura l'occasion une prochaine fois.
Elle sourit, ouvre la porte des toilettes et me fait un dernier bisou sur la joue avant de sortir.
Je la regarde s'éloigner d'un air béat dans sa belle robe de soirée qui moule son corps à la perfection. J'aime cette affection qu'elle me donne, tout est plus simple avec Mathilde. Mes yeux changent d'axe et tombent sur ceux de Pauline, se tenant à quelques mètres de moi, qui me regarde probablement depuis quelques secondes. Aucune émotion ne parcourt son visage. Elle fait juste demi-tour et s'en va elle aussi.
Je la regarde s'éloigner d'un air béat dans sa belle robe de soirée qui moule son corps à la perfection. J'aime cette affection qu'elle me donne, tout est plus simple avec Mathilde. Mes yeux changent d'axe et tombent sur ceux de Pauline, se tenant à quelques mètres de moi, qui me regarde probablement depuis quelques secondes. Aucune émotion ne parcourt son visage. Elle fait juste demi-tour et s'en va elle aussi.
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Commentaires ()
Vivement la suite, même si c'est dans 3 mois !!!!
Vivement la suite, même si c'est dans 3 mois !!!!
On ne m'ôtera cependant pas de l'idée que Louis et Thibault sont exactement le même genre d'imbéciles. Et heureusement que Pauline est un personnage de fiction, parce que tomber deux fois de suite sur le même genre de connard qui a l'air d'être un chouette type, mais qui dézippe sa braguette dès qu'une fille lui fait les yeux doux, c'est quand même dur à tanker !
Hâte de lire la suite, et si ça nécessite d'attendre encore plusieurs mois, j'attendrais et serai là, au rendez-vous pour la publication !
Ça fait très plaisir de retrouver cette histoire. L’ambiance est vraiment très proche du réel, nous en avons tous plus ou moins connu, de ses soirées pleines d’attente, ou finalement rien ne se passe comme prévu.
Merci
Mais est-il présent à cette soirée ? Il y a un certain nombre d'inconnus.