Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
Première fois avec une beach-volleyeuse — Chapitre 3 · Soirée arosée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Première fois avec une beach-volleyeuse
Chapitre 3 · Soirée arosée
Fin du chapitre 2
Clémence, déjà habillée, passe la tête près du mur de la douche et me dit :
— Bon, je file, mais à vendredi, Elissa.
— Bon, je file, mais à vendredi, Elissa.
Il est 19h le vendredi et ma chambre est un véritable champ de bataille. J'ai essayé presque tous mes vêtements et je n'arrive toujours pas à me décider pour ce soir. Vous voyez, cela fait deux jours que je n'arrête pas de penser à Clémence, et j'ai un petit espoir qu'elle fasse de même. Si une parcelle de l'attirance que je ressens est réciproque, j'aimerais qu'elle ait des étoiles dans les yeux en me voyant. Mais, en même temps, je n'ai pas envie de paraître ridicule, à force d'avoir trop essayé.
Après une heure d'hésitation, je finis par opter pour une tenue classique : un t-shirt simple, une veste en simili cuir noir, un jean légèrement déchiré, et mes vieilles Doc Martens.
Je me maquille légèrement, juste ce qu'il faut pour illuminer mon teint, et j'ajoute quelques bagues pour compléter le tout.
J'espère que l'assurance que je tente de projeter à travers mon look camouflera la panique qui me ronge intérieurement à l'idée de croiser Clémence. J'ai envie de la voir plus que tout, mais en même temps, cela m'effraie profondément.
Je me maquille légèrement, juste ce qu'il faut pour illuminer mon teint, et j'ajoute quelques bagues pour compléter le tout.
J'espère que l'assurance que je tente de projeter à travers mon look camouflera la panique qui me ronge intérieurement à l'idée de croiser Clémence. J'ai envie de la voir plus que tout, mais en même temps, cela m'effraie profondément.
Une vingtaine de minutes de voiture, et je suis chez Max. Munie de quelques bières et de légumes à griller, j'entre dans la maison par le jardin, là où plusieurs groupes sont déjà en train de discuter et de lancer le barbecue.
Je cherche mes coéquipières du regard et aperçois Julie, Sarah, Eva et quelques garçons qui jouent au beer pong. À mon grand désespoir, Clémence n'est pas encore là.
Je m'ouvre une bière, me joins aux conversations, intègre une partie de beer pong en binôme avec Eva et passe un agréable moment, mais sans plus. Dès qu'une personne nouvelle entre par la porte du jardin, ma tête se tourne machinalement pour vérifier si ce n'est pas Clémence.
Au bout d'une heure, je n'en peux plus et lui envoie un message :
« Salut, le deal, c'était qu'on vienne toutes les deux et, sauf erreur de ma part, tu ne remplis pas ta moitié du marché. »
Moins de 30 secondes plus tard, je reçois : « Eh quoi, Elissa, je te manque ? »
Je rougis instantanément en lisant le message. Puis j'en reçois un second :
Moins de 30 secondes plus tard, je reçois : « Eh quoi, Elissa, je te manque ? »
Je rougis instantanément en lisant le message. Puis j'en reçois un second :
— J'arrive dans 10 minutes, j'habite juste à côté, mais j'ai eu une visite qui a terminé tard.
C'est avec le sourire aux lèvres que je réponds :
« J'ai juste besoin de toi pour battre Julie et Sarah au beer pong. »
— T'inquiète, partenaire, j'arrive.
— T'inquiète, partenaire, j'arrive.
J'essaie de cacher mon sourire béat, mais ces petites interactions de flirt, ainsi que la perspective de la voir rapidement, me ravissent. J'ai aussi déjà bu deux bières et commence à avoir la tête qui tourne.
Un quart d'heure plus tard, je vois enfin Clémence arriver. Qu'elle est belle ! Elle porte une robe fluide à motifs turquoise et ses cheveux, lâchés et bien coiffés, se balancent quand elle entre, sa démarche assurée. Elle s'arrête pour dire bonjour à plusieurs groupes, elle connaît vraiment tout le monde, et je ressens une pointe de jalousie en constatant qu'il n'y a pas que moi qui la regarde avec des intentions : elle fait tourner plusieurs têtes. Mais c'est enfin vers nous qu'elle se tourne, et vient nous faire la bise. Quand vient mon tour, je sens son parfum qui m'envahit et ravit mes narines, je suis déjà transportée par un désir intense.
Elle se tourne vers moi et me dit :
Un quart d'heure plus tard, je vois enfin Clémence arriver. Qu'elle est belle ! Elle porte une robe fluide à motifs turquoise et ses cheveux, lâchés et bien coiffés, se balancent quand elle entre, sa démarche assurée. Elle s'arrête pour dire bonjour à plusieurs groupes, elle connaît vraiment tout le monde, et je ressens une pointe de jalousie en constatant qu'il n'y a pas que moi qui la regarde avec des intentions : elle fait tourner plusieurs têtes. Mais c'est enfin vers nous qu'elle se tourne, et vient nous faire la bise. Quand vient mon tour, je sens son parfum qui m'envahit et ravit mes narines, je suis déjà transportée par un désir intense.
Elle se tourne vers moi et me dit :
— On la fait, cette partie de beer pong ?
— OK, on prend les gagnants.
— OK, on prend les gagnants.
Julie et Sarah, la paire à qui tout réussit, sont en train de laminer Max, l'hôte de la soirée, et son pote Anthony.
Lorsqu'ils ont fini, nous commençons une autre partie et là, catastrophe : Clémence est tout aussi nulle que moi. Julie et Sarah nous chambrent, et Clémence s'exclame :
— Bon, c'est pas drôle ! Ce n'est pas comme ça qu'on va se la coller toutes les deux si on n'en met pas une !
Elle me propose alors un jeu : à chaque balle ratée, l'autre doit donner un gage.
Nous commençons tranquillement en nous distribuant des petites gorgées de bière, puis des shots. Ensuite, à mesure que l'alcool monte, les gages deviennent plus farfelus : faire le poirier, chanter des chansons à tue-tête, simuler un orgasme bruyamment, un body shot...
Je m'amuse comme rarement, puis la partie prend fin. Entre les quelques bières, les shots et mon estomac toujours vide, je sens que je suis très joyeuse, et Clémence l'est aussi. Nous nous faisons servir encore un verre : le punch des garçons. Clémence en siffle un, puis deux, assez rapidement.
Elle me propose alors un jeu : à chaque balle ratée, l'autre doit donner un gage.
Nous commençons tranquillement en nous distribuant des petites gorgées de bière, puis des shots. Ensuite, à mesure que l'alcool monte, les gages deviennent plus farfelus : faire le poirier, chanter des chansons à tue-tête, simuler un orgasme bruyamment, un body shot...
Je m'amuse comme rarement, puis la partie prend fin. Entre les quelques bières, les shots et mon estomac toujours vide, je sens que je suis très joyeuse, et Clémence l'est aussi. Nous nous faisons servir encore un verre : le punch des garçons. Clémence en siffle un, puis deux, assez rapidement.
Elle me dit qu'elle doit passer aux toilettes et me demande de l'accompagner. Il y a pas mal de queue, et un nouveau jeu s'improvise : celui de la barbichette.
Je pense que mon regard amoureux me trahit, mais nous ne le soutenons pas longtemps : nous ne pouvons pas nous empêcher de pouffer de rire toutes les cinq secondes. Ce contact physique — même si je n'ai que ma main posée sur son menton — me ravit.
Je pense que mon regard amoureux me trahit, mais nous ne le soutenons pas longtemps : nous ne pouvons pas nous empêcher de pouffer de rire toutes les cinq secondes. Ce contact physique — même si je n'ai que ma main posée sur son menton — me ravit.
Les toilettes se libèrent et Clémence y entre. Je l'attends à l'extérieur, mais elle me lance :
— Qu'est-ce que tu fais ? Viens avec moi, ça ira plus vite.
Un peu hésitante, je la rejoins. Clémence commence à se soulager tandis que je me place face à la porte pour ne pas la regarder. Elle se moque de moi : — Oh, t'es super prude, Élissa ! C'est qu'un pipi, pas de quoi te retourner comme ça.
Je marmonne que je ne suis pas prude.
Elle rigole et réplique d'un ton sarcastique : — Oui, c'est vrai, t'es même la fille la plus délurée d'ici.
Elle se lève, tire la chasse, puis se glisse juste derrière moi. D'une voix basse, elle murmure à mon oreille : — Nouveau gage : montre-moi ce soir comment tu peux être une délurée.
Avant que je puisse réagir, Clémence déverrouille la porte, se faufile hors des toilettes et me laisse là, toute penaude.
J'aurais dû l'embrasser.
Un peu hésitante, je la rejoins. Clémence commence à se soulager tandis que je me place face à la porte pour ne pas la regarder. Elle se moque de moi : — Oh, t'es super prude, Élissa ! C'est qu'un pipi, pas de quoi te retourner comme ça.
Je marmonne que je ne suis pas prude.
Elle rigole et réplique d'un ton sarcastique : — Oui, c'est vrai, t'es même la fille la plus délurée d'ici.
Elle se lève, tire la chasse, puis se glisse juste derrière moi. D'une voix basse, elle murmure à mon oreille : — Nouveau gage : montre-moi ce soir comment tu peux être une délurée.
Avant que je puisse réagir, Clémence déverrouille la porte, se faufile hors des toilettes et me laisse là, toute penaude.
J'aurais dû l'embrasser.
Je reprends mes esprits en quelques secondes. Ni une ni deux, je sors en trombe des toilettes et la rejoins dans la salle de bain, là où elle est en train de se laver les mains. Je ferme la porte à double tour, m'approche d'elle, lui prends la main pour l'écarter du lavabo. Elle a juste le temps de demander :
— Mais qu'est-ce que tu fais ?
Je lui réponds calmement : — Je fais mon gage.
Et je l'embrasse passionnément.
Là, c'est un feu d'artifice dans tout mon corps. Ses lèvres sont douces, mais je la sens me rendre mon baiser avec autant de passion. Sa langue s'entrelace avec la mienne, et chaque contact m'envoie une petite décharge électrique. Mon corps se presse contre le sien, et sa main se perd dans ma chevelure brune.
Je la pousse doucement pour l'adosser au lavabo, rapprochant mon corps encore plus du sien. Son autre main glisse sous mon t-shirt, effleurant ma hanche, et son toucher est tout simplement sensationnel.
Je lui réponds calmement : — Je fais mon gage.
Et je l'embrasse passionnément.
Là, c'est un feu d'artifice dans tout mon corps. Ses lèvres sont douces, mais je la sens me rendre mon baiser avec autant de passion. Sa langue s'entrelace avec la mienne, et chaque contact m'envoie une petite décharge électrique. Mon corps se presse contre le sien, et sa main se perd dans ma chevelure brune.
Je la pousse doucement pour l'adosser au lavabo, rapprochant mon corps encore plus du sien. Son autre main glisse sous mon t-shirt, effleurant ma hanche, et son toucher est tout simplement sensationnel.
La réalité nous rattrape brusquement lorsque la poignée de la porte s'agite. Quelqu'un essaie clairement d'entrer.
Sans un mot ni un regard, Clémence s'extirpe hors de la pièce.
Je reste là, sous le choc de ce qui vient de se passer. Sous le choc d'avoir osé l'embrasser. Sous le choc qu'elle m'ait rendu mon baiser. Sous le choc de ces sentiments naissants pour une fille avec qui j'avais à peine échangé avant il y a quelques jours. Sous le choc qu'elle soit sortie ainsi, sans rien dire.
Sans un mot ni un regard, Clémence s'extirpe hors de la pièce.
Je reste là, sous le choc de ce qui vient de se passer. Sous le choc d'avoir osé l'embrasser. Sous le choc qu'elle m'ait rendu mon baiser. Sous le choc de ces sentiments naissants pour une fille avec qui j'avais à peine échangé avant il y a quelques jours. Sous le choc qu'elle soit sortie ainsi, sans rien dire.
Je vagabonde dans le salon, papote avec une ou deux personnes que je connais brièvement, danse un peu au son d'une musique que j'affectionne particulièrement, puis rejoins mes coéquipières regroupées dans le jardin. Mon pas n'est pas très stable ; je sens que j'ai un peu perdu le contrôle.
En arrivant, je remarque Clémence assise sur un banc, la tête baissée. Elle n'a pas l'air bien du tout.
Lorsque je m'approche, Sarah m'explique : — Elle a trop bu. Vous avez un peu forcé sur les mélanges.
Une amie d'Eva revient alors du barbecue, des assiettes à la main, et dit qu'il faut que Clémence mange, ça l'aidera. Elle me propose une assiette également. J'accepte et grignote tant bien que mal, incapable de me concentrer face à l'état de Clémence.
Lorsque je m'approche, Sarah m'explique : — Elle a trop bu. Vous avez un peu forcé sur les mélanges.
Une amie d'Eva revient alors du barbecue, des assiettes à la main, et dit qu'il faut que Clémence mange, ça l'aidera. Elle me propose une assiette également. J'accepte et grignote tant bien que mal, incapable de me concentrer face à l'état de Clémence.
Ai-je été trop insistante alors qu'elle avait simplement trop bu ? Cette pensée me soulève le cœur. Ce moment magique se transforme peu à peu en un petit cauchemar. J'essaie de capter son regard, mais Clémence garde obstinément les yeux rivés au sol.
Sarah intervient à nouveau :
— Elle mange à peine. Soit on la couche ici, soit on la ramène chez elle. Elle habite tout près.
Fatou, qui vient d'arriver et n'a pas bu d'alcool, propose : — Je peux la déposer. C'est à deux minutes en voiture. Je reviendrai après.
Triste de la tournure qu'a prise la soirée, je lance alors : — Oui, c'est une bonne idée. Je vais rentrer moi. Vous me direz quand elle sera bien chez elle ?
Mais Fatou me coupe : — Hors de question que tu prennes le volant, Élissa. Toi aussi, t'es bien éméchée.
Elle réfléchit un instant avant d'ajouter : — En fait, je vais vous raccompagner toutes les deux chez Clémence. Comme ça, tu récupères ta voiture demain matin.
Je proteste vivement, mais tout le groupe trouve que c'est une excellente idée.
Fatou, qui vient d'arriver et n'a pas bu d'alcool, propose : — Je peux la déposer. C'est à deux minutes en voiture. Je reviendrai après.
Triste de la tournure qu'a prise la soirée, je lance alors : — Oui, c'est une bonne idée. Je vais rentrer moi. Vous me direz quand elle sera bien chez elle ?
Mais Fatou me coupe : — Hors de question que tu prennes le volant, Élissa. Toi aussi, t'es bien éméchée.
Elle réfléchit un instant avant d'ajouter : — En fait, je vais vous raccompagner toutes les deux chez Clémence. Comme ça, tu récupères ta voiture demain matin.
Je proteste vivement, mais tout le groupe trouve que c'est une excellente idée.
Quelques instants plus tard, me voilà installée sur la banquette arrière de la voiture de Fatou, en direction de chez Clémence, qui est à moitié endormie à l'avant.
Arrivées à destination, Fatou aide Clémence à monter les marches qui mènent à son appartement. Je les suis, un peu honteuse, et nous entrons dans sa chambre.
Je vais me rafraîchir le visage pendant que Fatou aide Clémence à se changer. Quand je reviens, Clémence est déjà couchée dans son lit. Je m'allonge à côté d'elle, et Fatou repart à la soirée.
Malgré les événements de la soirée, je m'endors assez vite.
Arrivées à destination, Fatou aide Clémence à monter les marches qui mènent à son appartement. Je les suis, un peu honteuse, et nous entrons dans sa chambre.
Je vais me rafraîchir le visage pendant que Fatou aide Clémence à se changer. Quand je reviens, Clémence est déjà couchée dans son lit. Je m'allonge à côté d'elle, et Fatou repart à la soirée.
Malgré les événements de la soirée, je m'endors assez vite.
Au petit matin, je me réveille, les idées encore floues. Il me faut quelques instants pour comprendre où je suis. Peu à peu, les souvenirs de la veille me reviennent. Mais ce qui m'interpelle le plus, c'est ma main : elle est dans celle de Clémence, qui dort paisiblement à côté de moi.
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Commentaires ()
Les personnages sonnent si justes qu'il est très facile de se dérouler le film dans sa tête.
On s'y croirait et surtout qu'il est très agréable d'assister à la naissance des sentiments et du désir naissants.
Bravo.
merci