Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Je t’aime tant — Chapitre 1 · Chez Juliette
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Je t’aime tant
Chapitre 1 · Chez Juliette
Chez Juliette
Je ne sais pas ce qui m'a réveillé. Est-ce le bruit de la camionnette qui vient de se garer dans la cour de la ferme où nous sommes allées nous cacher ? ; ou peut-être est-ce le chant du merle qui a élu domicile dans l'arbre d'en face ? Va pour le merle ! C'est plus romantique et ça s'accorde bien avec un voyage de noces et mon humeur.
Notre hôtesse s'est montrée particulièrement accommodante. Nous aurons tous les midis notre panier piquenique rempli de produits du pays et un grand plaid pour nous installer sur l'herbe près du petit étang. S'il ne fait pas beau, on peut aussi manger la même chose mais à l'intérieur ou bien aller manger dans une auberge du coin avec laquelle ils ont un accord.
Elle a aussi tenu à nous rassurer.
Notre hôtesse s'est montrée particulièrement accommodante. Nous aurons tous les midis notre panier piquenique rempli de produits du pays et un grand plaid pour nous installer sur l'herbe près du petit étang. S'il ne fait pas beau, on peut aussi manger la même chose mais à l'intérieur ou bien aller manger dans une auberge du coin avec laquelle ils ont un accord.
Elle a aussi tenu à nous rassurer.
— Et surtout, ne vous en faites pas. J'ai l'habitude des jeunes ménages. Je sais ce que c'est et je change les draps tous les jours.
Elle a dit ça avec un petit air égrillard qui nous a fait rougir toutes les deux.
Je suis si heureuse ! J'ai l'impression que rien ne pourrait ternir mon bonheur. ‘'Peu m'importe mon amour si tu m'aime ! Je me fous du monde entier'' Je me mets à fredonner dans ma tête cette chanson au titre si évocateur. ”L'hymne à l'amour”. Je la connais par cœur cette chanson de Piaf. C'est ma chanson secrète ; j'en ai décidé ainsi la première fois que tu m'as dit que tu m'aimais. J'aurais voulu en composer une moi-même mais je n'ai pas le talent pour ça. J'ai préféré choisir la plus belle que je connais. La plus belle des chansons pour la plus douce des amantes ; ce n'est que justice. Je me la chante pour moi toute seule chaque fois que je suis près de toi. Parfois, quand je la chante, il me vient une larme au coin de l'œil. Ne t'en fais pas, mon amour ! C'est une larme de bonheur.
Je suis si heureuse ! J'ai l'impression que rien ne pourrait ternir mon bonheur. ‘'Peu m'importe mon amour si tu m'aime ! Je me fous du monde entier'' Je me mets à fredonner dans ma tête cette chanson au titre si évocateur. ”L'hymne à l'amour”. Je la connais par cœur cette chanson de Piaf. C'est ma chanson secrète ; j'en ai décidé ainsi la première fois que tu m'as dit que tu m'aimais. J'aurais voulu en composer une moi-même mais je n'ai pas le talent pour ça. J'ai préféré choisir la plus belle que je connais. La plus belle des chansons pour la plus douce des amantes ; ce n'est que justice. Je me la chante pour moi toute seule chaque fois que je suis près de toi. Parfois, quand je la chante, il me vient une larme au coin de l'œil. Ne t'en fais pas, mon amour ! C'est une larme de bonheur.
Tu m'as dit un jour que si tu étais lesbienne, ça ne signifiait pas que tu passais ton temps à aller de l'une à l'autre. Toi aussi, tu cherchais l'âme sœur. Simplement ce ne serait pas un garçon. Eh bien tu l'as trouvée, ton âme sœur ! Je suis ta princesse charmante. Tu m'as choisie et j'en suis très fière ; et surtout très heureuse.
Pour l'instant tu dors à côté de moi. Tu es étendue sur le dos la bouche entrouverte et j'ai l'impression que tu souris. A quoi rêves-tu, ma beauté ? A moi, j'espère !
Quand je contemple ton visage empreint de cette beauté si sereine qu'on la croirait empruntée à un ange, je me dis que rien ne peut plus m'atteindre ; même pas mes parents ; même plus eux. Ils n'ont rien compris ; alors tant pis pour eux ! Quant à moi, j'ai tout ce qu'il me faut, merci beaucoup ; je n'ai besoin de personne ; sauf de toi, Céline, mon amour.
Quand je contemple ton visage empreint de cette beauté si sereine qu'on la croirait empruntée à un ange, je me dis que rien ne peut plus m'atteindre ; même pas mes parents ; même plus eux. Ils n'ont rien compris ; alors tant pis pour eux ! Quant à moi, j'ai tout ce qu'il me faut, merci beaucoup ; je n'ai besoin de personne ; sauf de toi, Céline, mon amour.
Et puis il y a aussi Juliette, mon deuxième amour, ma grande sœur chérie. Elle m'a comprise, elle ! Il est vrai que vous étiez déjà amies. Elle voulait que tu sois la marraine de son premier bébé et n'a pas changé d'avis quand tu lui as annoncé que nous étions ensemble et que dorénavant, c'est toi qui t'occuperais de moi. J'ai été un peu jalouse pour le bébé mais il paraît que je serai la marraine du suivant.
C'est grâce à elle que nous nous sommes connues, toi sa meilleure amie et moi sa petite sœur chérie, comme elle aime à m'appeler ; sa petite Manon. Nous avons dix années de différence car elle en compte déjà trente, comme toi d'ailleurs. Dix ans, c'est beaucoup. Ça n'empêche pas d'aimer sa sœur et de s'occuper d'elle quand on est en famille mais on n'a pas la même vie, pas les mêmes amis et finalement on partage surtout la tendresse, ce qui n'est pas rien. C'était comme ça du moins jusqu'à ma majorité mais maintenant nous sommes devenues beaucoup plus proches.
Juliette a fini ses études de médecine et travaille dans une clinique de Nantes. Elle est mariée à Guillaume depuis deux ans. Ils ont emménagé récemment dans une vieille maison de village qu'ils ont entrepris de retaper et ils attendent leur premier enfant. Pour fêter ce double évènement ils ont organisé une petite fête intime à laquelle ils ont invité quatre de leurs meilleurs amis. Deux garçons qui sont des amis de jeunesse de Guillaume, François et Bertrand, ainsi que deux filles qui sont des amies de fac de Juliette, Sophie et toi même.
Ça s'est passé il y a six mois mais je m'en souviens encore dans les moindres détails car j'étais invitée moi aussi et c'est comme ça que nous avons fait connaissance pour mon plus grand bonheur.
Comme ni Sophie ni moi n'étions motorisées, il était convenu que Bertrand irait chercher Sophie et la ramènerait tandis que François s'occuperait de moi. Malheureusement, François dut se désister au dernier moment car son grand-père paternel venait de décéder et les obsèques devaient se dérouler ce week-end-là près de Nice. Guillaume décida donc de se dévouer pour m'amener et me raccompagner. Il vint me chercher en fin d'après-midi et je l'accompagnai afin de finir avec lui les courses pour la soirée tandis que Juliette était aux fourneaux et préparait les victuailles dont elle comptait régaler ses invitées et invités. Puis nous la rejoignîmes et je me ceignis immédiatement d'un tablier pour l'aider à la cuisine tout en évitant de salir la jolie robe à fleurs que j'avais choisie pour cette soirée.
Comme ni Sophie ni moi n'étions motorisées, il était convenu que Bertrand irait chercher Sophie et la ramènerait tandis que François s'occuperait de moi. Malheureusement, François dut se désister au dernier moment car son grand-père paternel venait de décéder et les obsèques devaient se dérouler ce week-end-là près de Nice. Guillaume décida donc de se dévouer pour m'amener et me raccompagner. Il vint me chercher en fin d'après-midi et je l'accompagnai afin de finir avec lui les courses pour la soirée tandis que Juliette était aux fourneaux et préparait les victuailles dont elle comptait régaler ses invitées et invités. Puis nous la rejoignîmes et je me ceignis immédiatement d'un tablier pour l'aider à la cuisine tout en évitant de salir la jolie robe à fleurs que j'avais choisie pour cette soirée.
A vingt heures précises Bertrand arriva accompagné de Sophie. Je ne saurais dire comment celle-ci était habillée ni même si elle était jolie ou non car, quelques minutes plus tard, tu te présentais à ton tour et dès lors je ne vis plus que toi. Une silhouette de rêve à faire damner un saint ou une sainte ou en tout cas moi, bien que je n'en sois pas une. Tu portais ce soir-là une jupe en daim pas très courte mais fendue assez haut pour donner envie d'en voir plus. Ton haut consistait en un chemisier blanc tout simple dont la légère transparence laissait entrevoir la garniture de dentelle d'un soutien-gorge, blanc lui aussi, dissimulant une poitrine qu'on devinait plutôt petite.
Bref, une tenue très pudique mais aussi très suggestive pour un esprit mal tourné comme l'était devenu le mien dès le premier regard que je portais sur toi.
Tu regardais les autres convives avec l'aimable assurance d'une femme qui se sait belle mais n'en tire pas vanité. Lorsque ton regard se porta sur moi alors que Juliette faisait les présentations, il se fit chaleureux tandis que je me sentis rougir sans trop savoir pourquoi. Maintenant je le sais mais je ne rougis plus quand tu me regardes car je sais que si je t'aime, toi aussi tu m'aimes.
Tu regardais les autres convives avec l'aimable assurance d'une femme qui se sait belle mais n'en tire pas vanité. Lorsque ton regard se porta sur moi alors que Juliette faisait les présentations, il se fit chaleureux tandis que je me sentis rougir sans trop savoir pourquoi. Maintenant je le sais mais je ne rougis plus quand tu me regardes car je sais que si je t'aime, toi aussi tu m'aimes.
Il y avait une grande table basse toute en longueur et de quoi asseoir cinq personnes, à savoir une banquette de trois places et, en face, deux fauteuils. Problème : nous étions six. Je me retrouvai donc assise sur une chaise de cuisine, en bout de table entre le fauteuil de Juliette et ta place sur la banquette.
Une chaise de cuisine avec une assise en mélaminé et, de plus, légèrement bancale n'est pas un siège qu'on peut qualifier de confortable. Comme j'avais tendance à m'ankyloser, j'essayais régulièrement de changer de position, ce qui conduisait la chaise à pivoter légèrement autour de la diagonale formée par les pieds les plus longs, et amenait à chaque fois un des deux autres pieds à cogner le sol avec un bruit désagréable qui faisait sursauter tout le monde. Il en allait de même lorsque, m'étant levée pour me servir, j'entreprenais de me rasseoir. Comme je ne savais que faire, je finis par ne plus bouger et encore moins me lever de sorte que j'eus bientôt les fesses en compote et l'estomac qui gargouillait.
Je me préparais donc à passer une très mauvaise soirée, d'autant plus que tu essayais de converser avec moi et que je ne te répondais que par quelques monosyllabes, mettant bien involontairement en pratique l'expression ‘' s'occuper de ses fesses'' alors que tout ce que je voulais c'était que tu t'intéresses à moi.
Tu continuais à essayer de me parler mais tu te décourageas petit à petit et me fixas d'un air sévère. J'étais désespérée car je pensais t'avoir déplu, mais ce ne fut pas à moi que tu adressas des reproches ; ce fut Juliette que tu interpellas.
— Juliette ! Est-ce que tu as vu comment ta petite sœur est assise ?
— Il y a un problème ?
— Oui, il y a un problème ! Manon est assise sur une chaise aussi bruyante qu'inconfortable et comme elle n'ose rien dire, elle endure un véritable supplice, sans pouvoir ni manger, ni seulement bouger.
— Il y a un problème ?
— Oui, il y a un problème ! Manon est assise sur une chaise aussi bruyante qu'inconfortable et comme elle n'ose rien dire, elle endure un véritable supplice, sans pouvoir ni manger, ni seulement bouger.
J'étais partagée entre l'impression de paraître godiche, car je n'avais rien osé réclamer, et la satisfaction de constater que, loin de m'en vouloir, tu venais à mon secours ; tu t'intéressais à moi et c'était ce que je souhaitais le plus au monde à cet instant. Tu continuas.
— Tu dois bien avoir quelques coussins, non ?
— Oui, dans la chambre, mais je ne vois pas…
— Je reviens.
— Oui, dans la chambre, mais je ne vois pas…
— Je reviens.
Tu disparus quelques instants et revins en portant deux grands coussins. Tu les plaças contre la banquette juste à côté de toi, l'un servant de siège et l'autre faisant office de dossier. Ensuite, tu rangeas la chaise dans un coin contre le mur, retournas t'asseoir à ta place sur la banquette et tapotas le coussin servant de dossier en m'invitant à m'installer.
— Viens près de moi, ma chérie.
Tu prononças ces mots si naturellement qu'il me sembla que nous nous connaissions déjà et que tu m'avais toujours appelée ainsi. Je m'empressais d'obéir à une si agréable injonction et me retrouvais bientôt assise à tes pieds avec pour charmant spectacle ta jupe en daim dont la fente laissait apparaître, à quelques centimètres de mon visage, une cuisse légèrement bronzée sous un très fin duvet doré par le soleil.
Une vague odeur de vanille, provenant sans doute d'un endroit plus intime acheva de me convaincre que j'étais tout simplement au paradis et que tu étais un ange.
Apparemment aussi satisfaite que moi de notre organisation, tu effleuras ma joue du dos de la main tout en me souriant avec tendresse. J'étais sur un petit nuage. Tu te remis à me parler et, cette fois je réussis à te répondre. Comme j'étais trop contente de le faire, je le fis avec enthousiasme, ce qui t'encouragea à continuer. Tu avais beaucoup à dire et moi beaucoup à répondre, de sorte que nous nous retrouvâmes rapidement seules dans une petite bulle, toi toujours aussi tendre et moi éperdue de bonheur et d'un désir naissant : J'étais amoureuse.
Apparemment aussi satisfaite que moi de notre organisation, tu effleuras ma joue du dos de la main tout en me souriant avec tendresse. J'étais sur un petit nuage. Tu te remis à me parler et, cette fois je réussis à te répondre. Comme j'étais trop contente de le faire, je le fis avec enthousiasme, ce qui t'encouragea à continuer. Tu avais beaucoup à dire et moi beaucoup à répondre, de sorte que nous nous retrouvâmes rapidement seules dans une petite bulle, toi toujours aussi tendre et moi éperdue de bonheur et d'un désir naissant : J'étais amoureuse.
*****
Une odeur de sexe et de sueur règne dans notre chambre nuptiale. Il est vrai que nous nous sommes données à fond presque toute la nuit, récitant avec enthousiasme tout notre savoir en matière de positions, de points sensibles et de la meilleure façon de les atteindre. Une odeur qui nous fait souvent rire car elle nous rappelle un petit incident qui eût pu être pénible mais se révéla plutôt plaisant.
La soirée se déroulait calmement car nous étions là depuis déjà un certain temps et l'excitation du début de soirée avait cédé la place à une douce euphorie qui n'avait pas encore été interrompue par les premiers bâillements. Pour ma part, j'étais un peu pompette car je ne suis pas une grande buveuse. J'étais vautrée sur mes coussins, me contentant de t'écouter me raconter ta conception de la vie tout en contemplant tes lèvres que je rêvais d'avoir sur les miennes.
Prenant conscience de l'impolitesse de mon attitude, je décidai de me redresser en m'aidant pour ce faire de la banquette sur laquelle je comptais m'appuyer. Je tâtonnai donc à la recherche de cette dernière et, par malchance (ou par chance) ma main s'appuya non pas sur la banquette mais sur une de tes cuisses tout près du début de la fente qui coupait opportunément le tissu de ta jupe, me permettant de contempler ce que tu n'essayais pas de cacher, et non loin d'une autre fente ouverte dans un tout autre tissu. Comme tu ne semblais pas réagir à cette intrusion un peu osée bien qu'involontaire, j'entrepris, non pas de retirer ma main en m'excusant, mais de la faire subrepticement remonter vers l'autre fente et ceci sans m'excuser le moins du monde.
Ce fut le moment que tu choisis pour te lever brusquement et disparaitre en direction de la chambre à coucher en laissant derrière toi ton odeur de vanille accompagnée d'une autre odeur que je ne connaissais pas mais qui me sembla plus corsée.
Instantanément dégrisée, je me mis à guetter ton retour et la tête que tu allais faire. Je sentais que j'avais gaffé ; que j'avais voulu aller trop vite ou pire, qu'il n'y avait rien à espérer de toi.
Au bout de quelques minutes, ne te voyant pas revenir, je commençai à m'inquiéter et décidai d'aller voir si tu avais un problème. Je me dirigeai donc vers la chambre et, constatant que tu n'y étais pas et que tu n'étais pas non plus dans la future chambre du bébé, je frappai à la porte des toilettes en te demandant si tout allait bien. La réponse vint non pas des toilettes mais de la salle de bains dans laquelle tu t'étais enfermée en compagnie d'un séchoir à cheveux dont le vrombissement ne permettait pas de deviner ce qu'il contribuait à sécher ; certainement pas tes cheveux.
Au bout de quelques minutes, ne te voyant pas revenir, je commençai à m'inquiéter et décidai d'aller voir si tu avais un problème. Je me dirigeai donc vers la chambre et, constatant que tu n'y étais pas et que tu n'étais pas non plus dans la future chambre du bébé, je frappai à la porte des toilettes en te demandant si tout allait bien. La réponse vint non pas des toilettes mais de la salle de bains dans laquelle tu t'étais enfermée en compagnie d'un séchoir à cheveux dont le vrombissement ne permettait pas de deviner ce qu'il contribuait à sécher ; certainement pas tes cheveux.
— Tout va bien ! J'en ai pour quelques minutes.
Rassurée sur ton état, je retournai m'asseoir sur mes coussins et tu nous rejoignis bientôt. Tu repris tranquillement là où tu en étais de ton discours, de ton air tendre et de tes papouilles.
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