Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Et la vie continue — Chapitre 1 · La rencontre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Et la vie continue
Chapitre 1 · La rencontre
Julie crie de plaisir sous mes coups de boutoir.
Il faut dire que, cette soirée estudiantine a été très alcoolisée et nos sens n'ont pas résisté à nos envies exacerbées par les liquides alcoolisés finalement extraordinairement aphrodisiaques.
L'alcool désinhibe, c'est bien connu et nous en apprécions la véracité avec ardeur ! Entre deux cris, ses gémissements répondent à mes ahanements. Je m'amuse à faire durer le plaisir : je rentre, je sors, je caresse son sexe avec le mien, je retourne dans cet antre brûlant, je m'enfonce profondément puis, j'accélère les va-et-vient.
Julie secoue la tête de droite à gauche et de gauche à droite, m'agrippe par le cou, m'enfonce ses ongles dans la peau du dos et me crie « encore, encore surtout ne t'arrêtes pas ! Je kiffe à mort !».
Je la retourne, place un coussin sous son ventre virilement, enfonce mon sexe dans son fondement. J'ai toujours adoré la sodomie et ne me prive pas d'en faire profiter ma partenaire. Julie d'abord se crispe, puis feule de plaisir sentant mon attribut tout au fond d'elle. Le va-et-vient la mène au septième ciel, les mains s'agrippent aux draps, puis se livrent à une danse frénétique essayant d'attraper mon cou.
Et puis, la délivrance. Dans un long cri elle exulte sa jouissance alors que je grogne comme un lion, ma semence se rependant en elle.
Enfin, le retour au calme, à cette félicité qui suit l'amour partagé et complet.
Et de nous endormir dans les bras l'un de l'autre, sans un mot, content, satisfait, repu d'amour et de sexe.
Le matin, le réveil est doux surtout que, reconnaissante à défaut d'être amoureuse, Julie me gratifie d'une petite fellation dont elle a le secret.
Quel pied ! Ma satisfaction est d'autant plus intense que je savoure le bon tour joué à mon pote Florent. A coup sûr, il espérait terminer la fête dans le lit de Julie, mais je lui ai brûlé la politesse.
Comme disait l'autre : Moi d'abord !
Florent, Julie, Charlotte et moi Marc, sommes proches. Nous suivons les cours de l'Ecole de commerce Solvay à l'ULB (Université Libre de Bruxelles) en première année, une fac très réputée, hyper prestigieuse. Nous sommes certains de décrocher un emploi de bon niveau à la fin de notre cycle mais, évidemment, cela se mérite.
Nous nous soutenons dans le travail afin de répondre aux exigences extrêmes de nos professeurs. Solidarité et complicité obligent, c'est bien connu, l'union fait la force.
Certes, avec Julie, nous avons poussé la complicité un pas plus loin. Florent comprendra…Du reste, je le connais, il ne lui faut pas 36 occasions pour s'envoyer en l'air avec l'une ou l'autre condisciple (moi non plus d'ailleurs, faut bien que jeunesse se passe !).
Et puis il y a Charlotte.
Elle est sans doute celle que j'apprécie le plus (outre Julie évidemment mais pas pour les mêmes raisons).
Intelligente, organisée et rigoureuse. Et en plus, jolie (et même très très jolie) brune, cheveux mi-longs, yeux mordorés dans lesquels apparaissent, fugaces, parfois des reflets de bienveillance, parfois des éclats de méfiance. De grande taille, fine et d'allure élancée, elle dégage néanmoins une force tranquille. Dotée d'atouts dont tous les mecs souhaitent découvrir et profiter, elle refuse cependant obstinément de m'accorder (comme à beaucoup d'autres) ses faveurs, non pas que je ne lui plaise pas dit-elle mais elle a décidé de se réserver pour celui qui deviendra son mari.
- J'ai eu deux expériences malheureuses m'explique-t-elle. Je n'en ai retiré que dépit et frustration. J'en déduis que les hommes ne cherchent que leur plaisir et que nous ne sommes que des objets pour eux.
- Ils ne sont pas tous comme cela, tu peux me croire.
- En attendant, je ne m'allongerai pour aucun mec, rassure-toi, je ne suis pas lesbienne, mais je veux être certaine que nous partagerons des valeurs d'échange, d'amour, de fidélité. Je suis peut-être un peu fleur bleue, éventuellement même vieux jeu, mais j'assume…
Tant pis pour moi, mais je me dis que cela fait d'elle une rareté, une inaccessible étoile comme disait si bien le grand Jacques. Du coup, je n'ai pour elle qu'une énorme admiration et un respect immense.
Et donc, nous sommes devenus amis, de vrais amis, ceux qui se parlent et s'écoutent, se confient sans jugement et sans pudeur. Ceux qui se retrouvent après un long moment d'absence et se parlent comme si la dernière conversation datait d'hier. Pas de reproche, simplement le bonheur de partager un moment.
Une personne doublement rare donc.
Cela dit, si nous ne faisons pas la fête, elle aime rire et est dotée d'un sens de l'humour très fin et parfois très percutant voire déstabilisant.
Elle n'aime pas la foule ni la vulgarité, les chansons paillardes, les vociférations souvent obscènes des étudiant(e)s et leurs blagues grivoises ne sont pas sa tasse de thé. Elle est plus dans la douceur, la délicatesse, la tendresse, l'onctuosité.
***
Au terme de notre première année, nous avons tous les cinq été ad mis à l'étape suivante, certes pas sans mal pour Florent, un peu à la traîne.
Septembre, et une nouvelle année universitaire débute. Donc, une bonne guindaille s'impose : bière, chants estudiantins les plus grivois possibles d'autant que le folklore veut un accueil corsé des nouveaux étudiants de première année, bizutage en vue. Charlotte n'est pas de la partie mais Florent, Julie et moi ne nous privons pas de ces festivités, faut bien que jeunesse se passe.
Au milieu de cette assemblée criarde et paillarde, elle est là, à quelques mètres devant moi. Altière, magnifique, châtain clair aux yeux bleu, cheveux tombant sur les épaules en une grande cascade souple, aux seins parfaitement proportionnés pour sa taille, arrogants et attirants. Grande (un peu plus petite que moi qui fait tout de même 1,89 cm), athlétique, taille fine et cambrure soulignant un fessier rebondi comme j'aime, elle traine un parfum de tristesse enrobée d'une fragrance suave, sensuelle.
Je la dévore des yeux, paralysé comme un collégien malgré l'ambiance.
- Bonjour dis-je timidement.
- Bonjour me répond-t-elle d'une voix envoûtante agrémentée d'un sourire étincelant. J'ai comme une flèche qui me transperce le cœur, Cupidon frappe à la porte.
- Je m'appelle Marc, Et toi ?
- Marjorie dit-elle tout en clignant ses yeux d'azur.
- Je ne t'ai jamais vue ici.
- Normal, je bisse (= recommencer) ma deuxième année après avoir raté mes examens précise-t-elle d'une voix teintée d'amertume.
- Oh !
- Quelques problèmes familiaux m'ont complètement perturbée, et voilà le résultat.
- Une période difficile pour toi, donc.
- Oui, et pour être claire, mon père s'envoie en l'air avec sa secrétaire et nous a laissé tomber ma mère et moi. Lâchement, sans remord, comme un beau salaud.
- Pas drôle tout cela. Essayons de positiver, je vais te présenter à mes potes et Julie. Ils aiment la fête autant que moi et nous allons te faire oublier tes déboires.
Aussitôt dit, aussitôt fait.
Bien entendu, le lendemain je l'ai présentée à Charlotte.
- Sympa la fille m'a-t-elle dit.
Et depuis, devenus inséparables, nous travaillons tous les cinq, ensemble, les matières en nous expliquant les uns aux autres les parties complexes, réalisant les analyses financières subtiles, rédigeant en commun les travaux nombreux et variés qui nous sont infligés par nos professeurs.
Et je suis tombé follement amoureux de Marjorie.
Mes potes s'en sont vite aperçus et n'ont pas manqué de me chambrer gentiment. Charlotte aussi, mais elle m'a seulement dit, d'une voix un peu tremblante :
- Celle fille est une belle personne. Elle est faite pour toi mais tu devras la conquérir en douceur, en étant vrai. Elle a du caractère et du tempérament, ne la déçois pas. Fais-t-en une alliée et surtout, aime la, ne lui manque jamais de respect ce serait suicidaire.
Julie m'a très vite rassuré.
- Aucun problème, Marc. J'ai bien compris que tu n'étais pas vraiment amoureux de moi et, pour être honnête, je ne le suis pas de toi. Finalement, nous ne sommes qu'un plan cul l'un pour l'autre. Agréable et qui permet de passer du bon temps.
- J'avais un peu peur de ta réaction, tu me rassures.
- Ecoute, nous, ce n'était que de la baise, de l'hygiène physique et mentale. Et puis, j'ai encore Florent…
- Ah bon ? J'ignorais. Cachotière…Et Charlotte ?
- Ben, je peux aussi avoir mon jardin secret, comme Florent d'ailleurs. Quant à Charlotte, non, elle ne joue pas dans ce jeu, tu t'en es certainement aperçu. Pas de différence entre vous.
- Jardin secret, ben oui, c'est normal, dis-je un peu vexé tout de même de n'avoir rien remarqué.
Très vite, j'ai le bonheur de constater que je ne laisse pas Marjorie indifférente.
Elle me fait attendre, joue un peu avec moi toujours avec douceur et sensualité, ce qui ne fait qu'augmenter mes sentiments pour elle et mon désir.
Je me languis d'elle.
Plusieurs mois ont été nécessaires pour qu'elle partage ma couche et, enfin, accepte de faire l'amour avec moi.
C'était au retour d'une soirée de bal organisé par le cercle des étudiants de Solvay, au début du mois de mai, je me le rappelle comme si c'était hier.
*
Ce n'est pourtant pas la première fois qu'une fille partage mon lit.
Elle non plus n'est pas une novice même si le nombre de partenaires a été moins important que ce que j'ai pu étreindre (ce qu'elle m'a affirmé plus tard).
En amoureux transi, tout se passe comme si c'était la première fois, comme un adolescent découvrant le corps d'une femme et ses secrets, avec cette peur de ne pas être à la hauteur, cette angoisse de la panne génératrice d'une honte sans borne. Sentiments amoureux certes, accompagnés de ce stress qui n'appartient qu'à ceux qui découvrent l'amour et ses délices.
Alors que nous nous embrassons langoureusement, j'ai ouvert fébrilement la fermeture éclair de sa robe. Elle tombe vers ses pieds dans un bruit prometteur, frottement évocateur, doucement, comme pour prolonger l'attente.
Elle s'est accrochée à ses seins comme pour faire durer le plaisir, l'attente, et exacerber le désir. Je tire légèrement le tissu pour faire apparaître les trésors suggérés par la robe et enfin à portée de caresses.
Pas de soutien-gorge (je ne me suis même pas rendu compte tellement ses seins se tiennent fermement !).
Enfin, je vois les tétons durcis, larges et sombres, alors que la robe poursuivant sa chute crisse sur ses bas retenus par un porte-jarretelle noir.
Un slip noir agrémenté de dentelles aiguise encore mon excitation.
Les mains parcourent ce corps désiré, tout en douceur, soulignant ses formes superbes et attirantes.
Mon désir est brûlant et se traduit par un sexe dur qu'elle ne peut ignorer. Elle me le caresse au travers du vêtement, tente d'en prendre la longueur et le volume, grogne de désir, se complait dans cette attente érotique et amoureuse.
Quelle chanceux je suis !
Les yeux dans les yeux, j'y lis la tension érotique, le désir, l'envie d'être satisfaite.
L'amour aussi, plein, entier, débordant, sincère.
Elle m'ôte le veston de smoking, le nœud papillon, défait les boutons de la chemise qu'elle retire avec lenteur et sensualité.
Elle me touche le torse, le caresse et l'embrasse pendant que je prends ses seins des deux mains et les pelote avec envie.
Mon pantalon est retiré, tombe à mes pieds et mon boxer totalement descendu le long des jambes.
Je suis nu, le sexe dressé comme jamais il ne l'a été, pointant vers le lieu des plaisirs.
Les mains de Marjo s'empare de mon attribut qu'elle décalotte et qu'elle juge à son goût, épais et suffisamment long, comme elle en rêve.
Son slip est ôté et me dévoile enfin ses secrets intimes, une toison épaisse, entretenue, protégeant encore le puit d'amour trempé.
Le désir est partagé et chacun se repaît de cette sensation d'envie à assouvir, de convoitise, de promesse. La tension est vive mais contrôlée, surtout ne pas brusquer, faire d'impair, ne pas provoquer de recul, ne pas choquer.
Mais découvrir et aimer dans le partage des sens.
Le lit nous accueille.
Nus, nos bouches se livrent à une exploration de l'autre, douce, enivrante.
Les baisers se succèdent, accompagnés par les mains, les doigts inquisiteurs mais respectueux. Là où la main passe, la bouche suit, goûte.
Nos corps frémissent sous ces assauts amoureux, se délectent du plaisir né de ces caresses de plus en plus intimes.
Doucement.
Lentement.
Chacun découvre intimement l'autre, le respire, savoure sa peau, apprend son odeur, goûte ses fluides, apprécie sa chaleur, avale ses sucs intimes.
Enfin, mon sexe trouve le chemin du sien, y pénètre. Il m'attend, m'invite, sa chaleur m'enrobe, mon plaisir est intense.
Son corps se cabre sous cette sensation d'union. Je râle et elle feule sa satisfaction, accroche ses jambes autour de ma taille m'invitant à une pénétration plus profonde, encore plus intime.
Elle se donne et je prends, savoure. Moi aussi je me donne pleinement à elle comme jamais auparavant.
Et nous nous sommes aimés tendrement, voluptueusement, puis avec vigueur, ensuite plus sauvagement. Avec passion, sans pudeur mais toujours avec respect, dans la recherche du plaisir commun et dans la rencontre de nos cœurs amoureux.
Mes coups de rein rencontrent les appels de son bassin et ses gémissements répondent à mes ahanements.
Lentement, puis vite et à nouveau lentement pour faire durer cet instant magique, exceptionnel que constitue la première rencontre entre deux êtres. Un instant magnifique que l'on ne peut revivre.
La délivrance est arrivée sans crier gare, violente, en chœur, au milieu de notre sueur et de nos battements de cœur affolés, les souffles courts, à la limite de l'évanouissement. Pas de mot, les yeux fermés, chacun submergé par les sensations éprouvées et le bonheur d'un partage total.
Nous débordons d'amour, de don de soi, d'absolu.
Revenus de cette extase profonde et infinie enfin, nous parlons.
- Jamais je n'ai joui de la sorte, avec une telle intensité.
- Je t'aime, je te prends et veux te garder pour moi et pour moi seule. Je tuerai celle qui veux t'arracher à moi. Tu m'appartiens désormais. Tu es l'homme de ma vie me dit-elle dans un souffle.
- Tu es la femme de ma vie et je te veux pour femme, pour maîtresse, pour mère de mes enfants.
Et nous nous sommes endormis dans les bras l'un de l'autre, heureux, enveloppés de douceur et de bonheur accentué par nos serments.
***
Elle ne m'a présenté à sa mère qu'au terme de cette deuxième année de fac. L'épreuve a été stressante, pire qu'un examen de statistiques appliquées, ma bête noire.
Valérie a été froide et pas très accueillante. Sans doute, l'histoire de son célibat forcé a-t-il exacerbé sa méfiance à l'égard des hommes et de leur lâcheté. J'étais angoissé à l'idée de ne pas réussir cet examen de passage.
Plusieurs fois Marjo m'a soufflé dans les oreilles, espiègle :
- Ne t'en fais pas, tout se passe bien.
- Tu trouves ?
- Oui, tu n'as pas encore été jeté ! dit-elle en riant.
J'ai cru mourir sur place.
Pendant tout l'été, Valérie m'a reçu poliment mais gardant une distance glaciale. Aucun rapprochement, aucun signe amical. Seulement un regard maternel inquisiteur, avec cette impression de passer un scanner permanent en sa présence.
J'ai tenu bon, et à la fin de l'été, elle m'a posé LA question :
- Es-tu sérieux avec ma fille ? Tu l'aimes ?
- Oui, Madame, je l'aime énormément. Je veux faire ma vie avec elle.
De son regard pénétrant et froid, elle a cherché à lire le fonds de mon âme pour y déceler le vrai du faux. Je suis resté de marbre pour ne pas montrer la peur bleue que ne renierait pas un schtroumpf.
Enfin, ses yeux se sont adoucis, devenus même chaleureux, elle m'a gratifié d'un sourire à la Julia Roberts, éclatant et solaire, et m'a collé deux baisers sonores et mouillés sur les joues en précisant
- Bienvenue chez nous. Mais fais du mal à ma fille, et je t'arracherai les yeux !
***
Alors, avec Marjo, nous avons loué un kot (nom donné en Belgique à une chambre ou un petit appartement d'étudiant) ensemble pour y partager les peines et les joies de nos trois années d'études restantes et surtout y loger notre intimité.
Bien entendu, Julie, Florent et Charlotte sont restés nos amis proches, et nous continuons à partager plein de choses avec eux, sauf notre lit.
Quelle belle vie, sans trop de soucis : étudier, aller au cours, faire l'amour, partager notre bonheur et notre joie avec nos amis de faculté, que demander de plus ?
Quel bonheur ! Notre seul stress provient des partiels à présenter ou des examens de fin de cycle à préparer et, de préférence, réussir. Nous n'avons même pas à nous soucier des finances, nos parents respectifs nous ayant attribué un budget suffisant pour vivre, manger, payer nos études et nous amuser un peu. Pas besoin donc de travailler.
Du temps pour nous et nous faisons l'amour très souvent et même parfois plusieurs fois sur la journée.
Cela ne coûtait que de la sueur (mais pas de larmes !)
Ainsi passaient nos heures entre cours, études, sorties avec les potes et faire l'amour. Souvent. Et même, très souvent…
En ce jour de fin juin, examens terminés, main dans la main, nous assistons à la proclamation.
Réussis pour tous les deux et notre joie est immense. Après avoir averti nos parents, nous nous précipitons chez nous pour y fêter l'obtention de notre diplôme rien que nous deux, dans l'intimité.
Alors que le soleil se couche sur la ville, la chaleur nous enveloppe, presque suffocante,
Le stress de l'attente se transforme en une excitation sexuelle qui ne peut s'apaiser qu'avec le jeu des corps. Marjo à côté de moi, alanguie, attirante, sexy en diable est magnifique.
Dans la chambre à peine éclairée, nous nous sommes embrassés, caressés et nos souffles se sont entremêlés pour devenir précipités, affamés.
Nos peaux nues se trouvent d'un coup comme électrisées, et je perçois un frisson incendiaire courant le long de son dos. Mes doigts glissent dans ses cheveux, attirant son visage pour l'embrasser encore, avec une fièvre qui n'admet aucun délai. Nos bouches se cherchent, se trouvent, s'offrent l'une à l'autre dans un baiser profond, presque brutal.
Mes mains parcourent son corps, avides, dessinant les courbes qu'ils connaissent pourtant déjà par cœur, mais qui semblent ce soir-là plus brûlantes que jamais. Elle laisse échapper un gémissement lorsque j'effleure la naissance de ses reins, son souffle devenant erratique.
Nous nous sommes retrouvés sur le lit dans un enchevêtrement de membres impatients, nos hanches se heurtant dans un rythme d'abord maladroit de désir, puis irrésistible. La chaleur de l'air se mêlait à celle des corps, chaque contact éveillant une étincelle nouvelle, attisant le brasier qui menace de les consumer.
Elle enfouit ses ongles dans mes épaules tandis que je m'enfonce en elle, lentement d'abord, savourant chaque seconde de cette union tant désirée.
Puis, comme poussés par une vague sauvage, nous accélérons, se laissant emporter, sans retenue, sans pudeur.
Nos corps se meuvent à l'unisson, réclamant encore et encore ce plaisir qui monte, qui gonfle, prêt à éclater.
Jusqu'à ce qu'enfin, dans un cri étouffé contre mon cou, elle se brise, et me rejoint dans un dernier élan, nos corps secoués par la même décharge fulgurante.
Nous sommes restés là, haletants, collés l'un à l'autre, la peau moite et les cœurs battant à l'unisson. Dans le silence revenu, seules persistent les traces brûlantes de notre passion, comme un écho persistant de cette nuit d'amour qu'aucun des deux n'oubliera, fêtant à notre manière l'obtention de nos certifications.
***
Les propositions d'emplois sont nombreuses, le label Solvay est traditionnellement très recherché sur le marché du travail.
Perso, je choisi la filière banque et dirige à présent les services « Gestion des crédits » d'une grande enseigne pour la région Brabant Wallon.
Quant à Marjo, elle a rejoint le giron de la société Solvay, une multinationale en chimie, créatrice de la célèbre soude caustique et qui a donné son nom à cette Haute Ecole dont nous sommes tous deux issus.
Alors, la vraie vie a commencé. Professionnelle, et privée.
Sans s'apercevoir que nous étions privilégiés.
Pas de soucis financiers, pas de problèmes particuliers dans nos boulots respectifs même s'ils sont chronophages, pas de difficultés dans notre couple harmonieux, si ce n'est les habituels moments de fatigue, de surcharge ou de ras-le-bol d'un(e) collègue défaillant(e).
Notre plus grande difficulté vient de l'obligation de se séparer pour participer à des séminaires d'entreprises ou professionnels à l'étranger, pour elle comme pour moi. Parfois loin, mais rarement plus d'une semaine. Pas de jalousie la dedans, seulement le vide de l'absence de l'autre.
Cela dit, chaque fois, le retour est très rock and roll…
Deux années plus tard, nous achetons une jolie villa aux portes de Bruxelles, à Waterloo, lieu de la célèbre bataille qui a façonné l'Europe.
Mariés, nous coulons des jours heureux et tranquilles même si l'un comme l'autre, nous sommes très accaparés par notre situation professionnelle.
Pendant ces 6 années, notre vie sexuelle est riche et débridée, c'est le moins que l'on puisse dire, et pas question de routine. Toutes les pièces de la maison accueilli nos ébats toujours torrides, parfois courts, parfois interminables. Il nous arrive de faire l'amour pendant une heure, ou de baiser pendant deux à trois heures dans des jeux érotico-sexuels, mais aussi à la sauvette comme des amants infidèles.
Chacun à notre tour, nous devons inventer un scénario.
Je me souviens de notre dernière partie de jambes en l'air.
*
Il est 19H00 quand je reviens du boulot.
- Bonsoir chérie, je suis de retour !
Pas de réponse.
Interloqué, je la cherche, visite le salon, la salle à manger, la cuisine, le bureau.
Rien.
L'idée me vient qu'elle me prépare l'un de ces jeux érotiques qui, non seulement m'émoustille mais nous entraine dans une débauche de sexe et de luxure.
J'atteins l'étage et notre chambre.
Sur le lit, le sourire éclatant, déguisée en infirmière licencieuse, nue sous sa blouse blanche décolletée. Elle est allongée, alanguie et d'une érotisme qui me fait dresser le sexe.
- Je te fais de l'effet mon chéri !
- C'est bien ce que tu cherches, polissonne !
- Viens me rejoindre, mais je te veux nu comme un vers et surtout ne te touche pas !
Comment ne pas obéir ?
Aussitôt demandé, aussi vite réalisé, et je me retrouve allongé à son côté, déjà bien excité.
Elle me masse le dos avec une douceur infinie, augmentant cet érotisme devenu brûlant, m'enduit de crème.
- Retourne-toi
Elle me caresse les pectoraux, les abdos, touche mon sexe droit comme un arbre, l'enserre et débute un va-et-vient torride et sensuel.
Ses seins généreux débordent de sa blouse, alléchants. C'est bien connu, le rat tenté a voulu tâté le riz tentant. Mais d'une frappe sur la main, elle m'interdit la palpation. Une vraie torture.
Non seulement, elle concrétise un des fantasmes très masculins, mais joue avec mes envies et mon désir. Quelle sorcière !
Ce soir-là, nous n'avons pas dîné.
*
Parfois, c'est moi qui deviens pompier, ambulancier ou même satyre sadique.
Elle adore et à vrai dire, malgré mes efforts, je ne lui fais pas peur. Ce sont plutôt des éclats de rire qu'elle me renvoie en courant dans la maison pour que je ne puisse la rattraper. Bien entendu nue, cela va de soi, ce qui accentue l'érotisme de la situation.
Bien évidemment, je la rejoins à chaque fois et tout cela se termine dans le rire, puis dans les baisers de plus en plus langoureux, de caresses précises et impudiques, et enfin dans une copulation frénétique.
Foin de la pudeur, entre nous la fellation, le cunnilingus, la masturbation réciproque n'ont aucun secret. La pénétration vaginale termine chaque fois notre accouplement, jamais la sodomie, Marjorie n'en veux pas. C'est sale dit-elle. Dommage pour moi qui aime mais je ne veux en rien déséquilibrer notre harmonie et l'obliger à satisfaire un désir qu'elle ne partage pas.
En revanche, pendant nos ébats et pour nous assurer un orgasme encore plus puissant et généreux nous parlons. Nous osons dire nos fantasmes les plus secrets, révéler nos plus sombres penchants. Cela nous excite.
Une confiance à toute épreuve guide ces échanges salaces, voire pervers, sachant qu'ils demeureront au stade des délires, et, somme toute, ne sont que des aiguillons d'excitation et de plaisir.
- Et si tu sautais ma copine Elise ? Elle te plait bien ? me dit Marjo.
- Oui, c'est vrai, j'en ferais bien mon quatre heures.
- Tu en rêves mon salaud ?
- Oh oui, tu verrais comment je la fait grimper au mur !
- Pervers, tu me rends folle de jalousie !
- Un petit trio t'intéresse ? Cela pourrait être amusant !
- Certainement pas ! Tu m'appartiens et je te veux tout à moi ! Pas de partage !
- Et ce grand black dont tu me parles pendant l'amour ? Moi je dois partager ?
- Oh, je vois que cela t'excite.
- Et tu crois que cela marche ?
- Oh oui…et de surcroît, tu es jaloux … et cela me plaît ! Tu sais qu'ils sont tous membrés comme des ânes, et cela me fait fantasmer !
- Ce n'est qu'une légende ! Il faut savoir se servir de son matériel, voilà tout ! Et tu peux compter sur moi !
- Tu es bien sûr de toi ! Une grosse bite black, quelle extraordinaire sensation cela doit être !
- Perverse !
- Tu es jaloux mon beau ! alors que nous éclatons de rire en se serrant l'un contre l'autre.
- Et mon copain Florent ? Il te plaît bien lui ? Je l'ai lu dans tes yeux ! rajoutant une couche.
- Il est mignon répond-t-elle sans se départir. Pourquoi pas ?
- Tu me cherches ma belle ! Je ne suis dans ce cas pas sujet à la compersion ou au candaulisme espèce de garce ! Tu me fais mourir ! Je t'ai et je ne te partage pas !
Et d'accentuer mes coups de rein, elle ses coups de bassin, piqués que nous sommes par la vision effrayante de l'autre dans une situation scabreuse.
Et, dans une communion parfaite, nous jouissons d'un orgasme puissant et amoureux.
A chaque fois, la béatitude nous enveloppe, mais le besoin de reprendre son souffle ne permet pas de s'endormir malgré l'épuisement.
Revenus sur terre, nos peaux collent et luisent sous la sueur de nos ébats. Marjorie me lance.
- Je t'aime. Jamais je ne pourrais te faire de mal.
- Je sais ma belle. Moi aussi je t'aime.
- Et si la lassitude devait nous envahir, promets-moi que nous en parlerons.
- Je te le promets mon amour.
- Et que nous chercherons des solutions ensemble.
- Oui, toujours ensemble. Pas de mensonge, pas d'hypocrisie. Rien de tel que le dialogue, s'ouvrir à l'autre, quel que soit le désir ou le délire.
- Tu es une épouse exceptionnelle et je t'aime au-delà des mots !
- Tu es un mari merveilleux et moi aussi je t'aime. J'ai envie d'être en toi, de te manger pour te garder toujours avec moi !
Ce matin, comme souvent, je suis levé le premier et je prépare le café et le petit déjeuner : pain, beurre, confiture, laitage, miel et jus d'orange frais.
Marjorie arrive à son tour dans sa nuisette bleu ciel ne cachant pas grand-chose.
Je me remémore alors nos discussions mâtinées de serments et me récite la phrase de Stephen Lawhead « Si les hommes savaient ce qui les guette, jusqu'au plus humble d'entre eux, ils défailliraient, ils se couvriraient la tête et mordraient leur manteau pour s'empêcher de crier ».
Jusqu'à ce jour, nous avons été épargnés. Mais qu'en sera-t-il de l'avenir ?
Chère lectrice, cher lecteur,
Votre avis m'est précieux. N'hésitez pas à me faire connaitre votre avis, qu'il soit positif ou négatif, il y a toujours quelque chose à en retirer.
Le prochain épisode sera publié le 5 janvier.
Excellente année 2026.
Votre avis m'est précieux. N'hésitez pas à me faire connaitre votre avis, qu'il soit positif ou négatif, il y a toujours quelque chose à en retirer.
Le prochain épisode sera publié le 5 janvier.
Excellente année 2026.
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Commentaires ()
La table est mise et même si nous nous doutons un peu de la direction que prendra ce récit, nous attendons la suite avec impatience. Puisqu’elle paraîtra un peu plus tard, je n’aurai pas a attendre Longtemps.
Je suis quand même impatient!