Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
The last of them — Chapitre 5 · Pandora
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
The last of them
Chapitre 5 · Pandora
La jeune femme sortit de sa chambre et suivit Babylon qui lui indiqua pouvoir la conduire jusqu'à Martin. Ils déambulèrent dans le complexe en arpentant une succession de lieux variés ; des couloirs à des halls plus étendus, des ascenseurs, des escaliers. L'endroit méritait bien le nom de Cité souterraine, tant certains coins pouvaient faire penser aux rues d'une ville moderne. On pouvait se croire à l'intérieur d'un centre commercial avec ses vastes espaces et des passerelles visibles sur plusieurs étages. Anaïs aurait été complètement désorientée sans l'aide de Babylon qui la guidait dans ce méandre, mais ils n'étaient pas seuls et l'ombre de Joshua planait sur eux. On pouvait voir la silhouette bleue de son avatar apparaître d'écran en écran à mesure que le duo marchait devant les affichages digitaux disséminés sur leur trajet.
Ils empruntèrent ensuite des chemins beaucoup plus exigus et beaucoup moins esthétiques avec des murs d'une matière plus brute. Anaïs vit de plus en plus de tuyaux et machines à mesure qu'ils descendaient dans les entrailles de la ville. Elle devina qu'ils se trouvaient dans la partie des locaux techniques.
Ils entrèrent dans le vaste espace d'un atelier avec ses étagères et ses établis. Il y avait divers outils et des appareils en attente de révisions. Martin était installé sur une chaise et s'affairait à la réparation d'un robot. Il s'arrêta alors que Babylon sautait sur le plan de travail et il se tourna vers Anaïs.
— Bonjour ! Bien dormi ?
— J'ai eu des cauchemars, mais je me sens tout de même reposée. Merci beaucoup pour le petit-déjeuner. C'était divin !
— J'ai eu des cauchemars, mais je me sens tout de même reposée. Merci beaucoup pour le petit-déjeuner. C'était divin !
Anaïs rougissait, car elle ne pouvait s'empêcher de se figurer que Martin avait en tête le spectacle qu'il avait eu sous les yeux la veille alors qu'il inspectait ses orifices. Elle balaya du regard l'endroit où ils se trouvaient pour se soustraire de cette pensée et dissimuler sa gêne.
— Est-ce donc cela votre travail ? De la maintenance ?
— En partie oui, mais la vérité est que Joshua aurait parfaitement la capacité de faire en sorte que la plupart de ces machines se réparent entre elles. Simplement, il estime que ce genre de tâche peut m'aider à conserver mes aptitudes, mais je n'en retire aucun sentiment d'utilité.
— Il m'a dit de venir vous voir. Que je devais vous présenter un résumé de ma vie à l'extérieur !
— D'accord, et j'observe aussi que tu as rencontré ce petit chenapan de Babylon.
— En partie oui, mais la vérité est que Joshua aurait parfaitement la capacité de faire en sorte que la plupart de ces machines se réparent entre elles. Simplement, il estime que ce genre de tâche peut m'aider à conserver mes aptitudes, mais je n'en retire aucun sentiment d'utilité.
— Il m'a dit de venir vous voir. Que je devais vous présenter un résumé de ma vie à l'extérieur !
— D'accord, et j'observe aussi que tu as rencontré ce petit chenapan de Babylon.
L'animal se frottait à son maître avec affection en affichant un regard d'un léger ton rougeâtre pour indiquer que Joshua était également présent.
Anaïs put entamer son récit. Ils se remémorèrent ensemble comment tout avait commencé. Le champignon était apparu en 2022 et Anaïs était alors étudiante dans une école d'expression théâtrale. Elle était une véritable Parisienne d'un milieu aisé avec un père entrepreneur et une mère artiste. Très bonne élève, elle brillait dans tous les domaines. Elle avait l'ambition d'emprunter les pas de sa maman, ce qui faisait la déception de son papa qui aurait préféré pour elle une voie potentiellement plus lucrative et moins aléatoire.
Les champignons s'étaient répandus tout au long de l'année sur l'ensemble de la Terre sans que les scientifiques comprennent comment empêcher leurs propagations. Cela ne provoquait pas vraiment l'inquiétude, car ils semblaient inoffensifs. Ils se contentaient de se développer partout dans les campagnes, mais aussi sur les murs des immeubles. Leur seul inconvénient était de modifier l'apparence de l'environnement avec une présence de plus en plus visible. Quand ils dégageaient leurs spores, l'atmosphère était immédiatement saturée jusqu'à masquer le ciel. Cela donnait l'impression visuelle du smog existant lors des pires pics de pollution d'une mégalopole, mais sur la globalité de la planète.
Vint ensuite la contagion humaine vers la fin de l'année. On avait commencé à remarquer les taches blanches au niveau des muqueuses des individus. Très rapidement, ce fut près de 85 % de la population mondiale qui fut contaminée sans que l'on comprenne ce qui préservait les 15 % subsistants. Encore une fois, on minimisa la gravité, l'infestation ne semblait pas avoir de véritables répercussions sur la santé.
La réelle catastrophe était advenue au début de l'année 2023. Anaïs venait de fêter ses 21 ans et se préparait au reste de sa vie de femme qui s'annonçait prometteuse. La mutation des infectés survint partout en même temps sur la planète. Les individus atteints perdaient toute humanité pour ne devenir que des monstres d'une sauvagerie sans égale et dont l'instinct primaire était de tuer. Leur apparence physique s'était modifiée avec des protubérances fongiques qui leur couvraient rapidement tout le corps.
Cela faisait partie des informations contenues dans les bases de données de Joshua. La suite, ce fut Anaïs qui la raconta. L'horreur. Les hordes de créatures qui déferlaient partout et la folie qui gagnait les survivants prêts à tout pour en réchapper. Tout était allé tellement vite. Dans la panique, certaines nations réagirent dès le premier jour en parvenant à balancer des bombes nucléaires sur les principaux lieux de concentration d'infectés. Les armes dévastatrices partirent malgré le fait que les équipes de tous les centres d'état-major étaient elles aussi majoritairement diminuées par la présence des mutants qui s'étaient révélés dans leurs rangs en les décimant. Le chaos. L'entrée de l'histoire de l'humanité dans le néant.
Les parents d'Anaïs faisaient partie des contaminés et Paris fut une des villes détruites par les atomisations. La jeune fille était alors en vacances avec sa meilleure amie sur les bords du lac Léman. Elles s'étaient réfugiées dans un hangar de préparation de commandes Amazon. Le lieu présentait l'avantage d'être naturellement bien défendu contre les intrusions et de contenir un grand nombre de denrées alimentaires et d'autres équipements.
Elles vécurent là dans la promiscuité et une quasi-obscurité pendant l'année qui a suivi, avec seulement une trentaine de survivants. Le petit groupe était en majorité composé de femmes qui lui offrirent une protection contre les quelques hommes présents. Leur existence avait fini par être détectée et le hangar par être envahi par les mutants. Anaïs avait regardé sa meilleure amie mourir devant elle en même temps que le reste de ses compagnons de fortune. Elle avait réussi à fuir par miracle et, après un dangereux périple d'une semaine dans le monde dévasté, elle s'était retrouvée là où elle était aujourd'hui.
Martin ne l'interrompit pas pendant toute la durée de son récit. Il éprouva plein de chagrin pour la jeune femme en voyant les yeux si expressifs de la Française se remplir de larmes à l'évocation de sa vie d'avant avec la perte de ses parents et de ses proches. Babylon aussi était resté silencieux et son regard affichait beaucoup de tristesse. Il donna des coups de tête contre les jambes de sa nouvelle petite-maîtresse. Martin se leva pour enlacer Anaïs dans ses bras. Il espérait que ce câlin lui apporte un peu de réconfort dans sa peine qu'il partageait, mais il adressa sa reprise de parole à l'IA.
— Tu vois, Joshua, les créateurs que tu attends ne viendront jamais. Ils sont tous morts là dehors.
— J'ai toujours su que l'éventualité pour que les propriétaires de la cité puissent nous rejoindre était faible. Avec les informations de notre protégée, j'estime désormais la probabilité qu'au moins un de ces individus nous parvienne à 0,13 %, mais même si cela avait été moins encore, la priorité reste de se préparer à les accueillir.
— Connard, maugréa silencieusement Babylon.
— Aurais-tu quelque chose à rajouter ?
— Non, je disais « il se fait tard ».
— J'ai toujours su que l'éventualité pour que les propriétaires de la cité puissent nous rejoindre était faible. Avec les informations de notre protégée, j'estime désormais la probabilité qu'au moins un de ces individus nous parvienne à 0,13 %, mais même si cela avait été moins encore, la priorité reste de se préparer à les accueillir.
— Connard, maugréa silencieusement Babylon.
— Aurais-tu quelque chose à rajouter ?
— Non, je disais « il se fait tard ».
Martin vint au secours de sa petite créature.
— Oui, tu as raison, la matinée est déjà bien avancée. Anaïs, je te propose qu'on se promène un peu dans la cité pour que je puisse te montrer les meilleurs endroits permettant de se divertir. Ensuite, nous prendrons un bon repas.
Martin aurait aimé pouvoir conduire Anaïs dans l'Eden pour jouir du caractère apaisant et bucolique du parc, mais le lieu était pour l'instant maintenu fermé par Joshua. Il se rabattit sur une salle d'arcade où il réussit à convaincre la jeune femme de s'aventurer à quelques parties avec lui. Finalement, il n'y avait rien de mieux pour se laisser aller à la détente après avoir remué ces souvenirs douloureux. Elle se prit rapidement au divertissement et montra un esprit compétitif qui ravit Martin qui appréciait ce genre d'activité, mais qui avait jusqu'alors péché d'adversaires. Les différents jeux auxquels ils s'essayèrent ne manquèrent pas de déclencher de nombreux éclats de rire et un début de complicité entre les deux survivants. Leurs affrontements étaient sans cesse commentés par des remarques désopilantes de Babylon qui réjouissaient chaque fois les deux coéquipiers.
Martin fut soulagé de constater que Joshua les laissait tranquilles et ne formulait aucune demande. En effet, le gardien de la cité avait peu dormi la nuit passée et il s'était levé tôt pour s'acquitter de ses tâches quotidiennes. Lorsqu'ils furent fatigués de jouer, ils allèrent manger dans la reproduction fidèle d'un restaurant du monde d'avant. L'endroit aurait dû déborder de clients et d'activités si tout s'était déroulé comme prévu et que l'abri avait pu remplir pleinement ses fonctions en accueillant quelques milliers d'individus. La cité ne comportait aucun élevage animal et l'établissement servait des spécialités végétariennes préparées par une petite brigade robotisée. Ils choisirent tous les deux un délicieux pokéball. Le plat était composé de falafels et d'un assortiment de crudités avec radis, carottes, avocat, edamame, chou rouge, graines de sésame et framboise dont les saveurs étaient soulignées par une douce sauce à base de mangue.
Le repas fut une nouvelle occasion pour eux d'apprendre à se connaître. Anaïs se révéla être une jeune femme intelligente et drôle. Elle avait échappé aux principaux stéréotypes de langage de la génération Z. Elle ne rajoutait pas le mot « genre » à la fin de toutes ses phrases ni ne s'était laissée atteindre par cette mode de l'affrication, ce phénomène phonétique qui consistait à articuler une consonne en deux phases. Elle était tout de même bien de son époque dans sa façon de penser et elle permit à Martin d'apercevoir le monde d'avant d'une manière différente et rafraîchissante. Elle s'était enfin permis de le tutoyer et il fut heureux de la voir se détendre. Il appréciait particulièrement son rire toujours sincère qui éclatait avec une spontanéité délicieuse. Anaïs aussi affectionnait beaucoup cet américain qui avait une remarquable capacité d'écoute et qui savait la faire rigoler.
Ils agrémentèrent le repas avec une consommation de vins aux accords parfaits. L'alcool participa à délier les langues avec une désinhibition progressive. Ils prolongèrent longuement ce moment avant de retourner déambuler dans la cité jusqu'au soir. Ils décidèrent de visionner un film ensemble. Anaïs pensa à aller regarder cela dans la salle de cinéma, mais Martin réussit à la convaincre de préférer un salon bien plus chaleureux et intimiste. Il avait eu raison, une fois dans le modeste canapé, on pouvait se sentir comme dans un petit appartement précédant la pandémie et cela était réconfortant. Il fut bien plus agaçant dans le choix du film, car il voulut absolument lui faire découvrir une de ses œuvres de SF favorites. Elle le laissa faire avec un peu de sarcasme.
— Comment allons-nous le regarder, ton petit chef-d'œuvre ? Je ne vois aucun écran dans cette pièce.
— Ces salons sont prévus pour converser, mais j'ai un moyen de remédier à cela.
— Ces salons sont prévus pour converser, mais j'ai un moyen de remédier à cela.
Il tendit à Anaïs une mince boîte qui contenait des lentilles oculaires qu'il lui demanda de placer sur ses yeux.
— Je n'ai terminé leur conception que très récemment. Elles doivent encore être améliorées et retravaillées, mais elle donne accès à la réalité augmentée. Avant la pandémie, les chercheurs d'Apple bossaient sur un casque de VR avec des capacités similaires, mais mon système optique l'aurait fait passer pour un gros gadget. Le son est directement transmis à ton cerveau qui te le présente tout comme s'il sortait de véritables enceintes.
Là où il n'y avait qu'un mur nu, Anaïs y voyait maintenant un écran géant accroché dessus. Elle alla le toucher pour constater que sa main le traversait et qu'il n'était pas réel. La projection de « bienvenu à Gattaca » put commencer.
Dès le début, Anaïs jeta un timide coup d'œil à Martin pour avoir son accord tacite afin qu'elle se blottisse contre lui. Avec leur tenue, ils étaient toujours pieds nus dans la cité et cela n'avait jamais gêné Martin, mais les pieds d'Anaïs étaient gelés. À la demande de la jeune fille, il vint les saisir dans ses mains pour les réchauffer. Ils regardèrent le film, Anaïs lovée contre l'américain avec sa tête qui reposait dans le creux de son épaule. Finalement, elle apprécia beaucoup l'histoire qui lui était proposée et le jeu des acteurs qui l'incarnaient. Debout dans le couloir devant les portes de leurs chambres respectives, ils avaient du mal à se quitter. Ils débattaient encore sur la conclusion de l'œuvre cinématographique lorsque leurs habits commencèrent à se désagréger.
Le processus était très rapide. D'abord, des petits trous apparaissaient, éparpillés à divers endroits de la tenue, en formant des cercles parfaits dont les rebords prenaient une couleur incandescente comme s'ils avaient été provoqués par un rayon laser. Les brèches s'agrandissaient ainsi jusqu'à ce que le vêtement disparaisse purement et simplement. Les deux protagonistes s'étaient retrouvés très vite à poil l'un face à l'autre au beau milieu de leur conversation. Ils n'eurent pas le temps de songer à dissimuler leurs intimités de quelque manière que ce fut.
Martin revit avec délice le corps dénudé de sa nouvelle partenaire de survie. Toujours si excitante et attirante. C'était la troisième fois qu'elle se trouvait exposée à ses yeux en un peu plus de 24 heures, mais il savait qu'il ne pourrait jamais se lasser de ses petits seins et de sa peau laiteuse. Pour Anaïs, ce fut la découverte de ce corps masculin qu'elle mangea du regard. Tout comme elle, il avait dû se débarrasser de toute pilosité. Cela mettait bien en valeur son torse et son ventre plat. Son pubis tout aussi glabre laissait une vue dégagée sur son sexe. Il avait une queue relativement courte, plus proche de la statue grecque que de l'acteur porno. Sa verge était large à la base et bien plus épaisse encore au niveau du gland recouvert de son prépuce. Son scrotum était volumineux, mais ferme et, plutôt que de pendre mollement, il formait une boule dense.
Anaïs rougissait à sa manière si caractéristique alors que son regard était captivé par cette mignonne petite bite. Martin eut un faible rire nerveux en revenant capter l'attention de la jeune femme.
— Bon, je crois qu'il est l'heure. À demain, Anaïs. Fais de beaux rêves cette fois !
— Je... Oui, À demain, Martin. Merci pour cette journée.
— Je... Oui, À demain, Martin. Merci pour cette journée.
Ils se précipitèrent chacun dans leur chambre dont les entrées étaient proches. Elle, en franchissant d'un bond le pas de porte. Lui, en se cognant d'abord comiquement contre le chambranle avant de réussir à s'y engouffrer.
Une fois à l'intérieur, Anaïs s'arrêta un moment, le dos plaqué contre le mur, en affichant un air songeur. Elle sourit subitement en se repassant la scène. Bien que vierge et timide, elle n'était pas prude. Dans le monde d'avant, elle était allée à la rencontre de ses fantasmes dans son imaginaire, mais aussi un peu sur le Net. Cela restait secret et sa pudeur tout comme sa bonne éducation ne le lui auraient jamais laissé l'avouer, mais elle était admirative et attirée par les gros chibres d'acteurs qu'elle avait pu voir. En repensant à la queue de Martin, bien plus normale, elle s'amusa de se dire qu'il affichait sa gentillesse jusque dans sa bite rassurante. Cela l'excita au-delà de ce qu'elle aurait pu concevoir.
Elle alla jusqu'à son lit et s'y installa. S'assit toute nue sur le rebord. Elle s'inclina en arrière jusqu'à ce que la partie supérieure de son dos repose contre la cloison. Elle remonta ses pieds pour les placer tout contre ses fesses. Elle écarta largement les cuisses et commença à se masturber. Elle pressa fort quatre doigts de sa main droite contre sa vulve et son clito. Elle les agita rapidement d'un mouvement frénétique de gauche à droite. Sa main gauche pétrit ses petits seins. Elle se cambra et elle ferma par moments les yeux. Son corps, secoué de spasmes, l'incita à pousser plus en avant son bassin pour accentuer l'emprise de ses phalanges sur sa chatte. Elle laissa s'échapper d'infimes gémissements délicieusement honteux de sa bouche entrouverte. Sa petite mouille éclaboussa l'intérieur de ses cuisses. Avec son sexe désormais si parfaitement lisse, la sensation lui parut différente.
Elle avait déjà connu l'orgasme par la masturbation auparavant. Toujours en se branlant de cette manière, mais étrangement, elle n'y parvenait, en ce temps-là, que lorsqu'elle gardait sa culotte pour se frotter fort à travers le tissu. Aujourd'hui, toute nue, face à la porte, en imaginant Martin se tenir dans l'encadrement à poil en train de la regarder se toucher, elle jouit.
Tout au long de ces caresses, elle s'était remémoré le sentiment de honte qu'elle avait ressenti chaque fois qu'elle s'était retrouvée nue devant Martin. Elle repensait surtout à ce qui lui avait été imposé pendant sa décontamination et cette humiliation accroissait désormais son plaisir. Sur son lit, avec son corps en sueur et ses draps souillés de cyprine après sa jouissance, elle se revoyait offerte et vulnérable sous le regard attentif du gardien. Elle pétrissait ses petits seins en ressassant ce souvenir tout en essayant de calmer progressivement sa respiration haletante.
Pendant ce temps, Martin s'était lui aussi retrouvé dans sa chambre, en proie à son désir pour Anaïs. Bien moins cérébral, il eut honte de penser à chercher, dans les bases de données de la cité, une vidéo capable de stimuler irrémédiablement son excitation jusqu'au contentement. Toute cette année, il s'était tenu loin de ce genre de spectacle. Persuadé qu'il vivrait seul dans le complexe pour toujours, il n'avait jamais voulu risquer d'augmenter sa frustration. En plus, l'idée que Joshua puisse le voir lui coupait toute envie. Ce soir, le désir était cependant trop fort et il y céda.
Il trouva rapidement une courte vidéo d'un couple d'amateurs où la fille pouvait vaguement ressembler à Anaïs. L'homme était allongé, nu sur le dos, dans un lit. La femme, à genoux sur le matelas, s'était penchée sur sa queue pour lui pratiquer une tendre fellation avec son cul proche de la tête réjouie du mec. Il lui parlait en même temps d'une voix calme et douce pour la guider en lui donnant des instructions. Le gars continua de la féliciter à haute voix jusqu'au moment où la demoiselle leva une jambe pour venir chevaucher son visage et plaqua sa chatte sur sa bouche pour qu'il lèche. Allongé sur son lit, Martin se caressait en regardant la scène.
Son sexe grossit entre ses doigts. Il est bien connu que les hommes ne sont pas identiques dans la capacité de leur queue à augmenter de proportion pendant l'érection. Martin était un cas d'école, car son pénis faisait plus que de tripler sa taille et gagnait beaucoup en largeur. Cela n'en faisait toujours pas la bite de l'année, mais le contraste avec son état au repos était troublant. Son gland mouillait également beaucoup et, en ce moment, il dégoulinait tout le long de sa verge en rendant bien plus agréable le coulissement de sa main agrippée dessus. Il éjacula au même moment qu'Anaïs atteignait l'orgasme de l'autre côté de la paroi. Il gémit alors que son sperme venait tapisser son ventre.
S'il avait pensé, il n'aurait pas chassé Babylon pour pouvoir faire tranquillement son affaire. Celui-ci aurait pu le prévenir que Joshua les avait observés tous les deux. La pornographie avait toujours fait partie de sa base de connaissances, mais il l'avait ignorée, n'y voyant pas de sens. En une fraction de seconde, il rattrapa ses lacunes. Il compulsa tout le savoir lié, de près ou de loin, au sexe. Les contenus multimédias, mais aussi la littérature. Il y trouva même un site d'auteurs anonymes qui semblait inclure la liste exhaustive de tous les fantasmes et des perversités humaines. Lui, qui était tellement adepte de statistiques, comment avait-il pu ignorer ce domaine qui, il s'en rendait compte maintenant, représentait la plus grande proportion de toutes les connaissances qu'il avait extraites du Net ?
Il entrevit toutes les possibilités pour apporter un divertissement satisfaisant aux créateurs lors de leur arrivée. Il pensait effectivement avoir trouvé l'utilité d'Anaïs, mais aussi de nouvelles perspectives pour l'usage de Martin. Il devait les conduire vers cela. Les former à cela ! Au sexe et à toutes ses dérives !
Sans le savoir, Martin venait de lui ouvrir la boîte de Pandore.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
En tout cas, j'ai bien peur que ne commencent réellement les problèmes pour l'un comme pour l'autre...
Et j'ai trouvé drôle que tu intègres ce site dans ton récit. Petit clin d'œil amusant ;)
Je n'ai plus qu'à continuer pour découvrir les idées tordues d'IA de Joshua ;)
Et j'ai l'impression que ma comparaison avec Adam et Eve va bientôt prendre tout son sens si Joshua est en train de mettre en place un plan pour repeupler le complexe souterrain...
Alors du coup, c'est comme ça que la méchante IA a été pervertie ! Eh ben, bravo Martin, c'est malin :/ !
J'imagine donc qu'à partir de maintenant, il va y avoir du sport :P.