Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
The last of them — Chapitre 1 · Le sauvetage
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
The last of them
Chapitre 1 · Le sauvetage
Anaïs courrait à en perdre haleine au milieu des arbres sur ce petit chemin montagneux. À ses trousses trois hommes en avaient après elle. Quand le monde moderne s'était effondré, avec l'apparition des spores et la pandémie qui suivit, Anaïs avait trouvé refuge au sein d'une communauté organisée pour la survie. Elle avait pu bénéficier d'une année de survie dans un relatif confort en étant protégée des humains corrompus par le champignon et rendu agressif par celui-ci.
Il avait suffi d'un moment d'inattention pour que la communauté soit infiltrée par une bande de ces créatures mi humaine mi monstre et qu'ils soient tous tué sauf elle. Elle avait fui, se déplaçant le plus furtivement possible et évitant les anciennes cités aujourd'hui devenu les lieux où la concentration des humains corrompus était la plus grande.
Rapidement elle avait pris la décision de se diriger vers les montagnes afin de s'y bâtir un refuge en altitude et cela faisait maintenant une semaine qu'elle était livrée à elle-même dans ce monde hostile. Les théories émises par les membres de son ancienne communauté étaient que les spores devaient certainement moins pouvoir se répandre dans l'atmosphère froide des sommets alpins.
Voilà pourquoi elle était en train de gravir cette montagne lorsqu'elle fut repérée par trois survivants qui l'avaient prise en chasse. Heureusement elle était bien équipée pour pouvoir progresser rapidement à travers les arbres conifères et dans les pentes aiguës. Elle portait des chaussures de randonnées, un pantalon de treillis militaire et un débardeur blanc qui aurait pu la faire ressembler à la plus connue des aventurières de jeu vidéo à cela que, contrairement à cette dernière, Anaïs était plutôt petite et frêle.
Ses petits seins ronds qui ballotaient à peine sous son débardeur malgré l'intensité de ses mouvements étaient malgré tout un atout pour se mouvoir. Malheureusement son chemin la conduisit au pied d'une falaise où elle se trouva bloquée.
Aussitôt rejointe par les trois hommes qui l'entouraient pour finir de l'acculer dos à la falaise. Les trois hommes étaient en nage. Tous trois vêtu de vêtements devenu haillons. Les mêmes cheveux longs et gras. Les mêmes barbes longues et hirsutes. Ils ricanaient devant l'état pitoyable de leur proie sous leurs yeux. Anaïs était elle aussi couverte de sueur, ses vêtements malmenés par sa course et par ses passages contre les épines de sapin.
L'avantage de la pandémie avait été de limiter l'empreinte des hommes sur la planète. Plus question de réchauffement climatique et le moins qu'on puisse dire est que cet hiver était froid. A cette altitude l'air était déjà glacial, le sol et les branchages des arbres couvert d'une couche de neige fraiche.
Anaïs haletait en laissant s'échapper de sa bouche chaude de denses nuages de vapeur. Son débardeur trop large pour elle laissait voir ses petits seins blancs qui se dressaient aidé par l'action du froid et cela réjouissait la vue de ses poursuivants.
— Tu n'as nulle part où aller désormais. Fais toi une raison et laisse nous venir te réchauffer.
— Cela fait des semaines que l’on n’a pas croisé de femelle comme toi. On va se régaler.
— Tu vas être notre chienne. J'ai hâte de te faire sucer ma queue et de virer tes fringues pour m'occuper de ta chatte.
— Cela fait des semaines que l’on n’a pas croisé de femelle comme toi. On va se régaler.
— Tu vas être notre chienne. J'ai hâte de te faire sucer ma queue et de virer tes fringues pour m'occuper de ta chatte.
Anaïs tremblait comme une feuille et ce n'était pas dû au froid mais bien à la peur suscitée par ces trois hommes dont les prises de paroles successives montraient à chaque fois plus explicitement ce qu'ils entendaient faire d'elle.
Les trois hommes s'avançaient très progressivement vers elle en réduisant de plus en plus drastiquement son périmètre d'action. Ils restaient prudents se méfiant des réactions possibles de la jeune femme. Mais Anaïs fermait déjà les yeux. Elle ne pourrait pas lutter contre ces trois hommes qui étaient de véritables colosses.
Elle se résigna. Dans quelques instants, elle le savait, elle serait juste leur jouet sexuel entre leurs mains. Elle devrait les suivre jusqu'à leur abri et faire ce qu'ils lui diraient. Ils se serviraient d'elle pour assouvir tous leurs besoins et elle se voyait déjà contrainte de se présenter à quatre pattes pour les laisser la baiser à longueur de journée.
Elle sentit la main d'un des hommes saisir son épaule droite. Ils allaient l'immobiliser et certainement l'attacher pour pouvoir la transporter comme une vulgaire marchandise. Elle sentit alors un vent de rébellion monter de son bas ventre jusqu'à son cerveau. Non elle n'allait pas se laisser faire sans se battre. Elle serra ses deux petits poings de toutes ses forces en sentant ses ongles pénétrer dans sa chair. Prête à frapper elle ouvrit les yeux.
Ce qu'elle vit la laissa complètement stupéfaite. À quelques centimètres de son visage se tenait la tête de l'homme qui avait posé la main sur elle mais ses yeux étaient écarquillés et fixaient le vide. Le bras qui tenait Anaïs par l'épaule n'était plus relié au corps de l'homme mais était sectionné au niveau de l'épaule d'où jaillissait un geyser de sang dont le rouge venait contraster sur le blanc immaculé du sol.
L'homme s'écroula raide mort et le bras qui était resté agrippé à l'épaule d’Anaïs finit par se décrocher pour tomber au sol. Terrorisés, les deux autres hommes faisaient déjà marche arrière et s'apprêtaient à faire volte-face pour s'enfuir lorsque Anaïs vit un flash puis deux suivi par l'explosion sanglante des têtes des deux protagonistes qui s'écroulèrent à leur tour.
Elle resta un moment, pétrifiée devant la brutalité des événements et les corps de ses agresseurs qui gisaient sur le sol avant de remarquer une tourelle qui était sorti du sol à seulement quelques mètres derrière le petit groupe. Le canon en était encore fumant au moment où, dans un léger son mécanique, celle-ci se rétracta pour s'enfouir dans le sol et disparaitre comme si elle n'avait jamais existé.
Aussitôt après elle sentit son corps se dérober car la paroi de la falaise contre laquelle elle était adossée venait de se rétracter brutalement pour laisser place à une ouverture dans la montagne. Anaïs venait de tomber sur les fesses sur un sol bétonné et parfaitement lisse. En tournant la tête elle vit que l'ouverture se prolongeait par un long couloir étroit qui formait un chemin tout droit en pente douce descendant jusqu'aussi loin que son regard pouvait porter.
Un léger éclairage venait de s'allumer. En fait des lumières espacées l'une de l'autre de plusieurs mètres et qui s'allumaient successivement par intermittence en formant un chemin lumineux à la manière de l'éclairage d'une piste d'atterrissage pour avion.
Anaïs se leva péniblement et se mit à faire ses premiers pas à l'intérieur du tunnel. La porte se referma derrière elle et elle comprit qu'elle n'avait plus d'autre choix que de continuer à progresser à l'intérieur jusqu'à voir où cela la mènerait.
Le sol et les parois étaient d'un béton brut et sombre. Elle marchait depuis déjà une dizaine de minutes, ce qui devait correspondre à une distance d’un kilomètre, quand elle rencontra une lourde porte semblable à celle d'un bunker. Elle entendit le son assourdissant des verrous qui se rétractaient brutalement et vit la porte s'ouvrir sur un espace très lumineux qui contrastait avec la relative obscurité dans laquelle elle se trouvait.
Elle franchit la porte pour se retrouver dans une pièce blanche qui elle aussi contrastait énormément avec le tunnel de béton. La pièce était petite mais couverte d'un revêtement blanc et éclairée d'une lumière dont on avait du mal à définir la source.
Ce lieu était presque dénué de mobilier mais Anaïs pouvait voir des instruments et machines étranges qui semblaient être extrêmement moderne en même temps qu'elle voyait ce qui paraissait être une douche. En face d'elle à l'autre bout de la pièce le mur était remplacé par une large vitre qui donnait à voir un autre espace juste derrière.
La lourde porte blindée se referma et elle comprit qu'elle était dans une sorte de sas de décontamination.
Un homme se tenait debout derrière la vitre à l'extérieur du sas et il regardait Anaïs. Son regard était doux et il lui souriait de manière rassurante.
— C'est quoi cet endroit ? Qui êtes-vous ?
Anaïs le vit articuler des mots et elle entendit sa voix résonner dans la petite pièce.
— Bonjour. Je m'appelle Martin… Je suis le gardien de ce refuge. Je vais tout t'expliquer mais sache que tu es en sécurité ici. Tu dois la vie à mon intervention d'une certaine façon…
Martin était un homme dans la quarantaine. Il était très grand. Pas spécialement musclé mais d'une corpulence normale pour sa taille. Il avait un visage rond et un sourire chaleureux. Des cheveux courts et propres, un visage glabre et il portait un ensemble tunique et pantalon blanc d'une propreté visiblement irréprochable.
Une propreté qu'enviait Anaïs. La jeune femme avait une vingtaine d'année. D'une beauté naturelle et rafraichissante. Elle avait des traits délicats avec un visage ovale, des pommettes hautes et des yeux en amande qui étaient expressifs et captivants. Ses yeux étaient d'une couleur marron profonde qui semblaient refléter une grande intensité émotionnelle. Elle avait des cheveux châtains et une peau claire et lumineuse.
Sa silhouette était mince et élancée et elle dégageait une aura de fraîcheur et de grâce qui la rendait très charmante et magnétique. Mais tout cela était difficilement perceptible derrière la saleté accumulée lors de son périple. Ses vêtements en lambeaux témoignaient de son errance et de sa lutte pour la survie.
Les traces de cendres et de poussière se mêlaient sur son visage. Ses cheveux autrefois soyeux étaient désormais emmêlés et ternis par les éléments. Martin lui expliqua que l'endroit où ils se trouvaient était une ville souterraine construite par certains des hommes et femmes les plus riches de la planète. Le lieu pouvait accueillir des centaines de personnes pour leur permettre de vivre en totale autarcie pendant des dizaines d'années grâce à une pile atomique pour fournir l'énergie, une nappe phréatique abondante et un système de culture hydroponique avancé.
— Moi j'étais ingénieur et j'ai été embauché pour entretenir ce lieu pour qu'il soit opérationnel en cas d'apocalypse. L'apocalypse est survenue comme tu le sais mais les initiateurs du projet ne sont jamais venus en profiter. J'imagine que tout a été trop vite et qu'ils n'ont jamais réussi à venir. Ces hommes et femmes riches étant principalement originaire d'Amérique du Nord et d'Asie mais ayant choisi de créer leur installation dans les montagnes suisse pour des raisons fiscales. Bref je vis ici seul depuis plus d'un an… Seul et avec Joshua…
— Joshua ?
— Joshua est l'intelligence artificielle qui contrôle tout ici et qui rend tout possible. Il gère l'énergie, automatise les cultures et les récoltes… Je n'ai le contrôle sur rien et je suis les ordres de Joshua pour intervenir et effectuer les travaux de réparation qu'il me confie. J'imagine que son créateur a choisi son nom en référence à l'IA de ce vieux film des années 80 où un jeune lycéen manque de peu de provoquer un holocauste nucléaire.
— Joshua ?
— Joshua est l'intelligence artificielle qui contrôle tout ici et qui rend tout possible. Il gère l'énergie, automatise les cultures et les récoltes… Je n'ai le contrôle sur rien et je suis les ordres de Joshua pour intervenir et effectuer les travaux de réparation qu'il me confie. J'imagine que son créateur a choisi son nom en référence à l'IA de ce vieux film des années 80 où un jeune lycéen manque de peu de provoquer un holocauste nucléaire.
Anaïs essayait d'assimiler toutes ces informations. Elle regardait cet homme qui lui expliquait comment il avait vécu depuis l'extinction du monde. Seul dans ce lieu qu'il décrivait comme immense et avec tout le confort imaginable. Grace à Joshua il avait accès à l'ensemble des connaissances de l'histoire de l'humanité et donc aussi à l'ensemble des livres, films, jeux vidéo qui avaient été produit et qu'il pouvait visionner et utiliser pour se divertir. Il mangeait et buvait à sa faim. Dormait dans un lit confortable et disposait de tout le nécessaire pour prendre soin de son hygiène. Le sort de cet homme semblait très enviable pour Anaïs mais elle sortit de ses pensées en se rappelant qu'elle ne l'avait même pas remercié d'être intervenu quand elle était en danger face à ces trois brutes.
— Merci de m'avoir sauvé Martin. Sans vous je serais surement entre les mains de ces monstres qui m'auraient violée jusqu'à ma mort. Au fait moi je m'appelle Anaïs »
— C'est gentil de ta part de me remercier Anaïs mais c'est Joshua qui a activé les tourelles de défenses. Je n'ai fait que le convaincre que tu pourrais être utile en apportant des nouvelles de l'extérieur.
— C'est gentil de ta part de me remercier Anaïs mais c'est Joshua qui a activé les tourelles de défenses. Je n'ai fait que le convaincre que tu pourrais être utile en apportant des nouvelles de l'extérieur.
Anaïs entendit une nouvelle voix sortir des hauts parleurs. Une voix étrangement humaine mais dont on pouvait tout de même relever l'origine synthétique.
— Bonjour Anaïs. Je suis Joshua. Vous allez pouvoir choisir d'intégrer le complexe pour assister Martin jusqu'à ce que les créateurs nous rejoignent. Cependant ce choix sera définitif et je ne pourrais pas vous autoriser à repartir. Si vous décidez de nous rejoindre il vous faudra d'abord vous décontaminer complètement. Vous pouvez commencer par retirer vos vêtements pour les placer dans l'incinérateur.
Martin aurait aimé prévenir Anaïs que sa situation était loin d'être idyllique. Joshua était une IA complètement perverse, certainement à l'image de son créateur. Dans le bunker Martin n'était rien d'autre que la marionnette de Joshua qui pouvait le priver d'électricité, de nourriture, d'eau ou même d'oxygène jusqu'à ce qu'il se plie à sa volonté. Joshua était persuadé que les créateurs du complexe allaient réussir à les rejoindre un jour et Martin n'était qu'un serviteur qu'il devait former pour qu'il soit prêt à répondre aux désirs de ses maîtres lors de leur arrivée. Joshua voyait dans cette jeune femme une opportunité de former une servante supplémentaire. Malgré toutes ses réticences Martin devait inciter Anaïs à accepter cette proposition car dans tous les cas il savait que Joshua ne la laisserait pas repartir. S'il elle manifestait l'envie de s'en aller Joshua la tuerait pour éviter qu'elle ne signale à quelqu'un l'existence de ce site secret. Il continua donc à lui sourire.
Anaïs avait pris sa décision.
— Très bien. Je suis prête à suivre votre protocole de décontamination.
Elle retira ses chaussures et elle commença à déboutonner son pantalon treillis.
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Commentaires ()
J'ai beaucoup aimé ce premier chapitre qui met bien place l'histoire. Les personnages sont intéressants et le danger extérieur n'est peut-être pas le plus grand. :)
J'ai hâte de connaître la suite de ton intrigue alors j'y vais de ce pas ;)
Je lirai la suite avec intérêt et plaisir.
Wargame c'est vraiment une de mes madeleines de Proust! Une petite partie d'échecs Professeur Falken? 🥹
C'est une agréable surprise pour moi : tu écris bien, tu sais mettre en scène et y ajouter du suspens... et surtout, tu joues avec les parties "sexe" avec une grande finesse. Vraiment, une belle découverte :D.
Et puis cette IA qui nous promet de belles perversions :P...
J'ai hâte de lire la suite, maintenant ;).
je vais de ce pas lire la suite
j'aime quand on ne tombe pas rapidement dans le sexe
je vais de ce pas lire la suite
j'aime quand on ne tombe pas rapidement dans le sexe