Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Obscènes injonctions — Chapitre 3 · La quarantaine : une pulsion mal assumée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Obscènes injonctions
Chapitre 3 · La quarantaine : une pulsion mal assumée
— Encule-moi.
Aïe. Quand mon chéri m'entreprend de la sorte alors que je suis tranquillement en train de regarder ma série préférée, aussi soudainement et sans préavis, c'est qu'il y a urgence : ses vieux démons le travaillent depuis plusieurs jours déjà et la coupe est pleine. Il est plus que temps d'agir.
Je dois dire que je m'en doutais un peu et même que je m'y attendais. Ce n'est pas la première fois et il y a des signes qui ne trompent pas. Quand il devient de plus en plus irritable et même agressif, quand nos rapports intimes se font plus brutaux, quand lui-même m'encule plusieurs fois dans la semaine avec à chaque fois moins de délicatesse que la fois précédente, je sais que la demande va finir par tomber.
Je n'ai jamais trouvé le courage de prendre les devants et de le lui proposer avant que la crise ne devienne trop aigüe. Je n'aime pas ça. D'un naturel plutôt soumise, en matière de relations sexuelles en tout cas, je n'apprécie pas de devoir prendre l'initiative et encore moins pour satisfaire ce genre de besoin.
À quarante-trois ans, malgré la complicité qui me lie à mon compagnon depuis près de dix ans, malgré mon expérience et une grande ouverture d'esprit, je trouve ça dégradant, avilissant même pour lui, si viril, si sûr de lui. Car c'est bien ça qui m'a séduite à l'époque, à contre-courant des canons actuels de la masculinité et de ce que recherchent maintenant les femmes, si j'en crois les discussions enflammées avec les copines plus jeunes toujours célibataires : des gênes latins, grand brun musclé à la peau mate, doté d'une pilosité abondante, un certain machisme totalement assumé.
Mais tout être humain est bien plus complexe qu'il n'y paraît et il y a toujours un côté face.
\
Il y a quelques années, l'amant dominateur mais attentif à mon plaisir a commencé à extérioriser des signes de frustration, d'insatisfaction même, sans que je n'arrive à en comprendre les raisons, alors que je me montrais totalement disponible et que je répondais toujours avec enthousiasme à toutes ses sollicitations.
Un dimanche après-midi pluvieux, il s'est comporté de manière totalement inhabituelle : silencieux, la mine renfrognée, agité, il ne tenait pas en place, n'arrivait pas s'atteler à une activité plus de cinq minutes avant d'en changer. Il a fini par quitter le séjour pour se rendre un long moment dans notre chambre. Il en est revenu complètement nu, en érection, agité de tremblements et, toujours sans un mot, il m'a tendu le paquet qu'il tenait à la main.
Aussi intriguée qu'effrayée, je l'ai ouvert sans pouvoir quitter des yeux cet homme que je ne reconnaissais pas, complètement hagarde. J'en ai extrait un jeu de sangles et un gode réaliste qui, sans être de dimensions aussi respectables que son membre, était tout de même de bonne taille. Il m'a fallu quelques secondes pour réaliser.
— Déshabille-toi, je vais t'aider à t'équiper.
Telle un zombie dénué de toute volonté propre, je me suis exécutée pendant qu'il reconstituait l'ensemble. Puis j'ai suivi ses instructions et je me suis retrouvée affublée d'une bite factice, raide mais pendante entre mes jambes, qui faisait contraste avec celle de mon compagnon, dressée à la verticale jusqu'au nombril.
Je n'avais jamais eu ce fantasme et la perspective que j'entrevoyais ne m'excitait pas du tout. Mais j'ai pris la décision de ne pas me dérober, malgré tout curieuse de connaître la suite des événements et par la même de découvrir une facette inconnue de celui avec qui je partageais ma vie depuis si longtemps.
Après avoir revêtu l'engin d'un préservatif et l'avoir généreusement enduit de gel lubrifiant, il s'est positionné à quatre pattes sur le carrelage et m'a simplement dit sur un ton sans réplique malgré sa voix chevrotante :
— Aujourd'hui, c'est toi qui m'encules.
Stressée, empruntée, cette première n'a pas été un franc succès pour lui. Il n'a réussi à éjaculer qu'après s'être vigoureusement branlé sous mes maladroits coups de reins. Il n'a pas réellement joui. Il s'est juste soulagé dans un gémissement plaintif. Il avait expulsé son démon. Provisoirement…
Après cette séance un peu traumatisante pour moi, alors que nous étions tendrement enlacés sur notre canapé toujours nus, il a senti que j'avais besoin de comprendre. Il s'est alors lancé dans une longue explication au cours de laquelle il m'a raconté un passé dont il ne m'avait jamais parlé jusqu'à ce jour.
Adolescent, aussi curieux que cela puisse paraître quand on connaît l'homme qu'il est devenu, il s'est cherché en matière de sexualité. Il a tenté plusieurs expériences homosexuelles. S'il s'est finalement rendu compte qu'il était strictement hétérosexuel avant sa majorité, il a gardé un souvenir très vivace des orgasmes différents qu'il a connus en se faisant sodomiser, sans jamais avoir osé en formuler la demande à ses nombreuses conquêtes féminines de jeunesse, puis à moi.
Après que nous avons décidé de nous projeter ensemble vers un avenir commun, il a tenté de mettre ce désir définitivement sous éteignoir. Mais le temps qui passe n'a pas réussi à le libérer, bien au contraire. Plus il cherchait à enfouir cette réalité au plus profond de son inconscient, plus elle refaisait surface avec force. Quand il a jugé notre couple suffisamment solide, incapable de m'en parler, il est passé directement à l'acte, non seulement afin de se libérer de ce secret, mais aussi de pouvoir enfin assumer avec moi cet aspect de sa sexualité jusqu'alors refoulé.
Je ne lui ai jamais fait part de mes réticences et de mon peu de goût - c'est un euphémisme pour ne pas parler de dégoût - pour cette pratique. Mais il n'est pas dupe. Et ce n'est que quand il n'en peut vraiment plus, quand ce désir devient quasi-obsessionnel, qu'il se permet de me le demander. Quelque part, c'est une forme d'entente tacite. Il sait que je ne le jugerai pas. Dans un couple, il faut assumer la part d'ombre de son conjoint si on veut durer. En tout cas c'est ma conviction.
\
— À ta disposition, mon chéri.
Je lui réponds avec un sourire forcé en mettant ma série en pause. Quelques années après cette première fois, j'essaie de faire bonne figure et de ne rien laisser paraître de mon peu d'empressement.
Il n'a pas à dire quoique ce soit de plus ou à m'assister d'une quelconque manière : je suis désormais rompue à l'exercice et parfaitement autonome. Je sais ce que j'ai à faire et comment le faire. Je le fais avec professionnalisme à défaut de passion, telle une prostituée expérimentée, même si cette comparaison ne me plaît pas beaucoup.
Je me dirige donc vers notre chambre, je me déshabille complètement, je récupère le matériel et je me harnache avec des gestes sûrs. Si nous avons conservé les sangles de l'équipement originel, nous avons remplacé le gode initial par un engin plus volumineux, dont les dimensions sont désormais en tous points comparables à la bite de mon amour au plus fort de son excitation. Une taille très respectable donc, mais dont il a maintenant besoin pour connaître un maximum de plaisir.
Quand je suis de retour dans le salon, je le trouve à quatre pattes sur le carrelage, cul tourné vers moi, offert. S'il savait comme je déteste le voir dans cette position que je trouve humiliante pour un homme ! Mais si nous avons expérimenté d'autres positions, c'est bien celle-là qui a sa préférence et qui lui procure les meilleures sensations.
Je soupçonne fortement depuis un certain temps qu'il y a également un aspect psychologique supplémentaire : le désir de se retrouver à l'occasion dans la posture du soumis, afin d'être déchargé pour un temps de la responsabilité de nos ébats amoureux, de lâcher totalement prise.
Alors que la manœuvre est habituellement bien rôdée, presque codifiée, je suis prise d'une pulsion totalement exceptionnelle, une première. Je décide aujourd'hui d'aller plus loin afin de vérifier ma théorie.
Je hasarde une injonction sur le ton le plus autoritaire que je suis capable de prendre, sans trop savoir comment il va la recevoir.
— Viens me sucer !
Je ne vois pas son visage dans la position où il se trouve mais le sursaut qui le secoue trahit sa surprise. Après un temps d'hésitation, il fait mine de se relever, sans que je ne sache trop si c'est pour s'exécuter ou pour tout arrêter.
— À quatre pattes, comme un chien que tu es !
Nouvelle hésitation. Puis il opère un demi-tour sur lui-même en conservant la position avant de se diriger vers moi. De manière surprenante, cela m'excite au plus haut point. Je jubile intérieurement, tout en sentant monter le stress. Nous sommes en territoire totalement inconnu. Serai-je à la hauteur ? Comment va-t-il se comporter et le prendre ?
— Et baisse les yeux, je te prie !
Quand il arrive à mes pieds, tête basse, je le saisis par les cheveux, le redresse sur ses genoux et lui fourre ma bite sans ménagement dans la bouche. Je note au passage que la sienne est bien restée au garde-à-vous.
— Suce-moi, mains dans le dos. Et surtout applique-toi !
J'imagine qu'il a dû expérimenter la chose à l'occasion de ses quelques expériences homosexuelles. Je chasse cette pensée qui me déplaît.
Le fait que je ne ressente évidemment rien ne me facilite pas la tâche pour cette première. J'essaie donc de m'inspirer de son comportement quand la situation est inverse. D'une main sur le crâne, je l'incite à aller toujours plus profondément tout en donnant de petits coups de reins de plus en plus appuyés. Il toussote, s'étouffe, essaie de refouler des haut-le-cœur… Finalement il n'a pas dû beaucoup s'adonner à l'exercice, souris-je intérieurement, rassurée.
Je poursuis ce traitement un long moment, en m'enfonçant toujours plus loin. Qu'il puisse toucher du doigt, si j'ose dire, ce que l'on peut ressentir quand on est initié à la gorge profonde - chose qu'il a très vite exigée de moi dès le début de notre relation - me procure une forme d'excitation… mesquine. Une petite revanche !
Ce n'est que quand il est sur le point de vomir que j'abrège son supplice.
— Bon toutou, gentil, lui dis-je en lui caressant les cheveux sur un ton moqueur. Ta maîtresse est contente de toi. Tu as bien mérité une récompense. Tu peux te branler.
Il me jette alors un regard noir. Ce n'est visiblement pas ce qu'il espérait. Alors qu'il s'apprête à dire quelque chose, je tourne les talons et me dirige vers mon fauteuil.
— Je vais m'asseoir pour profiter du spectacle. Rejoins-moi. Toujours à quatre pattes, bien sûr.
Comme je lui tourne le dos, je ne vois pas comment il réagit. Mais quand je m'assois, je peux voir qu'il m'a suivie. Je commence vraiment à me prendre au jeu. Arrivé devant moi, à nouveau à genoux, il se met à s'astiquer le manche de la main droite en me défiant du regard.
— Glisse-toi un doigt dans le cul, ça t'aidera…
Ô surprise, il s'exécute à nouveau en glissant sa main gauche entre ses cuisses écartées. Ce faisant, il se penche légèrement en avant et j'en profite pour lui présenter un pied nu devant la bouche.
— Suce-moi les orteils.
Nouveau regard glacial… mais il obéit une fois encore. Il m'impose régulièrement cet exercice que je n'apprécie pas du tout et je comprends mieux pourquoi : c'est délicieux. Je ressens ses coups de langue et sa succion jusque dans ma chatte. Je profite à fond de la situation.
Quand je sens que son excitation monte, je change de pied. Sa bouche se fait plus avide, son souffle s'accélère considérablement et il donne des petits coups de reins réflexe. Il est sur le point de jouir. Je retire mes orteils de sa bouche et lui dis :
— Sur mes pieds !
Il a à peine le temps de se rapprocher avant de m'arroser copieusement.
— Ben mon cochon, tu t'es salement soulagé, j'en ai de partout !
En laissant mes deux pieds au sol, je tente un dernier coup de poker.
— Lèche !
Il a toujours refusé de goûter à sa semence. Aujourd'hui, je veux qu'il se rende compte combien ça n'est pas agréable d'avaler ses propres sécrétions, alors que j'accepte moi-même d'ingurgiter ma mouille sur sa bite sortant de ma chatte inondée malgré mon dégoût, à chaque fois qu'il me le demande. Et puis qu'il se rende compte aussi comme la saveur et la consistance du sperme sont désagréables par la même occasion. Au point où j'en suis, c'est aujourd'hui ou jamais !
Et c'est aujourd'hui ! À nouveau plusieurs fois au bord du vomissement, il se met à laper son sperme. Je résiste à l'envie d'abréger son supplice, d'autant que je constate avec satisfaction et une certaine surprise qu'il ne débande pas. Mon chéri aurait-il des tendances masochistes ?
Quand il ne reste plus une trace sur mes pieds, je l'attrape par le menton, plante mon regard dans le sien et lui porte le coup de grâce :
— Maintenant, maman va te faire du bien. Tourne-toi.
Il se positionne à nouveau à quatre pattes, cul tourné vers moi, avec me semble-t-il un certain empressement.
Après avoir revêtu mon membre factice d'un préservatif lubrifié, j'en présente le gland sur son trou du cul. Accrochée à ses hanches, je le pénètre sans ménagement, d'une poussée ferme et régulière.
Dents serrés, souffle coupé, il gémit de douleur. Habituellement, on procède beaucoup plus en douceur, avec une dose de lubrifiant supplémentaire. Quand je m'immobilise, il pousse un soupir de soulagement. J'empoigne alors sa bite toujours tendue à l'extrême. Je me mets à le branler d'une main et à lui caresser les couilles de l'autre, tout en stimulant son anus et sa prostate par de puissants va-et-vient. Après de longues minutes de ce traitement, il finit par éjaculer une nouvelle fois abondamment sur le carrelage, longuement, en geignant continûment.
J'attends patiemment qu'il finisse avant de me retirer précautionneusement, franchement inquiète de sa réaction. Puis je viens m'agenouiller devant lui, qui a adopté la même position. Nous sommes face à face et nous jaugeons, yeux dans les yeux. C'est lui qui rompt le silence pesant qui s'est installé.
— Qu'est ce qui t'a pris, me demande-t-il sur un ton calme, dénué de toute animosité.
— Je… je ne sais pas. Je suis désolée si je t'ai humilié ou blessé, répliqué-je, au bord des larmes, avec un soudain sentiment de culpabilité.
— Je… je ne sais pas. Je suis désolée si je t'ai humilié ou blessé, répliqué-je, au bord des larmes, avec un soudain sentiment de culpabilité.
Il me prend dans ses bras et me serre contre lui.
— Non, non, ne t'excuse pas. C'était… intéressant comme expérience. J'ai ressenti un plaisir inhabituel. La souffrance et l'humiliation ont attisé mes sens et décuplé les sensations physiques. J'ai connu deux orgasmes très différents mais particulièrement intenses.
Un peu rassurée, j'avoue timidement.
— Et moi, ça m'a excitée grave…
— Alors viens, je vais me venger sur ton clito, me dit-il en se relevant et en m'entraînant vers notre chambre.
— Mmm…
— Alors viens, je vais me venger sur ton clito, me dit-il en se relevant et en m'entraînant vers notre chambre.
— Mmm…
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Commentaires ()
Vivement la suite pour ma part.