Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Obscènes injonctions — Chapitre 4 · La trentaine : une pulsion incontrôlable
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Obscènes injonctions
Chapitre 4 · La trentaine : une pulsion incontrôlable
— Encule-la.
Cette petite voix qui me parle intérieurement est celle de ma conscience. Ou plus précisément, du côté sombre de ma conscience.
Six heures du matin. Le soleil est déjà levé en ce dimanche de début d'été caniculaire. La fenêtre et les volets de notre chambre sont restés grands ouverts toute la nuit. Une douce luminosité règne déjà et il y fait toujours chaud. La température nocturne est restée élevée à l'extérieur et, à l'intérieur, elle doit encore être supérieure à vingt-cinq degrés.
Mon épouse et moi sommes allongés nus sur le lit, côte à côte mais sans contact, contrairement à nos habitudes car nous avons besoin de sentir nos corps l'un contre l'autre pour dormir paisiblement. Mais là, il fait trop chaud. C'est en tout cas ce qu'elle m'a dit à plusieurs reprises dans la nuit en me repoussant fermement dans ma moitié de terrain.
Étendu sur le dos, je suis bien réveillé. Elle dort toujours après cette nouvelle nuit durant laquelle nous avons eu du mal à trouver le sommeil. Je tourne la tête pour l'admirer. Aucun drap ne nous recouvre. Sur le ventre, bras dégagés du corps et jambes écartées, tête tournée de l'autre côté, je ne peux rien voir de son visage, qu'une abondante chevelure blonde recouvre.
Je laisse balader mon regard sur ce superbe corps qui s'est impeccablement remis d'une pénible grossesse gémellaire, il y a dix ans déjà. Un regard envieux, quand il s'arrête sur sa croupe après avoir lentement suivi la cambrure harmonieuse de ses reins.
Dans le milieu de trentaine comme moi, elle a conservé ce cul magnifique, rond, musclé, fendu par une délicieuse raie, qui abrite l'objet de mes fantasmes les plus pervers.
Ce cul, j'ai eu envie de « me le faire » dès le début de notre relation. Mais j'ai dû attendre cinq longues années et le mariage avant d'y parvenir. Dans son esprit, cette pratique était dégradante pour les femmes. Elle a bien vite évolué quand elle a surmonté ses a priori et a compris le plaisir différent qu'elle pouvait en retirer.
— Encule-la, vite ! Les jumeaux vont bientôt se réveiller et ce sera fini pour la journée. En plus, elle a repoussé tes avances hier soir parce qu'elle ne voulait pas que tu la colles ! C'est un juste retour des choses…
En effet, dès que les nains seront debout, il ne sera plus question de faire des galipettes jusqu'à l'heure de leur coucher. Et effectivement, hier soir quand on a été enfin au calme, elle a une nouvelle fois refusé mes avances pourtant insistantes, comme la veille et l'avant-veille, en raison de la chaleur trop intense qu'elle supporte moins bien que moi. Atavisme nordique versus méditerranéen… Trois jours d'affilé, une éternité pour moi, elle le sait pourtant. Et cette foutue canicule va encore s'éterniser !
Pendant que ma petite voix intérieure continue à me harceler, je me caresse la bite. Non, je me branle. Raide et dure comme tous les matins, elle est aujourd'hui particulièrement sensible et en manque de contact physique. Je ressens le besoin de la frotter. En fait, elle a besoin de cracher son venin. Les rêves érotiques - carrément pornographiques devrais-je plutôt dire - qui ont peuplé mon sommeil rendu trop léger par la chaleur, provoqués par la frustration, y sont assurément pour quelque chose. J'ai failli éjaculer spontanément en dormant, comme au bon vieux temps de mon adolescence !
J'essaie de résister à ma petite musique intérieure, lancinante, insistante… et donc à la tentation de me faire son délicieux petit cul sur le champ. Si ma tendre épouse apprécie de se faire sodomiser de temps à autre, c'est après une toilette méticuleuse, de longs préliminaires au cours desquels ma langue et mes doigts assouplissent son anus, et moyennant une lubrification généreuse.
Si je me laissais aller ce matin, je ferais l'impasse sur ces préparatifs quasi-rituels. Et en plus, je n'ai aucune intention de m'occuper de son plaisir. Ce serait une première !
— Encule-là tout de suite, elle est prête.
Il est vrai que ce n'est pas la première fois que j'envisage une approche un peu plus directe de la chose… L'idée fait ce matin inexorablement son chemin et je finis par céder à une pulsion devenue irrépressible avec l'excitation et la frustration accumulée.
Avant de basculer sur elle, j'enduis généreusement ma bite de salive. C'est la seule concession que je suis en mesure de faire, aucun autre lubrifiant n'étant accessible sans que je n'aie à me lever, ce qui risquerait de la réveiller et de réduire à néant mon projet pervers. Puis je crache abondamment sur deux doigts que je glisse le plus délicatement possible entre ses fesses pour humecter son anus. Elle ne réagit pas. Elle est dans une phase de sommeil très profond.
Une fois satisfait de ces maigres préparatifs, je bascule vivement sur son dos en glissant ma bite dans sa raie et je positionne mon gland contre son trou du cul. Le réveil est désormais inévitable. Effectivement, encore dans un demi-sommeil, elle essaie de me faire basculer. Mais je résiste en pesant de tout mon poids. J'en profite pour exercer une pression sur son sphincter.
— Tu me tiens chaud, laisse-moi dormir !
L'esprit embrumé, elle ne semble pas avoir compris mes intentions. De mes deux mains, j'attrape ses poignets, les amène au-dessus de sa tête afin d'immobiliser ses bras. D'un petit mouvement de bassin puissant, je fais progresser mon gland. Soudainement ramenée à la réalité, elle sursaute, incrédule.
— Tu ne vas quand même pas…
— Chh… Détends-toi, laisse-toi aller, lui murmuré-je dans le creux de l'oreille d'une voix douce et calme.
— Chh… Détends-toi, laisse-toi aller, lui murmuré-je dans le creux de l'oreille d'une voix douce et calme.
À ma grande surprise, seul un soupir résigné conclut ce bref échange.
Une pression un peu plus appuyée fait progresser ma bite dans son rectum. Son visage se crispe mais elle me laisse faire sans résistance en restant silencieuse. Arrivé en butée contre ses fesses crispées, je m'immobilise pour la laisser s'accoutumer en attendant sa réaction. Elle ne cherche ni à se dérober ni à m'éjecter, même si je la sens tendue comme une corde de guitare. Après quelques secondes, son corps se détend.
Je commence à donner de tous petits coups de reins. Ses muscles se relâchent, l'étreinte de son anus autour de ma bite devient moins intense. Je libère ses mains que je tenais toujours immobilisées, j'empoigne ses fesses pour les écarter au maximum et la pénétrer le plus profondément possible.
Alors que je m'apprête à prendre mon plaisir de manière égoïste, elle tente de me faire me basculer. Intrigué, je la laisse faire et je me retrouve sur le dos.
Allongée sur mon ventre, ma bite toujours bien plantée dans son cul, elle écarte alors les jambes, les replie et prend appui sur ses pieds. Une fois bien stabilisée, elle se met à se caresser le clitoris. Incroyable ! C'est la première fois que nous nous retrouvons dans cette position et il semblerait bien qu'elle ait décidé de prendre son plaisir.
Maintenant, ma capacité de mouvement se trouve limitée. Elle prend le relais avec une certaine autorité ; elle agite son bassin et imprime le rythme de la pénétration tout en se branlant.
Mes mains désormais totalement libres de leurs mouvements se dirigent vers sa poitrine menue. Mes doigts s'emparent de ses tétons et les roulent, les pincent, les étirent. Je sais que les sensations que ça lui procure se diffusent jusqu'à son clitoris. Elles facilitent la venue de l'orgasme puis l'amplifient.
Son souffle s'accélère, ses seins durcissent, les mouvements de ses doigts se font plus rapides et appuyés. Son autre main rejoint la première. Je sens une nouvelle présence qui s'agite contre ma bite au travers de la fine paroi qui sépare son vagin de son rectum ; deux doigts s'activent dans sa chatte.
Un gémissement continu commence à sortir de sa gorge. J'accentue mes pincements sur ses tétons jusqu'à lui procurer la légère douleur qu'elle apprécie. Elle se tend à nouveau. Sa respiration se bloque. Ses deux mains s'agitent de plus belle. Elle part dans un long orgasme. Je sens les contractions de son anneau autour de la racine de ma bite et ses doigts qui courent le long de mon urètre. C'est délicieux et je dois résister à la tentation de la rejoindre immédiatement.
Je la laisse poursuivre à sa guise, totalement passif. Sa tête renversée sur mon épaule gauche, je peux admirer son visage au travers de ses cheveux en bataille : yeux fermés, bouche grande ouverte, un sourire satisfait étire ses lèvres. Elle gémit toujours continument.
Quand son corps se détend enfin et ses mains cessent leur ouvrage, je la bascule à nouveau sur le ventre. Puis, en la tirant par les hanches, je l'incite à se positionner à quatre pattes. Elle se laisse faire docilement.
En appui sur ses avant-bras, elle se cambre au maximum en écartant largement les cuisses, dans la position qu'elle adopte quand elle veut me faciliter le passage et me sentir le plus profondément possible en elle. Fermement accroché à ses hanches, bassin en butée contre ses fesses, je reste un long moment immobile pour savourer cet instant et contempler le tableau qu'elle m'offre sans aucune retenue. À son tour, elle me laisse l'initiative, figée dans cette posture d'un érotisme fou.
Afin de faire retomber un peu la pression, je me retire totalement. Ma bite claque contre mon ventre. Mes mains désertent ses hanches pour venir écarter ses fesses. Je peux contempler son trou du cul dilaté. Un grognement réprobateur accompagne cette initiative. Je m'amuse de ce que je prends pour un surprenant réflexe de pudeur compte tenu de sa situation.
Quand la perspective d'une sortie de route prématurée s'est éloignée, excité comme jamais, je me replonge sans difficulté dans ce fourreau accueillant. Je me lâche totalement et je vais à mon tour chercher mon plaisir.
Un gémissement satisfait accompagne chacun de mes coups de reins rageurs. Il me faut hélas trop peu de temps pour me vider au plus profond de son cul avant de m'immobiliser, toujours planté en elle.
Quand elle comprend que j'ai fini, elle se laisse doucement glisser sur le ventre en prenant soin de ne pas m'éjecter. Je l'accompagne et nous nous me retrouvons dans la position initiale : elle, allongée sur le ventre, bras dégagés du corps, jambes largement écartées et moi sur son dos, visage enfoui dans sa blonde chevelure. Je tente de reprendre mon souffle. Nous sommes tous deux en nage.
J'ai toujours du mal à débander après une séance particulièrement épicée. Le trop bref et pauvre plaisir masculin ne parvient pas toujours à m'apaiser du premier coup. Dans ces cas-là, nous en profitons généralement pour enchaîner, mon épouse ayant cette capacité enviable de pouvoir connaître un second orgasme très vite après le premier.
Mais aujourd'hui, ce ne sera visiblement pas le cas. Même si elle ne peut que se rendre compte de mon état, elle nous bascule sur le côté avant de m'éjecter avec précaution. Puis elle se lève sans précipitation et se dirige vers la salle de bains attenante à notre chambre. À mi-chemin, elle se tourne vers moi. Son regard glisse sur ma bite toujours en érection maximale, soutenue par l'espoir de remettre le couvert. Un sourire sarcastique étire ses lèvres.
— Pas aujourd'hui, mon lapin. Tu m'as donné chaud. Et puis j'ai une bonne toilette à faire. J'ai besoin d'une bonne douche fraîche.
Avec un clin d'œil plein de malice, elle ajoute :
— Débrouille-toi tout seul, ça te rajeunira !
Je ne sais pas si elle a eu le temps de voir ma mine dépitée avant de disparaitre dans la salle de bains.
— Celle-là, tu ne l'as pas volée ! me souffle une petite voix goguenarde dans ma tête.
Je reconnais celle du côté lumineux de ma conscience, que j'avais soigneusement bâillonnée, alors en proie à une pulsion que je n'ai pas voulu refouler, manipulé par le côté obscur.
— Elle en a bien profité ! rétorque ce dernier comme pour se justifier.
Je tente de les faire taire toutes les deux avant de me lancer dans une triste branlette.
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