Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Fortnique : Un contre 99 — Chapitre 6 · Emmanuelle
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Fortnique : Un contre 99
Chapitre 6 · Emmanuelle
— Rien de dégueulasse, on avait dit, avait crié Raphaël, hilare.
— C'est vrai quoi, avais-je rajouté. Pas de zoophilie, merde !
Telle avait été notre réaction quand Ophélie avait proposé le nom d'Emmanuelle C.
Emmanuelle était une fille de notre promotion, à la fac. Une fille pas spécialement moche, pas spécialement grosse, pas spécialement repoussante, mais ni belle, ni mince, ni attirante.
Je vous ai déjà dit que je n'étais pas fier de certaines choses.
Et notamment, je m'étais fixé comme objectif de coucher avec Emmanuelle. Je l'avais donc contactée sur les réseaux, et j'avais commencé à essayer de la draguer.
Ainsi, je la rencontrai dans un bar, autour d'un verre. Nous discutions de tout et de rien, même si je lançais de temps à autres un appât pour jauger mes chances de succès. J'abordais les choses avec optimisme, quand elle me coupa dans mon élan :
— Je suis quand même surprise que tu m'aies contactée.
— Il n'y a pas de raison, tentai-je de baratiner.
— Ce qui me surprend le plus, c'est que ton pote Thibaud m'ait contactée aussi, presque en même temps.
Merde ! Je n'avais pas prévu cette hypothèse.
— Je… Je ne peux pas répondre à sa place. Ce que je sais, c'est que moi, je suis intéressé, et…
— Non, non. Arrête de me prendre pour une conne, D.
— Hein ? Je… Pourquoi tu dis…
Elle me coupa la parole en plaçant un doigt devant ma bouche.
— Ça va faire trois ans qu'on se connait, et tes potes et toi, vous m'avez toujours clairement fait comprendre que je ne vous intéressais pas. Et là, sans raison, d'un coup, vous vous mettez à me dragouiller l'un comme l'autre.
— Bah… Heu…
Elle claqua des doigts pour me faire taire.
— Je ne sais pas à quoi vous jouez, si c'est un pari ou quoi, mais ne croyez pas que vous allez me baiser. Oh, non, non.
Je priais pour que ma frustration ne se voie pas alors qu'Emmanuelle s'adossa sur sa chaise et croisa les bras.
— Me sauter, par contre, ça peut se négocier.
Hein ? Elle avait dit quoi ?
Je devais avoir l'air sacrément bête, car elle pouffa de rire. Elle posa sa tête sur ses mains, ce qui aurait pu avoir un air séducteur mais son regard était plein de défi.
— Enfin, plus précisément, ça sera à mes conditions.
— Des conditions ?
— Ouais. Je suis comme tout le monde, j'ai des fantasmes. Alors, si vous tenez tant à me sauter, autant que j'y trouve mon compte.
— Quoi comme fantasme ?
— J'ai une chatte. J'ai un trou du cul. J'ai une bouche. Théoriquement, je peux satisfaire trois mecs en même temps, alors deux, ça doit être facile.
— Je ne comprends pas où tu veux en venir.
Si, j'avais compris, mais je crois que mon cerveau refusait de réaliser. Elle le comprit et pouffa de nouveau.
— C'est pourtant simple, D. Si vous voulez me sauter, ça sera tous les deux en même temps.
— Je… Encore une fois, je ne peux répondre à sa place.
— Et bien tu lui demanderas, et tu me feras part de sa réponse, répondit Emmanuelle en se levant. S'il est d'accord, on se retrouve demain après-midi chez moi. C'est toi qui payes les consommations, hein, hurla-t-elle en s'éloignant.
« Salope » fut le premier mot qui me vint. Puis je me ravisai. Elle avait joué avec une grande finesse, et elle m'avait battu. J'avais voulu la manipuler, elle a su retourner les choses à son avantage.
« Bravo » fut le second mot.
— C'est vrai quoi, avais-je rajouté. Pas de zoophilie, merde !
Telle avait été notre réaction quand Ophélie avait proposé le nom d'Emmanuelle C.
Emmanuelle était une fille de notre promotion, à la fac. Une fille pas spécialement moche, pas spécialement grosse, pas spécialement repoussante, mais ni belle, ni mince, ni attirante.
Je vous ai déjà dit que je n'étais pas fier de certaines choses.
Et notamment, je m'étais fixé comme objectif de coucher avec Emmanuelle. Je l'avais donc contactée sur les réseaux, et j'avais commencé à essayer de la draguer.
Ainsi, je la rencontrai dans un bar, autour d'un verre. Nous discutions de tout et de rien, même si je lançais de temps à autres un appât pour jauger mes chances de succès. J'abordais les choses avec optimisme, quand elle me coupa dans mon élan :
— Je suis quand même surprise que tu m'aies contactée.
— Il n'y a pas de raison, tentai-je de baratiner.
— Ce qui me surprend le plus, c'est que ton pote Thibaud m'ait contactée aussi, presque en même temps.
Merde ! Je n'avais pas prévu cette hypothèse.
— Je… Je ne peux pas répondre à sa place. Ce que je sais, c'est que moi, je suis intéressé, et…
— Non, non. Arrête de me prendre pour une conne, D.
— Hein ? Je… Pourquoi tu dis…
Elle me coupa la parole en plaçant un doigt devant ma bouche.
— Ça va faire trois ans qu'on se connait, et tes potes et toi, vous m'avez toujours clairement fait comprendre que je ne vous intéressais pas. Et là, sans raison, d'un coup, vous vous mettez à me dragouiller l'un comme l'autre.
— Bah… Heu…
Elle claqua des doigts pour me faire taire.
— Je ne sais pas à quoi vous jouez, si c'est un pari ou quoi, mais ne croyez pas que vous allez me baiser. Oh, non, non.
Je priais pour que ma frustration ne se voie pas alors qu'Emmanuelle s'adossa sur sa chaise et croisa les bras.
— Me sauter, par contre, ça peut se négocier.
Hein ? Elle avait dit quoi ?
Je devais avoir l'air sacrément bête, car elle pouffa de rire. Elle posa sa tête sur ses mains, ce qui aurait pu avoir un air séducteur mais son regard était plein de défi.
— Enfin, plus précisément, ça sera à mes conditions.
— Des conditions ?
— Ouais. Je suis comme tout le monde, j'ai des fantasmes. Alors, si vous tenez tant à me sauter, autant que j'y trouve mon compte.
— Quoi comme fantasme ?
— J'ai une chatte. J'ai un trou du cul. J'ai une bouche. Théoriquement, je peux satisfaire trois mecs en même temps, alors deux, ça doit être facile.
— Je ne comprends pas où tu veux en venir.
Si, j'avais compris, mais je crois que mon cerveau refusait de réaliser. Elle le comprit et pouffa de nouveau.
— C'est pourtant simple, D. Si vous voulez me sauter, ça sera tous les deux en même temps.
— Je… Encore une fois, je ne peux répondre à sa place.
— Et bien tu lui demanderas, et tu me feras part de sa réponse, répondit Emmanuelle en se levant. S'il est d'accord, on se retrouve demain après-midi chez moi. C'est toi qui payes les consommations, hein, hurla-t-elle en s'éloignant.
« Salope » fut le premier mot qui me vint. Puis je me ravisai. Elle avait joué avec une grande finesse, et elle m'avait battu. J'avais voulu la manipuler, elle a su retourner les choses à son avantage.
« Bravo » fut le second mot.
— Donc voilà le deal, dis-je à Thibaud après lui avoir expliqué la situation par téléphone. T'en penses quoi ?
— Franchement, gémit-il, pour mon premier plan à trois, c'est pas ça que j'imaginais.
— Moi non plus, mais bon. On a tous les deux tenter de se la faire. Ça serait con de renoncer après tous ses efforts.
— Pas faux. Et on pourra se soutenir l'un l'autre si Raph et Ophé ne nous croient pas.
— Bien vu. Alors ? Je lui dis oui ?
— On se lance.
— Franchement, gémit-il, pour mon premier plan à trois, c'est pas ça que j'imaginais.
— Moi non plus, mais bon. On a tous les deux tenter de se la faire. Ça serait con de renoncer après tous ses efforts.
— Pas faux. Et on pourra se soutenir l'un l'autre si Raph et Ophé ne nous croient pas.
— Bien vu. Alors ? Je lui dis oui ?
— On se lance.
Nous étions donc, le lendemain après-midi, devant la porte de son appartement. Je frappais à la porte.
Quand la porte s'est ouverte, je suis resté bouche bée. Je suis resté quelques secondes à me demander qui était cette fille devant moi.
Emmanuelle ne se coiffait jamais, si ce n'était une queue de cheval faite à la va-vite. La fille devant nous avait les cheveux bien coiffés et frisés.
Emmanuelle ne se maquillait jamais. La fille devant nous était légèrement maquillée, juste ce qu'il fallait.
Emmanuelle ne portait que des jeans, troués de préférence, et des sweats. La fille devant nous portait une jolie robe d'été bleu clair, visiblement sans soutien-gorge dessous.
Et pourtant, c'était bien elle.
Elle était donc capable de se mettre en valeur. Alors pourquoi ne le faisait-elle jamais ?
Je jetai un coup d'œil vers Thibaud, qui était aussi choqué que moi. Et Emmanuelle semblait fière de son effet.
— Entrez au lieu de rester plantés là.
On a obéi.
— Vous voulez boire un verre ou on va directement dans ma chambre ?
— Si c'est toi qui payes, je veux bien un truc frais.
On a bu un truc. Thibaud et moi étions toujours en admiration devant cet aspect d'Emmanuelle qu'on ne connaissait pas. Elle n'était pas belle, ni même jolie, mais elle était beaucoup plus attirante que d'habitude. Elle nous a simplement expliqué ne pas voir l'intérêt de se mettre en valeur le reste du temps, puisque les mecs qui ne s'intéresseraient à elle que pour ça ne s'intéresseraient pas vraiment à elle, mais qu'elle aimait faire plaisir aux mecs qui feraient l'effort de faire un pas vers elle.
Ensuite, elle nous conduisit à sa chambre.
Elle s'installa, volontairement ou non, je ne sais pas, entre Thibaud et moi, face à mon camarade. Je pris donc les devant et j'enlaçai Emmanuelle, caressant ses hanches et son ventre à travers sa robe, en lui bisouillant le cou avec plus d'entrain que je l'aurais cru. Thibaud fit plus ou moins la même chose, de face. Emmanuelle sembla apprécier le traitement.
Nos caresses se firent, à tous, plus intenses. Thibaud souleva une partie de la robe d'Emmanuelle pour lui caresser les cuisses. Emmanuelle me caressait l'entrejambe à travers mon pantalon. Quant à moi, je lui caressais également les seins, toujours à travers la robe.
— Baisse ton pantalon, me murmura-t-elle.
Je m'exécutai avant de reprendre mes caresses. Emmanuelle me tripota la queue, alors que je glissai ma main dans son décolleté pour accéder directement à sa poitrine, que je trouvai bien voluptueuse et agréable à caresser.
Thibaud s'était agenouillé, et sa tête était dissimulée par le bas de la robe d'Emmanuelle. Aux soupirs qu'elle laissait échapper, je devinais que notre amante appréciait le traitement. Un cunni, probablement.
Je sentis les mains de Thibaud un peu trop proches de mon entrejambe. Non qu'il cherchait à me toucher, mais il tripotait les fesses d'Emmanuelle.
— Putain vous me faites trop mouiller les mecs.
— J'avais remarqué, plaisanta Thibaud.
Emmanuelle lâcha ma bite pour se saisir des bretelles de sa robe, dont elle défit aisément les nœuds. Sa robe tomba sur la tête de Thibaud. Il s'écarta pour laisser la robe poursuivre sa chute jusqu'aux pieds d'Emmanuelle.
Je pus ainsi pu admirer son corps nu, qui était loin de me déplaire. Certes, elle avait des rondeurs, mais elle était quand même vraiment attirante, notamment avec ses gros seins bien dessinés. Je me collai de nouveau à elle et dirigeai ma main vers sa chatte. Je sentis un ticket de métro de poils, ce qui ne m'étonnait plus même si une heure plus tôt je me serai attendu à une touffe drue et non entretenue. Et je pus constater qu'en effet, elle était bien mouillée.
Elle nous poussa doucement et s'assis sur son lit, les jambes légèrement écartées. Je me mis à bander sérieusement.
— Je vais quand même pas rester la seule à poil. Déshabillez-vous.
Nous commençâmes à nous déshabiller quand elle nous arrêta.
— Non, non. Déshabillez-vous mutuellement.
Je savais que, tout comme moi, Thibaud avait déjà expérimenté le sexe avec un mec. De ce fait, nous n'étions pas spécialement mal à l'aise à nous déshabiller. En plus, nous savions pertinemment que nous allions nous retrouver aussi nus l'un que l'autre, donc il n'y eu pour ainsi dire aucun malaise. Je pense qu'Emmanuelle en a été un peu déçue.
Elle ne le montra cependant pas, focalisée qu'elle était sur nos érections. Je ne peux toujours pas parler pour Thibaud, mais pour ma part, j'étais vraiment excité. Par la situation comme par le corps d'Emmanuelle. Celle-ci s'empara de nos deux queues et commença une légère masturbation.
— Voyons, voyons. Laquelle vais-je prendre pour mon cul, et laquelle pour ma chatte ?
— On peut toujours alterner.
— Et nous interrompre dans notre plaisir ? Quelle idée, D. Non, non. Une fois qu'on sera lancés, on ne s'arrêtera que quand vous serez vidés.
Frustrant, mais logique.
Emmanuelle s'empara de son téléphone. Sur le coup, j'ai eu peur qu'elle prenne une photo de nos engins pour demander conseil à allez savoir qui.
— Je sais. Vous allez me lécher, l'un et l'autre. Une minute tout pile. Le meilleur des deux pourra choisir.
L'idée nous parut étrange, mais pourquoi pas. Thibaud argua qu'il l'avait déjà léchée, mais Emmanuelle n'en avait que faire. Je laissais mon camarade commencer. D'une part, je pensais sincèrement être meilleur que lui. D'autre part, je me disais que passer en second serait un avantage, puisque son plaisir aurait déjà commencé à grimper.
Emmanuelle fut visiblement frustrée de devoir lui dire que sa minute était écoulée. Thibaud s'écarta, les lèvres luisantes de cyprine.
Je me suis agenouillé à côté du lit, et j'ai penché mon visage. Comme je n'avais qu'une minute, je ne pouvais pas me permettre de prendre mon temps. J'attaquai directement en profondeur. Ma langue voyagea entre l'intérieur de sa chatte, ses lèvres vaginales, et son clitoris. Mais bon sang, que ça passe vite une minute. Moi aussi, j'aurais voulu continuer, et je crois qu'Emmanuelle partageait ma frustration.
— J'ai deux brouteurs professionnels, ma parole. Mais je crois que la victoire revient à Thibaud.
Alors là je n'en revenais pas. Emmanuelle me taquina en me disant que je n'étais pas loin, mais ça ne me remonta pas le moral. Et évidemment, Thibaud fit le choix de l'enculer.
Elle fouilla dans sa table de chevet. Elle nous lança à chacun un préservatif, et à Thibaud du lubrifiant.
— T'en fais pas, toi, t'en auras pas besoin.
Elle m'avait dit ça en faisant glisser mes doigts sur sa chatte qui était effectivement toujours bien mouillée.
Elle m'invita à m'allonger sur le lit une fois équipé. Elle grimpa sur moi, et sans le moindre semblant de préliminaire, elle se pénétra avec ma bite.
Je vis Thibaud faire pareil derrière elle. Il y alla visiblement avec plus de prudence, Emmanuelle le guidant pour que la pénétration soit aussi agréable à l'un qu'à l'autre.
Quand tout le monde fut en place, Emmanuelle commença à bouger, afin de se faire pénétrer à la fois par Thibaud et moi. Je me mis à suivre le mouvement pour amplifier la pénétration et il me semble que Thibaud faisait de même.
J'ai déjà entendu dire qu'en prenant une femme en sandwich avec un autre homme, on sentait la bite de l'autre. Bah c'est faux, mais je dois bien dire que je sentais une sensation particulière du fait de la présence de Thibaud.
À ma grande déception, Emmanuelle était tellement mouillée qu'elle glissait littéralement le long de ma bite. Bien entendu, je sentais la pénétration, mais avec une intensité moindre que ce que j'aurais pu espérer.
Mes deux camarades gémissaient, témoignant du plaisir qu'ils ressentaient l'un comme l'autre. C'est en m'en rendant compte que je réalisai que je gémissais moi aussi. Je devais prendre quand même du plaisir, finalement.
Emmanuelle poussa un petit cri et fut prise de tremblements. Visiblement, elle venait de jouir. J'en étais loin et visiblement, Thibaud n'avait pas joui non plus.
Sauf qu'Emmanuelle se remit rapidement à bouger entre nous. Au début, elle eut quelques mouvements incontrôlés, fruits de son orgasme, mais elle reprit vite le contrôle de son corps et continua la double pénétration.
Thibaud poussa un grognement. Visiblement, mon camarade venait de jouir à son tour. Il resta quelques temps immobile, avant de se retirer. Je ne suis pas sûr mais je crois qu'Emmanuelle a grogné de frustration à ce moment.
Emmanuelle et moi sommes restés ensemble sur le lit, l'un dans l'autre. Encore une fois, la pénétration me sembla moins intense qu'elle n'aurait dû, mais j'étais pour ma part très proche de jouir à mon tour.
J'attrapai Emmanuelle par les fesses pour les pétrir. Elle me mordilla l'oreille, me chuchotant des trucs que je ne parvins pas à comprendre.
Puis nous avons joui. Presque ensemble. Elle fut de nouveau prise de tremblement alors que moi je poussai un soupir tandis que je remplissais la capote.
Emmanuelle s'allongea à côté de moi. Thibaud et moi nous sommes assis.
— Je comprends pas pourquoi vous tenez tant à baiser avec deux meufs, les mecs. Vous avez qu'une bite. Vous pouvez satisfaire qu'une fille à la fois, et encore. Les filles doivent souvent se faire jouir entre elles. Alors que nous, avec deux mecs, c'est tellement mieux. On fait jouir les deux mecs, et nous, on jouit deux fois plus. C'est tout bénéf.
Thibaud et moi avions du mal à garder notre sérieux. Pas que ce qu'Emmanuelle venait de dire était idiot, mais surtout parce qu'elle avait parlé d'un ton totalement inadapté. Elle était clairement shootée par ses deux orgasmes consécutifs. Elle a continué à parler comme ça pendant quelques minutes.
— Vous revenez quand vous voulez, les mecs. Je vous suce quand vous voulez. Vous l'avez bien mérité.
Quand la porte s'est ouverte, je suis resté bouche bée. Je suis resté quelques secondes à me demander qui était cette fille devant moi.
Emmanuelle ne se coiffait jamais, si ce n'était une queue de cheval faite à la va-vite. La fille devant nous avait les cheveux bien coiffés et frisés.
Emmanuelle ne se maquillait jamais. La fille devant nous était légèrement maquillée, juste ce qu'il fallait.
Emmanuelle ne portait que des jeans, troués de préférence, et des sweats. La fille devant nous portait une jolie robe d'été bleu clair, visiblement sans soutien-gorge dessous.
Et pourtant, c'était bien elle.
Elle était donc capable de se mettre en valeur. Alors pourquoi ne le faisait-elle jamais ?
Je jetai un coup d'œil vers Thibaud, qui était aussi choqué que moi. Et Emmanuelle semblait fière de son effet.
— Entrez au lieu de rester plantés là.
On a obéi.
— Vous voulez boire un verre ou on va directement dans ma chambre ?
— Si c'est toi qui payes, je veux bien un truc frais.
On a bu un truc. Thibaud et moi étions toujours en admiration devant cet aspect d'Emmanuelle qu'on ne connaissait pas. Elle n'était pas belle, ni même jolie, mais elle était beaucoup plus attirante que d'habitude. Elle nous a simplement expliqué ne pas voir l'intérêt de se mettre en valeur le reste du temps, puisque les mecs qui ne s'intéresseraient à elle que pour ça ne s'intéresseraient pas vraiment à elle, mais qu'elle aimait faire plaisir aux mecs qui feraient l'effort de faire un pas vers elle.
Ensuite, elle nous conduisit à sa chambre.
Elle s'installa, volontairement ou non, je ne sais pas, entre Thibaud et moi, face à mon camarade. Je pris donc les devant et j'enlaçai Emmanuelle, caressant ses hanches et son ventre à travers sa robe, en lui bisouillant le cou avec plus d'entrain que je l'aurais cru. Thibaud fit plus ou moins la même chose, de face. Emmanuelle sembla apprécier le traitement.
Nos caresses se firent, à tous, plus intenses. Thibaud souleva une partie de la robe d'Emmanuelle pour lui caresser les cuisses. Emmanuelle me caressait l'entrejambe à travers mon pantalon. Quant à moi, je lui caressais également les seins, toujours à travers la robe.
— Baisse ton pantalon, me murmura-t-elle.
Je m'exécutai avant de reprendre mes caresses. Emmanuelle me tripota la queue, alors que je glissai ma main dans son décolleté pour accéder directement à sa poitrine, que je trouvai bien voluptueuse et agréable à caresser.
Thibaud s'était agenouillé, et sa tête était dissimulée par le bas de la robe d'Emmanuelle. Aux soupirs qu'elle laissait échapper, je devinais que notre amante appréciait le traitement. Un cunni, probablement.
Je sentis les mains de Thibaud un peu trop proches de mon entrejambe. Non qu'il cherchait à me toucher, mais il tripotait les fesses d'Emmanuelle.
— Putain vous me faites trop mouiller les mecs.
— J'avais remarqué, plaisanta Thibaud.
Emmanuelle lâcha ma bite pour se saisir des bretelles de sa robe, dont elle défit aisément les nœuds. Sa robe tomba sur la tête de Thibaud. Il s'écarta pour laisser la robe poursuivre sa chute jusqu'aux pieds d'Emmanuelle.
Je pus ainsi pu admirer son corps nu, qui était loin de me déplaire. Certes, elle avait des rondeurs, mais elle était quand même vraiment attirante, notamment avec ses gros seins bien dessinés. Je me collai de nouveau à elle et dirigeai ma main vers sa chatte. Je sentis un ticket de métro de poils, ce qui ne m'étonnait plus même si une heure plus tôt je me serai attendu à une touffe drue et non entretenue. Et je pus constater qu'en effet, elle était bien mouillée.
Elle nous poussa doucement et s'assis sur son lit, les jambes légèrement écartées. Je me mis à bander sérieusement.
— Je vais quand même pas rester la seule à poil. Déshabillez-vous.
Nous commençâmes à nous déshabiller quand elle nous arrêta.
— Non, non. Déshabillez-vous mutuellement.
Je savais que, tout comme moi, Thibaud avait déjà expérimenté le sexe avec un mec. De ce fait, nous n'étions pas spécialement mal à l'aise à nous déshabiller. En plus, nous savions pertinemment que nous allions nous retrouver aussi nus l'un que l'autre, donc il n'y eu pour ainsi dire aucun malaise. Je pense qu'Emmanuelle en a été un peu déçue.
Elle ne le montra cependant pas, focalisée qu'elle était sur nos érections. Je ne peux toujours pas parler pour Thibaud, mais pour ma part, j'étais vraiment excité. Par la situation comme par le corps d'Emmanuelle. Celle-ci s'empara de nos deux queues et commença une légère masturbation.
— Voyons, voyons. Laquelle vais-je prendre pour mon cul, et laquelle pour ma chatte ?
— On peut toujours alterner.
— Et nous interrompre dans notre plaisir ? Quelle idée, D. Non, non. Une fois qu'on sera lancés, on ne s'arrêtera que quand vous serez vidés.
Frustrant, mais logique.
Emmanuelle s'empara de son téléphone. Sur le coup, j'ai eu peur qu'elle prenne une photo de nos engins pour demander conseil à allez savoir qui.
— Je sais. Vous allez me lécher, l'un et l'autre. Une minute tout pile. Le meilleur des deux pourra choisir.
L'idée nous parut étrange, mais pourquoi pas. Thibaud argua qu'il l'avait déjà léchée, mais Emmanuelle n'en avait que faire. Je laissais mon camarade commencer. D'une part, je pensais sincèrement être meilleur que lui. D'autre part, je me disais que passer en second serait un avantage, puisque son plaisir aurait déjà commencé à grimper.
Emmanuelle fut visiblement frustrée de devoir lui dire que sa minute était écoulée. Thibaud s'écarta, les lèvres luisantes de cyprine.
Je me suis agenouillé à côté du lit, et j'ai penché mon visage. Comme je n'avais qu'une minute, je ne pouvais pas me permettre de prendre mon temps. J'attaquai directement en profondeur. Ma langue voyagea entre l'intérieur de sa chatte, ses lèvres vaginales, et son clitoris. Mais bon sang, que ça passe vite une minute. Moi aussi, j'aurais voulu continuer, et je crois qu'Emmanuelle partageait ma frustration.
— J'ai deux brouteurs professionnels, ma parole. Mais je crois que la victoire revient à Thibaud.
Alors là je n'en revenais pas. Emmanuelle me taquina en me disant que je n'étais pas loin, mais ça ne me remonta pas le moral. Et évidemment, Thibaud fit le choix de l'enculer.
Elle fouilla dans sa table de chevet. Elle nous lança à chacun un préservatif, et à Thibaud du lubrifiant.
— T'en fais pas, toi, t'en auras pas besoin.
Elle m'avait dit ça en faisant glisser mes doigts sur sa chatte qui était effectivement toujours bien mouillée.
Elle m'invita à m'allonger sur le lit une fois équipé. Elle grimpa sur moi, et sans le moindre semblant de préliminaire, elle se pénétra avec ma bite.
Je vis Thibaud faire pareil derrière elle. Il y alla visiblement avec plus de prudence, Emmanuelle le guidant pour que la pénétration soit aussi agréable à l'un qu'à l'autre.
Quand tout le monde fut en place, Emmanuelle commença à bouger, afin de se faire pénétrer à la fois par Thibaud et moi. Je me mis à suivre le mouvement pour amplifier la pénétration et il me semble que Thibaud faisait de même.
J'ai déjà entendu dire qu'en prenant une femme en sandwich avec un autre homme, on sentait la bite de l'autre. Bah c'est faux, mais je dois bien dire que je sentais une sensation particulière du fait de la présence de Thibaud.
À ma grande déception, Emmanuelle était tellement mouillée qu'elle glissait littéralement le long de ma bite. Bien entendu, je sentais la pénétration, mais avec une intensité moindre que ce que j'aurais pu espérer.
Mes deux camarades gémissaient, témoignant du plaisir qu'ils ressentaient l'un comme l'autre. C'est en m'en rendant compte que je réalisai que je gémissais moi aussi. Je devais prendre quand même du plaisir, finalement.
Emmanuelle poussa un petit cri et fut prise de tremblements. Visiblement, elle venait de jouir. J'en étais loin et visiblement, Thibaud n'avait pas joui non plus.
Sauf qu'Emmanuelle se remit rapidement à bouger entre nous. Au début, elle eut quelques mouvements incontrôlés, fruits de son orgasme, mais elle reprit vite le contrôle de son corps et continua la double pénétration.
Thibaud poussa un grognement. Visiblement, mon camarade venait de jouir à son tour. Il resta quelques temps immobile, avant de se retirer. Je ne suis pas sûr mais je crois qu'Emmanuelle a grogné de frustration à ce moment.
Emmanuelle et moi sommes restés ensemble sur le lit, l'un dans l'autre. Encore une fois, la pénétration me sembla moins intense qu'elle n'aurait dû, mais j'étais pour ma part très proche de jouir à mon tour.
J'attrapai Emmanuelle par les fesses pour les pétrir. Elle me mordilla l'oreille, me chuchotant des trucs que je ne parvins pas à comprendre.
Puis nous avons joui. Presque ensemble. Elle fut de nouveau prise de tremblement alors que moi je poussai un soupir tandis que je remplissais la capote.
Emmanuelle s'allongea à côté de moi. Thibaud et moi nous sommes assis.
— Je comprends pas pourquoi vous tenez tant à baiser avec deux meufs, les mecs. Vous avez qu'une bite. Vous pouvez satisfaire qu'une fille à la fois, et encore. Les filles doivent souvent se faire jouir entre elles. Alors que nous, avec deux mecs, c'est tellement mieux. On fait jouir les deux mecs, et nous, on jouit deux fois plus. C'est tout bénéf.
Thibaud et moi avions du mal à garder notre sérieux. Pas que ce qu'Emmanuelle venait de dire était idiot, mais surtout parce qu'elle avait parlé d'un ton totalement inadapté. Elle était clairement shootée par ses deux orgasmes consécutifs. Elle a continué à parler comme ça pendant quelques minutes.
— Vous revenez quand vous voulez, les mecs. Je vous suce quand vous voulez. Vous l'avez bien mérité.
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Commentaires ()
Bravo !
Superbe chapitre de triolisme !