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✦ Jane Does La gloire de Martha XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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La gloire de Martha — Chapitre 3 · Les heures chaudes

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Jane Does
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La gloire de Martha

Chapitre 3 · Les heures chaudes

Les semaines qui suivent, ni lui ni moi ne ramenons sur le tapis cet intermède, considéré par mon cerveau tel un coup de canif dans le contrat. Les mois s'amoncellent et un hiver très doux suit un automne trop chaud. Rattrapés par le train-train quotidien notre couple vit une sexualité active, sans trop de complexes. Jean est égal à lui-même, courtois entreprenant, volontaire et toujours assidu. De mon côté, puisque j'y trouve mon compte, pourquoi changer quelque chose qui me convient et qui soit dit en passant me donne toujours autant de frissons. Alors, qu'est-ce qui déraille ? Je n'en sais rien, mais il m'arrive depuis quelques jours de sentir en moi remonter des images, sans explication sensée.
Pourquoi est-ce que mes sens me jouent des tours ? La graine semée dans mon esprit par mon homme lors de cette foutue nocturne sexuelle ? Toujours est-il que ça me travaille malgré moi et que pour d'obscurs motifs, je ne maitrise plus vraiment ces flash-back qui me filent des coups de chaleur inouïs. C'est si violent que je dois me méfier des réactions de mon corps. L'hiver s'installe, prend racine, et l'anniversaire de mon Jean est pour dans moins d'un mois. Bien sûr, nous marquons le coup pour ces occasions spéciales, par souvent un repas au restaurant. Mais celui-ci, je le souhaite différent. Je me creuse la tête pour lui dénicher un cadeau digne de sa quarante-cinquième bougie.
Durant toutes ces années de vie commune, nous nous sommes efforcés de nous faire plaisir. Et là encore, j'aimerais que ce soit à la hauteur de cet amour que je lui voue. Oui ! Mais quoi ? Comment marquer le coup pour lui faire plaisir sans risque d'erreur ? Pas si simple ! Il ne s'agit plus là d'une cravate ou d'un bon livre, non ! Je tiens à ce que ce soit… grandiose, mémorable également. Et… aussi con qu'elle soit, une idée germe dans mon crâne, certainement liée à cette soirée à demi-ratée. Et si… j'invitais… son pote Max ? Comment ça grouillotte dans ma caboche ? Est-ce à Jean que je veux faire plaisir ? Ne serait-ce pas à moi que cette idée fait de l'effet ? Bon ! Où trouver les coordonnées de ce zig ? Parce que je ne sais pas d'où il sort en fait !
Conclusion, je vais devoir fouiner pour apprendre l'adresse ou le numéro de téléphone de cet homme, mais sans attirer l'attention de mon mari. Et… curieuse comme une chatte, c'est dans son téléphone, alors qu'il chantonne sous la douche de ce samedi matin que je relève les dix chiffres du seul « Max » de son répertoire. Pourvu que ce soit le bon ! Cette tâche accomplie, notre week-end se révèle être tendre, amoureux en diable. Je ne vais pas dire que nous vivons la culotte en l'air, mais nous ne ratons aucune occasion de faire l'amour. Et… je dois admettre qu'il a une sacrée santé pour ce genre de jeux. Plus on le fait et plus on a envie de le refaire ? C'est un peu ce qui nous arrive assurément.
Cuisine, salon, chambre à coucher, salle à manger, il n'est guère d'endroits de notre maison qui ne reçoivent mes fesses ou les siennes pour des coïts des plus agréables. Quant aux baisers, ils s'échangent partout, à bouche que veux-tu, dans une sorte de boulimie sexuelle qui s'empare de nos corps enfiévrés. Je n'ai jamais lu le livre du Kamasutra, mais nous explorons passablement de figures libres pour n'avoir pas besoin de le consulter. Même la soirée cinéma du samedi soir est empreinte d'un vent de folie. Nous n'avons pas de rapports intimes, bien sûr au milieu des autres spectateurs, mais je suis copieusement doigtée par ce mari chaud comme de la lave.
Fort heureusement, c'est l'hiver et je porte un long manteau, qui en travers de mes genoux, cache les manœuvres savantes de la main masculine qui me tripote. Est-ce que le fait d'être dans un lieu fermé assez chargé en public qui donne une autre dimension à ses câlins ? Peut-être, mais je suis loin de ces considérations et je me pince les lèvres pour ne laisser échapper aucun gémissement alors qu'une onde de jouissance me gagne. La sortie, et un arrêt quasi obligatoire sur le trajet du retour nous entrainent dans la finition d'un acte qui a débuté dans le noir de la salle du cinéma. L'exiguïté de l'habitacle ne nous arrête pas. Tant pis si demain, nous avons quelques courbatures. Au moins en connaitrons-nous les causes évidentes.
Le lundi, vers huit heures, Jean quitte notre nid pour son bureau, non sans un baiser rapide. Pour moi également, une longue semaine débute, mais je n'ai pas de route à faire puisque mon lieu de travail c'est notre maison ! Et je me lance donc dans mon ouvrage avant d'émerger vers dix heures pour une pause-café. Et… pour une mission, autrement plus importante à mes yeux. Le papier sur lequel sont griffonnés les chiffres du zéro six de Max, l'ami de Jean est dans ma main. J'avoue que je tremble un peu en attendant que le bonhomme daigne décrocher. J'en suis à la quatrième sonnerie et je me dis qu'à la prochaine je risque bien de tomber sur son répondeur. Dois-je laisser un message si c'est le cas ? Ça tourne vite dans ma tête.
Et alors que je cherche déjà mes mots pour ce foutu répondeur.
— Allo !
—…
— Allo ? Qui êtes-vous ?
— Max… c'est vous ?
— Oui… mais je ne reconnais pas votre voix, madame… qui êtes-vous ?
— Je suis… la femme de Jean… ça vous dit quelque chose ?
— Jean… ? Lequel de Jean… j'en connais deux ou trois des Jean…
— Martha… Est-ce que ce prénom vous parle plus ?
— Martha… ? Ah ! Martha… mon Dieu, c'est vraiment toi ? Comment tu vas ?
— Bien, merci. Oui… c'est moi !
— Il est arrivé quelque chose à ton homme ?
— Non… non pourquoi ?
— Ben… pour que tu m'appelles comme ça… à l'improviste…
— C'est-à-dire que c'est bientôt son anniversaire… et je voudrais lui faire un vrai cadeau. Celui qu'il n'espère plus, sans doute qui lui tient le plus à cœur !
— Ah… tu… tu es certaine que tu veux lui offrir ce que je crois ?
— Euh… je veux essayer du moins, vous comprenez ?
— Je vois, mais tu désires quoi au juste… ?
Et nous continuons notre conversation, bien que tout mon être tremble de ce que je suis en train de lui dire. J'échafaude avec lui un plan d'action auquel il adhère évidemment sans aucune restriction. Trop heureux surement de sa bonne fortune. Et nous convenons donc d'un rendez-vous à la maison pour le vendredi soir qui suit le jour anniversaire de mon mari. Nous calons tout, je lui donne notre adresse et au bout d'une bonne heure à mettre au point notre stratégie, je raccroche. Je suis abasourdie par mon audace et la facilité avec laquelle je viens d'inviter ce mec à venir me partager avec mon Jean… pourvu que je ne me fourre pas encore le doigt dans l'œil et que ça lui plaise à ce mari aimant.
Les dés sont jetés et plus question de retour en arrière… est-ce que je viens de faire la plus grosse boulette de mon existence ? Impossible de le savoir avant le jour « J » ! Quelle folie ! Pourvu que je sois à la hauteur, et mille questions envahissent mon crâne. Et si… et si… je dois me faire violence pour calmer cette euphorie qui me soulève presque de terre. Jean va rentrer pour le déjeuner et il ne doit pas me voir dans cet état de nervosité avancé. En régulant ma respiration, tout rentre dans l'ordre. C'est une gentille petite femme bien sage que mon chéri rejoint pour le repas de midi. Son bisou de retour est… magique et il efface vite les images trop oppressantes qui se baladent sous mes tifs bruns.
Les jours qui suivent sont tous à l'avenant et nous vivons des jours heureux. Je cherche à ne pas trop me prendre la tête avec ce qui va arriver. La date fatidique approche à grands pas et comment annoncer à mon homme que j'ai invité son pote ? J'opte en dernier ressort pour un mutisme total. Mais je l'avise tout de même d'une vraie surprise.
— Jean… pour ton anniversaire, je n'ai pas envie d'aller comme d'habitude au restaurant… on peut aussi le fêter tous les deux chez nous ?
—… Comme tu veux ma chérie… le restau, c'est surtout pour t'éviter la corvée de popote… ça me convient un tête-à-tête amoureux à l'abri du monde extérieur…
— Je t'aime Jean et… ce soir-là, c'est-à-dire tout ce week-end, je veux qu'il ne soit qu'à toi, qu'il t'appartienne. Je te veux tout à moi et c'est moi la maitresse du jeu, d'accord ?
— À ta guise, ma belle… me faire dorloter, c'est surement la plus belle chose qui puisse être… je suis preneur, donc !
— Tu me fais confiance, mon amour ?
— Aveuglément Martha ! Et ce depuis des années, ne crois-tu pas ?
— Oui… alors c'est dit… ce sera ici et je suis certaine que tu vas apprécier.
— Je n'en doute pas un seul instant… mon ange… Ce sera donc toi mon cadeau ?
— Ah, ah ! Où serait la surprise si tu savais tout par avance ?
— Parfais donc… gardes ton secret, je présume que ça n'en sera que meilleur.
— Voilà ! Tout est dit, Jean… et je t'aime encore plus fort…
Et je viens donc de lui donner l'envie, sans pour autant entrer dans les détails. Il marche dans ma combine. Quand je dis marcher, c'est même courir vers ce qu'il ne peut pas seulement imaginer. Et mon Dieu… puisqu'il me prend encore dans ses bras, pourquoi devrais-je le repousser ? C'est donc là, juste après notre diner que sur le plan de travail jouxtant l'évier que je me retrouve, jupon troussé, et caressée par deux mains impatientes. Bien sûr, sa bouche est à peine à l'ouvrage que je rejette ma bouille en arrière et glousse de bonheur. Il est adroit dans ses attouchements et les doigts alliés à sa langue, c'est tout bonnement divin. Préliminaires sublimes, mise en confiance absolue, et le reste n'est plus qu'affaire d'amour et de sexe.
Il me prend avec tellement d'envie, que c'en est contagieux. Il ne me faut guère plus de cinq minutes pour décoller. Je suis sur mon nuage et ne fais rien pour lui interdire de me soulever comme une plume. Mon corps s'accroche au sien par mes cuisses qui s'enroulent, lianes de chairs autour de sa taille. Et comme il est aussi nu qu'un ver, il lui suffit de me laisser couler le long de son ventre. Contact magique entre sa verge et ma chatte. Un long moment de frottement que j'accentue encore en me secouant le bassin. Puis le tenon s'enchâsse dans la mortaise lubrifiée à souhait. Doucement, délicatement, centimètre par centimètre, la bite entre en moi en écartant mes muqueuses. Que de sensations qui se renouvellent à chaque fois !
Tous différents ces émois, les nerfs à fleurs de peau, je geins sans discontinuer alors que lui débute de larges amplitudes, et chaque secousse me tire des cris étouffés. C'est… trop bien. Les mains masculines me soutiennent par-dessous les fesses alors qu'il me baise avec volupté. Il respire plus fort, et je sens la queue se raidir encore davantage en moi. Mes mains nouées sur sa nuque, je suis les pas d'un slow virtuel, danse imprimée par les mouvements langoureux que mon homme exécute avec moi dans les bras. S'il fatigue, il n'en montre rien. Je ne sais plus où sont les points cardinaux, je suis juste une femme amoureuse qui fait l'amour avec son compagnon de voyage. Mes gémissements résonnent partout pour atteindre leur apogée quand il déverse en moi son trop-plein de désir.
— xXx —
La confection du repas, un diner sans que mon homme comprenne qu'un invité « surprise » est attendu, est une prouesse. Lui qui adore fourrer son nez dans mes gamelles, je dois presque le chasser de ma cuisine. Pour le dressage de la table, c'est exactement pareil. Je pose donc deux couverts bien en évidence, mais un troisième est réservé, loin de sa vue. Pourvu que son ami ait bien saisi toutes mes directives. Nous ne nous sommes entretenus sur le sujet que lors de mon unique appel. Et… la plus grande partie de la surprise réside dans l'arrivée sans qu'il s'en doute dans notre logis de ce Max. Alors… j'ai une idée, espérons qu'elle ne fasse pas long feu. Nous sommes à dix minutes du coup d'envoi des festivités et…
— Jean… mon amour…
— Oui ma chérie ? Il te faut un coup de main ? Quelque chose de particulier pour te donner la main ?
— Non ! Je t'aime et puisque c'est ta soirée… je souhaiterais que celle-ci soit placée sous le signe de la surprise… tu veux bien ?
— … ben, pourquoi pas ? Mais en quoi au juste ça consiste…
— Nous allons avant le diner avoir une partie, comment te dire ? À l'aveugle, tu es d'accord…
— Je te suis… comment tu vas t'y prendre ? Intéressant… voyons cela.
— Merci…
J'en profite pour l'embrasser avec passion, tout en croisant les deux morceaux du loup sur sa nuque pour le nouer. Je serre suffisamment fort les brins pour être certaine qu'il ne voit plus rien et… je l'attire au salon. Il connait chacun des recoins de notre demeure et n'a pas vraiment d'hésitation. Une fois assis sur le canapé, je lui parle doucement.
— Je vais chercher quelque chose à boire, tu me promets de ne pas tricher ?
— Bien sûr ! Allons, tu sais bien que j'adore ce genre de petit jeu…
— Tant mieux… je file, j'en ai pour une seconde.
Et je m'éclipse d'abord vers la cuisine où je fais un peu de raffut pour qu'il me situe dans l'espace. Puis en catimini, je fonce dans l'entrée, j'y entrouvre la porte et laisse la lampe du perron allumée. Signal clair pour que notre « hôte » vienne nous rejoindre en douce. Il sait normalement ce qu'il a à faire et je veux croire que ce type est prêt à tout pour ce fameux cadeau que je réserve à Jean. Enfin, munie d'un plateau portant une bouteille de champagne et de trois coupes, je reviens au salon. Je fais sauter le bouchon dans un « pop » qui renseigne surement mon homme sur le genre de liquide qui va lui être servi. Il sait puisqu'il s'écrie joyeusement...
— Du champagne ! Tu as bien fait les choses Martha… tu es une fée, ma belle ! On trinque alors ?
— Oui, mais seulement lorsque je te donnerai le feu vert, rien ne presse, nous avons tout notre temps… j'ai oublié les petits fours, je vais remédier à cela… tu es sage, n'est-ce pas ?
— Oh… oui ! Vos paroles sont des ordres, madame…
Mes pas me dirigent de nouveau vers la cuisine. Il est là ! Toujours aussi élégant et il a une sorte de sourire. Je lui fais un geste et il sait qu'il doit sans bruit venir aussi au salon, derrière moi qui cette fois porte le plateau de toasts. Et Jean toujours dans la même position, n'a pas bronché, attendant sagement mon retour.
— Bien mon chéri… on peut trinquer.
Je lui colle d'autorité un verre dans la patte et un second dans celle de « mon invité ». J'approche mon verre de celui que Jean tient bien droit, pour ne pas le renverser. Et je fais tinter ma coupe sur la sienne. Par réflexe, Marc tend aussi son glass. Nos trois verres s'entrechoquent donc et mon mari ne réagit pas à ce qui devrait cependant le surprendre.
— À ton anniversaire mon chéri… dis-moi, quelle surprise pourrait t'être agréable ce soir ? Si je te donnais le choix… que me réclamerais-tu vraiment ?
Marc est debout sans faire un seul mouvement et ses yeux sont posés sur notre couple. Je vois Jean qui dodeline de la tête de droite à gauche, incertain dans sa réponse. Enfin…
— Ben… à vrai dire, tu m'offres déjà tout ce dont un homme peut rêver. Alors, ne changeons rien à cela… oui, je ne veux que ton amour pour toute la vie, mon ange.
— Oui ? Et si… tu avais vraiment envie de faire quelque chose de spécial, ce serait quoi ?
— Je ne comprends pas !
— Disons que si je voulais t'offrir ce que tu réclamais il n'y a pas si longtemps… qui inviterais tu pour cela ?
— Que je te réclamais il n'y a pas si longtemps ? Tu parles de quoi, Martha ? La seule chose que j'aurais aimée… c'était ce plan raté avec Max… mais… Je sais que c'est bien inutile que je rêve… tu ne me donneras jamais satisfaction dans ce domaine. Alors… je me contenterai donc de te faire l'amour… de te baiser avec toute la douceur du monde.
— Ah ? Et si nous appelions Max ? Ça te ferait plaisir pour ce jour de fête ?
— C'est sûr ! Mais lui non plus ne m'a plus donné de nouvelles. Alors, je ne suis pas sûr que si tu osais, lui le voudrait encore. Et Dieu seul sait où il se trouve en ce moment… tu veux me torturer Martha ?
— Tu crois vraiment que ça te plairait… si je te propose de l'appeler, qu'il est disponible, tu le ferais venir ?
— Je ne sais pas… peut-être !
— Alors si je prends ton téléphone, tu as surement son zéro six dans celui-là, non ?
— Enfin… Martha… il est huit heures du soir… il a une vie lui aussi. Et puis… je ne suis pas du genre à déranger les gens pour rien !
— Comment ça pour rien ? Si je te le propose, pourquoi voudrais-tu que ce soit pour te décevoir ?
—… Bon… essaie ! Mais je doute qu'il te réponde… dans mon répertoire… il n'y a qu'un seul Max !
— D'accord… et ton téléphone, où est-il ?
— Dans l'entrée, je crois ! Mais tu es certaine que tu veux faire ça ?
— C'est ton anniversaire oui ou non ? Et ce ne serait pas un cadeau rêvé ?
— Si… bien entendu, mais toi, si jamais il te prend au mot, tu vas aller au bout de mon fantasme ce soir ? Juste pour me faire plaisir ?
— Tu en doutes ? Te rendre heureux et aussi un peu pour l'être aussi, par l'intermédiaire de tes yeux, mon chéri… parce que tu n'en as jamais reparlé, mais je sais que tu gardes ça au fond de toi… alors on le fait ou pas ?
— Fais comme tu veux… mais on risque fort de se prendre un râteau. Il a peut-être été déçu par notre précédente visite… et puis rien ne dit que tu vas réussir à le joindre.
— Au moins, j'aurais tenté le coup, n'est-ce pas ?
— Ouais… fait comme tu le sens. Après tout… tu es la gérante de ma fête, n'est-ce pas ?
— Bon… tu ne bouges pas, je vais chercher ton appareil…
—…
Max sur le fauteuil ne dit pas un mot, se retenant presque de respirer pour ne pas trahir sa présence. J'ai un sourire pour lui. Il vient de saisir que si je compose son numéro depuis le salon, dans sa poche, la sonnerie de l'appel va le dénoncer. Mais c'est le but du jeu. Et je fais du potin en me rendant dans l'entrée. J'en profite au passage pour fermer la serrure à double tour et je m'empare du téléphone de mon homme. Retour au salon !
— Bon ! Tu m'as dit : un seul Max dans tes contacts ?
— Oui… mais tu n'as pas la trouille qu'il te réponde ? Comment vas-tu arranger cette affaire avec lui ?
— Mais… tu ne veux donc pas me faire confiance… pour une fois.
— C'est bon… vas-y ! Et tant pis pour toi s'il décroche.
— Tant pis pour moi ? Mais ne peux-tu pas voir les choses sous un autre angle… tant mieux pour ton fantasme, non ? Ah, voilà ! Zéro-six vingt-huit…
— C'est ça… réfléchis bien encore une seconde Martha ! Tu ne peux pas le déranger de nouveau pour rien… ce ne serait pas correct de ta part.
— On verra… allez… j'appelle…
Mon index enfonce la touche d'appel et… une sonnerie au bout d'une fraction de seconde se fait entendre sur le fauteuil, à moins d'un mètre du canapé. Il y a de l'incompréhension qui se lit sur le visage de mon homme. Il se raidit avant de laisser tomber.
— Tu t'es trompée de numéro ? Tu viens d'appeler ton propre portable ? Pour me faire bisquer ? C'est pas très sympa ça, ma chérie… moi, je me plie à tes quatre volontés et toi… tu joues avec mes nerfs…
Max coupe la sonnerie de son appareil et répond depuis sa place, à haute et intelligible voix.
— Allo !
Je fais donc comme lui, devant un Jean paumé par ce qu'il n'arrive pas à piger. Puis… je mets fin à son malaise. Ma main caresse sa joue et elle part à la conquête du nœud sur sa nuque. Juste le temps de desserrer le loup et il embrasse la scène. Son pote assis sur un fauteuil, une coupe de bulles dans la main, qui se bidonne.
— Mais… mais… comment c'est possible ça ?
— Ben mon vieux… bon anniversaire. Tu peux dire que tu as une sacrée diablesse… une artiste dans son genre. Tu n'y as vu que du feu, n'est-ce pas ?
— Je… tu es là depuis longtemps ? Je suis dans le cirage là ! Un de vous m'explique ?
— J'ai trouvé le numéro dans ton téléphone, mon chéri et j'ai invité ton ami… pour ton anniversaire. Tu sais… puisque le cadeau, c'est… moi !
— Comment… comment avez-vous manigancé tout cela, sans que je sache, je veux dire ?
— Garder le secret a été compliqué, Jean… mais tu vois, nous y sommes arrivés.
— Et… ? Tu es bien sûre de toi, cette fois ma chérie…
— Écoute, nous allons diner tous les trois et après… nous verrons, n'est-ce pas ?
— Je… Marc… tu es un salaud ! Tu es dans la confidence, c'est dingue ça. Je n'en reviens pas.
— Tu as une femme extraordinaire Jean, et surtout volontaire. Elle m'a appelé il y a quelques jours et au téléphone, sans nous revoir, nous avons échafaudé un scénario qui nous réunit tous les trois ce soir… bon anniversaire encore, mon gaillard.
— Merci… quarante-cinq ans… un bail et plein d'amour avec cette femme.
— Je ne t'en souhaite que toujours plus, mon ami… et c'est formidable d'être heureux comme vous l'êtes, vous deux. Il doit y avoir des tas de gens qui vous envient…
Les deux-là sont contents de se revoir, et de grandes effusions ont lieu directement devant moi qui souris. Il est temps de disposer sur la nappe, l'assiette cachée. Vite fait, et nous voici devant ma tambouille, dinette au champagne que tous les trois nous apprécions. Jean près de moi me fait des bisous à tout bout de champ, alors que sous la table, un des pieds de notre invité se perd quelque part sur ma cheville. Oh ! Il ne va pas plus loin, attendant sans doute que je leur donne un signal. Voir des étoiles dans les prunelles de mon Jean, un pur bonheur et c'est très contagieux. Deux paires d'yeux mâles s'appesantissent sur ma poitrine qui surplombe légèrement au-dessus de mon assiette.
Je mesure soudain la portée de cet acte. Ai-je encore le choix ? Cette simple pensée efface une seconde mon sourire de façade. Et puis zut… je veux lui donner ce qu'il attend depuis longtemps. Un vrai cadeau inoubliable, un de ceux qui ne peuvent qu'être sincères, puisqu'offert avec le cœur et par le corps. La fin du repas s'annonce avec un café qui rebooste tous les convives. La main de Jean est sur la mienne et comme il me sent indécise et perturbée… il se penche vers moi pour me murmurer deux ou trois mots.
— Ma chérie… tu veux que je mette un peu de musique ? Quelques slows pour que nous soyons le plus proche possibles les uns des autres !
— Oui… oui, Jean c'est une bonne idée… vas-y… prends les choses en main, parce que j'ai bougrement le ventre noué… et puis… je vais aller me changer. J'en ai pour une minute, le temps que vous preniez un pousse-café au salon, d'accord ?
Alors, mon mari s'adresse ensuite à Max…
— Un peu de musique, Max ? Viens, passons au salon. Je vais nous servir un bon cognac et Martha va se préparer pour la fête !
—… ? Humm !
Un bout de langue rose vient s'afficher entre les lippes de notre invité. Sourire de requin qui sent que la proie est à sa portée ? Drôle d'image qui se glisse dans ma caboche. La table reste en plan et je marche telle une somnambule vers la salle de bain. L'hygiène avant tout. Et puis… pour être tout à fait franche, j'ai préparé dans la soirée, à l'abri des regards de mon Jean, un déshabillé très suggestif. Signe évident que j'avais bien à l'esprit une issue favorable à cette réunion. Douche rapide, séchage qui l'est tout autant et sur ma peau, la matière soyeuse, elle en montre bien plus qu'elle n'en cache en fait. Et le miroir me renvoie un reflet qui me fait faire une grimace. J'ai tout d'une vraie salope là.
Cette tenue très… vaporeuse, transparente à souhait montre mes formes en filigrane et je me fais l'effet d'une pute qui va aguicher un client. Tant pis… me voici aussi chaussant une paire de talons aiguilles qui va martyriser notre parquet du salon ! Mais je suis loin d'avoir cette assurance que j'ai voulu afficher tout au long de notre repas. Je dois aller retrouver ceux qui doivent être impatients de me revoir dans leur horizon. Ma marche chaloupée fait claquer mes chaussures sur le carrelage puis sur le parquet. Ils savent ! Ils guettent ! Et je franchis l'espace qui va de la salle à manger au salon, zombie avançant au radar. Une chance que je connaisse le chemin par cœur, puisque je le fais surement les yeux fermés.
Le silence ! Imposant, surprenant, il me donne un frisson. Les deux paires de mirettes qui se fixent sur ma petite personne me sidèrent. Puis une sorte de soupir, et Jean se lève du canapé.
— Oh, ma chérie ! Tu es… tout simplement magnifique… n'est-ce pas, Max ?
Déglutition très difficile de l'invité qui cherche ses mots !
— Je… confirme. Tu es ravissante Martha ! Bon sang… à réveiller un mort.
— Merci !
Timide ce « merci » envoyé comme une bouée de sauvetage. Je n'ai plus de répartie et ils sont là qui insistent à me bouffer des yeux. Jean debout, Max assis, et moi qui reste plantée là, sous le feu de leurs quinquets allumés d'une flamme explosive. Pourquoi Jean ne m'aide-t-il pas ? Sa main, c'est de celle-là dont j'ai le plus besoin en cet instant crucial. Il attend, ne fait aucun geste, avant que je pige. Il a raison ! C'est à moi de… bouger. Je suis SON cadeau et il veut pouvoir en profiter sans avoir l'air de forcer quoi que ce soit. Alors…
— On danse mon cœur pour ton anniversaire ?
— Oui…
Je tends mon bras et ça y est, nous nous enlaçons avant d'esquisser les pas lents d'une danse langoureuse. Mes paupières closes et la tête dans le creux de son épaule, je me laisse bercer par les notes douces. Lui a bien sûr une patte dans la mienne, et la seconde se presse juste au-dessus de mes reins. Je sens bien que notre hôte n'en perd pas une miette. Une chair de poule généralisée lorsque je sens que le tissu léger de ma nuisette monte millimètre par millimètre sur mes hanches. Mon Dieu, encore un ou deux centimètres et mes fesses seront à l'air. Mon mari déballe son cadeau ! Et c'est son pote qui profite d'une vue rapprochée. Je dois être rouge de honte. Il me revient dans la tête qu'il m'a déjà vue plus nue que cela.
Je n'ai pas le temps de gamberger trop. Un frôlement dans mon dos, c'est le type qui s'est redressé de son fauteuil et il se joint à notre slow. Coincée entre les deux mâles, je suis entrainée dans une ronde très bizarre. Nous ne sommes pas en phase avec la musique, mais ça n'a rien d'important. Ce que je peux sentir, c'est bien que ces deux danseurs bandent. Aucun doute là-dessus. Jean garde mon déshabillé relevé et l'autre se cramponne désormais aux seules aspérités qu'il rencontre. Mes seins ! Ils ont beaux n'être pas très conséquents… ils sont pourtant suffisants pour que ses paumes s'y réfugient. Et bien sûr, entre ses doigts, mes tétons se mettent en alerte. Érectilité incontrôlable de ceux-ci, afflux massif de sang dans ces pointes que Max titille et… je mouille déjà.
Plus rien ne saurait dès lors, contrecarrer l'inéluctable. Et quand Jean s'assoit au bout du canapé, il m'entraine avec lui dans une position d'abandon. Évidemment, Max me relève les jambes délicatement en les soulevant par les talons. Je suis donc allongée, la tête sur les genoux de mon mari. Mes bras sont retenus par ses mains, ce qui offre tout loisir à notre visiteur de laisser errer les siennes sur mes gambettes. Et bien plus haut, dans cette fourche que plus rien ne préserve. Inutile de dire que le raidissement de tout mon être, sous les attouchements extrêmement ciblés de Max, ne dure que le temps que mon cerveau lâche prise. Et… Jean de son côté me cajole le visage, me couvre de bisous.
En quelques minutes, je suis totalement à la merci des mâles en rut. Si Jean reste habillé, l'autre en un clin d'œil se débarrasse de tout ce qu'il porte. Et entre mes cils mêlés, je vois ce qui contre mes fesses quand nous dansions… a pris un volume assez faramineux. Il n'a pas à rougir de la taille de son engin. Mais il n'est pas encore tout à fait prêt pour me saillir. Il tient surtout à gouter au fumet de ma chatte. Et sa trogne disparait entre mes deux cuisses qu'il maintient largement écartelées. Frissons garantis alors que sa langue plonge au cœur de mon intimité et les mains de mon homme desserrent leur étrave de mes poignets. Elles longent la plage qui va de mon cou à ma poitrine. À son tour, de palper mes seins, et forces est de constater qu'il les sait très sensibles.
La pratique régulière de ceux-ci, alliée à sa parfaite maitrise de ce genre de caresse et je me pâme dans des gémissements que ma gorge ne parvient pas à garder discrets. Deux mini pinces roulent sur les tétons qui durcissent et prennent un volume impensable. Je sens des fourmis partout dans mon corps et bien plus bas, une aspiration plus musclée de mon clitoris finit par me faire hurler. Instinctivement, les muscles de mes cuisses les font se rapprocher, au point que Max arrête de respirer et surtout de continuer ses mouvements de langue. Ce qui me fait savoir que je dois impérativement desserrer l'étau avant qu'il ne s'asphyxie pour de bon. Soulagement vocalement perçu et retour des va-et-vient qui me submergent d'émotion. Je ne suis plus rien qu'une poupée, entre leurs bras robustes.
Ensuite… tout devient lumineux. Un grand trou noir dans lequel, je survole ces coïts qui s'enchaînent et tantôt l'un tantôt l'autre, ils me prennent au gré de leur désir. Je ne suis plus que cette roulure qui va d'une bite à une bite… avec en plus un air de pute qui ne se dément pas. Je ne fais pas un geste pour refuser quoi que ce soit. Et de mon vagin à mon anus, tout est visité, inspecté, perquisitionné. C'est aussi fabuleux lorsque Jean ose l'impensable. Alors que je suis littéralement posée, le dos contre la poitrine de Max, que celui-ci m'enfile sans coup férir, mon mari lui, se glisse au-dessus de ce mélange. Et vu ma posture indécente, il a une vue plongeante sur cette queue qui me lime.
C'est là, qu'il s'agenouille et vient de la pointe de sa langue me titiller le clitoris sans que ça désarme le moins du monde le baiseur qui visiblement se fiche éperdument que la baveuse de mon mari puisse de temps en temps se déporter sur la hampe qui glisse en moi. Jean… me suce le clitoris, tout comme Max avant lui, à cette différence près que je suis baisée en même temps. Et l'image que mon cerveau garde de cette saillie incroyable, m'envoie directement vers un orgasme monstrueux. Pire sans doute, sous les effets conjugués des garçons, je suis incapable de retenir une envie inouïe. Et un long jet de liquide s'échappe de moi, noyant au passage, le visage de mon homme. Il ne recule pas, insiste encore et encore.
Et mes hurlements doivent faire trembler les murs du salon. Je ne contrôle plus aucune de mes actions. Tout chez moi est en mouvement. Nerfs, muscles, alors que mon cerveau se met au rouge. Et la plainte qui fuse de ma bouche est semblable à celle des biches à la saison du rut. C'est la mienne de saison des amours. Et… je n'arrive pas à m'expliquer comment je me retrouve couchée sur mon Jean qui me prend la chatte, tandis que son acolyte lui… me force l'œillet sans douleur. Ils sont donc de concert à me faire l'amour. Je baise comme une chienne et j'aime ça. Jamais, jamais je n'ai connu une telle béatitude. Je ne me souviens pas totalement de l'instant où chacun des deux se vide en moi.
Ce dont je me souviens pourtant, c'est de ce long frisson qui déferle en moi alors que les deux me liment en cadence. Un bon timing qu'ils gèrent efficacement. Lorsque l'un entre, le second sort et ainsi de suite. Ça dure très longtemps, à m'en faire devenir folle. Je n'ai plus un centimètre carré de peau qui ne soit pas en sueur. Et je coule vraiment dans un monde fait de couleurs insensées, de senteurs inconnues, de lumières bizarres. Je jouis… sans que ça semble avoir une fin. Lorsque je me réveille, les deux hommes sont allongés de part et d'autre de mon corps. Mon mari a le visage près du mien et Max à sa bouille qui touche mes orteils. Quelle cavalcade ! Inimaginable chevauchée qui se solde par une petite mort des plus longues qu'il m'ait été donné de vivre.
Le visage de Jean inquiet suit mon lent éveil. Max lui caresse de nouveau très délicatement mes pieds. Il en suçote les doigts avec une ardeur qui me rend dingue. Mais je ne veux plus être prise, ma chatte est en feu, mon anus également. Et… je me sens lasse, vide, sans force quoi !
— Ça va, Martha ?
Jean brise le silence et je tressaille. Est-ce que je vais vraiment si bien ? J'esquisse un sourire, tente de recouvrer un semblant de quiétude pour lui affirmer d'une voix neutre qui dit l'inverse, que tout chez moi va pour le mieux. Max aussi a envie de sortir de sa léthargie ? Lui également émerge de son brouillard épais.
— C'est à toi Jean qu'il faut demander comment tu as trouvé, notre participation !
— Oh ! Max, c'est à désespérer de n'avoir quarante-cinq ans qu'une seule fois par an… j'ai adoré… ma chérie tu es… la meilleure.
— Bien ! Ton cadeau t'a donc plu, mon amour ?
— Oh que oui ! Merci Martha…
— Alors… je vais me doucher et… au lit ! Merci, messieurs, pour ce moment divin !
Je file, sans me préoccuper de qui fait quoi, ni de la suite des évènements. Je ne veux que me laver et… dormir. Je ne sais pas si demain sera différent de ce jour. Mais en tout cas… je dois avouer que j'ai aimé, que j'ai… participé activement à ce trio. Et qui sait… ? Nous aurons Jean et moi, d'autres moments aussi forts, peut-être ? Il ne me reste plus qu'à prendre du repos. Je ne veux pas songer à demain, à ce que l'avenir me réserve. Je veux seulement vivre le présent… La porte se referme sur notre chambre et les rires des hommes qui arrosent l'anniversaire de mon mari comblé s'estompent peu à peu, se diluent dans le gouffre sombre où je glisse enfin…
Belle fin de nuit très courte… mes craintes sont si loin !
Fin !
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Frederyc
8 juillet 2024 à 10:19
Très agréable à lire, si bien écrite et décrite !
Merci Jane pour cette narration très tendre et érotique si proche d’un possible vécu.
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Photo de profil de SuzePhil
SuzePhil
8 juillet 2024 à 00:24
Sympa. Merci pour ce récit agréable à lire.
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Photo de profil de Fosgate
Fosgate
7 juillet 2024 à 19:06
Belle histoire !!!
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Utilisateur supprimé
7 juillet 2024 à 18:10
Belle histoire… j’ai bien aimé
Soyez respectueux
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