Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
D'Amandine à Callydine — Chapitre 4 · Chapitre 4
Auteur
D'Amandine à Callydine
Chapitre 4 · Chapitre 4
Il était sept heures du matin quand James entra dans la chambre d’Amandine. Il la regarda encore endormie, allongée sur le côté. Sa nuisette remontée laissait découvrir ses fesses pâles. Il se dit que ce serait un plaisir de les préparer pour le plaisir de Monsieur. Bientôt, cette croupe callipyge réclamerait à l’insu de sa propriétaire d’être visitée de nombreuses fois par semaine. Mais ce matin, il se contenta d’ouvrir les rideaux. Amandine grogna un peu, surprise par la soudaine luminosité.
— Monsieur vous attend dans la cuisine pour le petit déjeuner, Madame.
— Déjà ? Quelle heure est-il ?
— Il est sept heures dix, Madame…
Amandine se redressa dans son lit. Elle rougit quand elle réalisa que sa nuisette ne masquait pas grand-chose de son corps. Elle avait rarement porté des vêtements aussi légers, surtout devant un autre homme que son mari. Puis, elle se dit que James l’avait déjà vue à moitié nue sur la terrasse.
— Je vous remercie James, je vais le rejoindre.
Elle attrapa le déshabillé coordonné à la nuisette pour se couvrir les épaules avant de sortir. Même avec deux vêtements, son corps n’était pas particulièrement recouvert.
— Tu es ravissante ma chère, lui dit André en se levant quand elle entra dans la cuisine.
— Merci !
Quand les lèvres d’André s’approchèrent des siennes, elle ne détourna pas le regard. Tout comme elle se rapprocha encore plus de lui quand il la serra contre lui. Elle n’avait aucun doute. Il avait une érection. Elle en frissonna de plaisir.
— Tu sais ce qui me ferait plaisir ? lui murmura-t-il à l’oreille.
— Non, mais dites-le-moi, je verrai si je peux vous satisfaire.
— Suce-moi !
Ce n’était plus une question mais un ordre. Amandine l’avait compris. Elle le regarda, elle regarda vers James qui était debout immobile près de la porte.
— Suce-moi, maintenant ! Et, ensuite nous prendrons notre café.
— Euh… c’est-à-dire que…
André ne disait rien, il s’amusait de la gêne d’Amandine. Il la fixait. Il pouvait la voir trembler, se poser des questions. Il dénoua la ceinture de son peignoir sous lequel il était nu. Il s’assit sur un tabouret haut. Amandine restait immobile.
— Tu veux que je te donne cinquante euros, pour le faire ? Comme les putes qui traînaient dans la rue où tu habitais ?
Amandine devint rouge, non elle n’était pas une pute, elle n’avait pas besoin d’être payée pour le sucer, mais elle n’avait jamais sucé que son mari et à chaque fois avait arrêté avant qu’il n’éjacule. Elle hésitait vraiment, en plus il y avait James qui regardait. Pour Amandine, avoir des relations intimes avec un homme ne pouvait se faire qu’en tête à tête, pas devant des témoins. Elle se força à imaginer que James était un mannequin comme ceux qui ornent les vitrines des magasins. Sans un mot, elle s’agenouilla aux pieds d’André et prenant le sexe à moitié raide entre ses doigts, elle commença à le prendre entre ses lèvres.
André lui caressa les cheveux. Il la regardait faire. Il sentait cette bouche se refermer autour de son gland, puis l’aspirer doucement, le téter. Amandine faisait coulisser ses lèvres sur sa hampe. Il ne disait rien, il évaluait son niveau.
James observait silencieusement l’invitée de son patron. Monsieur André allait lui demander de s’occuper de son éducation. Il était évident qu’Amandine n’avait pas souvent pratiqué cette caresse.
Amandine sentait le membre viril grossir dans sa bouche. Elle ne le trouvait pas plus impressionnant que celui d’Alexandre, cependant, il avait une saveur différente. Elle faisait de son mieux, désirant satisfaire Monsieur André. Elle fermait les yeux pour se concentrer sur sa tâche.
— Regarde-moi quand tu suces ! lui dit-il. Montre que tu es contente d’avoir ma queue dans ta bouche.
La bouche pleine, elle ne répondit rien mais ses yeux brillants parlaient pour elle. Monsieur André venait de marquer un point.
Malgré l’inexpérience et les maladresses d’Amandine, il sentait le plaisir monter. Quand il ne put plus se retenir, il maintint fermement la tête de la femme et se laissa aller dans sa bouche.
Amandine fut surprise par le premier jet. C’était la première fois qu’elle recevait du sperme dans sa bouche. Elle recula le visage ce qui eut pour conséquence que les jets suivants atterrirent sur son visage et sa poitrine. Elle grimaça un peu. Elle se sentait souillée.
— Merci Callydine ! Tu permets que je t’appelle comme cela : Callydine ! Callipyge Amandine !
— Euh… Oui Monsieur André, si vous le voulez… Bien sûr…
— James, pouvez-vous servir le café ?
— Oui Monsieur !
James toujours aussi imperturbable leur apporta le café et les viennoiseries. Amandine était mal à l’aise, elle sentait le sperme qui coulait entre ses seins. Son goût se mélangeait avec celui des croissants et du café, tandis qu’André lui parlait de manière anodine comme si tout ce qui venait de se passer était normal.
— Va finir de te préparer, tu viendras me souhaiter une bonne journée avant de partir travailler.
— Oui Monsieur André ! Bien sûr.
Amandine profita du plaisir de disposer d’une salle de bain personnelle sans avoir à se presser pour laisser la place à son mari ou à ses filles.
Elle fut soulagée en découvrant les vêtements que James lui avait préparés pour sa journée. Il s’agissait de ses vêtements. Après la surprise de la très légère nuisette de la veille, elle avait eu un peu peur. La seule chose qu’elle ne comprenait pas, c’est pourquoi il avait déposé des bas et un porte-jarretelles avec sa culotte et son soutien-gorge. Elle serait en pantalon, pas en robe ou en jupe. Elle aurait pu avoir des chaussettes. Elle se dit qu’elle demanderait à André. Elle tâtonna un peu pour enfiler cet accessoire inhabituel pour elle.
Monsieur André l’attendait dans le salon, lui aussi s’était habillé et il était prêt à se rendre à la clinique.
— Tu es ravissante Callydine ! Si tu es d’accord, je ferai de toi une femme qui donnera des envies à tous les hommes.
— Euh oui… Avec plaisir ! répondit-elle troublée par l’usage de ce nouveau prénom et se demandant les implications de cette proposition.
— Très bien ! Allez, viens m’embrasser !
Amandine s’approcha de son hôte et l’embrassa sans vraiment se poser de questions quand sa langue fouilla sa bouche et que ses mains lui caressaient les fesses.
— Très bien, lui dit-il. Tu as mis les bas ! Je n’en espérais pas moins de toi !
— Euh… Oui Monsieur…
Elle n’osa pas lui poser la question qu’elle s’était promise de lui poser en s’habillant.
Quand elle fut dans la rue en direction de la station de métro, elle réalisa qu’elle n’avait pas pris de nouvelles d’Alexandre et de ses filles. Elle tenta de les appeler mais elle tomba sur leurs répondeurs. Ils étaient déjà partis travailler.
Dans le métro, elle eut l’impression que les gens la regardaient différemment. En fait, la plupart des voyageurs avaient à l’esprit l’attentat de la veille et les regards étaient plus suspicieux qu’autre chose.
***
— Tu es partie à quelle heure ? Pour être là, à l’heure ! lui demanda Djamila en ajustant son foulard.
— Un ami m’héberge à côté du Trocadéro le temps que la ligne soit rétablie.
— Un ami ou un amant, lança perfidement Sophie qui venait leur déposer le dossier d’une future collègue.
— Tu es pénible, ce n’est pas drôle…
— Oh ça va… Ne prends pas la mouche ! Mais… tu me le présenteras, un jour cet ami… j’aimerais bien avoir un pied-à-terre au Trocadéro plutôt que de rentrer à Corbeil tous les soirs !
Quand Sophie sortit de leur bureau pour les laisser travailler, elles soupirèrent toutes les deux. Elles avaient de plus en plus de mal à supporter ces remarques et ces insinuations permanentes.
En fin de matinée, Amandine reçut un message d’André. Elle avait espéré que son mari ou une de ses filles répondent à son message, mais il n’était pas encore midi.
— Qu’est-ce que tu as Amandine ? demanda sa collègue. Tu es toute rouge.
— Rien, il fait chaud, non ?
— Pas particulièrement…
— Moi j’ai un peu chaud.
— On va sortir déjeuner, ça va te rafraîchir…
— Oui j’espère… mais, je vais devoir partir à dix-sept heures, ça ne te gêne pas ?
— Non pas de souci, mais pourquoi ?
— Un rendez-vous en visio avec une prof de ma petite…
— Ah les enfants…
— Comme tu dis. Tu verras quand tu en auras !
— Oh pas tout de suite, j’ai envie de profiter de la vie avant…
Amandine sourit à Djamila. Cette fille était paradoxale. Elle était en rupture avec sa famille parce qu’elle ne voulait pas être enfermée dans les codes que celle-ci voulait lui imposer, mais elle continuait à se couvrir les cheveux et rêvait au prince charmant tout en ne voulant pas d’un mari qui la contraigne. Enfin, c’était sa vie, pensait Amandine en relisant le message d’André.
“Ma Callydine, je t’ai pris un rendez-vous à cette adresse pour l’épilation du maillot. Tu as rendez-vous à 17h30. Demande Maud à ton arrivée. Tu te présenteras sous le nom de Callydine.”
Elle ressentait un certain trouble à lire ce prénom que lui avait donné André. Après tout, il avait raison, elle avait de belles fesses. Elle le constatait régulièrement dans le RER quand des hommes venaient la frotter.
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