Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les murmures de la guerre — Chapitre 4 · Derrière les bandages
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les murmures de la guerre
Chapitre 4 · Derrière les bandages
Chapitre 4 : Derrière les bandages
Quelques jours plus tard, dortoir des infirmières. La nuit était noire, déchirée par les éclairs qui illuminaient brièvement la base militaire de Midway. La pluie battait avec violence contre les fenêtres du dortoir des infirmières, et Elena, allongée dans son lit étroit, peinait à trouver le sommeil. Ses pensées tournaient en boucle, les souvenirs de son fiancé, Douglas, lui revenaient.
Elle se souvenait des moments empreints de douceur avec lui. Ils ne l'avaient jamais fait ; pas jusqu'au bout. Bien sûr, elle se surprenait parfois honteusement à se masturber lorsqu'elle trouvait un moment de répit et d'isolement, mais c'était bien trop rare. D'un autre côté, elle revivait mentalement les récents événements avec Filip. Elle se demandait si ce qu'elle ressentait pour lui était de l'amour ou simplement une attirance née des circonstances intenses de la guerre. Avec lui, tout semblait différent, plus compliqué. Il y avait cette tension, cette envie de vivre malgré la guerre, de ne pas laisser la peur dicter sa vie.
Le lendemain, la tempête s'était apaisée, mais un vent anormalement frais persistait sur l'île. En fin d'après-midi, Filip se rendit à l'hôpital, quasiment désert, son bandage à la main s'étant défait. Elena l'accueillit avec un sourire tendre et l'invita à s'asseoir sur le lit près de la fenêtre, entre deux rideaux opaques.
— Vous savez, Filip, commença Elena d'une voix douce, je n'aurais jamais imaginé me retrouver dans une telle situation il y a encore quelques mois.
— Comment ça ? répondit Filip, intrigué, en la regardant avec curiosité.
— Comment ça ? répondit Filip, intrigué, en la regardant avec curiosité.
Elena s'assit à ses côtés et ajusta délicatement le bandage autour de sa main.
— Me sentir si proche d'un patient…
Ses mots flottèrent un instant, comme si elle pesait le poids de chaque syllabe.
— J'ai toujours gardé mes distances, ajouta-t-elle, mais avec vous, c'est différent.
— Je suppose qu'on ne peut pas s'arrêter de vivre à cause de cette guerre, dit le patient avec un léger sourire au coin des lèvres. On essaie juste de survivre, de trouver du réconfort là où on peut…
— Je suppose qu'on ne peut pas s'arrêter de vivre à cause de cette guerre, dit le patient avec un léger sourire au coin des lèvres. On essaie juste de survivre, de trouver du réconfort là où on peut…
Elena se rendit compte qu'elle ne voulait plus perdre de temps. À 23 ans, elle pensait à ses parents qui avaient déjà deux enfants, dont elle était elle-même l'aînée. Combien de temps encore cela allait-il durer ? Filip avait raison, on ne pouvait pas se laisser éternellement dicter sa vie, ses choix, ses amours, par la guerre.
Le silence s'installa entre eux, mais ce n'était pas un silence gênant. Au contraire, c'était un moment suspendu, chargé d'une tension palpable. Leurs regards se croisèrent, et Elena vit dans les yeux de Filip une sincérité et une chaleur qui faisaient écho à ses propres émotions. Cela prit quelques secondes, mais l'intensité de cet échange de regard leur sembla durer une éternité. Lentement, leurs mains se trouvèrent, et, comme attirés l'un vers l'autre par une force invisible, ils se rapprochèrent.
La pièce sembla se figer alors qu'Elena approchait son visage de celui de Filip. Elle respirait plus vite, plus fort, puis elle l'embrassa. Ce baiser était différent du premier, plus doux, empreint de tendresse et de respect. Chaque geste était lent, mesuré, comme s'ils savaient que cet instant était précieux. Les couvertures furent doucement tirées autour d'eux alors qu'elle poussait délicatement Filip pour l'allonger sur le lit, cherchant le contact physique et le réconfort dans les bras l'un de l'autre.
Elena se blottit contre Filip, sentant la chaleur rassurante de son corps contre le sien. Ils n'échangèrent plus un seul mot. Il l'enveloppa doucement de ses bras, et ensemble, ils laissèrent la réalité s'éloigner, ne cherchant plus à se protéger du monde extérieur, mais à savourer l'instant présent.
Dans le silence environnant, seuls les bruits de bouche et de respiration se faisaient entendre. La jeune infirmière sentait en elle un désir brûlant qu'elle n'avait pas ressenti depuis bien longtemps. Lors de sa relation écourtée avec Douglas, elle n'avait que sucé délicatement, et maladroitement le sexe de son amant. Ce dernier l'avait seulement caressée machinalement du bout de ses gros doigts. Cette fois-ci, elle en voulait plus. Sa main alla tâtonner le pantalon du jeune pilote pour le déboutonner. Filip, lui, n'en revenait pas. Du haut de ses dix-neuf ans, entre la pauvreté et la fuite de son pays natal, rares avaient été les occasions de devenir plus intimes avec une fille. Elena glissa sa main dans le caleçon du jeune homme et palpa son sexe qui grossissait rapidement.
Elle se redressa et sortit le membre gonflé de son caleçon, puis l'engloutit à moitié. Au-delà de son propre désir, elle voulait faire de son mieux pour faire plaisir à cet homme à qui elle ne cessait de penser depuis des semaines. Rapidement, Filip fit comprendre qu'il allait jouir, mais l'infirmière n'y prêta pas attention et reçut le jet de sperme dans la bouche, dans un râle de plaisir étouffé. Surprise, elle se redressa et recracha peu gracieusement la semence collante dans une bande de gaze. Les deux échangèrent un regard gêné, alors que la verge du pilote se dégonflait et qu'il reboutonnait son pantalon.
— Tout va bien ? ... Je suis désolé, murmura Filip.
Elena hocha la tête, mais une légère grimace de culpabilité trahissait quelque chose de plus profond. Elle se mordilla légèrement la lèvre inférieure, hésitante.
— Oui, tout va bien, c'est juste que…
Filip, sentant qu'elle n'osait pas poursuivre sa phrase, se pencha vers elle, glissant une main sous son menton pour qu'elle le regarde dans les yeux.
— Qu'y a-t-il, Elena ? Vous pouvez tout me dire.
Elle prit une profonde inspiration, cherchant ses mots.
— Je… Je veux dire… balbutia-t-elle en rougissant légèrement, baissant les yeux avant de les relever vers lui. J'aimerais... ressentir ce que vous…
Filip comprit immédiatement ce qu'elle voulait dire. Il la regarda, caressant tendrement sa joue.
— Je peux m'occuper de vous, murmura-t-il avec un mélange de douceur et de désir dans la voix. Dites-moi comment…
Elena le fixa un moment, ses yeux reflétant une lueur de confiance mêlée à l'appréhension. Puis, lentement, elle acquiesça. Comprenant qu'il n'était pas physiquement apte à aller plus loin dans l'immédiat, elle lui fit comprendre qu'elle aimerait à son tour qu'il s'occupe de sa vulve. Elena déboutonna sa blouse, laissant apparaître ses sous-vêtements blancs « tout-en-un », comme une nuisette. Elle se dandina en retirant sa culotte qu'elle ramassa et laissa tomber sur le lit d'à côté, vide. Elle s'assit au bout du lit et écarta les cuisses.
Filip s'approcha en se baissant péniblement, puis caressa du bout des doigts le sexe poilu déjà bien humide d'Elena. Il approcha son visage et déposa un baiser sur son clitoris, quand bien même il ignorait complètement l'anatomie féminine. La jeune femme fut parcourue de frissons à l'instant même où elle sentit le souffle chaud du pilote entre ses jambes. Elle se caressa lentement en faisant de petits mouvements circulaires sur sa vulve. Il comprit ainsi comment il pouvait s'y prendre et imita le mouvement de sa main valide. Au bout de tumultueuses mais langoureuses minutes, l'infirmière sentit le plaisir monter. Filip avait réalisé que titiller cette minuscule boule rose faisait visiblement effet sur Elena. Elle ressentit une vague de chaleur monter en elle, ses muscles se contractant dans un spasme alors qu'une série de frissons parcourait son corps, lui laissant un sentiment de chaleur et de plénitude.
Alors qu'Elena renfilait sa culotte, la réalité de leur situation commença à la rattraper. Le doux crépitement de la pluie contre les fenêtres de l'hôpital leur rappelait l'isolement de la nuit, mais cela ne suffit pas à apaiser ses inquiétudes. Elle jeta un regard autour d'elle, son cœur battant toujours plus vite alors qu'elle reprenait conscience du lieu.
— Et si on nous avait vus ? murmura-t-elle en boutonnant sa blouse.
Filip la regarda avec une expression mêlée de tendresse et de légère inquiétude. Il savait qu'elle avait raison de s'inquiéter, mais il ne voulait pas ajouter à son stress.
— On pourrait avoir de sérieux problèmes, répondit-il doucement, son regard ne quittant pas le sien.
Elle se mordit la lèvre, se levant pour ajuster ses vêtements, un mélange de culpabilité et de satisfaction flottant en elle.
— Heureusement qu'il n'y a personne ce soir, dans ce coin de l'hôpital, ajouta-t-elle, presque pour se rassurer elle-même, tandis qu'elle arrangeait ses cheveux rapidement. Mais on ne peut pas se permettre de prendre de tels risques.
Filip hocha la tête en silence, comprenant les implications. La guerre imposait déjà trop de règles et de restrictions sur leurs vies ; ils ne pouvaient se permettre de les transgresser sans conséquence.
— Je ne regrette rien de ce qui vient de se passer, Elena. Mais ça doit rester entre nous, d'accord ?
La jeune femme, touchée par ses mots, sourit doucement en se tournant vers lui.
— Moi non plus. Je ne dirai rien, promis. Vous feriez mieux de rejoindre vos quartiers, lieutenant.
Il se pencha pour déposer un dernier baiser sur les délicates lèvres d'Elena avant de s'éclipser.
La pièce retrouva son calme, le silence étant maintenant chargé de nouvelles promesses et d'un avenir incertain.
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