Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les murmures de la guerre — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les murmures de la guerre
Chapitre 2
Chapitre 2 : Nouvelle recrue
Janvier 1944, mess principal, Midway.
Elena passa son temps libre au mess avec ses amies, Caroline et Nancy. L'atmosphère était légère, les rires résonnaient à travers la pièce, mêlés au cliquetis des verres et à la musique jouée à la radio. Nancy désigna un pilote du regard, le commandant Shane Higham. De petite taille mais charismatique, il avait un regard malicieux qui faisait fondre beaucoup de cœurs. Un cliché sur pattes : le coureur de jupons qui jouait de la situation pour persuader la gent féminine qu'après tout, l'avenir est si incertain, autant en profiter au maximum...
— Vous ne devinerez jamais ce qui s'est passé l'autre soir, dit Nancy en gloussant.
Caroline et Elena se penchèrent vers elle, curieuses.
— Shane m'a emmenée au lagon pour voir le coucher de soleil, raconta-t-elle, le sourire jusqu'aux oreilles.
— Alors, c'était comment ? Vous l'avez fait ? demanda curieusement Caroline.
— Caroline ! s'exclama Nancy, gênée. Disons qu'il a les mains baladeuses et sait où les placer, ajouta-t-elle en rougissant comme une tomate.
— Il t'a doigtée ? s'étonne Caroline, sans gêne.
— Mais tu crois quoi ? On n'a plus 15 ans ! répliqua Nancy, faisant signe de parler moins fort.
— Alors, c'était comment ? Vous l'avez fait ? demanda curieusement Caroline.
— Caroline ! s'exclama Nancy, gênée. Disons qu'il a les mains baladeuses et sait où les placer, ajouta-t-elle en rougissant comme une tomate.
— Il t'a doigtée ? s'étonne Caroline, sans gêne.
— Mais tu crois quoi ? On n'a plus 15 ans ! répliqua Nancy, faisant signe de parler moins fort.
Nancy ne put leur raconter la suite avec plus de détails croustillants, car le commandant Higham, accompagné d'un autre pilote plus jeune, s'approcha de leur table.
— Mesdemoiselles, voudriez-vous honorer ces pauvres aviateurs d'une danse ? demanda Higham avec un sourire enjôleur.
Nancy accepta immédiatement, jetant un regard significatif à Elena et Caroline avant de suivre le commandant sur ce qui leur servait de piste de danse. Le jeune pilote, l'allure un peu négligée, se tourna alors timidement vers Elena.
— M... M'accorderiez-vous c... cette danse ? demanda-t-il maladroitement.
— Non, merci, refusa Elena, sans vouloir paraître impolie.
— Allez, j... juste une danse, ça ne va pas vous tuer ! insista-t-il.
— Je vous ai dit que non, je ne suis pas d'humeur, répliqua froidement Elena.
— Non, merci, refusa Elena, sans vouloir paraître impolie.
— Allez, j... juste une danse, ça ne va pas vous tuer ! insista-t-il.
— Je vous ai dit que non, je ne suis pas d'humeur, répliqua froidement Elena.
Le pilote se tourna alors vers Caroline, sans oser oraliser sa demande. Celle-ci avait compris et semblait se tâter d'y aller, mais hésitait à laisser son amie seule. Elena le remarqua.
— Vas-y, toi, dit tout bas Elena en lui souriant. Je ne t'en voudrai pas.
Caroline, rassurée, répliqua qu'elle serait partante pour une danse.
Elena quitta le mess pour prendre l'air en milieu de soirée. La brise marine était rafraîchissante, et elle appréciait ce moment de calme après l'agitation de l'intérieur. À l'extérieur, un jeune homme était assis sur un rebord, pensif. Elle s'approcha de lui et demanda doucement :
— Je peux m'asseoir à côté de vous ?
Le jeune homme leva les yeux, surpris, presque dérangé dans ses pensées, mais hocha la tête.
— Oui, bien sûr, asseyez-vous.
Ils entamèrent la conversation ; Elena découvrit que le jeune pilote venait seulement d'être affecté à l'escadrille 224 sur l'île quelques jours plus tôt.
— Vous ne participez pas à la petite soirée ? demanda l'infirmière.
— Mes camarades boivent beaucoup, fument comme des pompiers, je n'aime pas trop ça... et j'ai eu le droit au bizutage du p'tit nouveau, confia-t-il avec un sourire amer.
— Mes camarades boivent beaucoup, fument comme des pompiers, je n'aime pas trop ça... et j'ai eu le droit au bizutage du p'tit nouveau, confia-t-il avec un sourire amer.
Les pilotes avaient pour coutume de faire quelques farces aux nouveaux arrivants : short-sheeting (une technique où le drap supérieur d'un lit est replié de manière qu'on ne puisse pas s'étendre complètement) ou encore le rituel d'entrée, « le bombardier », un cocktail mélangeant rhum, whiskey, fruits pressés, et... un peu d'alcool maison, qui dégageait une odeur de désinfectant. Le genre de breuvage qui rendait le lendemain migraineux.
Elena connaissait déjà ces choses, mais l'air très jeune du pilote l'intriguait.
Elena connaissait déjà ces choses, mais l'air très jeune du pilote l'intriguait.
— Quel âge avez-vous ? demanda-t-elle. Vous semblez si jeune pour être pilote.
— Je sais que je ne les fais pas, mais j'ai 19 ans. J'ai été formé sur un T-6 avant qu'on ne m'attribue à une escadrille. Là, on m'a confié ce Corsair, dit-il en pointant fièrement du doigt son avion flambant neuf. C'est une chance de piloter un zinc pareil ! Et vous, quel âge avez-vous ?
— Je sais que je ne les fais pas, mais j'ai 19 ans. J'ai été formé sur un T-6 avant qu'on ne m'attribue à une escadrille. Là, on m'a confié ce Corsair, dit-il en pointant fièrement du doigt son avion flambant neuf. C'est une chance de piloter un zinc pareil ! Et vous, quel âge avez-vous ?
En voyant la moustache naissante du jeune homme, Elena pensa qu'il devait avoir menti sur son âge pour entrer dans l'armée. Elle lui sourit avec compassion.
— Moi, j'ai 23 ans, ajouta Elena. Comme vous pouvez le voir, je suis infirmière ici depuis presque deux ans.
— Ça doit être un métier difficile de soigner tous ces blessés, dit le pilote, le regard lointain, l'air pensif.
— Chaque métier a ses difficultés, répondit-elle simplement. Je n'ai pas à mettre les mains dans l'huile de moteur ni à risquer ma vie en affrontant l'ennemi...
— Ça doit être un métier difficile de soigner tous ces blessés, dit le pilote, le regard lointain, l'air pensif.
— Chaque métier a ses difficultés, répondit-elle simplement. Je n'ai pas à mettre les mains dans l'huile de moteur ni à risquer ma vie en affrontant l'ennemi...
À ce moment, ils furent interrompus par des ricanements provenant du mess. C'était Nancy qui sortait avec le commandant Higham, dont la main baladeuse laissait peu de place à l'imagination quant à leurs intentions pour la suite de la soirée. Elena et le jeune homme échangèrent un regard amusé.
— On dirait bien que ma petite Nancy tient votre commandant par le bon bout, dit Elena en ricanant.
Ils continuèrent brièvement de sympathiser avant de se quitter en espérant se retrouver ultérieurement.
— Au fait, moi c'est Elena. Elena Nreca, dit la jeune femme.
— Lieutenant Filip Kovac, répondit-il presque machinalement, enchanté de faire votre connaissance, mademoiselle Nreca !
— Au plaisir de se revoir... vous pouvez m'appeler Elena.
— Lieutenant Filip Kovac, répondit-il presque machinalement, enchanté de faire votre connaissance, mademoiselle Nreca !
— Au plaisir de se revoir... vous pouvez m'appeler Elena.
Quelques jours plus tard, le hasard fit que Filip devait repasser une visite médicale, car les ronds de cuir avaient égaré son dossier. À l'hôpital, il reconnut Nancy, l'amie d'Elena, qui était chargée de lui faire passer quelques tests. Pendant qu'elle s'occupait de lui, il aperçut Elena de l'autre côté de la salle, affairée auprès d'un autre patient. Leurs regards se croisèrent, et un sourire complice illumina leurs visages.
À la fin de sa visite médicale, alors qu'il se dirigeait vers la sortie, Elena l'observa s'éloigner. Ce jeune homme l'intriguait. Elle se surprit à penser qu'il était différent des autres pilotes, si jeune, si réservé et calme. Sentant une impulsion soudaine, elle se mit à courir pour le rattraper.
— Lieutenant Kovac ! l'interpella-t-elle, le souffle légèrement court.
Filip se retourna, surpris.
— Je ne serai pas de nuit ce soir, commença-t-elle, un peu hésitante. Que diriez-vous qu'on se retrouve au mess ?
Elena était en train de réaliser qu'elle venait de prendre une initiative des plus inhabituelles, pour une femme, mais c'était spontané.
— Euh, hé bien nous avons un briefing ce soir pour la sortie de demain matin, répondit-il. Mais dès que nous en aurons terminé, nous pourrions nous rejoindre, oui, disons à 20h00 pile ?
Elena hocha la tête, se rendant compte de la portée de son geste.
— J'y serai ! répondit-elle gaiement, mais intérieurement troublée par sa propre audace.
Alors qu'elle le regardait s'éloigner, la jeune femme se sentit étrangement excitée et nerveuse à la fois. Elle venait d'interpeller un jeune homme et de lui proposer un rendez-vous, un acte qui défie les conventions. Elle réalisa à quel point ce geste était inhabituel pour elle. Pourtant, quelque chose en Filip l'attirait, une douceur et une sincérité qui la poussaient à sortir de sa réserve. Mais s'il pensait qu'il s'agissait d'un rencard ? Et s'il la prenait comme une fille facile ?
Pourtant, il n'avait pas eu de gestes déplacés envers elle, contrairement à beaucoup de ses camarades.
Pourtant, il n'avait pas eu de gestes déplacés envers elle, contrairement à beaucoup de ses camarades.
Le soir même, à 20h, tout un groupe de pilotes entra dans le mess. Elena venait de terminer son service, et arriva, seule. Elle s'était vêtue d'une simple robe longue et discrète, un serre-tête dans les cheveux. Elle ne voulait pas laisser penser qu'il s'agissait d'un rendez-vous galant. Il n'était question que de faire connaissance, en tout bien tout honneur.
Filip la rejoignit à sa table. Un hématome sur son bras n'échappa pas à la jeune femme.
Filip la rejoignit à sa table. Un hématome sur son bras n'échappa pas à la jeune femme.
— Qu'est-ce qui vous est arrivé ? demanda-t-elle.
— Oh, ce n'est rien, juste la prise de sang de ce matin, répondit-il avec une petite grimace de douleur.
— Roooh, si j'avais su, je me serais occupée de vous. Nancy est une vraie brute !
— Oh, ce n'est rien, juste la prise de sang de ce matin, répondit-il avec une petite grimace de douleur.
— Roooh, si j'avais su, je me serais occupée de vous. Nancy est une vraie brute !
Nancy était d'ailleurs absente ce soir-là, tout comme le commandant Higham, tandis que Caroline dansait un slow avec son nouveau partenaire de danse qui lui caressât les hanches et dont le pantalon kaki peinait à cacher une érection.
Pendant ce temps-là, Elena et Filip parlèrent de tout et de rien ; de leur routine quotidienne, juste histoire de ne pas passer la soirée seuls chacun de leur côté. Ce premier échange, bien que bref, laissa une impression durable sur Elena. Filip était un souffle d'air frais dans son monde désormais morose ; pas de mains baladeuses, pas de paroles déplacées, même pas de regard insistant sur sa poitrine. Elle se surprit à espérer qu'ils auraient bientôt l'occasion de mieux se connaître, au-delà des regards et des sourires échangés sur la base militaire. Elle en avait même oublié son fiancé, le temps d'une soirée.
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Commentaires ()
Mais on aimerait bien du sexe, aussi ^^'
Rhooo ! Je rigole ! :P
Quelque chose me dit que le mari d’Helena n’est pas mort contrairement à ce qu’elle croit et qu’il va ressurgir au mauvais moment…
A suivre, donc !