Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une élève presque normale — Chapitre 3 · Déclaration
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une élève presque normale
Chapitre 3 · Déclaration
Le souvenir de l'exhibition de Laura sous mes yeux ne cessait de me tourmenter. Le soir même de la colle, j'eus beaucoup de mal à trouver le sommeil tellement les pensées se bousculaient en moi.
D'abord, je ne comprenais toujours pas pourquoi elle avait fait ça. Cela commençait à faire trop long et trop engagé pour une farce, mais je n'excluais toujours pas l'hypothèse du pari perdu. Bien que si cela s'avérait vrai, mon estime pour elle baisserait singulièrement. Ma dernière hypothèse était celle que je craignais le plus : qu'elle essayait réellement de me séduire. Cependant, si c'était le cas, je me demandais aussi pourquoi j'avais l'impression qu'elle m'aimait bien en tant que professeur et je ne pensais donc pas qu'elle voulait me compromettre. Mais alors, était-ce une sorte de fantasme sexuel ?
D'abord, je ne comprenais toujours pas pourquoi elle avait fait ça. Cela commençait à faire trop long et trop engagé pour une farce, mais je n'excluais toujours pas l'hypothèse du pari perdu. Bien que si cela s'avérait vrai, mon estime pour elle baisserait singulièrement. Ma dernière hypothèse était celle que je craignais le plus : qu'elle essayait réellement de me séduire. Cependant, si c'était le cas, je me demandais aussi pourquoi j'avais l'impression qu'elle m'aimait bien en tant que professeur et je ne pensais donc pas qu'elle voulait me compromettre. Mais alors, était-ce une sorte de fantasme sexuel ?
Comme vous l'aurez compris, j'étais complètement paumé et en plus de m'interroger sur ses motivations, je me questionnais aussi sur ma réaction. Pourquoi ne l'avais-je pas empêchée ou à minima pourquoi n'avais-je pas détourné les yeux ? Malheureusement, je connaissais la réponse et je m'en voulais : j'avais aimé ça. Il était clair que ma conduite n'était pas très professionnelle et les conséquences pour elle auraient été très fâcheuses si j'avais réagi sur l'instant.
Toutes ces pensées tournaient comme prises dans une tornade à l'intérieur de mon cerveau qui n'était plus du tout en état de marche. Tard dans la nuit, au moment où je cédais enfin au sommeil, une dernière vint me hanter et elle me faisait peut-être plus peur que toutes les autres : et si elle m'aimait ? Après tout, nous n'avions que cinq ans d'écart ...
Les jours qui suivirent, j'étais plus stressé que jamais et les cours avec mes terminales spé tournaient au supplice tant j'avais peur de ces regards, de ces sourires que Laura me faisait par moments et qu'il est vrai, je trouvais magnifiques. A mon grand soulagement, il ne se passa rien de vraiment notable durant la semaine si ce n'est que j'avais l'impression que Valérie essayait de me mettre à nouveau dans son lit, mais je n'avais pas du tout la tête à ça.
Quand arriva le vendredi, j'abordai mon dernier cours de la journée, les terminales spé, presque sereins en me disant qu'après ce cours, deux semaines de vacances réussiraient peut-être à achever cette affaire. Le cours se passa normalement et quand il fut fini, j'effaçai le tableau pendant que les élèves sortaient en me souhaitant de bonnes vacances et j'entendis finalement la porte se fermer, signe que le dernier élève était parti. Rassuré, je ne me retournai pas immédiatement et entendis alors la voix dont j'avais tant peur.
Quand arriva le vendredi, j'abordai mon dernier cours de la journée, les terminales spé, presque sereins en me disant qu'après ce cours, deux semaines de vacances réussiraient peut-être à achever cette affaire. Le cours se passa normalement et quand il fut fini, j'effaçai le tableau pendant que les élèves sortaient en me souhaitant de bonnes vacances et j'entendis finalement la porte se fermer, signe que le dernier élève était parti. Rassuré, je ne me retournai pas immédiatement et entendis alors la voix dont j'avais tant peur.
— Monsieur ?
J'étais littéralement tétanisé. Malgré tout, je tâchais de rester calme et me tournai vers Laura qui était debout devant mon bureau. Il fallait bien que je réponde, même si le fait qu'elle avait fermé la porte me laissait pressentir qu'elle n'était pas là pour une question de cours.
— Oui Laura, je t'écoute, répondis-je avec appréhension.
— Comment avez-vous trouvé mes seins ?
— Comment avez-vous trouvé mes seins ?
Voilà, nous y étions. Plus de déni ou d'indifférence possible, cette fois il fallait bien que je réponde. Bien qu'une petite voix au fond de moi me disait de lui dire qu'ils étaient superbes, je me devais de jouer la carte du sérieux. J'étais quand même son professeur et je devais faire cesser ses plaisanteries.
— Bon, soufflai-je, je ne sais pas à quel jeu tu joues Laura, mais ce comportement n'est pas acceptable. D'abord tu t'exhibes et maintenant tu me poses cette question, mais où est passé ton sérieux ? Tu sais que tu risques de lourdes sanctions si cela venait à se savoir ?
— Oui, mais pour l'instant cela ne s'est pas su. Vous n'avez pas répondu à ma question, comment avez-vous trouvé mes seins ?
— Oui, mais pour l'instant cela ne s'est pas su. Vous n'avez pas répondu à ma question, comment avez-vous trouvé mes seins ?
Elle paraissait étonnamment calme, comme si elle maîtrisait totalement la discussion et que son but était de me faire parler d'un sujet inadapté entre un enseignant et un élève. Il était clair qu'elle avait bien préparé cette discussion.
— Je n'ai pas à répondre à cette question tout comme tu n'aurais jamais dû me la poser, répondis-je. Sérieusement, pourquoi fais-tu tout cela, tu ne vois pas que cela ne peut que nous attirer des ennuis à tous les deux ?
— Take the risk, or lose the chance. J'aime bien cette phrase, je la trouve assez inspirante vous ne trouvez pas ?
— Take the risk, or lose the chance. J'aime bien cette phrase, je la trouve assez inspirante vous ne trouvez pas ?
Elle me troublait de plus en plus, je ne voyais pas où elle voulait en venir et cela m'inquiétait, il n'y avait plus vraiment de rapport de hiérarchie dans ce dialogue.
— Mais de quelle chance parles-tu voyons ? Cette situation ne peut rien nous apporter.
— Quelle chance ? Mais enfin monsieur celle de vous plaire ! dit-elle avec un grand sourire.
— Me plaire, en voilà une idée ! Sache que je ne fais jamais de favoritisme entre mes élèves et que ce ne sont pas des sourires et une paire de seins qui feront changer cela.
— Peu m'importe, ce n'est pas au prof que je veux plaire, c'est à l'homme qu'il y a derrière.
— Je te demande pardon ?
— Je pense que vous avez très bien compris, je suis amoureuse de vous, lâcha-t-elle enfin en ayant perdu tout sourire et avec un sérieux m'empêchant de douter de sa sincérité.
— Quelle chance ? Mais enfin monsieur celle de vous plaire ! dit-elle avec un grand sourire.
— Me plaire, en voilà une idée ! Sache que je ne fais jamais de favoritisme entre mes élèves et que ce ne sont pas des sourires et une paire de seins qui feront changer cela.
— Peu m'importe, ce n'est pas au prof que je veux plaire, c'est à l'homme qu'il y a derrière.
— Je te demande pardon ?
— Je pense que vous avez très bien compris, je suis amoureuse de vous, lâcha-t-elle enfin en ayant perdu tout sourire et avec un sérieux m'empêchant de douter de sa sincérité.
J'étais sous le choc. Bien que j'eusse envisagé cette possibilité sans me l'avouer, qu'elle le dise aussi explicitement devant moi changeait beaucoup de choses. J'étais à ce moment-là en totale incapacité de répondre quoi que ce soit.
— Vous ne répondez pas ? me demanda-t-elle en contournant le bureau et en s'approchant de moi, et vous n'avez d'ailleurs toujours pas répondu à ma première question concernant mes seins, voulez-vous les revoir pour vous refaire un avis ?
— Non, il en est hors de question, répondis-je enfin d'un ton plus que froid. Et ce que tu viens de me dire est tout aussi impossible, je suis ton professeur et il ne peut exister de telles relations entre nous.
— Ma foi, les sentiments ont en général un peu de mal avec la notion d'interdit, dit-elle avec un petit rire. Comment disait Pascal ? Ah oui, le cœur a ses raisons que la raison ignore. En vérité, je me fiche de cette interdiction, je suis majeure et votre réponse sous-entendait que vous ne pouviez pas m'aimer, pas que vous ne le vouliez pas. Ah, et concernant votre prochain argument, notre différence d'âge n'est franchement pas si énorme.
— Non, il en est hors de question, répondis-je enfin d'un ton plus que froid. Et ce que tu viens de me dire est tout aussi impossible, je suis ton professeur et il ne peut exister de telles relations entre nous.
— Ma foi, les sentiments ont en général un peu de mal avec la notion d'interdit, dit-elle avec un petit rire. Comment disait Pascal ? Ah oui, le cœur a ses raisons que la raison ignore. En vérité, je me fiche de cette interdiction, je suis majeure et votre réponse sous-entendait que vous ne pouviez pas m'aimer, pas que vous ne le vouliez pas. Ah, et concernant votre prochain argument, notre différence d'âge n'est franchement pas si énorme.
Elle anticipait tout et moi j'avais toujours plus de mal à réfléchir. Sentant que la discussion était devenue hors de contrôle, je décidai d'y mettre fin brutalement.
— Ma réponse ne sous-entendait rien du tout et cette discussion n'a aucune raison d'être, tu devrais déjà t'estimer heureuse de ne pas être sanctionnée. Je te souhaite de bonnes vacances, en espérant qu'elles te permettent de réfléchir à ton comportement déplacé.
Je vis alors apparaître dans ses fascinants yeux verts un éclair de tristesse qui, je dois être honnête, me fit vraiment mal, autant que sa réponse que je sentais sincère. Je voyais bien qu'elle ne voulait pas partir, mais elle savait qu'elle avait déjà été trop loin. L'élève modèle qu'elle était ne pouvait pas désobéir à un enseignant à ce point-là.
— Au revoir monsieur, bonnes vacances à vous aussi.
Elle me tourna alors le dos et sortit de la salle tandis que je m'asseyais et me prit la tête dans les mains. J'étais vidé émotionnellement et mentalement.
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Commentaires ()
Ton recit me touche particulierement car d’une certaine facon, je suis dans la meme situation que ton héros