Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une élève presque normale — Chapitre 6 · Feu d'artifice
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une élève presque normale
Chapitre 6 · Feu d'artifice
Pour la première fois depuis le début de cette nouvelle année scolaire, je commençais mes cours enjoué et avec le même dynamisme que l'an d'avant. Je n'étais plus morose et je ne voyais plus cette année comme celle où Laura n'était plus là mais comme une année où je continuerai à la voir. Je continuai quand même le sport et mon implication dans le triathlon ne diminua pas ; j'avais transformé la volonté d'oublier en joie de vivre et en trop plein d'énergie à dépenser et, à vrai dire, mes entraînements étaient de plus en plus satisfaisants.
Laura m'avait proposé de venir la voir dans la résidence où elle habitait durant la semaine, à quelques centaines de mètres de son nouveau lycée. En vérité, je connaissais très bien l'endroit car c'était ici même que je résidais quand j'étais en prépa. A cette époque, je logeais dans l'un des apparts de l'étage au-dessus du sien.
Quand je rentrai dans la résidence, les souvenirs vieux de seulement quatre ans affluaient et je ne pus m'empêcher de monter à mon étage et rester quelques instants devant la porte du studio où j'avais passé deux ans. Je mis vite fin à cette fausse crise de nostalgie et descendis frapper à la porte de Laura.
Elle m'ouvrit tout de suite et me fit un de ses sourires qui me rendaient fous. Sa chambre était soigneusement rangée et dans le petit espace (environ quinze mètres carrés), chaque chose était à sa place. Son lit était fait et une peluche en forme de lapin trônait dessus, son grand bureau était ordonné et des cours étaient posés dessus, sur les étagères du meuble de rangement reposaient ses vêtements bien pliés, T-shirts, pantalons, soutiens-gorges et culottes.
Son bureau était assez large pour que nous puissions y travailler à deux et nous nous installâmes donc côte à côte pour que je puisse l'aider. Le cours d'aujourd'hui était de l'électricité et, après avoir vérifié qu'elle l'avait bien compris, nous fîmes ensemble les exercices de sa fiche de TD. La soirée se déroula ainsi studieusement et quand elle me remercia au moment où je partis, j'avais envie de céder et de rester avec elle mais, même si je n'étais plus officiellement son professeur, une part de ma conscience s'y refusait encore.
Après ce premier cours, je rendis visite à Laura quasiment une fois par semaine et constatai avec joie et fierté que ses notes ne faisaient qu'augmenter. Elle atteignait maintenant le top dix voire top cinq de la classe en physique comme en maths. J'attendais chacun de ces cours du soir avec une impatience sans précédent et, à chaque fois, le simple fait de l'aider en lui expliquant ma matière suffisait pour me rendre heureux.
A ma grande surprise, je fus même invité à dîner par ses parents le premier samedi des vacances de Noël. Quand j'entrai dans leur maison, son père me dit qu'avec tous les cours particuliers gratuits dont bénéficiait Laura, ce repas était la moindre des choses. Je rougis un peu en entendant ces mots car en vérité ma conduite n'avait pas pour seul but la réussite de Laura.
Le dîner fut très agréable et je fus ravi de pouvoir faire plus ample connaissance avec cette jolie famille. Les parents de Laura, Wout et Nathalie, étaient des gens avec qui il était agréable de discuter, à la fois curieux, intéressants et cultivés. Sa sœur, Manon, était en première et je me remémorais avoir déjà vu son visage dans les couloirs du lycée. Elle avait l'air d'être aussi bonne élève que sa sœur et était tout aussi vive d'esprit dans la discussion.
Pendant tout le repas, Laura avait été radieuse et me jetait par ci par là certains de ses regards perçants dont seuls ses yeux verts étaient capables. Elle se risqua même à me faire du pied sous la table et se moquait de mon étonnement et de mon regard faussement réprobateur.
Un soir de janvier, je frappai à sa porte pour un nième cours particulier et je la vis m'ouvrir avec un sourire encore plus grand, plus franc que d'habitude. Intrigué, je rentrai et la vis se diriger vers son bureau où elle prit un paquet de feuilles qu'elle me tendit, sans un seul mot mais toujours en souriant. Je regardai ce qui s'avérait être une copie de DS et lut :
VAN BORSTEN Laura
MPSI 2
Physique-Chimie : DS 6
Note 18,5/20
Rang : 1/46
MPSI 2
Physique-Chimie : DS 6
Note 18,5/20
Rang : 1/46
Je levai la tête vers elle, n'en croyant pas mes yeux, elle avait majoré ! J'eu alors à peine le temps de lui sourire en retour qu'elle bondit à mon cou et mit sa tête dans mon épaule en m'enserrant de ses bras. À ce moment, la froide raison de mon cerveau baissa enfin pavillon et, dans un élan soudain, je l'embrassai. Je la sentis pendant une fraction de seconde surprise, puis elle me rendit mon baiser et ce fut une explosion de joie dans chaque parcelle de mon corps. Ses bras étaient toujours autour de mon cou, mes mains tenaient sa taille et nous étions debout, au milieu de sa chambre, à nous embrasser passionnément.
Quand nous nous écartâmes enfin, chacun souriait d'un air un peu idiot, réalisant à peine ce qui venait de se produire. Il avait suffi d'un geste, un brusque élan, et tout ce que je n'osais pas montrer avait été révélé.
Quand nous nous écartâmes enfin, chacun souriait d'un air un peu idiot, réalisant à peine ce qui venait de se produire. Il avait suffi d'un geste, un brusque élan, et tout ce que je n'osais pas montrer avait été révélé.
— J'attendais ce moment depuis si longtemps, me dit-elle.
— Moi aussi, lui répondis-je dans un souffle.
— Au fond, je savais que vous m'aimiez aussi, je le sentais. Et c'est ça qui me faisait le plus mal, j'avais l'impression de passer à côté d'une belle histoire.
— Oui mais je ne pouvais pas te montrer ce que je ressentais, nous aurions tous les deux eu de gros problèmes. Et même maintenant, bien que je te montre enfin mon affection, cela ne doit pas se savoir, c'est encore trop récent.
— Je m'en fiche, maintenant que je sais que tu m'aimes, me dit-elle avec un sourire en m'embrassant à nouveau.
— Moi aussi, lui répondis-je dans un souffle.
— Au fond, je savais que vous m'aimiez aussi, je le sentais. Et c'est ça qui me faisait le plus mal, j'avais l'impression de passer à côté d'une belle histoire.
— Oui mais je ne pouvais pas te montrer ce que je ressentais, nous aurions tous les deux eu de gros problèmes. Et même maintenant, bien que je te montre enfin mon affection, cela ne doit pas se savoir, c'est encore trop récent.
— Je m'en fiche, maintenant que je sais que tu m'aimes, me dit-elle avec un sourire en m'embrassant à nouveau.
Je remarquai qu'elle me tutoyait maintenant et cela me réjouit tandis que je profitais d'un nouveau baiser. Vu d'extérieur nous devions sûrement être ridicules, comme tous les amoureux la première fois qu'ils se dévoilent. Mais ici, dans ce petit studio étudiant, nous étions juste heureux. Pour la première fois, il n'y avait plus ni prof ni élève mais juste un homme et une femme qui riaient en échangeant leurs premiers baisers.
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