Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Véro : Les confidences du dimanche — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Véro : Les confidences du dimanche
Chapitre 1
Un dimanche matin, fin février. Véro est rentrée du Louis XV en taxi peu avant une heure et demie. Elle dort encore quand je sors acheter quelques viennoiseries.
Petit déjeuner au lit, petits câlins et seule journée commune de farniente. Le moment de discuter, d'échanger, de mieux nous connaitre, le temps aussi des confidences.
Pourtant, au fil du temps, le comportement de Véro changera sur ses 3 années d'hôtesse de bars de nuit. Alors qu'elle y travaille encore, elle n'hésite pas à partager anecdotes ou histoires amusantes, à s'ouvrir franchement. Puis, lors de ses premiers mois de chômage, les confidences se font plus rares. Du jour où je la demande en mariage, black-out complet et définitif. Elle a totalement effacé ces trois années de son histoire personnelle (amnésie sélective ?). Nous n'en avons jamais plus reparlé, alors qu'elle a continué à évoquer assez librement sa vie, y compris sentimentale et sexuelle, d'avant le Texas et le Louis XV.
Ce dimanche donc, je feuillette un magazine masculin (Lui ou Playboy, je ne m'en souviens plus) où je tombe sur un test un peu bidon du style :« quel genre de fille est votre copine ? ». Véro se prête au jeu et répond aux questions que je lui pose, pelotonnée contre moi.
— Une pipe au champagne, c'est :
Réponse A/ un truc de pute ;
Réponse B/ une pratique fort agréable pour les deux partenaires ;
Réponse C/ un truc nouveau à essayer ;
Réponse D/ Quel gâchis. Le champagne, ça se déguste !
Réponse E/ Ma copine ne suce pas !
Véro éclate de rire, en disant :
— Je pense que tu connais ma réponse ?
— Bon. Huitième question. D'après vous, votre copine :
Réponse A/ a déjà fait l'amour avec deux hommes ;
Réponse B/ n'a connu qu'un partenaire à la fois ;
Réponse C/ s'est laissé tenter par une femme ;
Réponse D/ est une adepte du triolisme ;
Réponse E/ langue au chat !
J'avoue être un peu sec sur cette question, que je ne me suis d'ailleurs jamais véritablement posée jusqu'alors (n'ayant aucune expérience personnelle dans ce domaine).
— Alors, tu sèches ? tu voudrais savoir ? de toute façon ce ne sera sûrement pas la réponse B !
Elle m'embrasse avant de redresser son oreiller. J'allais savoir.
— Je t'ai déjà parlé de ma copine Corinne ?
****
Lors de ces premiers mois au Louis XV, Véro s'est liée avec une autre hôtesse, Corinne. Elles deviendront vite complices. Je n'ai jamais eu l'occasion de la rencontrer, car elle avait déjà quitté la région lors de ma première venue au bar. Mais Véro m'en a beaucoup parlé et m'a montré quelques photos.
Corine était mariée, avec un enfant. Son mari alternait emplois précaires et périodes de chômage. C'est donc bien elle qui faisait bouillir la marmite.
C'était une grande jeune femme brune aux cheveux courts, mince et élégante, avec un joli regard qui semblait porter toute l'innocence du monde. La trentaine, elle avait un petit côté « bourgeoise bien installée » qui plaisait beaucoup, d'autant qu'elle préférait travailler en jupe ou en robe.
Son charme, sa douceur et sa bonne humeur permanente lui avait permis de fidéliser certains clients, qui ne venaient au bar que pour elle. Parmi eux, Gérard, le chef d'une petite entreprise normande qui passait deux ou trois jours en Bretagne chaque mois pour rencontrer ses clients ou ses prospects. Immanquablement, il passait ses soirées avec Corinne.
Ce soir-là, vers 19 heures 30, il arrive particulièrement joyeux. Il vient de signer, après d'âpres négociations, un gros contrat qui assure la pérennité de son activité pour les cinq prochaines années. Et il a vraiment envie de célébrer ça.
Comme d'habitude, Corinne prépare un seau, la bouteille et deux coupes. Mais l'homme précise :
— Dis à la petite, la nouvelle, de se joindre à nous. C'est la fête ce soir.
Véro, sans client à cet instant, se joint donc au couple dans l'une des alcôves. Au début, elle a l'impression de tenir la chandelle. L'homme et Corinne se connaissent si bien qu'elle se sent un peu mise à l'écart. Elle en profite pour faire filer rapidement la première bouteille de champagne. Après en avoir ouvert une deuxième, Corinne prend l'homme par le menton, lui tourne la tête pour amener sa bouche à hauteur des lèvres de Véro. Alors qu'il embrasse la « nouvelle », Corinne prend la main de l'entrepreneur et la pose sur la poitrine de Véro :
— Tu vois, c'est tout à fait différent ! pas le même gabarit !
Vers 21h00, Gérard se lève :
— Je commence à avoir un petit creux. Vous venez au resto avec moi ?
Véro hésite mais Corinne arrive à la convaincre :
— On est en début de semaine, en février. Il risque de ne pas y avoir grand monde. Alors viens ! on aura toujours gagné notre soirée avec lui.
Le normand règle à la gérante la « taxe » (deux fois plus importante que d'ordinaire) lui permettant de faire sortir les deux filles avant la fin du service.
Direction le quartier de la gare et le Galopin. Gérard parade, avec ces deux belles femmes accrochées à ses bras. Repas succulent, vin de qualité et des échanges bon enfant, même si orientés « Gérard : moi, ma vie, mon œuvre ».
— Vous me suivez ? j'ai une chambre au Novotel, à 100 mètres.
Une nouvelle fois, Véro hésite. Corinne reprend les mêmes arguments et ajoute :
— Il est un peu pittoresque mais il est réglo. Ce n'est pas un tordu. Allez, viens avec moi. Tu ne le regretteras pas ! Et puis, tu ne peux pas retourner travailler au bar. Il a déjà payé.
Le trio pénètre dans le hall de l'hôtel. Gérard fait un petit signe de la main au concierge, qui lui répond par un sourire très professionnel.
Une fois dans cette chambre spacieuse, située au dernier étage, Gérard pose sa veste et dit :
— Je vais prendre une douche. Les filles, servez-vous à boire dans le mini-bar.
Quelques minutes après, il revient, juste vêtu d'un peignoir blanc. S'étendant sur le lit « King size », il s'adresse d'abord à Corinne :
— Allez ma Corinne. Cherche une musique d'ambiance dans la radio et fais-moi un de ces petits stripteases dont tu as le secret. Et toi, petite, enlève tes bottes et vient t'allonger à côté de moi.
Corinne trouve rapidement une musique adaptée à sa prestation et Véro s'exécute, un peu stressée.
Corinne, dans sa robe vieux rose, se trémousse, prend des poses à la Marylin, se promène en roulant des fesses du pied du lit jusqu'à la baie vitrée aux rideaux tirés, puis d'un habile coup de pied, envoie son escarpin gauche voltiger près de la table de nuit. Le droit suit quelques secondes après. Elle s'approche de Véro, et lui fait signe de tirer doucement sur la fermeture éclair. À peine l'a-t-elle baissée de quelques centimètres que Corinne retourne vers le centre de la pièce. Face au couple allongé sur le lit, elle dénude une de ses épaules, puis la deuxième. Elle se retourne, et ses mains continuent à descendre la fermeture, jusqu'à la hauteur de ses fesses. Un petit mouvement en musique et la robe tombe à ses pieds. Elle dévoile ainsi sa très sexy lingerie gris clair.
Véro a défait le nœud de la ceinture du peignoir de Gérard, repoussant les pans de part et d'autre. Elle le laisse contempler le spectacle, tout en titillant ses tétons qui réagissent immédiatement. Sa main caresse le torse, joue quelques instants avec son nombril puis poursuit sa progression vers le pubis de Gérard. Avec ses ongles, elle l'excite tout autour de sa verge, sans jamais y toucher. Coquine, elle effleure ses bourses et poursuit jusqu'à son fondement. Fort naturellement, il commence à présenter une belle érection.
Corinne poursuit son show. Elle se retourne pour faire admirer sa lingerie en dentelle et sa plastique. Elle porte un soutien-gorge plongeant, qui met en valeur sa jolie poitrine (90C m'a dit Véro), un string et un porte-jarretelles qui tient des bas voile et dentelle, également gris. Elle dégrafe lentement son soutien-gorge, et le fait tournoyer négligemment dans sa main droite, avant de le laisser tomber. Ses deux mains font alors glisser sa culotte jusqu'à ses pieds, ayant pris soin, en bonne pro, de la porter au-dessus du porte-jarretelles. Gérard bande désormais fort.
— Eh bien ma Corinne, tu vas continuer ton spectacle en déshabillant ta copine. Et je veux du hot ! Allez, Véro, va la rejoindre.
Véro se lève et va rejoindre Corinne, qui se colle contre son dos. Celle-ci soulève une frange de ses cheveux près de l'oreille et lui murmure :
— Fais -moi confiance et laisse-toi aller. Il veut du hot, il va en avoir ! Et on va faire vite, comme ça on pourra rentre chez nous.
Ce fut alors un festival de « premières fois », selon l'expression employée par Véro.
Première fois qu'une femme la caressait à travers ses vêtements et lui donnait des baisers dans le cou, restant derrière elle et l'exposant à la vue de Gérard.
Première fois qu'une femme empaumait ses seins et titillait ses mamelons, après avoir défait lentement les boutons de sa blouse bleu électrique, puis baissé d'un coup sec ce vêtement, qui pendait désormais autour de ses hanches.
Première fois qu'une femme s'agenouillait devant elle et flattait ses fesses tout en baissant en musique son pantalon de cuir noir jusqu'aux chevilles.
Première fois bien sûr qu'une femme plongeait sa main vers son intimité, jouait avec ses boucles soyeuses puis ses lèvres et effleurait son clitoris, alors que le tanga de Véro rejoignait son pantalon sur le sol.
Gérard est subjugué.
— Venez me rejoindre !
Corinne, juste avec son porte-jarretelles et ses bas et Véro désormais dénudée s'installent de part et d'autre de l'homme, qui arbore fièrement un dard assez court mais épais.
Véro s'empare de la queue de Gérard, la caresse puis entame une lente masturbation. Corinne, elle, embrasse son client à pleine bouche. Gérard est aux anges, une main triturant les petits seins de Véro, l'autre main jouant avec la chatte de Corinne.
— C'est super les filles. Et si vous preniez ensemble mon sucre d'orge ?
Corinne descend lentement de la bouche à la bite de Gérard, laissant tout au long une petite trainée de salive. Elle prend goulûment son sexe en bouche, avant de le tendre à Véro. Les deux femmes alternent leur succion, puis les lèvres se rencontrent et les langues se frôlent. L'engin de Gérard est fièrement dressé devant les yeux des deux hôtesses.
— Merci ma Corinne. J'aimerai maintenant goûter au con de la petite, ma bite a soif de nouveauté et de découverte.
Véro se positionne au-dessus de Gérard et Corinne aide à la la pénétration, bien facilitée par la salive déposée et la cyprine d'une Véro déjà excitée. Elle se penche vers l'homme et échange des baisers « bien baveux », tandis que sa partenaire caresse son dos, ses fesses et chatouille les bourses du mâle.
Véro change alors de position. Elle se redresse, se recule, prenant appui sur ses mains posées légèrement en arrière, à la hauteur des genoux de Gérard. Le mouvement de va-et-vient se transforme en ondulations de bassin.
Corinne accompagne le mouvement, toujours sur le côté, en infiltrant sa main à hauteur de la queue de l'un et du clito de l'autre. Gérard gémit :
— J'en veux plus !
Corinne empaume les seins de Véro et se rapproche de son visage. D'abord lèvres contre lèvres, elle glisse sa langue à la rencontre de celle de son amie. Véro a échangé ce genre de baiser des centaines de fois avec ses clients du bar, mais avec une femme, c'est une grande première.
— Allez ma Corinne, à ton tour !
Elle remplace Véro et s'empale sur la queue dressée.
— Petite, mets ta chatte sur ma bouche.
Le cunnilingus ne durera que quelques instants. Gérard, bien qu'endurant, est au bord de la jouissance. Il prévient Corinne qui se retire aussitôt. De la main, Véro s'assure que les longues giclées de sperme se dirige sur le bas ventre de l'homme. Le chef d'entreprise a dignement fêté son nouveau contrat.
— Fabuleux ! Vous avez été géniales. Je n'avais jamais connu ça.
Très vite, les filles s'éclipsent pour rentrer chez elles. Gérard dormait déjà du sommeil du juste.
***
— Mais tu rebandes mon chéri ? je t'ai excité avec mon histoire ?
— Je veux tout savoir de toi. Tu as eu l'occasion de recommencer avec une fille ? ça t'a plu ?
— Non, jamais eu d'autres occasions. Mais tu sais, Jacques, c'est juste un travail ! juste un travail !
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