Hétéro
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L'inconnu entre en moi — Chapitre 3 · Le transfert
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'inconnu entre en moi
Chapitre 3 · Le transfert
Je respire encore avec difficulté, le corps parcouru de frissons post-orgasmiques, les cuisses tremblantes, le sexe et l’anus encore chauds de leur double présence. Mon mari et Étienne s’allongent contre moi, haletants, souriants, satisfaits. Leurs mains me caressent distraitement, comme pour prolonger le contact. Mais quelque chose cloche.
Un poids soudain écrase ma poitrine. Ma respiration se bloque. Mon cœur cogne trop vite, trop fort, comme s’il voulait s’échapper. Les murs semblent se rapprocher, le plafond s’affaisser. L’air manque. Je cligne des yeux, mais la pièce se déforme, les contours devenant flous, menaçants.
– Qu’est-ce qui m’arrive ?
Je me redresse brusquement, repoussant leurs bras, leurs questions. Mon peignoir est entrouvert, collé à ma peau moite. Je le serre contre moi, mais ça ne change rien. La panique monte, irrationnelle, incontrôlable.
— Ça va ? me demande mon mari, fronçant les sourcils.
Je ne réponds pas. Je ne peux pas. Ma gorge est nouée.
Étienne tend une main vers mon épaule.
— T’es toute pâle…
Je recule. Leurs visages se brouillent. Leurs voix résonnent, étouffées, comme sous l’eau.
Il faut que je parte.
Sans un mot, je saute du lit, titubante. Mes pieds nus cognent le parquet. Je traverse la chambre en trombe, attrape la première paire de baskets à ma portée, un sweat abandonné sur une chaise. Je m’habille à la va-vite, les doigts engourdis, maladroits.
— Attends, où tu vas ? crie mon mari derrière moi.
Je ne me retourne pas. Je descends l’escalier en courant, manquant de trébucher. La porte d’entrée. La poignée. L’air frais du matin me gifle.
Et puis, je cours.
Je cours comme une folle, sans but, sans raison. Les rues défilent, les arbres, les voitures garées. Mes poumons brûlent. Mes jambes faiblissent. Mais, je ne m’arrête pas.
– Pourquoi ? Pourquoi ça ?
Je n’ai pas de réponse. Juste cette urgence viscérale de fuir, de disparaître, de me fondre dans quelque chose de plus grand que moi.
La forêt.
Elle est là, à la lisière du quartier. Je m’y engouffre, m’enfonce entre les troncs, les branches qui me griffent, la terre humide qui cède sous mes pas. Je tombe à genoux, le souffle coupé, les mains enfoncées dans la mousse.
Et là, je m’enfonce par terre. Je tombe sous le sol. Je suis avalée par l’humus en surface, une première profondeur puis, pour finir, je me retrouve sous les nappes phréatiques, dans une grotte souterraine gorgée d’une épaisse lumière rouge où trône, posé sur une racine d’arbre mort, un smartphone allumé.
Je serre les bras autour de mon ventre. Je baisse la tête, tremblante, et, instinctivement, je m’enquiers de ce que projette le petit appareil électronique qui se trouve ici.
Notre maison brûle et nous regardons ailleurs… Si vous n'avez rien à dire et que vous voulez le faire savoir, postez cette phrase en commentaire ! Merci de m’avoir lue ! Si vous êtes, verbe à la deuxième personne du pluriel, cliquez sur « J’aime ». Ça se trouve juste en dessous de ce paragraphe, à gauche. Si vous préférez le bouton de droite, dites-moi en commentaire ce qui vous a plu (ou pas) !
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Commentaires ()
Nos anciens on exactement les mêmes commentaires sur notre fausse façon d'écrire "avec nos écrans tactile".
J'ai aimé ton texte, encore. :)
Vite ! Passer ce vilain commentaire farceur à la toise de l’application fiable à 99% !
L’histoire aussi, tant qu’à entendre au loin le rauque son du cor le soir au fond des noix.
Hihi ^^
Je pense qu’il faudra lancer un sujet sur les conséquences narratives et stylistiques de l’intervention de l’artificialisation générative. (Édit : ah… c’est fait ✅)
La détection et la fiabilité très très relative des outils.
L’humanisation des textes générés et la faiblesse absolue des textes qui en résulte.
Peut-être également, mais c’est un autre sujet, sur les conséquences actuelles et surtout prévisibles ou inévitables (?) de l’utilisation de ce que je n’aime pas nommer "intelligence" artificielle parce que pour moi ce n’est pas de l’intelligence.
Mais je ne veux pas pourrir plus ton fil de commentaires. (Oh pardon Déesse…)
Sache que j’ai beaucoup apprécié et que j’apprécie beaucoup ta manière, ta façon de mener à bien cette convergence narrative et presque philosophique de la non-existence des personnages par rapport à l’autrice, elle-même Déesse de SON univers.
Forcément, cela te va très bien… ?
Bien mises en mots, les différentes réactions potentielles de gens qui se rendent compte d’un coup qu’ils ne sont que des ombres, des marottes, des marionnettes aux fils invisibles, sans conscience de l’avoir été jusqu’à la brutale et terrible révélation de leur statut.
C’est presque religieux à en croire certaines personnes qui s’en remettent à la volonté de quelque chose de supérieur dans leurs actions…
Donc bravo, et j’arrête là . 😌
Iiiiiiiiiihaaaa !!!
Merci pour ton commentaire @Iznogood.
Vite ! Passer ce vilain commentaire farceur à la toise de l’application fiable à 99% !
L’histoire aussi, tant qu’à entendre au loin le rauque son du cor le soir au fond des noix.
Hihi ^^