Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jalousies — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jalousies
Chapitre 1
Dans la brume d'une matinée automnale, Paquito se dirige d'un pas pressé vers les bureaux de l'association qui sont déjà occupés par Albina.
Paquito, 42 ans, a récemment été promu responsable de son service. C'est un poste qu'il n'a pas désiré, mais pour lequel il a été choisi, aujourd'hui, son esprit est troublé. Il est impatient de retrouver sa collègue Albina après ce week-end trois jours. Ils ont l'habitude de débuter la journée autour d'un café.
Albina, sa collègue de 47 ans est d'origine italienne. Petite, avec un charmant accent qui enflamme ses mots, elle a une aura qui captive tous ceux qui l'entourent.
Albina est une mère célibataire depuis deux ans, forte et indépendante. Elle navigue entre ses responsabilités professionnelles et sa vie personnelle avec une grâce remarquable. Paquito et elle partagent de nombreux projets et ont déjà fait face à des situations très compliquées. Leur complicité est palpable, un lien s'est progressivement tissé entre eux. Il est capable de deviner son humeur par les couleurs de sa tenue vestimentaire, sa voix et le son de ses déplacements.
Leurs échanges professionnels ont pris une tournure plus personnelle ces derniers temps. Ils échangent de plus en plus de messages en soirée. Généralement, de petites vidéos amusantes, chacun cherche à faire rire ou surprendre l'autre. Ils se comprennent avec un simple regard ou un sourire. Cette complicité met une belle énergie et une ambiance décontractée dans la vie de cette petite association.
Paquito apprécie la façon dont Albina s’anime lorsqu’elle parle de son travail, sa passion se lit dans ses yeux perçants. Il aime l’écouter, la manière dont elle remplace le sérieux par un soupçon de taquinerie. Albina apprécie la façon dont Paquito a pris ces nouvelles fonctions, son autorité naturelle, sa créativité, son humour et sa détermination lui avait redonné de la motivation. Elle aime la manière dont il peut comprendre les situations et la manière qu'il a de trouver des solutions quand celles-ci sont compliquées. Il a été très disponible durant sa séparation, en prenant le temps de l'écouter et de l'apaiser. Avec lui, elle ne se sent pas jugée, elle trouve une oreille attentive et il parvient à la faire rire et la valoriser lors de périodes de doutes.
À son arrivée dans les locaux, Paquito s'annonce :
À son arrivée dans les locaux, Paquito s'annonce :
— C'est moi ! dit-il d'un ton enjoué en montant les escaliers énergiquement. Lorsqu'il entre dans leur bureau commun, il découvre Albina derrière son écran, il comprend directement qu'elle est contrariée.
La lumière de son sourire habituel est obscurcie par la frustration. Après lui avoir délicatement déposé un baiser sur la joue.
— Qu’est-ce qui se passe ?
Son instinct protecteur se dévoile.
— Rien, lui répondit-elle d'un ton froid.
— Café ?
— Café ?
Sans réponse, il descend préparer deux cafés en cuisine.
À son retour, Albina reste fermée.
À son retour, Albina reste fermée.
— Alors, que se passe-t-il ? Ne me fais pas croire que tout va bien !
Il se place en face d'elle afin de percer son regard. Elle lève les yeux, saisit le café devant elle.
— No dormo !
Il sait parfaitement ce que cela veut dire ; son fils de huit ans l'a rejointe durant la nuit et elle n'a pas dormi. Il a sans doute encore été malade ou il a fait un cauchemar. Ses traits méditerranéens, sa peau légèrement hâlée, et ses cheveux bruns ondulés ne portent pas les traces d'une courte nuit. Elle est vêtue d'un pantalon bleu et d'un haut coloré et chic, typique de la mode italienne, accentué par des boucles d'oreilles élégantes.
— Ludo a été malade ?
La relation professionnelle vient déjà de basculer sur le plan personnel. Elle se sent libérée du craquant professionnel.
— Il est venu dormir avec moi tous les soirs, dit-elle d'un ton désespéré.
Ce qu'elle ne dit pas, c'est que la nuit précédente, après avoir stimulé son imaginaire avec des récits érotiques sur Xstory, elle a glissé sa main droite entre ses cuisses. L'excitation du récit de cette femme prise par cet inconnu ne l'a pas laissée indifférente. Elle imagine que son chauffagiste parcourt son corps, elle visualise ses mains, fortes et sécurisantes, caressant doucement sa peau, explorant chaque courbe, exactement où elle désire. Il a tout ce qu'il faut, là où il faut, et sait parfaitement ce qu'il veut.
Elle accompagne ses caresses de mouvements de bassin, elle est trompée, cela fait un moment qu'un homme ne l'a pas pénétrée et le manque se fait ressentir. Ses doigts glissent entre ses lèvres gonflées, elle se délecte de ce moment d’évasion, où elle peut être pleinement elle-même, libre et sensuelle. Elle imagine être pénétrée par cet homme viril. Alors qu'elle allait atteindre l'orgasme désiré, elle est interrompue par son fils.
Il vient de faire irruption dans sa chambre, elle n'a pas la force de le remettre dans son lit, elle fait un rapide passage par la salle de bain pour se rafraîchir avant de rejoindre son lit. Elle passe le reste de la nuit à se faire réveiller par les mouvements et la toux de son fils.
Après trois jours dans son rôle de mère et d'infirmière, elle est ravie de rentrer au boulot, elle a besoin de se replonger dans les projets professionnels et d'échanger avec un adulte. Paquito par son attention, son écoute et sa bienveillance, est un réconfort.
Alors qu'ils échangent sur l'organisation des projets de la semaine, ils sont interrompus par l'arrivée de Céline.
Céline est une stagiaire arrivée dans le service il y a trois semaines, elle est âgée de vingt-cinq ans, mince, du haut de son mètre soixante-quatorze, elle ne passe pas inaperçue. Elle a un tempérament discret, elle a convaincu par sa détermination et son caractère.
Aujourd'hui, elle porte une blouse légère et un jean qui met en valeur ses longues jambes et ses fesses rebondies. Albina remarque directement qu'elle ne porte pas de soutien-gorge et à sa présence, un sentiment étrange de jalousie naît en elle.
Paquito va partager son temps avec Céline, Albina, frustrée par cette nouvelle dynamique, voit en la charmante stagiaire une menace pour son propre espace. Dans ce jeu subtil de rivalités et de tensions, les interactions prennent une tournure inattendue.
Albina demande à Céline comment s'est passé son week-end. Elle commence à expliquer que Mathieu lui a fait la surprise de l'amener au restaurant.
— Un endroit vraiment chic ! Tu sais, avec des lampes tamisées et un menu quatre services.
Mathieu est âgé de trente ans, Céline a toujours été attirée par les hommes plus matures et sa grande taille lui a rapidement permise d'attirer l'attention de garçons plus âgés qu'elle.
Albina l'écoute avec attention, un sourire sur le visage, impatiente de la faire parler pour en savoir plus.
— Et alors, qu'est-ce que vous avez mangé ?
Céline cherche dans sa mémoire les plats dégustés alors qu'Albina cherche à lui faire dire des inepties. Céline continue cependant de décrire leur soirée. Après le restaurant, elle évoque le moment où ils sont allés en boîte de nuit pour continuer la soirée.
— Au début, c'était génial ! Je dansais, je m'amusais, mais...
Elle s'arrête un instant, son sourire s'estompe légèrement.
— Mais au bout d'un moment, alors que je dansais, j'ai eu une main aux fesses et le mec était vraiment lourd, il ne voulait plus me lâcher.
Pour la soirée, Céline portait une petite robe noire, fidèle à son habitude, elle n'avait pas de sous-vêtements. L'auteur de la main aux fesses a pris cela pour une invitation.
— Je le gérais bien, mais Mathieu est très jaloux, dit-elle, gênée.
— Il y avait beaucoup de garçons qui dansaient près de moi, et je l’ai vu se crisper, on est parti pour éviter que Mathieu ne se batte.
— Pezzo di merda !
— On devrait leur couper la bite !
— Il y avait beaucoup de garçons qui dansaient près de moi, et je l’ai vu se crisper, on est parti pour éviter que Mathieu ne se batte.
— Pezzo di merda !
— On devrait leur couper la bite !
Ce témoignage a réveillé chez Albina une certaine compassion pour Céline, mais également des sentiments haineux vers ce genre d'individus.
Paquito est surpris que Céline ne soit pas également révoltée par ce genre de comportement déplacé des hommes.
— C'est vrai que j'ai dansé et rigolé avec lui. Il a dû croire qu'il me plaisait, ça arrive souvent.
Alors que Paquito et Albina s'indignent de ce type de comportement, Céline replonge dans ses souvenirs de la soirée. Ce que Céline n'explique pas, c'est la suite...
À la sortie de la boîte, excitée par la réaction de Mathieu, elle l'a embrassé langoureusement avant que lui glisse la main sous sa jupe.
Mathieu découvre alors qu'elle ne porte pas de culotte et qu'elle est très excitée. Elle lui jette un regard coquin à faire bander un esquimau sur sa banquise avant de lui caresser le sexe à travers son jean. Elle le libère de son boxer avant de le branler discrètement.
À la sortie de la boîte, excitée par la réaction de Mathieu, elle l'a embrassé langoureusement avant que lui glisse la main sous sa jupe.
Mathieu découvre alors qu'elle ne porte pas de culotte et qu'elle est très excitée. Elle lui jette un regard coquin à faire bander un esquimau sur sa banquise avant de lui caresser le sexe à travers son jean. Elle le libère de son boxer avant de le branler discrètement.
— J'ai envie de te sucer.
Elle s'agenouille devant lui et le prend en bouche.
Surpris et inquiet d'être remarqué, Mathieu reste immobile, guettant les alentours. Céline s'amuse de la situation, avale le sexe gonflé de son compagnon le plus profondément possible tout en le masturbant pour de lui donner un maximum de plaisir.
Un groupe de quatre garçons passe à proximité, les remarques commencent à fuser en direction de Céline.
— La salooope !
— Quelle bonne suceuse !
— Tu en veux d'autres ?
— Quelle bonne suceuse !
— Tu en veux d'autres ?
Céline cherche à cacher son visage derrière ses longs cheveux, en souriant d'être surprise dans cette position. Heureusement, les quatre passants laissent le couple à leur occupation.
— Je suis vraiment une salope ?
— Je vais te répondre à l'appartement, là on pourra voir si tu es vraiment une salope.
— Je vais te répondre à l'appartement, là on pourra voir si tu es vraiment une salope.
Céline est sortie de ses pensées par Albina.
— Tu as froid ? lui demande-t-elle en fixant sa poitrine, ses seins sont durcis par l'excitation de ses pensées et ils pointent fièrement en direction de Paquito.
Paquito gêné par la situation préfère rire en direction d'Albina.
— Rhoo toujours le petit mot pour mettre les gens à l'aise, dis donc.
Céline rougit et dissimule sa petite poitrine derrière ses bras.
La semaine débute donc dans cette ambiance de jalousie et de taquinerie. Les deux collègues, par l'échange d'un regard, ont bien compris que sous son air discret, Céline a en réalité un tout autre tempérament.
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