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Couverture de Ma voisine de dessous, par z.d.black06
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Ma voisine de dessous — Chapitre 3 · A trois

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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z.d.black06
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Ma voisine de dessous

Chapitre 3 · A trois

J'avais vingt-six ans et une énergie débordante. Après mes trois éjaculations durant ma soirée avec Asma, et après son départ, je ne pouvais m'empêcher de repenser à ce qui s'était passé et de me masturber encore. Je voulais recommencer, je ne pensais qu'à elle ; j'avais complètement oublié Abla le temps d'une soirée.
Le lendemain, au bureau, je ne pouvais pas tenir en place. Je cherchais une excuse, un prétexte pour partir à la banque. Sabrina, ma collègue, me demanda un formulaire ; je lui suggérai directement d'aller lui en chercher un à la banque. Mais j'avais oublié que c'était une femme et qu'elle avait un sixième sens. Elle savait qu'Asma était une belle femme et que, comme tous les hommes, je courais pour aller la voir. Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est que j'avais déjà couché avec cette femme, et même avec la bénédiction de son mari.
Mais Sabrina était dupe.
Je me rendis à la banque. L'agent d'accueil me fit patienter le temps qu'un client sorte de son bureau. Je m'étais imaginé tout un scénario sur le trajet : comment me comporter avec elle ? Que dire ? Est-ce que je pourrais me permettre de franchir les limites avec elle ? Mais dès que je franchis la porte de son bureau, ce fut autre chose.
Elle avait la tête baissée, son bonjour était timide, et je devins comme elle. La veille au soir, le courant passait très bien entre nous, et là, une barrière invisible nous empêchait de redevenir complices.
Elle m'avait manqué. Toute la nuit, je n'avais cessé de repasser notre soirée dans ma tête, comme une scène irréelle. Je voulais la tenir dans mes bras, l'embrasser, mais il ne se passait rien.
Je lui expliquai la raison de ma venue. Elle me répondit qu'un e-mail aurait suffi et qu'il n'était pas nécessaire de me déplacer. Elle me tendit une enveloppe remplie de formulaires, et je quittai aussitôt son bureau.
Une fois dans la voiture de service, je tardai à démarrer et à quitter ma place de parking. Je voulais retourner la voir, lui dire qu'elle m'avait manqué et l'embrasser, mais plusieurs pensées me traversaient la tête. Peut-être que la veille, c'était contre sa volonté et qu'elle regrettait. Et pourtant, elle semblait heureuse ; nos baisers échangés et le plaisir partagé étaient réels. Peut-être faisait-elle exprès et jouait-elle la comédie... Beaucoup de questions me traversaient l'esprit.
De retour au bureau, Sabrina m'accueillit avec un sourire en coin, me demandant comment s'était passé mon rendez-vous, tout en me rappelant que c'était une femme mariée.
Je lui tendis les formulaires sans rien dire.
Le téléphone fixe de la société sonna soudainement, près du poste de Sabrina. Elle répondit immédiatement et, après quelques mots échangés, elle me tendit l'appareil.
— C'est la banque, lança-t-elle avec un clin d'œil moqueur.
C'était Asma. Elle voulait m'appeler, mais elle n'avait pas mon numéro. Elle avait le choix entre le demander à son mari ou appeler directement au bureau. Elle s'excusa pour son comportement froid de tout à l'heure : elle avait été surprise de me voir et la panique l'avait submergée au point de se comporter ainsi. Elle ajouta aussi qu'elle avait passé une bonne soirée avec moi et qu'elle avait hâte de me revoir.
Emporté par le moment présent, je m'étais laissé entraîner dans une autre sphère et j'avais oublié que Sabrina était là, à me regarder sourire comme un petit garçon.
Je retournai à mon bureau et me concentrai sur mes tâches. Sabrina resta silencieuse.
Mon portable, oublié sur le bureau de Sabrina, vibra dix minutes plus tard. Elle remarqua aussitôt que c'était Nadir qui appelait.
— Voilà ce qui arrive quand on drague la femme d'un autre, plaisanta-t-elle en me tendant mon portable.
Je me levai pour répondre. Nadir me demanda de venir passer la soirée chez lui, rien que sa femme et moi. J'acceptai sans hésiter.
À peine avais-je raccroché que mon téléphone sonna de nouveau : un numéro inconnu. C'était Asma ; son mari lui avait donné mon numéro. Sabrina, toujours moqueuse, me fit des gestes pour mimer un « petit bandit ».
Asma voulait s'assurer de ma venue ce soir-là, m'assurant que Nadir serait chez ses parents pendant nos ébats. Elle me confia qu'elle avait hâte de me retrouver. Nous continuâmes à discuter et à rire, au point que j'en oubliai la présence de Sabrina.
— À ce soir, dis-je en raccrochant.
— À ce soir ? répéta Sabrina, suspicieuse. Il se passe quoi, là ?
Je réalisai que j'étais grillé. J'essayai d'esquiver en prétendant que c'était juste un dîner amical, mais elle ne me croyait pas une seconde.
L'après-midi passa vite et, pour la première fois, Sabrina et moi eûmes une vraie conversation. Elle me parla d'elle, de son quotidien. Jusqu'ici, nos échanges s'étaient limités au travail, mais ce jour-là, c'était différent. J'appris qu'elle était maman d'une petite fille de huit mois. J'aimais discuter avec elle.
En fin de journée, elle me souhaita une bonne soirée et quitta le bureau. Je descendis peu après et l'aperçus en train de rejoindre son mari dans sa voiture. Leur tension était palpable. Au bureau, elle affichait un sourire radieux, mais à cet instant, elle paraissait distante. Elle le soupçonnait de la tromper ; j'avais entendu malgré moi sa discussion avec une amie, et cela expliquait bien des choses.
L'arrivée de Nadir et d'Asma effaça Sabrina de mon esprit. Nous nous dirigeâmes chez eux. Nadir parlait de tout et de rien, tandis qu'Asma restait silencieuse, la tête baissée. Son attitude changeait en présence de son mari.
Arrivés chez eux, leur appartement était luxueux. Comparé au nôtre, leur logement ressemblait à un palais. Je repensai à la veille, imaginant leur réaction en découvrant mon appartement modeste.
Nadir nous déposa et ne tarda pas à nous laisser seuls.
— Amusez-vous bien, lança-t-il avec un sourire.
Son comportement m'étonnera toujours. Si c'était ma femme, je ne supporterais même pas qu'un autre homme la regarde avec envie... mais lui, c'était tout le contraire.
Dès que la porte se referma derrière lui, Asma redevint la femme insatiable que j'avais découverte. Elle m'embrassa sans hésitation. Nous restâmes accrochés l'un à l'autre, comme un couple amoureux. Assise sur moi, elle s'excusa pour son comportement du matin en me serrant fortement dans ses bras. Elle me confia avoir pensé à moi toute la journée, s'être touchée en cachette au bureau, excitée par nos souvenirs.
— Rejoins-moi dans la chambre quand je t'appellerai, murmura-t-elle en stoppant mes gestes.
J'acquiesçai, le cœur battant, tandis que le reste de mon corps brûlait d'impatience. Quelques minutes plus tard, elle m'appela. En entrant, je la vis sur le lit, agenouillée, lingerie noire en dentelle moulant ses courbes, collants transparents tendus sur ses cuisses. Une vision brutale de désir. Je restai figé une seconde, hypnotisé, puis la rejoignis sans attendre.
Nos lèvres se trouvèrent, se percutèrent presque. Mes mains s'emparèrent de ses hanches, de sa taille, de ses seins, affamées. Elle arracha ma chemise avec une rage douce, me poussa sur le lit et m'embrassa comme une folle. Sa main glissa vers ma ceinture, la défit avec une lenteur provocante, comme si elle savait que cela me rendrait fou.
Quand mon sexe jaillit de mon caleçon, dur et impatient, elle eut un sourire féroce. Elle s'en empara aussitôt, comme une conquérante sûre de sa domination, et le fit danser entre ses lèvres avec une dextérité qui me coupa le souffle.
— Lâche-toi. Je veux que tu viennes dans ma bouche, murmura-t-elle avant de m'engloutir jusqu'à la gorge.
Je croyais que cela l'avait gênée la dernière fois. Là, elle s'y adonnait comme si c'était sa drogue. Sa langue me torturait, ses va-et-vient s'accéléraient, et je dus puiser au plus profond de moi pour ne pas jouir tout de suite.
Mais je voulais reprendre le contrôle.
Je la renversai d'un mouvement brusque, la mis sur quatre pattes, lui ôtai sa culotte, pris par l'envie et le plaisir de lui dévorer le sexe par-derrière. J'écartai ses fesses et commençai à la lécher, le nez collé à son anus. Elle protesta, le souffle court :
— Non, c'est sale...
Mais elle n'eut plus rien à ajouter. Elle gémissait quand ma langue plongea entre ses lèvres humides. Elle m'ordonnait presque de la lécher plus fort. Je m'exécutai, sauvage et précis, jusqu'à la sentir secouée par l'orgasme.
Je n'attendis pas qu'elle redescende.
Je la relevai, l'empoignai par les hanches et la pénétrai d'un seul coup. Mon sexe, tendu à l'extrême, trouva sa chaleur. C'était trop bon, trop fort, trop rapide. Je la voyais dans le miroir de sa chambre ; son regard ténébreux m'encourageait à poursuivre. Elle voulait de moi, son sexe humide m'aspirait en entier. Après à peine quelques va-et-vient, je me déversai en elle, brutalement, sans prévenir. Je m'effondrai sur elle, haletant, le cœur en feu, épuisé, mais repu.
Puis nous recommençâmes une deuxième, puis une troisième fois, tout seuls dans cet appartement comme deux fous.
Vers les coups de vingt-deux heures, Asma consulta son téléphone qui venait de sonner, et son expression changea brusquement. Nadir lui avait envoyé un message : il voulait savoir comment cela se passait et demandait à se joindre à nous. Au fond de moi, je savais que cela finirait par arriver.
— Je lui dis de venir ? me demanda-t-elle, hésitante.
Je répondis « oui » à contrecœur, car je voulais Asma pour moi seul. Nous attendîmes Nadir, qui finit par nous rejoindre.
La tension dans la pièce baissa d'un cran. Assis sur une chaise, en caleçon, un oreiller sur les genoux, je faisais face à Nadir et Asma. Elle était redevenue timide, presque maladroite, et je ne savais pas comment aborder la situation. Je me disais que c'était au mari de prendre les devants.
— Viens t'asseoir près de nous, me demanda Asma.
Je me levai et laissai tomber l'oreiller. Nadir ne se gêna pas pour me dévisager. Il ne perdit pas de temps : il demanda à sa femme de m'embrasser, et elle s'exécuta, bien que le baiser manquât de passion. Sa main se posa sur ma cuisse, et Nadir lui demanda de me caresser à travers mon caleçon. Elle obéit, puis embrassa son mari à son tour.
Je voyais qu'Asma peinait à se sentir à l'aise, mais je décidai de participer malgré moi. C'était ce que nous avions convenu, après tout.
Je commençai à la caresser à mon tour, ma main remontant lentement le long de sa cuisse. Nadir s'écarta légèrement, prenant du recul pour mieux nous observer. Asma se laissa aller enfin — ou presque. Sa main se glissa sous mon caleçon, agrippant mon pénis avec une assurance qui me surprit. Je ne durcissais pas, mais je savourais ce moment suspendu, fragile.
Elle s'assit sur moi, frottant ses parties contre les miennes dans un mouvement lent, presque hésitant. Je sentais le regard de Nadir posé sur nous, brûlant, affamé. Il s'excitait à la vue de sa femme, et cette idée me mit mal à l'aise. Pourtant, je continuai. Je l'embrassai, je la caressai, comme pour m'accrocher à quelque chose qui m'échappait déjà.
Nadir se déshabilla peu à peu. Son érection attira malgré moi mon regard. Elle était impressionnante. Moi qui avais toujours cru mes dix-sept centimètres largement suffisants, je découvrais là une véritable bête. Même Asma sembla surprise, comme si elle redécouvrait son propre mari sous un jour nouveau.
Il lui demanda s'il pouvait la pénétrer, lui indiqua la position d'un geste simple. Elle obéit sans hésiter.
Offerte, elle l'accueillit en elle. Lorsqu'il entra, elle leva les yeux vers moi. Son visage était transfiguré par un plaisir brut, presque sacré. Le va-et-vient de Nadir la faisait chavirer, l'arrachait à toute retenue. Elle gémissait, haletait, s'abandonnait totalement, sans plus penser à rien d'autre.
Je restai là, figé, fasciné et troublé. La voir ainsi, si vivante, si belle dans cet abandon, me serrait la poitrine. Une jalousie sourde me traversa, inattendue, presque honteuse. Son regard croisa le mien. Il y avait dans ses yeux une chaleur, une invitation silencieuse. Je m'approchai. Elle m'attira contre elle et m'embrassa avec une fougue qui fit vibrer l'air autour de nous.
Ce baiser décupla l'ardeur de Nadir. Il accéléra, ses reins claquant contre elle, jusqu'à jouir profondément, sans retenue.
Nous nous allongeâmes ensuite tous les trois, nus, les corps encore brûlants. Le silence qui suivit était doux, suspendu, presque irréel. Ils étaient vidés, comblés. Moi, je restais là, à côté d'eux, partagé entre l'envie, la tendresse... et un sentiment d'exclusion que je n'arrivais pas à chasser.
En observant le visage d'Asma, encore marqué par le plaisir qu'elle venait de prendre avec son mari, je me sentis mis à l'écart. Comme si ce plaisir aurait dû venir de moi, uniquement de moi, et non d'un autre homme.
Il était tard. Je me levai et décidai de rentrer chez moi. Nadir, épuisé, me demanda de rester encore un peu, mais son corps parlait pour lui : il aspirait davantage au repos qu'à ma présence. Il ne me retint pas vraiment.
Asma proposa de me raccompagner, prétextant qu'il n'y aurait plus aucun bus à cette heure.
Elle me ramena chez moi. Nous restâmes silencieux durant le trajet. Avant d'arriver à ma cité, elle se gara brusquement et m'embrassa. Elle me dit que c'était génial avec moi et sembla même s'excuser pour ce qui venait de se passer avec son mari. Elle me promit qu'elle ferait tout pour que nous puissions recommencer, juste tous les deux. Elle continua à m'embrasser, et je ressentis un mélange de bonheur et de tristesse. Je savais que sa place était auprès de son mari et que ma présence n'était que temporaire.
Nous étions à l'abri des regards. Pendant que nous nous embrassions, je glissai ma main dans son pantalon et commençai à la doigter, désireux de profiter du moment, de me rattraper. Je redoublai d'efforts tandis que ses gémissements résonnaient dans l'habitacle. Je continuai jusqu'à ce qu'elle explose de plaisir.
À son tour, elle sortit mon sexe de mon pantalon et commença à me branler, puis à me sucer avec une ardeur renouvelée. Sur cette route, nous risquions à tout moment d'être surpris, mais le plaisir primait sur la peur. Je l'avertis que j'allais jouir, mais elle continua, avalant tout avec une facilité qui me surprit. Elle rit, disant que c'était de la vitamine J.
Nous échangeâmes quelques derniers baisers avant que je ne rentre chez moi, l'esprit encore embrumé par cette soirée.
En arrivant devant chez moi, je trouvai Abla assise sur les marches, devant ma porte, en pleine conversation téléphonique. En me voyant, elle raccrocha aussitôt. Son regard croisa le mien, mais elle ne dit pas un mot. Tous mes appels et mes messages étaient restés sans réponse. Une vague de colère me submergea, fugace, aussitôt tempérée par la raison : entre nous, il n'y avait jamais eu de promesses, rien qui justifie ce serrement de cœur.
— Je suis désolée, murmura-t-elle.
Sa voix était faible, presque tremblante. Je m'assis à côté d'elle sur l'escalier et, peu à peu, la conversation s'installa. Elle me parla de ses problèmes avec son frère et ses sœurs, du manque de soutien de sa mère, toujours passive face aux conflits familiaux. Pour fuir cette ambiance pesante, elle passait ses journées dans la maison de plage de son copain.
J'aurais voulu lui parler de lui, la mettre en garde, mais en la voyant aussi triste, je préférai me taire. Ce n'était ni le bon moment ni la bonne façon de lui annoncer la vérité.
— J'aimerais partir faire mes études en France et quitter cette famille... Est-ce que tu pourrais m'aider dans mes démarches ? demanda-t-elle soudain.
Son regard s'illumina un instant, teinté d'un espoir fragile.
— Tu en as parlé avec ton père ? lui demandai-je.
— C'est lui qui m'a suggéré cette idée.
Abla a toujours été considérée comme un « défaut de fabrication de préservatif ». Sa mère, veuve et déjà mère de trois enfants, avait eu une relation lors de ses activités nocturnes, mais les choses ne s'étaient pas passées comme d'habitude : elle était tombée enceinte, alors que cet homme était marié.
Son père, malgré les pressions de sa femme et de sa famille, n'avait jamais complètement coupé les ponts avec Abla. Pour eux, elle restait un « enfant du péché », mais lui semblait vouloir la protéger et lui offrir tout ce dont elle avait besoin.
Elle me demanda si je pouvais rester encore un peu avec elle, le temps que son frère quitte la maison. Son souhait fut rapidement exaucé.
Une heure plus tard, la nuit fut brusquement déchirée par un vacarme inhabituel. Des sirènes hurlantes envahirent la cité, leurs gyrophares bleus et rouges se reflétant sur les façades décrépies des immeubles. Des portières claquèrent, des voix autoritaires résonnèrent dans la cour, réveillant les voisins qui apparurent aux fenêtres, attirés par le tumulte.
La police venait d'arriver. Son frère était impliqué dans un trafic de stupéfiants. Deux de ses associés venaient d'être arrêtés et, sans la moindre hésitation, l'avaient dénoncé. Les agents montèrent rapidement les escaliers, frappant violemment à la porte. À l'intérieur, la tension monta d'un coup.
Sa mère surgit dans le couloir, hurlant, implorant, accusant tour à tour la police, le destin, le quartier tout entier. Elle criait le nom de son fils, refusant d'y croire, s'accrochant à lui tandis que les menottes se refermaient sur ses poignets. Lorsqu'ils l'entraînèrent hors de l'appartement, sous les regards curieux et silencieux des voisins, elle poussa un cri déchirant, puis ses jambes cédèrent. Elle s'effondra au sol, inconsciente, tandis que les policiers embarquaient son fils.
Il fut interpellé sur-le-champ et, pour la troisième fois, allait bientôt se retrouver derrière les barreaux.
Je restai avec Abla jusqu'à tard dans la nuit, assis près d'elle dans le silence retombé de la cité. Je la réconfortais du mieux que je pouvais, lui tenant la main, murmurant quelques mots pour apaiser ses sanglots. Elle ne cessait de s'inquiéter pour sa mère, encore étendue à l'intérieur, prise en charge par les secours. Cette nuit-là, le temps sembla suspendu, lourd de peur et d'impuissance.
Le lendemain matin, en arrivant au bureau, Sabrina était la première sur place. Une fois bien installée pour commencer le travail, elle roula avec sa chaise de bureau dans ma direction et s'arrêta tout près de moi. Elle me demanda des nouvelles de ma soirée avec Nadir et Asma. Je lui répondis que nous avions dîné ensemble chez eux.
— Je t'ai vu avec eux sur le parking. Vous êtes partis directement chez eux ? me demanda-t-elle.
— Oui, on a passé la soirée ensemble.
— Alors c'était un tête-à-tête avec la banquière, ajouta-t-elle.
Je la regardai, ne comprenant pas ce qu'elle insinuait. Je lui répétai que nous étions tous les trois.
— Moi, j'étais chez mes beaux-parents, de dix-huit heures à vingt-trois heures. Si vous êtes partis directement chez eux, que faisait Nadir chez ses parents à l'heure de votre dîner ? m'interrogea-t-elle avec insistance.
Je restai silencieux, stupéfait par ses propos.
— Nadir et mes beaux-parents sont voisins, et sa voiture est restée devant la maison jusqu'à presque vingt-deux heures, ajouta-t-elle.
J'étais incapable de parler. Je cherchais quoi répondre, je bégayais sur place.
— Mon sixième sens ne me trompe jamais. Je ne sais pas comment, mais il y a quelque chose entre toi et ta banquière. La question est : et son mari dans toute l'histoire ? conclut-elle en faisant glisser sa chaise à roulettes vers son bureau.
Je voulais parler, tenter d'inventer un mensonge. Je ne voulais pas que ma relation avec Asma soit dévoilée, mais je ne trouvais pas les mots. Je restai silencieux, confirmant malgré moi les pensées de Sabrina.
La gérante entra juste après, accompagnée d'une jeune femme : Katia. Nous avions fait nos études ensemble et étions diplômés de la même promotion. Amel, la gérante, nous la présenta : elle travaillerait désormais avec nous, portant l'effectif du bureau à trois personnes.
L'arrivée de Katia changea l'ambiance de la matinée. Nous restâmes à discuter et à lui expliquer les tâches et les procédures de travail, mais le regard de Sabrina était toujours là, à m'observer, cherchant à obtenir plus d'informations.
Vers midi, mon téléphone sonna. En regardant l'écran, je vis que c'était Nadir. Par maladresse, je levai les yeux vers Sabrina. Elle me regarda avec un sourire moqueur : j'étais grillé.
Nadir m'invita à déjeuner avec lui. J'acceptai. Je voyais Sabrina sourire ; son regard disait tout : « Je sais ce que tu me caches. »
Pendant notre déjeuner, Nadir me remercia pour tout ce que j'avais fait. Je n'avais pourtant fait que prendre du plaisir avec sa femme, mais lui voyait les choses autrement. Il m'avoua que, grâce à moi, sa femme était épanouie. Un mensonge, alors que son véritable plaisir à lui était de voir sa femme avec un autre.
C'était gênant de parler de ce genre de choses, en plus en plein déjeuner. Et ce qui me surprit encore davantage, ce fut sa dernière demande :
— Je veux que tu la baises devant moi, que tu sois brutal avec elle.
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Guépiere
28 septembre 2026 à 15:32
Bravo j'aurais aimer participer.
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sebou01
23 septembre 2026 à 22:23
Une magnifique suite très excitante et très coquine à souhait pour cette série d'histoire érotique très excitante, j' ai adoré lire ce nouveau chapitre très coquin et très excitant à la fois hummmm
Soyez respectueux
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Exorium
2 mai 2026 à 08:09
Vous êtes entouré de nombreuses femmes. Et d'un homme qui prend infiniment de plaisir à savoir son épouse dans les bras d'un autre. Situation pas toujours très confortable, mais génératrice d'intenses plaisirs.
Soyez respectueux
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Frodon
20 avril 2026 à 05:51
Un récit libertin assaisonné de douceur et de tendresse
Soyez respectueux
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Fosgate
17 avril 2026 à 02:02
Hâte de voir la suite
Soyez respectueux
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Moutcho
16 avril 2026 à 17:36
Whaou qu'elle récit je viens de relire les trois chapitres et c'est vraiment passionnant et très excitant à lire merci
J'ai vraiment hâte d'être le 19 avril pour la suite
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Moutcho
Moutcho
16 avril 2026 à 17:35
Whaou qu'elle récit je viens de relire les trois chapitres et c'est vraiment passionnant et très excitant à lire merci
J'ai vraiment hâte d'être
Soyez respectueux
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