Basket rouge, basket jaune
Chapitre 1
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✦ Mandrakke Basket rouge, basket jaune XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Basket rouge, basket jaune — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Mandrakke
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Basket rouge, basket jaune

Chapitre 1

Note de l'auteur


Cette histoire à été écrite dans le cadre du défi Méli-Mêle-Mots. Le détail des règles est consultable sur le forum. Bonne lecture à vous...
Wilfrid referma la grille du cimetière qu'il connaissait bien. Comme souvent, il salua le gardien d'un amical geste de la main et se dirigea sans hésitation entre les allées désertes jusqu'à l'endroit qu'il visitait régulièrement : la tombe de Dorian Gray sur laquelle une plaque souvenir leur servait de boite de correspondance. Il fit pivoter la plaque métallique qui révéla un creux de la taille d'une boite d'allumettes de poche. Il se saisit du papier qui s'y trouvait, referma prestement la cachette et lut le message. 
 
 
Ce soir, pendant le vernissage, 22h rdv dans les toilettes handicapés.
 
Wilfrid jubila, cela faisait presque dix jours qu'il n'avait pas eu de relation sexuelle. La simple pensée de ce qu'il se passerait dans la soirée le mit en forme et tout guilleret, il quitta les lieux. L'exposition qu'il avait organisée pour montrer le travail de ses élèves faisait sa fierté depuis plusieurs semaines. Qu'il soit avec ses collègues enseignants ou chez lui avec son mari, son exposition revenait sur le tapis comme si rien d'autre au monde n'existait.
 
Justin n'était pas à l'aise au milieu de toutes ces personnes qui se pressaient devant les œuvres exposées. Il avait accepté de venir, car Wilfrid avait lourdement insisté, alors, il avait cédé pour éviter une querelle de plus entre eux. Il déambula un peu entre les personnalités locales, les profs, les invités et bien sûr les élèves de son époux. Il l'aperçut à plusieurs reprises, se pâmant devant les réussites de ces jeunes trous du cul. La plupart avaient un joli coup de crayon, mais leurs tableaux ou esquisses auraient, selon Justin, mérité de concourir pour le trophée du cauchemar d'or.
 
Toutes les œuvres tournaient autour de la mort et des cimetières. A de très rares exceptions, ce n'était que tristesse et désolation, tombes glauques et tristes, cadavres ensanglantés en pagaille, parfois démembrés, mais tous très réalistes.
 
Sans y prendre part, il écouta discrètement quelques discussions. Il y avait dans cette soirée, tout ce qui répugnait Justin : un ramassis de gens surfaits, de m'as-tu vu, de profiteurs de tout et de tous. La plupart venaient se faire voir, tenaient des propos mielleux dont ils ne pensaient pas un mot. La soirée ne faisait que commencer, et cette foule qui maniait ronds de jambe et politesses dans une indécente hypocrisie réveilla le cafard qui squattait toujours son âme.
 
— Bonsoir, siffla une voix dans son dos.
— Bonsoir, soupira Justin sans se retourner.
— Je vous apporte un verre, car je vois que vos mains sont inoccupées.
 
Par politesse, il accepta la flute de champagne qui arriva sur sa gauche, s'en saisit et observa les fines bulles remonter en dansant le long du verre, sans se préoccuper de celui ou celle qui le lui avait proposé.
— Vous n'aimez pas l'art ? Pourquoi restez-vous à l'écart ?
— Cela me parait évident, non ? Excusez-moi un instant…
 
Justin vida son verre d'un trait, le posa sur la table à côté de lui et s'éloigna, plantant là son interlocuteur sans même un regard ou formule de politesse. Il s'installa à l'extérieur, dans un coin de la terrasse et respira l'air lourd de cette soirée orageuse à plus d'un titre. Entre la scène de ménage évitée au dernier moment, les envies d'envoyer paître tout ce fatras de faux derches et la météo, tout n'était que tension autour de lui. Pour tenter de calmer sa rancœur, il observa le vent qui soulevait des tourbillons de poussière, fréquemment éclairés par les flashs lumineux des nuages qui, de leurs grondements sourds, annonçaient le programme de la nuit.
 
— Un autre verre vous ferait-il plaisir ? demanda la voix sifflante. Vous avez terminé le votre bien vite.
 
Intrigué, Justin se retourna sur son interlocuteur. A sa grande surprise, il n'était pas un, mais deux et ils détonnaient autant par leur âge que par leur tenue vestimentaire. Au milieu de tous ces personnages farfelus s'extasiant devant les tableaux sombres, celui à la voix sifflante, le plus grand et le plus âgé, aurait pu être leur chef de file. Il paraissait avoir dans les soixante ans, le double de Justin. Ce colosse à la barbe hirsute et plus blanche que grise, coiffé d'une casquette verte, les yeux dissimulés derrière des lunettes fumées, était vêtu d'un long imperméable noir, boutonné jusqu'au col. Passablement usagé, ce vêtement sans rapport avec la saison descendait très bas. Il ne laissait voir que des pieds chaussés de baskets. Leur couleur attirait irrémédiablement le regard : l'une rouge criard, l'autre jaune fluo. De lui, Justin ne voyait que ses chaussures, et en elles, la pire des provocations.
 
Son acolyte était plus jeune, proche de l'âge de Justin qui apprécia son visage de chérubin agrémenté d'un joli sourire. A la différence de bien d'autres, il était bien rasé et coiffé d'une mèche blonde qui lui barrait le front. Sa corpulence était dans la moyenne, mais à côté de son compère, il paraissait bien frêle. Sa tenue vestimentaire était plus classique : chemise blanche, veste grise, jean bleu et baskets sobres, toutes deux de la même couleur. Lui, aurait très bien pu passer inaperçu dans n'importe quelle soirée, mais pas celle-ci. Si le plus vieux était trop excentrique, le plus jeune faisait trop classique au milieu de ces cheveux hirsutes associés aux tenues souvent de mauvais goût. 
 
— Messieurs…
— Bonsoir monsieur, répondit le plus jeune. Je suis Valérian Simona. Vous êtes bien Justin Cojay ?
— Je m'appelle Hubert, se présenta le vieil homme aux chaussures dépareillées. Il est presque vingt deux heures. Je dois y aller, je vous laisse avec mon collègue.
 
L'impermable pivota sur son talon rouge et regagna la foule.
 
— Puis-je faire quelque chose pour vous ?
— C'est possible. Pouvons-nous nous entretenir en privé ?
— A quel sujet ? Cette expo ? Alors là, je m'en fiche !
— Non, c'est au sujet de…
 
La foudre tomba à proximité et couvrit les propos de Valérian en plus priver tout le quartier d'électricité. La forte pluie de l'orage qui l'accompagna précipita leur retour à l'abri du bâtiment. Le blondinet expliqua qu'ils étaient tous deux de la police. A la suite d'une enquête sur une série de meurtres étranges, le service de protection avait déterminé une liste de futures victimes potentielles. Leur nombre important avait contraint leur hiérarchie à utiliser toutes les ressources à leur disposition. Ainsi, lui fraichement diplômé, et Hubert à deux pas de la retraite, avaient été affectés à leur protection.
 
— Voyez-vous, expliqua Valérian, toutes les victimes recensées avaient le même profil que vous : un couple homo s'affichant en public. Et toutes ont été tuées suivant le même rituel : sauvagement rouées de coups de batte de baseball.
— J'en ai entendu parler aux informations, et… je connais.
— Je sais. J'ai épluché votre parcours, Justin. Votre quasi-lynchage il y a quelques années pour vous être promené dans la rue avec votre ami, votre blessure…
— Notre séparation qui en a découlé…
— Oui, sa lâcheté est dans le dossier. De même que votre descente aux enfers, votre dépression…
— Vous savez tout alors…
— J'ai simplement lu les rapports médicaux. Ils disent que, d'après votre attitude de procrastination régulière, vous n'êtes pas encore sorti d'affaire. Toutefois votre rencontre fortuite avec Wilfrid il y a deux ans, vous a permis de commencer votre phase de résilience et de débuter une nouvelle vie.
— Si les rapports le disent, alors…
— Je resterai avec vous le plus souvent possible, très discrètement, jusqu'à ce que les coupables soient arrêtés. Hubert lui, protégera Wilfrid.
— Pour la discrétion, avec moi, c'est raté.
— Ne dites pas ça.
— Je dois aller aux toilettes, vous allez m'y suivre aussi ?
— En partie… Je vous accompagne, et pour votre gouverne, je suis là pour votre protection, pas pour juger ni vous draguer.
— Dommage, vous êtes plutôt mon genre, lâcha Justin en partant.
 
Valérian le doubla et poussa la porte qui donnait sur les toilettes des hommes. Seul le témoin lumineux de la sortie de secours éclairait partiellement cet endroit plongé dans l'obscurité. Tous deux entendirent distinctement des râles de plaisir. Ils provenaient de la cabine la plus spacieuse, celle prévue pour les personnes en fauteuil roulant et dont la porte était grande ouverte. D'un geste, Valérian intima le silence et s'avança silencieusement dans la pénombre. A l'intérieur, ils devinèrent Wilfrid, allongé sur le dos à même le sol. Les jambes largement relevées, il se faisait furieusement tringler par Hubert dont ils ne distinguaient que le dos et les fesses. Justin ne fut pas choqué, car il savait pertinemment que son époux voyait d'autres hommes. Il l'avait accepté bien avant leur mariage, mais il était loin de se douter des conditions sordides dans lesquelles il se donnait à d'autres. Les râles de plus en plus forts de son amant indiquèrent que la fin était proche pour lui. Wilfrid enlaça son amant penché sur lui tandis qu'il vidait longuement ses deux burnes dans le fondement bien ramoné. Le souffle court, les amants s'embrassèrent. 
 
— C'était trop bon… J'adore sentir ta grosse bite aller et venir en moi.
— Tu en auras encore Wilfrid, ton cul est trop accueillant.
— Oui, je sais, mais pourquoi diable t'es-tu habillé ainsi ? 
— Il n'est pas bien mon petit déguisement ? J'ai pensé que pour venir à ton vernissage, un peu d'anticonformisme serait de bon aloi.
— Tu y as été fort !
— Bah ! Il faut savoir ce qu'on veut dans la vie. Moi, je le sais, et toi ?
— Je te veux toi. Mais il y a Justin.
— Tu veux divorcer ?
— Non. Cela risquerait de relancer sa dépression.
— Ecoute, depuis ce soir, tu as officiellement un garde du corps. Tu es sous sa protection. Et ne t'en fait pas pour ton mec, je m'en occupe, il ne te gênera plus très longtemps. J'ai tout prévu. Il est protégé par un débutant. C'est une demi-portion, il ne fera pas un pli. Laisse-moi faire et dans dix jours, grand max, tu seras un veuf éploré au cimetière, pleurant ton Justin. Quant à moi, je regretterai mon jeune collègue qui n'a pas su protéger son client, même au péril de sa vie.
— Tu ne vas quand même pas…
— Si ! Et le plus vite sera le mieux, effet de surprise, rapide, sans bavure et tu retrouves ta liberté…
 
Hubert embrassa goulument Wilfrid, mais Valérian en avait assez entendu. Il jeta un coup d'œil écœuré au long impair sombre pendu à la porte et aux deux baskets négligemment jetées plus loin : l'une rouge et l'autre jaune... 
 
— Alors ? Qu'est-ce qu'on fait ? demanda Justin une fois dans le couloir.
— Vous êtes en danger.
— Vous aussi Valérian.
— Partons, j'ai une idée que je vous expliquerai en route. 
 
Dans sa voiture, tandis que Justin conduisait pour rentrer chez lui, Valérian lui expliqua son plan. Durant le trajet, il transmit un message à sa hiérarchie dans lequel, il rendit compte de la situation. Il précisa qu'à la suite d'éléments nouveaux précisant l'imminence d'une tentative contre son client, il devait le mettre au vert pour assurer sa protection. Toutefois, il ne livra pas les intentions d'Hubert, qu'il avait entendues juste après ses ébats avec Wilfrid.
 
Moins d'une heure plus tard, un policier en civil leur livra deux valises et un attaché-case. La première contenait des armes, des munitions, des gadgets électroniques et plusieurs téléphones portables. Justin, allongé sur son lit observa Valérian préparer silencieusement son matériel. Après un contrôle minutieux de toute la pièce à la recherche de micros cachés, il demanda à son client de se dévêtir entièrement, car ses vêtements pouvaient abriter un mouchard permettant de le localiser.
 
— Tu es très mignon, précisa Valérian à Justin lorsqu'il l'aida à retirer ses chaussures et son pantalon. Ça ne te dérange pas que l'on se tutoie ?
— Je vais probablement me faire assassiner dans peu de temps alors…
— Pas de défaitisme, Hubert ne me connait pas, mais moi, je le connais.
— Ah ?
— Mon service le soupçonne depuis quelques mois de jouer double et de s'adonner à des activités contraires à notre déontologie.
 
Justin ne répondit pas, il était résigné. Si Wilfrid, souhaitait sa mort et qu'il s'associe avec Hubert, il n'avait aucune chance. Comment pourrait-il se défendre et échapper à son destin cruel ?
 
Sans pudeur, Valérian se dévêtit complètement lui aussi et lui tendit un paquet tiré de la seconde valise.
 
— Je ne veux prendre aucun risque. Nous allons utiliser des habits neufs pour ne pas risquer que les nôtres soient équipés d'un traceur. Nous avons quasiment la même corpulence, ne t'en fais pas, ajouta-t-il en observant la mine triste de son protégé. J'ai beau avoir ton âge, je suis un très bon garde du corps. Tu as vu le silence des agneaux ?
 
Justin répondit d'un faible dodelinement de la tête. 
 
— Ecoute, vu la situation, soit tu te planques, soit tu agis.
— Agir ? Je voudrais t'y voir ! Et comment ?
— Cette maison, elle est à toi ? 
— Non, c'est celle de Wilfrid.
— Ça m'arrange, car si on ne fait rien, ils nous auront tôt ou tard.
— C'est toi le spécialiste.
— Je vais m'occuper d'eux.
— Pourquoi fais-tu cela pour moi ?
— C'est mon job, cela assainira mon service et puis… je suis gay aussi, je t'ai déjà dit que tu es à mon gout. Qui sait ? Je pourrai peut-être te séduire pendant que j'assurerai ta protection.
— Comment je vais faire ? Jamais je ne pourrai te suivre !
— Encore une fois, ne te tourmente pas. Je m'occupe de tout. Je vais te mettre à l'abri.
— Où m'emmènes-tu ?
— Dans un coin que personne ne trouvera. 
 
Valérian l'aida à s'habiller tout en lui expliquant précisément son plan. Au fur et à mesure, le sourire revint sur le visage de Justin lorsque Valérian déposa une bise sur sa joue.
 
— Je vais préparer leur petite surprise… Les patins de la chaise seront parfaits pour cela. Je vais en remplacer un qui servira de détonateur quand Hubert fouillera la valise pour y trouver de quoi bricoler mon cadeau.
 
Justin observa son jeune protecteur retourner une chaise et lui retirer un des coussins de feutre qu'il remplaça par un autre, d'apparence similaire, tiré de sa valise. Il lui montra le trinitrotoluène contenu dans l'attaché-case qu'il glissa sous le lit. Une fois le piège terminé, les deux hommes s'installèrent dans le SUV de fonction de Valérian. Ils patientèrent dans la rue jusqu'au retour de Wilfrid et de son garde qui arrivèrent peu après minuit.
 
— Justin n'est pas ici, constata Wilfrid après avoir visité chaque pièce, une chaussure rouge et une jaune surmontées d'un impair sur ses talons.
— Parfait, je vais pouvoir te défoncer toute la nuit. Son garde se prend sûrement pour un vrai professionnel et l'a conduit dans une des planques de la boite. Je les connais toutes, c'est une question de temps.
 
Une vingtaine de minutes plus tard, Valérian et Justin entrèrent dans la chambre. Les deux hommes étaient une nouvelle fois accouplés. Hubert, était cette fois allongé sur le dos, avec aux pieds ses baskets désassorties. Les mains croisées sous sa nuque, il laissait Wilfrid, lui aussi, avec une basket rouge et l'autre jaune, chevaucher sa verge.
 
— Je vois que tu ne perds pas de temps, analysa Valérian sur le pas de la porte.
— Je fais de la protection rapprochée, plaisanta Hubert. Ne t'arrête pas Wilfrid, tu es parfait.
— Il semble que vous ayez mélangés vos chaussures, nota Justin.
 
Hubert donna quelques coups de reins pour relancer l'action interrompue. Wilfrid regarda fixement Justin tout en se déchainant tel un cow-boy simulant un rodéo sur un vieux cheval fatigué.
 
— Je sais tout Wilfrid ! cracha Justin. Nous vous avons entendu dans les toilettes lors du vernissage. Tu veux ma mort…
— Mais non, tenta de se justifier Wilfrid.
— Mais si, confirma Valérian. Alors Hubert, toi qui es si chaud, tu voulais me refroidir ? Tout ça parce que je n'ai pas voulu que tu me baises ? J'ai trouvé l'explosif que tu as caché sous le lit. C'est naze comme planque ! Alors, j'ai transformé en télécommande cette jolie boite à musique que Justin tient sur ses genoux. Quand il actionnera le mécanisme, la petite fille sur la boite fera de la balançoire jusqu'à ce que la musique s'arrête. Rien ne se passera si tu ne franchis pas le seuil de cette porte. Cela nous laissera le temps de partir, et toi, de tirer ta crampe. 
— Espèce d'enfoiré ! Je n'ai rien caché sous le lit !
— Laisse-moi terminer ! J'ai placé un faisceau laser sur le chambranle de la porte. La fin de la musique désactivera le laser, car c'est lui qui est couplé à la bombe, comme toi tu es couplé à ton client. Finissez tranquillement, cela ne nous dérange pas. Hubert, demain je signalerai tes intentions au boss. Tu sais ce qui va arriver, alors… profite de ta soirée.
— Petit con !
— Petite précision : le mécanisme dure environ quinze minutes… Bonne bourre !
 
Justin activa la boite à musique que lui avait offert Thierry, son ex qui l'avait abandonné durant son agression, et la déposa au sol. Il fit demi-tour et poussa nerveusement les roues de son fauteuil roulant pour quitter cette maison sans un regard en arrière. En sortant, son garde du corps donna des instructions à son collègue de faction à l'extérieur.
 
— Hubert a trouvé une bombe et cet entêté a décidé de la désamorcer lui-même. Planque-toi et appelle le déminage, je mets mon client à l'abri. 
 
Quelques semaines plus tard, les restes de Wilfrid, dispersés lors de l'explosion, étaient inhumés dans son cimetière favori à quelques mètres de la tombe de Dorian Gray. Le gardien regarda sortir, le veuf en fauteuil roulant, basket jaune au pied droit, une rouge au gauche, poussé par un blondinet, une basket rouge au pied droit et une jaune au gauche.
 
— Et maintenant mon chéri ? demanda Justin.
— Tu es toujours sous ma protection, répondit Valérian en poussant le fauteuil.
— Tu ne devais pas m'emmener dans un coin tranquille ?
— Je suis à tes ordres mon amour, depuis le premier jour…
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Davidoo69
1 janvier 2026 à 20:06
On reconnait bien l'auteur maitre du suspens... j'ai hate de lire la suite... qu'est il advenu de Hubert ? et ce mystère de chaussure rouge et jaune... A présent Justin et Valérian en portent aussi ? vite, la suite....
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Mandrakke
27 janvier 2025 à 21:15
Je suggère, à présent que @Wedreca sait écrire des textes plus longs ;)

Eh Oh, il va se calmer le Mandrake, sinon je le pousse de son vélo, moi 😏...

Bah, vu que j'ai 64 chapitres d'avance, j'ai le temps de te voir arriver...
Bon ok ok, 63 et demi, il reste quelques corrections a faire.
Allez je t'attends, dans le 65, tu viendras me ramasser avec les trois inquiètants mousquetaires chaussés chacun d'une basket rouge et d'une jaune. Non, ne me remercie pas @Wedreca, je suis heureux de ce sacrifice que je fais de bonne grâce :)
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Wedreca
Wedreca
27 janvier 2025 à 19:47
Je suggère, à présent que @Wedreca sait écrire des textes plus longs ;)

Eh Oh, il va se calmer le Mandrake, sinon je le pousse de son vélo, moi 😏...
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Monsieur Plume
Monsieur Plume
27 janvier 2025 à 14:48
Vraiment original, à l'image de ce titre énigmatique au premier abord !
Bêtement, je me suis demandé au début pourquoi Justin et Wilfrid communiquaient par le biais de cette cachette dans le cimetière... heureusement que tout s'éclaire par la suite ! :)
Soyez respectueux
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Photo de profil de lelivredejeremie
lelivredejeremie
27 janvier 2025 à 12:32
J’ai imaginé tout et son contraire, jusqu’au plot twist final, j’avais trop vite son protecteur à la version de Valérian du film de Besson, blond et mignon, mais moyennement efficace contre les méchants, alors qu’en fait, celui-ci est un petit génie très machiavélique. Excellent !
Soyez respectueux
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