Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Danse avec les loups — Chapitre 1 · Le chant des braises
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Danse avec les loups
Chapitre 1 · Le chant des braises
Le crépuscule s’étire sur la vallée, une lueur orangée qui s’accroche aux collines. Je m’appelle Camille, trente-six ans, et je suis guide touristique dans une petite agence spécialisée dans les randonnées en pleine nature, quelque part dans les Cévennes. Ce soir, c’est la fin d’une semaine de trek avec un groupe d’amateurs, et nous célébrons autour d’un feu de camp, loin de toute civilisation. Les flammes dansent dans l’obscurité, projetant des ombres mouvantes sur les visages fatigués, mais rieurs des six hommes qui composent le groupe.
Il y a Marc, le chef officieux, quarante-deux ans, un ancien militaire au rire tonitruant et aux épaules larges. Julien, trente ans, un informaticien discret qui s’est révélé étonnamment à l’aise dans les bois. Thomas, trente-huit ans, prof d’histoire passionné par les légendes locales, toujours un livre à la main. Puis les trois autres : Vincent, la quarantaine, artisan bourru, mais gentil, Éric, trente-cinq ans, commercial au sourire charmeur, et Paul, le plus âgé, cinquante ans, un retraité sportif qui ne tient pas en place. Moi, je suis la seule femme, habituée à gérer ces groupes avec une autorité tranquille, mais ce soir, l’ambiance est différente.
Les sacs sont posés près des tentes, le dîner – une soupe épaisse et du pain cuit sur les braises – est fini depuis une heure. Marc sort une flasque de sa poche et la fait tourner. C’est une gnôle artisanale, offerte par un paysan croisé hier. L’alcool brûle la gorge, mais réchauffe les corps après une journée fraîche. Je prends une gorgée, prudente, consciente que je dois rester lucide. Les hommes rient, leurs voix résonnent dans la clairière, et le feu crépite, envoyant des étincelles vers le ciel étoilé.
Julien, assis en tailleur, gratte une guitare qu’il a trimballée toute la semaine. Les notes hésitantes d’une vieille chanson folk emplissent l’air. Je m’adosse à un rocher, les jambes étendues devant moi, mon pull épais me protégeant de la fraîcheur nocturne. Mes bottes de randonnée sont délacées, mes cheveux blonds attachés en un chignon lâche. Je me sens bien, détendue, presque complice avec ce groupe après sept jours de marche.
— Camille, lance Thomas en me tendant la flasque, t’as déjà entendu parler des danses païennes qu’on faisait dans ces forêts ?
Je souris, amusée par son ton de professeur.
— Oui, celles pour invoquer les esprits ou chasser les loups, c’est ça ? Des histoires pour effrayer les gosses.
Il secoue la tête, les flammes reflétant dans ses lunettes.
— Pas seulement. Certaines étaient... disons, plus charnelles. Des rituels pour célébrer la vie, la liberté.
Un rire éclate à ma droite. Marc, la flasque à la main, intervient.
— Tu veux dire des orgies, quoi ! Faut pas être historien pour comprendre ça !
Les autres s’esclaffent, et je roule des yeux, habituée à leurs plaisanteries. Mais Thomas insiste, un sourire en coin.
— Riez tant que vous voulez, mais la musique et la danse, ça libère quelque chose. Vous devriez essayer, au lieu de rester vautrés comme des ours.
Julien accélère son jeu à la guitare, passant à un rythme plus entraînant, presque tribal. Vincent tape des mains en cadence, et Paul se lève d’un bond, exagérant des pas de danse maladroits autour du feu. Les rires redoublent, et je ne peux m’empêcher de les rejoindre, amusée par ce spectacle improvisé.
— Allez, Camille, montre-leur comment on fait ! crie Éric, ses yeux brillants dans la pénombre.
Je secoue la tête, riant.
— Hors de question, je ne suis pas là pour jouer les amuseuses !
Mais Marc se redresse, imposant, et me tend une main.
— Oh si, t’es notre guide, alors guide-nous aussi là-dedans !
La flasque repasse entre mes doigts, et je prends une gorgée plus franche. La chaleur de l’alcool se mêle à celle du feu, et une impulsion me pousse. Pourquoi pas ? Je me lève, vacillante un instant, et Julien adapte son rythme, plus lent, plus sensuel. Les hommes sifflent, encourageants, et je commence à bouger, d’abord timidement.
Mes pieds foulent l’herbe, mes bras suivent le tempo. Je ne suis pas une danseuse, mais des années de randonnée m’ont donné une aisance naturelle. Mon pull glisse légèrement, dévoilant une épaule, et je sens leurs regards changer. Ce n’est plus juste de l’amusement ; il y a une intensité nouvelle, une curiosité qui s’éveille. Je tourne autour du feu, laissant la musique m’entraîner, mes hanches ondulant au son des cordes.
— Là, on dirait une sorcière des bois ! plaisante Vincent, mais sa voix tremble légèrement.
Je ris, rejetant la tête en arrière, et détache mon chignon. Mes cheveux tombent en vagues sur mes épaules, captant la lumière des flammes. La gnôle fait son effet, mes inhibitions s’effacent. Je saisis l’ourlet de mon pull et, dans un élan spontané, le fais passer par-dessus ma tête. Le débardeur noir en dessous moule ma silhouette, et un silence surpris coupe les rires, vite remplacé par des exclamations.
— Putain, Camille ! s’exclame Paul, les yeux écarquillés.
Je jette le pull vers eux, et Éric l’attrape, le tenant comme une relique. Je continue à danser, pieds nus maintenant – mes bottes abandonnées près du rocher –, savourant cette liberté soudaine. Le feu projette mon ombre sur les arbres, et je me sens puissante, presque irréelle. Leurs regards me brûlent, mais je ne m’arrête pas. Mon débardeur colle à ma peau sous la chaleur, et je défais un bouton de mon pantalon de randonnée, juste assez pour laisser entrevoir la ligne de ma hanche.
Julien rate une note, et Marc se lève, s’approchant du cercle de lumière.
— T’as du cran, Camille. Mais tu joues avec le feu, là.
Son ton est rauque, mi-admiratif, mi-menaçant. Je ralentis, essoufflée, et croise son regard. Quelque chose passe entre nous, une étincelle qui n’a rien d’innocent. Les autres se taisent, la guitare s’arrête, et le crépitement du bois devient assourdissant.
Thomas brise le silence, un sourire nerveux aux lèvres.
— Les danses païennes, hein ? On dirait qu’on y est.
Je reprends mon souffle, immobile au centre, consciente de ma semi-nudité et de leurs yeux rivés sur moi. Vincent murmure quelque chose à Éric, et Paul se rapproche, un éclat étrange dans le regard. La flasque circule à nouveau, mais cette fois, ils me la tendent tous en même temps, comme une offrande.
— Bois encore, dit Marc, presque un ordre. La nuit est longue.
Je prends la flasque, mes doigts tremblants, et avale une gorgée. L’alcool me monte à la tête, et je sens leurs présences se resserrer, un cercle qui se forme lentement autour de moi. Julien pose sa guitare, se levant à son tour. Éric s’avance, trop près, et effleure mon bras du bout des doigts.
— On pourrait continuer ça ailleurs, souffle-t-il, ses mots lourds de sous-entendus.
Mon cœur cogne, partagé entre l’excitation et une alarme diffuse. Les flammes vacillent, et leurs silhouettes se découpent comme des ombres de prédateurs. Je ne réponds pas, mais un frisson me parcourt. La clairière semble rétrécir, et je sais, au fond de moi, que cette danse n’est que le début de quelque chose de plus sauvage.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Camille joue avec le feu, et la suite, dira si elle se brûle ou pas. 🔥
Je me languis déjà de poursuivre, telle une voyeuse nocturne, cette dans avec les loups...