Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Derrière la haie — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Derrière la haie
Chapitre 1
Derrière la haie.
D'été en été, le voisin avait beau me mettre la pression pour que je taille ma haie, plantée entre nos deux jardins, au prétexte que sa hauteur lui cachait le soleil, je procrastinais et remettais à chaque fois, cette tâche à plus tard, trouvant mille excuses à lui servir à chacune de ses visites.
Mais lors de notre dernier entretien, ses propos menaçants eurent raison de ma mauvaise volonté, qui elle, avait eu raison de sa patience.
N'étant pas très courageux, et redoutant de devoir de nouveau affronter Monsieur « Casse-noisette », c'est donc de guerre lasse que je profitais d'une belle matinée ensoleillée pour me mettre à l'ouvrage en traînant les pieds ou plus exactement mon escabeau au fond du jardin. Hélas, je dus admettre que faute d'un entretien régulier, mes thuyas avaient filé haut vers le ciel, bien au-delà de ce que mon escabeau pouvait atteindre. Il me fallait aller chercher un vieil échafaudage qui dans mes souvenirs devait se trouver dans mon garage… Devant ce nouvel effort à venir, je m'apprêtais à renoncer, cherchant un nouveau faux-fuyant à donner à Monsieur « Ronchon » : une lombalgie, un deuil dans ma famille, n'importe quoi pour éviter cette double corvée.
N'étant pas très courageux, et redoutant de devoir de nouveau affronter Monsieur « Casse-noisette », c'est donc de guerre lasse que je profitais d'une belle matinée ensoleillée pour me mettre à l'ouvrage en traînant les pieds ou plus exactement mon escabeau au fond du jardin. Hélas, je dus admettre que faute d'un entretien régulier, mes thuyas avaient filé haut vers le ciel, bien au-delà de ce que mon escabeau pouvait atteindre. Il me fallait aller chercher un vieil échafaudage qui dans mes souvenirs devait se trouver dans mon garage… Devant ce nouvel effort à venir, je m'apprêtais à renoncer, cherchant un nouveau faux-fuyant à donner à Monsieur « Ronchon » : une lombalgie, un deuil dans ma famille, n'importe quoi pour éviter cette double corvée.
Campé devant la haie, mes pensées furent interrompues par une voix féminine provenant du jardin de Monsieur « Grincheux ». Piqué de curiosité, je me glissais discrètement derrière mes thuyas pour m'adosser au petit muret, surmonté d'un brise-vue, qui délimitait nos deux parcelles. À travers une déchirure dans la canisse, je jetais un coup d'œil et j'aperçus une femme assise dans un transat face à moi, un peu éloignée, tout de même, au fond de son jardin, en pleine conversation téléphonique. N'ayant jamais, vraiment, vu ma voisine, je ne pouvais dire si c'était la compagne de Monsieur « Grognon », une amie de la famille ou bien encore leur femme de ménage si tant est qu'ils en eurent une. Je tentais d'ajuster, au mieux, ma vue de myope, espérant distinguer plus nettement ce qui s'offrait à ma vision floue.
Je devinais une jolie femme d'une cinquantaine d'années environ ; des cheveux couleur de jais, une coupe courte qui encadrait et mettait en valeur un visage qui paraissait diaphane comparé à cette chevelure d'un brun profond. Pour le reste, elle était trop éloignée pour que je puisse apprécier sa silhouette bien qu'elle semblait des plus alléchantes. En revanche, alors que le soleil commençait à cogner fort, je fus surpris de la voir vêtue des pieds à la tête : une presque tenue d'hiver pour un mois d'août. Je compris rapidement pourquoi. Effectivement, son jardin, un peu en contrebas du mien, était entièrement plongé dans l'ombre, et je dois l'avouer ma haie en était responsable, empêchant les rayons du soleil de pénétrer dans son espace.
Je restais un peu en observation derrière mon paravent d'osier à écouter sa conversation téléphonique qui me venait par bribes au hasard des courants d'air. Il était apparemment question d'une soirée passée et les souvenirs échangés avec l'autre personne la faisaient beaucoup rire. Un rire cristallin, léger et agréable, qui je l'avoue me séduisit sur le champ. Qui donc pouvait être cette femme que je n'avais jamais vue ?
Mieux que les menaces de Monsieur « Trou du cul », je venais de trouver une réelle motivation pour cisailler cette haie : ne pas priver de soleil cette belle inconnue.
Je quittais mon poste d'observation pour ne revenir que deux heures plus tard avec mon échafaudage. Hélas, le transat était vide.
Je ne réussis qu'à rabattre la haie d'environ 20 centimètres, là où la frondaison est tendre. Plus bas, les branches étaient trop épaisses pour mon pauvre sécateur. Il me fallait m'équiper plus sérieusement, je remettais donc la suite au lendemain. J'hésitais presque à me rendre chez Monsieur « Ducon » pour lui faire valoir ma bonne volonté et lui demander de partager les frais quant à l'outillage nécessaire et le cas échéant, de me présenter la jolie brune aperçue dans son jardin. Je laissais là mon chantier et prenait la route du Leroy Merlin le plus proche.
Je quittais mon poste d'observation pour ne revenir que deux heures plus tard avec mon échafaudage. Hélas, le transat était vide.
Je ne réussis qu'à rabattre la haie d'environ 20 centimètres, là où la frondaison est tendre. Plus bas, les branches étaient trop épaisses pour mon pauvre sécateur. Il me fallait m'équiper plus sérieusement, je remettais donc la suite au lendemain. J'hésitais presque à me rendre chez Monsieur « Ducon » pour lui faire valoir ma bonne volonté et lui demander de partager les frais quant à l'outillage nécessaire et le cas échéant, de me présenter la jolie brune aperçue dans son jardin. Je laissais là mon chantier et prenait la route du Leroy Merlin le plus proche.
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Mumu